> Un air de déjà-vu
Lundi 28 janvier 2008À la lecture de l’éditorial du New York Times qu’Antoine m’a transmis dans son débordant activisme pro-Hillary, je constate quelques similitudes entre le choix auquel sont confrontés les démocrates et celui auquel les socialistes devaient faire face en 2006 lors de leurs propres primaires.
D’un côté, une candidature expérimentée, une capacité à être immédiatement opérationnel, et un discours assez structuré et rassurant sur des capacités à tenir ses engagements. De l’autre côté, une propension à mobiliser les foules, un discours de télévangéliste, une image bien soignée qui porte l’espérance d’un changement radical.
Ça ne vous rappelle rien ?
Barack Obama est victime des mêmes critiques que Ségolène Royal. Du même procès en incompétence, en populisme ou en démagogie. Cela n’est pas surprenant car, que je me souvienne, il n’y avait pas que du sexisme dans les objections faites à la madone des sondages. Il lui est également reproché d’avoir le soutien de la direction du parti qui penche de son bord après la « gaffe calculée » d’Howard Dean lors d’un dîner démocrate début janvier. Enfin selon plusieurs analyses, la candidate est dépassée alors qu’Obama est en phase avec l’époque. L’air du temps plaide en faveur du jeune sénateur de l’Illinois. Un peu à la façon dont la gazelle avait triomphé des éléphants en son temps. Barack Obama - Ségolène Royal même combat.
Pour sa part la sénatrice de l’Etat de New York ne possède pas le même charisme. Il lui fallut verser une larme pour rappeler à ses amis qu’elle n’était pas un robot. Elle semble cependant la plus préparée sur les questions internationales, sur celle de la couverture santé, sur la manière de mettre au travail une nouvelle équipe. L’improvisation n’est pas son fort. Elle est organisée, a appris à écouter et démontr une réelle capacité à évoluer. Je ne peux m’empêcher de rapprocher les qualités d’Hillary Clinton de celles de Dominique Strauss-Kahn. Je lui souhaite tout de même plus de chance et un sort plus.
Évidemment, le parallélisme est sans doute exagéré. Il m’est cependant apparu plus distinctement tant Barack Obama s’est révélé en France comme le favori du renouvellement. La lecture des articles recommandés par Antoine a également contribué à nourrir mon opinion devenu au fil du temps favorable à Hillary Clinton.





































































