> One Last Thing
Lundi 14 avril 2008
Dans la deuxième saison de ma série américaine préférée, les souvenirs de la première campagne de Jed Bartlet ne sont évoqués que par flashbacks. Ils représentent comme tous les premiers pas un intérêt majeur pour comprendre les caractères des principaux rôles. Dans cette saison, le président se rappelle de la façon dont il a battu à ses débuts un républicain type “Christian Coalition.” Un peu comme la mauvaise herbe repousse, il s’inquiète de son nouveau succès et dans l’interpellation ci-dessus retrouve les bons mots et la manière qu’il avait utilisée pour le battre. L’animatrice de radio en fait les frais puisqu’elle est décrite comme faisant partie du “ignorant tight-ass club.” Pour conclure, c’est sans fausse modestie que Jed Bartlet explique à Toby Ziegler : “That’s how I beat him.”
Un des plus grands moments de la série “The West Wing.”
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- Je suis désolé, vous êtes le docteur Jenna Jacobs, n’est-ce pas ?
- Oui, Monsieur.
- Bienvenue à cette soirée.
- Merci.
(…)
- Excusez-moi, Docteur Jacobs, vous êtes docteur en médecine ?
- J’ai un doctorat.
- Un doctorat.
- Oui, Monsieur.
- En psychologie ?
- Non, Monsieur.
- En théologie ?
- Non.
- En sciences sociales ?
- J’ai un doctorat en littérature anglaise.
- Je vous demande ça parce qu’à la radio on vous appelle pour avoir des conseils et, comme dans votre émission on vous appelle docteur Jacobs, j’étais en train de me demander si vos auditeurs s’y retrouvent et s’ils ne croient pas que vous avez fait des études supérieures en psychologie, en théologie ou en médecine.
- Je suis persuadé qu’ils s’y retrouvent, Monsieur.
- Bien. J’adore votre émission. Surtout quand vous dites que l’homosexualité est une abomination.
- Ce n’est pas moi qui dis que l’homosexualité est une abomination , Monsieur le président, c’est la Bible.
- C’est juste, dans le Lévitique.
- 18, 22.
- Chapitre et verset. Cela dit puisque vous êtes là j’aimerais vous poser quelques questions. Je souhaiterais vendre ma fille cadette en esclavage ainsi que j’y suis autorisé dans le chapitre 21, verset 7 de l’Exode . Elle est en deuxième année de fac, parle l’italien et débarrassait tous les jours la table quand c’était son tour. D’après vous combien pourrais-je en demander ? Et pendant qu’on y est, puis-je vous poser une autre question ? Mon secrétaire général, Léo Mac Gary, insiste pour travailler pendant le sabbat. Dans l’exode, chapitre 35, verset 2, il est dit qu’il doit être mis à mort . Alors, dites-moi, suis-je moralement obligé de le tuer moi-même ou puis-je le livrer à la police ? Encore une question vraiment importante, parce qu’il y a beaucoup de mordus de sport dans cette ville. Toucher la peau d’un porc mort rend impur . Chapitre 11, verset 7 du Lévitique. S’ils promettent de porter des gants, est-ce que les Red Skins peuvent continuer à jouer au football ? Et l’équipe de Notre-Dame ? Et celle de West Point ? Tous les habitants de cette ville doivent-ils d’un commun accord lapider mon frère John pour avoir semé différentes semences dans le même champ ? Dois-je brûler ma mère lors une réunion de famille car elle a osé porter des vêtements faits de deux espèces de tissus ? Réfléchissez bien à ces questions voulez-vous ? Encore une chose. Au cas où vous prendriez ce banquet pour la réunion mensuelle de votre club d’ignares coincés, sachez tout de même que dans cette maison, quand le président se tient debout, personne n’est assis.
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Lévitique, chapitre 18, verset 22 : Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ; ce serait une abomination.
Exode, chapitre 21, verset 7 : Et quand un homme vendra sa fille comme servante, elle ne sortira pas comme sortent les serviteurs.
Exode, chapitre 35, verset 2 : Six jours, on fera son ouvrage mais, le septième jour, il y aura pour vous quelque chose de sacré, le sabbat, repos du Seigneur. Quiconque y fera de l’ouvrage sera mis à mort.
Lévitique, chapitre 11, versets 7 et 8 : Le porc, car il a le sabot fendu, mais ne rumine pas : pour vous, il est impur. Vous ne devez ni manger de leur chair, ni toucher leur cadavre ; pour vous, ils sont impurs.





































































Mercredi 16 avril 2008 à 12:13
Oh là… Le Lévitique !
Lui, il a besoin d’une sérieuse exégèse, comme son “rappel”, le Deutéronome !
Le peuple hébreu était un “petit” peuple, susceptible d’être très vite dominé par des peuples plus nombreux, donc potentiellement plus forts… Il fallait donc “repeupler” au maximum, et les “Michel Debré” natalistes de l’époque s’en sont donnés à coeur joie !!!
L’homosexualité, et l’onanisme d’ailleurs, sont donc sévèrement traqués comme “perte de semence”. Je ne crois pas que le “coïtus interruptus” soit explicitement cité, mais il est implicitement visé aussi. Eh oui…
Pour le reste, certes en France, Christine Boutin avait osé de référer à ce passage dans son combat anti-PACS et anti-homos, mais elle n’avait probablemlent pas lu l’intégralité du livre : attention avec les règles de “pureté”, on trouve toujours plus “purs” -?!?- que soi… Les femmes devaient, elles, quitter la couche de leurs maris pendant leur cycle menstruel… Avant la ménopause, Dame Ch. B. s’allongeait elle par terre pour dormir sans “souiller” son mari quand elle avait ses règles ?!? Désolé, la question est peu “border line” mais c’est elle qui nous a emmenés sur ce terrain… glissant !
POur le reste, on peut plutôt fantasmer sur David et Jonathan, dans le Livre des Rois… La Bible est pluraliste, à l’image de son style littéraire -et théologique- pour ces livres -à la différence des prophétiques, des psaumes, de l’Evangile (Bonne Nouvelle)-…
Giordano Bruno, Théologien du Parvis
Jeudi 17 avril 2008 à 8:10
Syntax Error !
Désolé, désolé, désolé… Ce n’est pas dans le Premier Livre des Rois, mais dans le Premier Livre de Samuel qu’on trouve “l’amitié amoureuse (?)” de Jonathan, fils du roi Saül, pour le jeune David.
Chapitres 18 et surtout 19, avec nouvelle “intercession” au chapître 20. Accro, le fils du roi… Lequel roi se révèle fort jaloux de la gloire -et beauté ?- du vainqueur du Philistin… (connu généralement sous le nom de Goliath, mais le nom n’est pas cité dans le livre biblique).
A ma décharge, les deux livres de Samuel et les deux livres des Rois font partie d’un même ensemble rédactionnel et narratif ! Je tenais néanmoins à corriger cette petite erreur…
Pour le reste, allez donc lire le Cantique des Cantiques, littérature “osée”, à déclencher les foudres de tous les censeurs puritains de toute époque. On y exalte le caractère sacré des organes génitaux…
En en soulignant la transcendance, écrit Fabrice Hadjadj dans “la profondeur des sexes”, son dernier essai sur une “mystique de la chair” (!). Mieux encore, pour celles et ceux que ça intéresse, le livre de Pierre-Emmanuel Dauzat : “Les Sexes du Christ” où, scandale absolu pour le Vatican et ses fantassins boutinistes, il reprend la thèse de “l’excédent sexuel” de Sigmund Freud pour en montrer la pertinence et la continuité en christianisme…
La théologie est érotique ou elle n’est pas !!!
Eh, le Christianisme, c’est une Incarnation… Donc dans toutes ses dimensions ! D’ailleurs, de nombreux tableaux (et pas seulement Michel-Ange, l’amateur -comme Léonard de Vinci- de jeunes éphèbes… plus ou moins orgiaques !) et statues ont célébré un nu chrétien, qui vaut bien l’art grec…
Et je ne vous parle pas des fantasmes déclenchés par le “bô” (au moins dans ses représentations !) Saint Sébastien. Un saint (Dieu seul est Saint… mais nous sommes tous appelés !) reconnu par le Vatican, devenu icône gay !!!
Arrêtons là ! Christine (Boutin) va nous faire une dépression et/ou demander l’arrêt des cours d’exégèse et la fermeture des Facs de Théologie…
“Aime et fais ce que tu voudras”, a fort bien dit Saint Augustin ! C’est l’Amour qui nous “juge”…
Giordano Bruno, Erotik Exégeth
Jeudi 17 avril 2008 à 1:42
Arrêtons-nous là ! Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui vous arrête Bruno Roualland de Kerzantrec de la Ménagerie du Porhoët ?