> La marseillaise

Dimanche 29 avril 2007

C’est dans le film Casablanca que je retrouve aujourd’hui le sentiment un peu gêné que j’ai eu un jour lors d’une sommet franco-allemand qui se déroulait à Nantes. Invité place Salengro devant la Préfecture, j’ai assisté à la cérémonie qui fit sa place aux deux hymnes allemand et français. Alors que le premier “Deutschland über alles”, dont l’harmonie remonte à Joseph Haydn, nous fait planer sur les cimes argentés de la forêt noire, la seconde, notre Marseillaise, m’a fait pensé à une horde de Gaulois emportée par Astéris et surtout Obélix. Je comprends parfois pourquoi Valéry Giscard-d’Estaing avait ralenti le rythme de notre hymne national. Il y avait une volonté d’amoindrir le côté pittoresque et parfois véhément du chauvisnisme dont nous sommes parfois coutumier. Il faut se souvenir que pour sa campagne de 1974, VGE avait préféré un chant tout aussi patriotique que le chant du départ ” (La victoire en chantant…). Je marque mon regret vis-à-vis de l’accélération, un certain retour à la norme orchestré par François Mitterrand. Ce ne sera qu’une raison de plus de me voir à nouveau taxé de “Rocard’Estaing”.

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