> Affaire Devedjian/Comparini

Lundi 2 juillet 2007

Devedjian/Comparini

Entendu hier matin à France culture dans l’émission “l’Esprit public”, Michel Marian, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et membre du comité scientifique de la revue “Esprit” saluer le gigantesque bond en transparence et en civilisation des moeurs provoqué par l’affaire Devedjian/Comparini. Le consensus qui s’est fait autour de la condamnation du député et président du conseil général des Hauts-de-Seine suppose deux postulats.

Le premier est que toute conversation privée dans un espace public à condition qu’il y ait une caméra dans les alentours devient publique et doit être considérée comme telle.

La seconde est que personne jamais, ni même avec un collègue de bureau ou avec un automobiliste, ne prononce le mot de salope. En politique pas davantage puisque tout le monde y parle comme la comtesse de Ségur. Et ce terme est bien loin d’être le masculin de salaud car il représente deux à trois mille ans d’oppression machiste.

En conclusion, le président de la République et la garde des Sceaux ont bien fait de montrer une image du moralisme républicain. Pourvu que Big Brother se décentralise, on attend avec soulagement Big Father et Big Stick.

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