Dans une europe de plus en plus multiculturelle , comment construire une identité et une citoyenneté européenne ?
Le débat autour du TCE a montré en France un intérêt réel pour la question européenne et le souhait d’un grand nombre de gens que l’Europe ne soit pas seulement un grand marché économique mais aussi et surtout un espace rassemblant des populations autour de valeurs communes.
En effet, lorsque l’Europe est évoquée, c’est souvent avec le sentiment que quelque chose manque. De plus en plus, sont mises en avant les considérations des pères de l’Europe unie: pour la réussite totale du projet européen d’intégration, il ne suffit pas seulement de créer un grand marché unique et de promouvoir une croissance économique forte. Ce dont nous avons besoin également, c’est de renforcer la dimension culturelle de l’Union européenne.
Cependant comment rassembler dans un même espace, autour d’un même projet, des peuples aussi différents, comment les « unir dans leur diversité » selon la devise de l’UE alors que tant de choses les séparent -histoire, religion, langue, origine ethnique- et alors même que la diversité culturelle de l’Europe ne cesse de croître ? En effet l’élargissement de l’Union européenne, la déréglementation du droit du travail et la mondialisation ont accru le caractère multiculturel de beaucoup de pays et donné au dialogue interculturel un rôle de plus en plus important à jouer dans le renforcement de l’identité et de la citoyenneté européenne.
Au-delà du « vivre ensemble », sur quel socle commun asseoir cette identité européenne ? Quels liens, quelles valeurs unissant les peuples dans leur diversité ? Quelles spécificités par rapport à d’autres ensembles du monde ? Quels défis à surmonter ?
Edvard Kovač, philosophe slovène et expert en éthique et anthropologie culturelle, qui a clôturé la Cérémonie d’inauguration de l’Année du dialogue interculturel organisée en janvier à Ljubljana dans le cadre de la Présidence slovène du l’UE, apportera sur ces questions le témoignage d’un homme qui s’emploie à tisser des liens entre deux pays a priori très différents, la Slovénie et la France, où il partage sa vie depuis plusieurs années.
Fondé sur le vécu, ce témoignage est d’autant plus intéressant qu’il émane d’un citoyen d’un pays qui, durant toute son histoire, a été le point de rencontre de nombreux courants culturels, territoire charnière où le monde slave côtoie le monde germanique et romain, où l’Europe centrale rencontre les Balkans orientaux et la Méditerranée.








Vendredi 28 mars 2008 à 9:02
Une citoyenneté européenne: il y en a une certaine forme.
Une identité européenne: je ne sais pas si en tant que Français, dont la culture a été si fortement marquée par un État centralisateur, si nous sommes bien armés pour appréhender l’identité qui pourra voir le jour au sein de cette “communauté d’essence fédérale” ?
Lundi 31 mars 2008 à 7:14
Nous sommes peut être des doux dingues à Sauvons l’Europe mais nous croyons que encore en l’avènement d’une communauté d’essence fédérale…