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Mardi 18 mars 2008

39 ans

Sur ce blog, je me contente souvent de passer quelques consignes politiques. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et l’occasion de revenir sur mon passé d’activiste puisque ce blog est avant tout un blog militant. Quelques lignes qui n’apparaissent jamais sur mon curriculum vitæ et qui représentent pourtant beaucoup de temps passé. Il y a certainement quelques oublis mais l’historique dit l’essentiel.

Petit retour en arrière :

  • 1986 : Adhésion au Mjs – fédération de Loire-Atlantique,
  • 1987 : Adhésion au Ps – section Nantes-Ouest,
  • 1988 : Animateur fédéral du Mjs, campagne d’Alain Robert (6e canton de Nantes),
  • 1989 : Membre de la liste municipale de Jean-Marc Ayrault (avant-dernier),
  • 1990 : Jumelage du Mjs avec les Jusos de Saxe,
  • 1991 : Jumelage du Mjs avec le Labour de Cardiff central, avec l’Union socialiste des forces populaires d’Agadir, avec le Front des forces socialistes de Béjaïa,
  • 1992 : Campagne en faveur du traité de Maastricht, campagne régionale de Claude Evin, animation du réseau des « Amis de Michel Rocard » avec Raymond Cerclier,
  • 1993 : Premier séjour en Bosnie-Herzégovine, création de l’association « Citoyens de Sarajevo, citoyens d’Europe » (CSCE), campagne de Daniel Asseray (1e circonscription de Loire-Atlantique), délégué au congrès de Lyon, campagne en faveur de « Sarajevo capitale culturelle de l’Europe »,
  • 1994 : Secrétaire fédéral aux questions européennes, candidat aux cantonales de Saint-Julien-de-Vouvantes (amélioration du score de la gauche),
  • 1995 : Campagne en faveur de la motion n°2 (Peillon, Clergeau, Hazan) lors du Congrès de Liévin, plus de 10% en Loire-Atlantique,
  • 1996 : Animation de la motion n°2 en Loire-Atlantique, création du journal « à gauche du nécessaire, »
  • 1997 : Promotion de la candidature de Frédéric Vasse à la tête de la fédération de Loire-Atlantique,
  • 1998 : Campagne d’Alain Robert (3e canton de Nantes),
  • 1999 : Premier séjour en Serbie, animation en Loire-Atlantique du courant « Association pour le renouveau socialiste » (ARS),
  • 2001 : Campagne de Michèle Frangeul (4e canton de Nantes),
  • 2002 : Campagne de Marie-Françoise Clergeau (2e circonscription de Loire-Atlantique),
  • 2003 : Transfert de la fédération de Loire-Atlantique à celle de Haute-Garonne,
  • 2004 : Secrétaire fédéral adjoint aux sections, délégué fédéral au congrès du Mans, début de mon blog,
  • 2005 : Campagne en faveur du Traité constitutionnel européen (TCE),
  • 2006 : Création de « Sauvons l’Europe » à Toulouse, campagne pour Dominique Strauss-Kahn lors de la primaire socialiste, co-animation du réseau « Socialisme & démocratie » en Haute-Garonne,
  • 2007 : Membre de la liste municipale de Pierre Cohen (57e).
  • > Bonne nouvelle

    Lundi 27 août 2007

    Méthode électrocardiographique

    De retour de vacances j’étais de passage chez mon endocrinologue vendredi soir. Cette étape m’était devenue obligatoire depuis que je me suis fait dévaliser mon coffre de voiture lors d’un arrêt sur l’aire d’autoroute du Caylar (34). J’y ai perdu nombre d’affaires personnelles, mon MacBook, mon chéquier, mes prescriptions médicales, mes disques emrpuntés à la blibliothèque Saint-Cyprien (1) et mon sac de voyage. Contrairement à l’année dernière, je n’ai perdu ni mon lecteur mp3 ni mes clés. Cependant, comme pour tout passage chez le docteur Marc Uzan, la visite ne peut pas être indemne de surprises en tout genre. Ce fut le cas dès lors qu’il me pris la tension et me mesura mon pouls au poignet. Il décréta qu’il fallait que je baisse mon traitement en cortisone mais s’inquiéta pour mon rythme cardiaque excessivement bas. Chez l’adulte en bonne santé, au repos, le pouls se situe entre 60 et 80 pulsations par minute. J’étais en dessous de 50. Un passage aux urgences de l’hôpital Joseph Ducuing pour réaliser une électrocardiogramme à 48 pulsations par minutes finit par rassurer tout le monde. J’ai un très bon coeur. A moi le vélo, le jogging et la piscine. Je vais devenir un champion. A moi les JO !

    (1) Je vais devoir rembourser 18 euros du CD et 25 par double CD !!!

    > Ma santé me coûte bonbon !

    Jeudi 19 juillet 2007

    Moi et mon hypophyse

    991,92€, c’est le résultat auquel j’arrive péniblement en faisant le point sur ce que j’ai dû avancer depuis deux mois pour me faire soigner préventivement tout en oubliant de prendre en compte les médicaments auxquels je deviens par obligation un abonné assidu ainsi que mes premières consultations de généraliste. Il faut le reconnaître, notre « meilleur système de santé au monde » (dixit Martine Aubry) n’est pas accessible à beaucoup. J’ajoute qu’il va devenir de moins en moins abordable pour moi.

    En même temps, avec la vie, on ne compte pas. C’est sans doute aussi le ressort principal qui fait que l’on ne mégote pas sur ce type de dépenses. Que ne ferait-on pas pour un médecin qui vous répète « je vous ai sauvé la vie » ? Que ne ferait-on pas pour faire baisser la peur du malade qui sommeille en nous ? Il a fallu que j’attende que la quarantaine pointe le bout de son nez pour consulter et in fine être rassuré par les soins qui me sont désormais prodigués. Le temps de faire une compilation des diverses paperasses dont l’hôpital se décharge sur moi, je dois dire que mes quelques résultats sont bien minces à côté de la pile des factures pour consultations, soins externes et laboratoire. Que dire de ma mutuelle et de ma prévoyance qui m’encombrent de questionnaires au sujet de mes traitements, de ma surcharge pondérale et que sais-je ? La curiosité a des limites. Et dire que tout cela se fait sous couvert de solidarité.

    Comme le montre mon animation, on peut survivre à une hypophyse de petite taille. Même Benoît me l’assure après s’en être inquiété auprès des plus grands sur Paris. Tout est bien qui finit bien puisque ce week-end, Jean se propose de me doter de son nouvel outil performant, le running, Célia me donne son appuie-tête pour que je puisse maintenir bien droit mon dos pendant mes abdos fessiers et last but not least Manue me passe des DVD pour me coacher et ne pas perdre la cadence. Le tout pour 0€. Je devrais enfin pourvoir m’y retrouver. Mes premières résolutions de septembre, je les teste en juillet. Prévoyant, n’est-ce pas ?

    > Des bus à mes initiales

    Dimanche 8 juillet 2007

    HEULIEZ BUS

    Je ne peux voir que trop d’honneur dans le fait de posséder les mêmes initiales que l’homme qui se faisait appeler “HB” pour “Human Bomb”, qui portait constamment une cagoule sur la tête, et demeure aujourd’hui le dernier qui osa tenir tête à Nicolas Sarkozy. Il y avait plus anecdotique avec les crayons à papier HB, H pour hard (“dur” en anglais, que l’on pourrait traduire par “sec”) et B pour black. Il y avait également mes racines bretonnes depuis que HB Henriot est, de fait, une des plus anciennes faïenceries de Quimper, HB étant les initiales de Hubaudière et de Bousquet, les héritiers de la dynastie Henriot. Désormais, c’est la dernière génération de bus Tisséo qui pavoisent à mes initiales. Et encore, je suis certain de ne pas avoir tout vu.

    > Résultat

    Dimanche 8 juillet 2007

    IRM

    Un seul souci, j’ai oublié dans ma poche ma carte bleue et ma carte pastel des transports en commun toulousains. Toutes les deux ont vu leurs puces et bandes magnétiques totalement effacées. Sinon, au passage, j’ai pu assister à un concert de rap orchestré par une grosse machine bien bruyante malgré la prévenance des boules Quiés.

    > Vendredi, rendez-vous avec l’IRM

    Jeudi 5 juillet 2007

    Ça y est, mon médecin m’a diagnostiqué une insuffisance hypophysaire après moultes analyses de sang. Et demain, je fais connaissance avec le must de tout équipement hospitalier digne de ce nom, je veux parler du scanner à imagerie par résonance magnétique nucléaire. A titre d’avertissement, j’ai eu droit lors du marathon des mots -édition 2007- à la lecture par Marie Darrieussecq et Philippe Calvario de passages du livre d’Hervé Guibert, A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. C’était le bon temps des vieux IRM avec assistance psychologique. Néanmoins, assis dans mon fauteuil, je ne m’attendais pas à pareille confrontation.

    Je trouve que c’est somme toute assez drôle d’avoir choisi l’anagramme de RMI pour désigner ce petit tunnel où l’on doit s’insérer pour un déchiffrage cérébral. J’avais goûté au RMI dans ma vie de jeune adulte et j’en garde un souvenir assez joyeux. D’ailleurs le RMI rime avec salami quand l’IRM ne s’acoquine qu’avec carême. J’espère toutefois que le jeûne que m’impose ma diététicienne ne m’épargnera pas la tactique du salami, expression inventée par le communiste magyar, Mátyás Rákosi, élève modèle de Staline, pour décrire l’élimination progressive de toute résistance « tranche après tranche, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. » Je ne sais pas le dire en hongrois mais cela ne doit pas non plus manquer de charme.

    Comme Vinvin, ou presque !

    Lundi 21 mai 2007

    Dailymotion blogged video

    Tout est affaire de régime

    Lundi 30 avril 2007

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    Voici venu le temps où le temps m’est compté. Mon médecin généraliste, mon endocrinologue et ma diététicienne ont pris soin de m’examiner sous toutes les coutures. C’est parfois incommodant mais ils sont formels. J’en suis déjà à ma deuxième analyse sanguine. Je dois faire des efforts. Aussi je tente de m’y plier avec le zèle du nouveau converti. Je découvre ainsi des goûts qui m’étaient longtemps restés ignorés comme le soja, la vinaigrette au yaourt 0% MT ou la margarine. Je redécouvre les légumes et les fruits. La grande époque des Turres, première ou seconde période, ce n’est pas pour demain. Mes nouvelles collègues m’en avaient tenu éloigné et je leur tenais rigueur de cet exil difficile. Mais ce n’était rien comparé au régime que m’a concocté le service maladie de la nutrition (sic) de l’hôpital Joseph Ducuing. Bref, c’est la fin des haricots ou presque !

    > 18 ans et déjà rocardien !

    Vendredi 23 mars 2007

    Bon, ce n’est pas que je dise grand chose dans ce reportage de la deuxième chaîne de télévision nationale du 21 août 1987. Il faut dire que l’université d’été du MJS de Villeneuve-lès-Avignon, ma toute première, n’avait pas été facile pour ceux qui, comme moi, soutenaient la candidature de Michel Rocard à l’Elysée. Notre grand-messe était organisée par Jack Lang alors régisseur en chef du MJS, et placée sous l’influence des déclarations de Laurent Fabius qui nous faisait croire qu’il n’y avait qu’un seul référent autorisé. Cette référence qui aurait pu être implicite est par ailleurs lourdement et pompeusement rappelée par le jeune espoir de la mitterrandie, mais c’est une habitude chez lui. Lionel Jospin qui arrivera le lendemain ne dira rien sur le sujet. Sans doute mis dans la confidence, il se réservait pour plus tard. Nous, nous attendions beaucoup de lui. Quelques jours après, à Montpellier, ce sera l’université d’été des clubs Forum (jeunes rocardiens) et l’occasion de rencontrer enfin ceux auprès desquels “on peut” dire ce que l’on pense et où l’on ne fait définitivement pas “abstraction des courants”. Bref, un début assez manichéen, j’en conviens et dont je me souviens car, à mon retour, mon cousin Nicolas m’avait “vu à la télé”. Merci l’Ina pour ce revival.

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    Extrait.

    Reconversion professionnelle ?

    Vendredi 16 mars 2007

    Dès dix heures, je m’enferme dans un wagon car je suis obligé de prendre une journée entière pour faire le trajet Toulouse Nantes par le train. La correspondance bordelaise dure une heure et demie. C’est le temps exact que je mets à déjeuner lors de ma journée de travail ordinaire. C’est aussi la durée suffisante pour me rendre compte de mon incompatibilité d’humeur avec les habitants de cette contrée. Un a priori que je partage avec mes congénères toulousains et nantais. Un défaut dont je ne devrais pas tant me vanter par ailleurs. Il existe bien des personnalités et quelques anonymes qui sont là pour démentir cette idée reçue que je fais vivre au-delà du raisonnable. D’ailleurs, c’est seulement à proximité du port de la lune que je contemple quelques affiches de ma candidate. C’est peu dire que je devrais porter davantage cette terre dans mon cœur.

    Au départ, le canal du midi guide le chemin de fer. Et c’est nimbé de brouillard que le paysage apparaît aux abords de la Garonne. C’est à des moments comme ça que je regrette de ne plus faire de photos. Le long de l’eau des entrepôts de toutes sortes jalonnent le trajet. Souvent, les arrières des entreprises donnent sur la voie ferrée. Cela n’est pas très gênant puisque les habitants du coin ne passent pas devant. Et ces arrières cours sont fantastiques. Personnelles ou professionnelles, elles ne manquent pas de charme. Dès le début, un empilement de barres de métal servant à faire du béton armé me surprend. J’ai le sentiment d’avoir quelques problèmes de vue. La quantité est tellement importante et ma vue si brouillée que je peine à croire que je ne suis pas dans un rêve. Plus loin, je ne manque pas Moissac puis la vue terrifiante de la centrale de Golfech qui se dessine d’immenses nuages de vapeur d’eau. Les entassements de panneaux de la direction de l’équipement, le volume du matériel comme des engins de la société des chemins de fer, le foutoir des ateliers municipaux, les amoncellements de palettes et le rangement des conteneurs me fascinent. Cette activité humaine qui consiste à ranger, classer, ordonner, stocker des éléments d’une aussi grande contenance ne manque pas de beauté. C’est pour cela que j’aime bien le train. On s’y faufile dans des endroits inédits qui n’attirent pas l’attention de grand monde. Même les voyageurs sont focalisés sur leurs revues et mes quelques voisins de la voitures 17 sont endormis par le balancement du train qui les berce. Pourtant, rien n’échappe à cette volonté de mettre les choses en boîte, dans des paquets… Les déchets, les gravats, les pierres n’échappent pas à ce soucis de rationalisation.

    Mais cette ardeur qui consiste à mettre des objets les uns sur les autres, à les emboîter ou à les assembler est un résumé de l’activité humaine. C’est la taille à l’oeuvre dans l’activité industrielle qui donne de l’importance à ce geste que nous faisons quotidiennement pour nous retrouver dans l’ordre des choses. C’est un peu nous-même qui nous constituons de cette façon. Intérieurement, nous passons notre temps à retravailler notre organisation. C’est ce que nous faisons pour notre cerveau, notre ordinateur, notre bureau, notre « chez-nous »… Et les quelques oublis qui s’accumulent en bas des piles ont pour habitude de rouiller. Ils perdent de leur actualité s’ils échappent à la soumission de notre implacable organisation. C’est ainsi que tout le monde est doté d’un certain ordre. Il faut également considérer que le désordre est un ordre qui répond à une volonté d’entasser peu de connaissances sur chaque domaine mais d’en emmagasiner sur beaucoup d’une manière extrêmement diversifiée. Sur le terre-plein des usines, tous les types de stratégie sont présentes. Une petite surface restreinte autour d’un palan fixe comme les vastes zones où des grues mobiles peuvent se déployer.

    Parfois, comme ça, de ma place d’usager de la SNCF, je me prends à envier la profession de mon frère ingénieur qualité dans l’industrie de la chaussure choletaise. Moi aussi, comme Nicolas S., j’aime les usines et les entreprises.

    Souvenir de Noël

    Mercredi 10 janvier 2007

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    Un tonton pour lire des histoires de dinosaures.

     

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    Des dessins animés en veux-tu en voilà.

     

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    Des cadeaux pour jouer les casse-cou.

     

     

    > Tournée des popotes

    Jeudi 7 décembre 2006

    Je n’ai pas eu beaucoup de chances lors de mon dernier passage à Paris. Dans un premier temps, mon programme culturel est allé d’échec et échec. J’ai trouvé portes closes au musée d’art et d’histoire du judaïsme que j’avais décidé de découvrir un samedi, jour de shabbat ! De retour au musée du jeu de paume, je demande à visiter la rétrospective Joel Meyerowitz où on m’informe que ses photographies sont scénarisées à l’espace Sully dans les parages duquel j’étais quelques instants auparavant pour faire choux blancs. Après l’exposition Yves Klein du centre Georges Pompidou, je reste place de la Concorde pour découvrir Lee Friedlander qui parfois prend la pose d’Antoine sur son blog, à moins que ce ne soit l’inverse.

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    En outre, l’aller-retour m’a causé quelques désagréments au passage de la sécurité des aéroports de Toulouse Blagnac et d’Orly. Dans le sens aller, mon shampoing douche a été kidnappé car il dépassait de 100 ml la dose autorisée tandis qu’au retour le scanner à bagages a découvert un cutter dissimulé dans mon sac. Arme blanche dont j’ignorais jusqu’à l’existence et qui ne m’a jamais appartenu. Cela m’a valu d’être signalé sur une blacklist… Une sacré mauvaise blague.

    Tout ça pour dire que mon passage dans la capitale ne m’a pas complètement sorti de mon pessimisme post-16 novembre.

    Enfin, quelques rencontres m’ont mis du baume au cœur. Je n’avais pas encore eu l’occasion de voir les enfants de Céline et Julien. Les deux jumeaux, portrait craché de leurs parents, avaient échappé à ma sagacité. En réalité, il n’y a rien de plus drôle et plus plaisant que de les dévisager. Suzanne ressemble tant à sa mère quand elle sourit et se montre sur sa réserve. Dans le même mouvement, Gabriel, surtout quand il devient grognon, incarne à la perfection les traits paternels. En plus j’apprends qu’un garçon est en route du côté de Philippe et Sylvie. C’est assez singulier que de retrouver des formules réduites qui, en plus grossier et en plus fin à la fois, évoquent des figures à l’histoire plus ancienne. Ça laisse imaginer un fort potentiel.

    De ce périple parisien, je me fixe deux résolutions. La première est de retrouver les voies de la photographie au plus tôt. Elle est un remède à l’angoisse du temps perdu. La seconde est qu’au-delà de la campagne présidentielle de Ségolène à laquelle je vais participer (1), il y a une nécessité de faire à nouveau de la politique en dessinant les contours d’une nouvelle synthèse entre tradition et modernité. Si la petite équipe dont je suis membre le veut bien, tout est encore possible.

    (1) Comme m’y invite Julien.

    Ce soir, Nantes

    Vendredi 22 septembre 2006

    Nantes_blasonville La première ville ayant reçu la Croix de la Libération fut Nantes, dès le 11
    novembre 1941. « Ville héroïque qui, depuis le crime de la capitulation, a
    opposé une résistance acharnée à toute forme de collaboration avec l’ennemi.
    Occupée par les troupes allemandes et soumise aux plus dures mesures
    d’oppression, a donné aux Français, par de nombreuses actions individuelles et
    collectives, un magnifique exemple de courage et de fidélité. Par le sang de
    ses enfants martyrs, vient d’attester devant le monde entier la volonté
    française de libération nationale. »

    Comme ne pas être légitimement fier de ce fait d’armes ! Je ne rate pas une
    occasion pour rappeler à mes congénères que cette ville est belle. Au-delà de l’esbroufe
    qui entoure parfois son image, je me tiens informé de l’évolution de la cité
    ducale et j’espère qu’en respectant son passé, ses habitants pourront bâtir un
    bon scénario pour le futur.

    Bon, en fait, je crois que je reste encore Nantais de coeur. Il est bien
    rare que je ne reconnaisse pas une photo où ce cache derrière un personnage un
    morceau de trottoir nantais. J’ai sans doute un peu perdu l’habitude pour
    trouver des places pour me garer car les sens de circulation ne cessent de
    changer mais le nom des rues me reste en tête. Au programme de ce week-end, une
    rencontre avec IC et son
    Conseil d’administration, le premier tournoi de foot auquel participe mon
    neveu. C’est déjà pas mal !

    > New York horoscope

    Jeudi 31 août 2006

    Bobdenvergilligansislandphotographc12142_1

    Pisces – Aug 2-15, 06 – Are you fatalist ? Are you just letting life happen to you ? Ah fuck it. No one thinks about this shit anymore do they ? Let’s take a different tack… What the first thing you think about when you wake up in the morning. Now, multiply that by three and divide by two : now, add to that the image of a young Bob Denver (Gilligan), and picture him in civilian clothing. Feed better, Pisces ?

    www.thelmagazine.com

    When you remember who I am, just call

    Jeudi 31 août 2006

    Suite aux
    tracas dus aux innombrables pertes qui se sont produites cet été du fait de mon
    absence de vigilance, je précise que depuis peu mon portable est de nouveau en
    activité au même numéro, 06-22-95-82-17. Mais cette continuité connaît une
    exception, l’évaporation de mon répertoire dans les bas-fonds de « downtown la ». Ce qui m’empêchera
    de vous appeler à ma guise. Les chicanos du coin m’ayant chicané ma carte sim et le magnifique Sony Ericsson que
    je possédais, je dois me contenter d’un téléphone pour jeune fille pré pubère.
    Un de ceux que les parents achèteraient pour que leurs bambins en maternelle
    n’échappent pas à leur surveillance. Quoique je me demande si ces parents
    anxieux se contentent du premier prix et qui plus est s’ils n’engloutissent pas
    une fortune pour conserver la ligne avec leur progéniture. 

    Aussi,
    gentiment, si vous vous rappelez de qui je suis, pouvez-vous me communiquer vos
    coordonnées téléphoniques ou cellulaires par mail à l’adresse suivante : hugues-b@wanadoo.fr. Ou mieux encore,
    vous pouvez m’appeler. Mais dans cette rentrée chargée, qui prendra le temps de
    le faire ?

    > Atterrissage

    Jeudi 31 août 2006

    Je savais que je ne connaîtrais pas la douceur des atterrissages heureux. Revenant de vacances, je devinais que m’attendaient un emploi inchangé, la nuit de l’hiver, le va-et-vient de l’actualité ou encore la terrible résignation du quotidien. Je le percevais d’autant mieux que le chemin du retour était le même que celui de l’aller, seul le sens en était inversé. Et en partant, je me rappelle cette insouciance qui m’avait rendu plus léger et plus libre. Je me trouvais alors dans un état d’esprit propice à l’inscription de nouvelles données dans mon logiciel personnel. Cela devient de plus en plus difficile depuis l’adolescence et est un fais très rare parmi mes compatriotes bretons pour qu’il me paraisse important de la souligner. En même temps, la très grande prédisposition dans laquelle j’étais avant les vacances ne s’étendait pas à tous les domaines. Par exemple, elle n’altérait bien évidemment pas mon total engagement auprès de mon présidentiable préféré. Mais ce sera l’objet d’un prochain post.

    Cependant, au moment où je repassais par l’aéroport de JFK – New York, je savais que le décompte avait commencé. Le temps s’était assombri depuis San Francisco. Au Pacifique glacial, j’avais préféré les lacs de Séquoia ou Yosemite park. Et l’Atlantique que je traversais au retour me faisait l’effet d’une douche glacée. J’avais perdu mon sac qui contenait téléphone, appareil photo, ipod, carte grise et clés personnelles. Je n’allais pas être chez moi de sitôt. Cet océan qui sépare l’ancien et le nouveau monde a charrié tant de désespérances, de misères, de persécutions que je regrettais presque de faire le chemin de le mauvais sens. J’aime mon Atlantique que je côtoie si peu à Toulouse et comme tout le monde je la regarde de la terre en direction des Amériques. J’ai travaillé à Saint-Hilaire-de-Riez où part le câble sous-marin intercontinental et c’est vers le ponant que se tournait mon regard. Ce retour à la maison France m’était triste. Secrètement, j’aurais bien aimé rester là-bas.

    L’accueil à Taverny me fut réconfortant mais à la consultation de mon compte postal, je vis qu’il ne me restait plus rien. Pas même de quoi acheter le billet retour qui croupissait également dans mon satané sac. Je continuais donc à m’endetter auprès de Bruno qui de bonne grâce pourvoyait à tous mes besoins.

    A Paris, la grisaille qui d’habitude lui va si bien, me chagrinait. Dans le métro, je n’ai pu étouffer mes larmes. Confortablement assis dans le long train qui de la gare d’Austerlitz passe par Limoges, Brive-la-gaillarde, Souillac et Cahors et me ramène à Toulouse, je ne savais plus l’heure qu’il était. Sonné, je m’abandonnais au doux tangage du corail téoz.

    Philippe ayant pu alerter Jean de mon retour je fus accueilli par ce dernier. Il fallut plusieurs bouteilles pour faire oublier mon cafard. Dans le canapé que je lui avais vendu à mon arrivée à Toulouse, mon appartement était trop petit pour que je le garde, je devais me faire à la banalité de la situation, j’étais coincé pour un bail dans la ville rose. Si adorable, cette préfecture me semblait tout d’un coup antédiluvienne. Il allait me falloir un peu de temps pour me remettre de mes émotions américaines.

    Le lendemain, au travail, l’équipe avait complètement changé. Les salles étaient modifiées. J’avais un nouveau collègue en face de moi et pour autant je crois que je mis un certain temps avant de produire le moindre son. Je ne parle pas davantage de mon travail. Le soir, je dormais chez moi après les formalités du serrurier pour ouvrir ma porte. Il allait mettre un certain temps pour changer les serrures. Le temps pour que tombent les payes je crois. Dans mon lit, il fallait me rendre à cette terrible évidence qui m’avait déjà traversé l’esprit, j’étais à Toulouse pour longtemps. Et je ne l’avais pas vraiment anticipé.

    Souvent, je suis stupide et arrive aisément à occulter la pire des évidences.

    Il va falloir que je me soigne et que je prenne de solides doses si le soleil ne revient pas.

    Week-end

    Lundi 15 mai 2006

    Weekend

    Un week-end rempli, c’est aussi un week-end
    où l’on ne réfléchit pas. Et ça, ça fait du bien. Il y avait les Etats généraux
    du projet à Toulouse sur le thème de la démocratie politique, sociale et
    participative. A l’atelier « Individus et société : émanciper, protéger » animé
    par Adeline Hazan, nous avons abordé
    les questions du socle de droits
    fondamentaux, des nouvelles libertés, de la demande de protection et de responsabilité (protection des droits en
    France et en Europe) et de l’engagement citoyen (vote obligatoire, droit de
    vote des étrangers aux élections locales). J’avoue m’être lamentablement
    contenté des diverses interventions en tenter quand il était possible de me les
    approprier comme une éponge. Avec Jacques Nikonoff qui était présent, ce fut
    au-delà de mes forces. Mais Adeline Hazan était tellement formidable dans ses
    mises en garde et son recadrage des débats. J’ai apprécié la présence d’Alvaro
    Gil-Robles, ancien commissaire des droits de l’Homme du conseil de l’Europe. Il
    a fait la longue liste des personnes comme les personnes âgées, les
    malades, les prisonniers… que l’on prive de liberté parfois sans jugement et
    dont la politique est si peu friande. Les droits de l’Homme ne sont pas
    nécessairement rentables politiquement mais elles sont intrinsèques au combat
    de gauche. Plus généralement, il a été admis par les participants que toute
    demande d’égalité adressée au modèle républicain d’intégration ne pouvait
    durablement recevoir une réponse négative. Il en sera ainsi dans le projet
    socialiste en ce qui concerne le droit des homosexuels de se marier et à adopter
    et le droit de vote des immigrés.

    Mais cette journée de samedi n’aurait pas été
    si belle sans la présence de Philippe Rouxel. Vieil ami nantais, il est
    permanent de la fédération de Loire-Atlantique et à ce titre fourmille
    d’anecdotes plus marrantes les unes que les autres. Cela m’a replongé quelques
    années auparavant quand j’évoluait dans un département dont j’étais originaire
    et dont aucune contrée ne m’était étrangère. Là-bas comme en Haute-Garonne, les
    législatives promettent beaucoup. Le dimanche se poursuivit avec cette vielle
    connaissance qui me permettra très prochainement d’user de ses expériences dans
    l’accueil des nouveaux adhérents. Je lui ai fait découvrir la galerie des
    illustres, l’entrée de Pierre de Fermat et l’Hôtel d’Assezat.

    Enfin, en fin de dimanche,
    une visite à la galerie collective de peinture en plein air « la Garonne
    expose ». J’ai apprécié notamment l’artiste Lunat. Ce matin, j’entamais un
    footing avec mon coach personnel.

    Dieu que les rives de Garonne étaient vides !

    http://lunat.paint.free.fr

    It’s about me and politics

    Dimanche 30 avril 2006

    Un jour, Antoine me dit qu’il remarquait chez moi le comportement d’un groupie. Je crois que c’était pour la campagne de John Kerry. Mais au son de sa voix, j’ai eu le vague sentiment que le reproche était global. Et il n’avait pas tort. Parfois, j’ai la mentalité d’un admirateur et j’ai beau voir que la réalité s’éloigne des mes souhaits, je persévère. Je m’obstine même à relire l’histoire à la faveur de mes propres héros. En fait, cette volonté d’assumer mes propres choix et ne pas avoir le cul entre deux chaises est assez fatigante. Mais je peux en rire aussi.

    D’abord je peux assumer mes choix les plus simples. Je suis socialiste et malgré bien des déceptions, c’est encore ce qui fait ma grande continuité. A la manière d’Albert Camus, « je suis de gauche malgré elle et malgré moi ». C’est vrai et bête à la fois, mais passer du bureau fédéral de Loire-Atlantique à celui de la Haute-Garonne en si peu de temps, ça démontre une certaine aptitude. Je dois bien avoir une âme d’apparatchik même si dans les deux cas je ne me suis pas imposé par un. C’est quelqu’un d’autre qui a fait les démarches et a qui j’ai fait confiance. Je pense que là comme ailleurs je rends service. Même si au-delà de cet engagement, je souhaite prendre ma part de mes différences comme en témoigne mon expérience bosniaque. Je m’autorise à ne rien écarter même si là aussi je m’y engage complètement.

    Mais je dois m’expliquer sur ce qui fit que je suis devenu strauss-kihste après avoir été si longtemps rocardien. Deux citations d’un bouquin auquel j’ai enfin eu accès grâce à Antoine, « les vies cachées de DSK » de Vincent Giret et Véronique Le Billon, donnent des explications à travers des faits. Le premier évènement, c’est la manière dont DSK prend la parole à un certain conseil national du PS et le deuxième c’est simplement son bilan de ministre de 1997 à 1999.

    pages 187 à 190 :

    Cet épisode fut ravalé au rang des péripéties et des combats virils de petits chefs de parti. Les militants socialistes les plus assidus l’ont sans doute même rayé de leur mémoire. Pourtant, ces quelques minutes du dimanche 19 juin 1994 vont incarner la naissance d’un destin politique. Pour la première fois, après treize années d’action dans la coulisse, Dominique Strauss-Kahn bouscule sa nature profonde qui l’incite au consensus et conduit une bagarre partisane en son nom propre, face à ses pairs et dans un climat de tension extrême. Improvisée, maladroite, perdue d’avance, cette bagarre pleine de panache n’en est que plus sincère. Il y aura un avant et un après-19-juin. Ce jour-là, Strauss-Kahn gagne son étiquette de « moderniste » et prend la dimension d’un responsable soucieux de donner une crédibilité économique à la gauche. Pour ses adversaires socialistes, il devient ce « droitier », « trop proche des patrons » et « oublieux de l’idéal social du parti ».

    La scène se passe dans la salle Laser de la Cité des sciences de La Villette lors d’un conseil national du parti. Les 306 membres du « parlement » socialiste doivent décider du sort de Michel Rocard, malheureux premier secrétaire, coupable d’avoir mené le parti à la défaite lors des élections européennes du dimanche précédent. Une majorité des militants a décidé de s’offrir la tête de celui qui était encore leur « candidat naturel » à la prochaine échéance présidentielle. Rocard avait fait tomber Fabius lors d’un putsch homérique le 3 avril 1993, et quinze mois plus tard, Fabius et ses troupes prennent leur revanche. Mais ils ne peuvent réussir ce retour en force sans débaucher quelques grandes figures, pourtant historiquement rivales, du « courant Jospin ». Une belle opportunité se présente devant eux. Lionel Jospin n’a jamais semblé si absent depuis plus d’un an. Le Premier ministre Alain Juppé n’a pas donné suite à sa candidature à un poste d’ambassadeur, l’ancien ministre de l’Éducation a pris du recul avec la politique et quelques mois de maladie l’ont éloigné plus encore de ses amis. En juin 1994, le « courant Jospin » n’existe plus dans les faits : les uns, mitterrandistes, roulent pour Henri Emmanuelli, l’ancien président de l’Assemblée nationale, « le plus ancien dans le grade le plus élevé » ; les autres – Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Guen, Pierre Moscovici – se retrouvent autour de Dominique Strauss-Kahn, chef de file d’un « pôle rénovateur » en gestation. Les fabiusiens approchent donc Henri Emmanuelli et le poussent à s’emparer de la tête du parti par un jeu subtil de retournement d’alliances. En cas de succès, Laurent Fabius joue un joli coup double : il se débarrasse de Michel Rocard et provoque l’éclatement au grand jour de ce qui reste du courant Jospin.

    Mis en minorité par un premier vote, Michel Rocard démissionne immédiatement. Dans la salle, la candidature Emmanuelli est devenue une évidence. Claude Estier préside la séance et demande aux éventuels candidats de se manifester. En entendant Henri Emmanuelli dévoiler enfin son ambition à voix haute, Dominique Strauss-Kahn bondit. « J’étais déjà écoeuré par le vote de défiance qui venait de sanctionner Michel Rocard, raconte-t-il aujourd’hui. Je n’ai jamais été rocardien, mais nous participions avec lui à la direction du parti et j’estimais donc indigne de se désolidariser; en outre, je ne partageais pas du tout la ligne politique jusqu’au-boutiste d’Emmanuelli. Je me suis donc précipité sur Pierre Mauroy et les rocardiens pour m’assurer de leur soutien et je me suis déclaré candidat. » Dans l’allée qui le conduit à la tribune, Strauss-Kahn a également cherché d’un mot ou d’un regard complice le soutien de Lionel Jospin, mais celuici, bougon et mal à l’aise, a simplement laissé deviner son scepticisme.

    Dominique Strauss-Kahn contre Henri Emmanuelli, les deux piliers du courant Jospin s’affrontent dans un combat fratricide et démesuré. Autant l’un, tout en rondeurs, use en expert des jeux de la séduction dans de petits cercles, autant l’autre, sabre au clair, drapé dans une irréprochable légitimité socialiste, multiplie les coups de sang et se révèle dans les manoeuvres d’appareils. Dans une salle désorientée par les défaites successives et qui s’accroche désespérément à un label de gauche, le premier n’a pas la moindre chance. Mais chauffé à blanc par Jean-Marie Le Guen – qui lui chuchote à l’oreille : « Fonce, c’est ton heure, Dominique, cesse d’être gentil » – et stimulé par l’envie d’en découdre de Pierre Moscovici, Strauss-Kahn monte à la tribune et prend la parole dans une ambiance survoltée.

    La gorge un peu nouée, il improvise quelques mots, sait que les jeux sont déjà faits, mais parle de morale et de politique, sous les sifflets d’une partie des camarades. « Il y a eu un tollé parce que beaucoup lui en voulaient d’avoir été l’un des artisans de l’accession de Rocard à la tête du parti », se souvient le fabiusien Jack Lang. Ses amis l’ont connu plus éloquent, mais Strauss-Kahn veut surtout prendre date : c’est lui, l’expert économique des années Jospin, qui entend désormais incarner l’opposition et surtout « la modernité » dans le parti. La gauche est sa famille depuis toujours, il milite depuis près de vingt ans au Parti socialiste et n’a de leçon à recevoir de personne. Il dit ce jour-là ce qu’il pense. Le décompte ne change rien : Strauss-Kahn, 64 voix; Emmanuelli, 140. Seule l’abstention de Lionel Jospin et de ses deux fidèles, Claude Allègre et Daniel Vaillant, l’a blessé, mais Strauss-Kahn comprend que le chef n’ait pu choisir publiquement entre deux des membres de son propre clan politique. Surtout si, un jour, l’envie lui vient de rebondir au tout premier plan…

    page 221 :

    A trente mois d’écart, entre l’arrivée et le départ de DSK, la France offre deux visages radicalement différents.

    - Mai 1997: c’est la grisaille d’un pays qui doute, à la croissance atone, à la consommation chaotique, au chômage record (12,7 %), un pays européen humilié par son apparente incapacité à satisfaire aux fameux critères de Maastricht nécessaires à l’entrée de la France dans l’euro, et notamment au premier d’entre eux, celui du déficit public annoncé à 3,7 % du PIB mais strictement limité à 3 %. Dans le brouillard ambiant, les prévisionnistes n’aperçoivent aucune éclaircie. Cette situation de blocage a d’ailleurs conduit Jacques Chirac à tenter le pari de la dissolution.

    - Novembre 1999 : c’est la confiance retrouvée d’un pays qui tourne à plein régime, locomotive de la croissance en Europe, créateur de près d’un million d’emplois depuis 1997, et entré dans l’ère des nouvelles technologies. L’arrivée de l’euro ne suscite plus ni débat ni inquiétude. Dans un sondage, les Français plébiscitent la politique du ministre des Finances. « DSK s’en va sous les applaudissements », titre L’Expansion le 18 novembre 1999, à l’unisson de la presse internationale

    > Je suis malade

    Dimanche 5 février 2006

    Vin Oeuvre personnelle. HB n°1.

    Je suis malade depuis trop longtemps. Je n’arrête pas de tousser et croyant que je dominerais le mal, j’ai tardé à consulter. Comme me le dit ma maman, "depuis tout petit, tu est sensible de la sphère ORL". Mon nouveau médecin traitant m’a donné les médicaments suivants en m’expliquant ce qu’il m’arrivait mais je n’ai pas retenu le nom de la maladie alors voila pour ceux qui veulent en savoir plus, ne me posez plus de questions. Medecins du dimanche, à vos Vidal !

    Produits prescrits : Tavanic 500 mg, Solupred 20 mg, Carbocisteine biogaran 5%, Toplexil 0,33 mg/l, Silomat 40 mg.

    > If you play with fire you will get burnt

    Dimanche 5 février 2006

    Seconde2

    Classe de seconde II – Lycée Jules Verne – Nantes – 1984-1985

    Derrière cette photo quelques camarades de classe n’ont pas hésité à y aller de leur petit commentaire. Il faut dire qu’à cette époque, le professeur de français était communiste, certains disaient qui plus est qu’il écrivait dans l’Humanité et il avait pris pour habitude de lire ma copie de français devant la classe de façon un peu trop systématique. C’est pourquoi on me traite de coco alors que je ne l’ai jamais été. J’étais plus simplement revendeur de badges "touche pas à mon pote". Quant à mon anticléricalisme, j’y étais allé à plein en faisant esclandre sur esclandre aux deux premières réunions de l’aumônerie lycéenne rue Lafayette… Le cercle rouge permet de me reconnaître compte-tenu de mon incertitude capillaire qui ne me quittera plus par la suite.

    Emmanuel : Bernard, sérieux d’extérieur, gamin d’intérieur.
    Stéphane : Il est beau Bernard mais ne lui en voulez pas.
    Manue : A mon Hugues préféré.
    Laurent : Pour l’humanité.
    Catherine : Vive l’IES.
    Isabelle (à ma gauche) : Rendez-vous à la messe dimanche prochain !!!
    Thomas (à ma droite) : Je te jure que je ne toucherai pas à ton pote.
    Vincent : Vive Lénine.
    Philippe : Vive la rose.
    Gaëlle : J’aurai aimé te revoir à l’aumônerie.
    Céline : A mon ami coco.
    P’tite Co : Bouaye te dit bonjour.
    Isabelle : Gros coco. (Très exagéré, à l’époque je pratiquais encore le football régulièrement)
    Sandra : Bon souvenir de Soraya. (souvenir d’une camarade du collège Gaston Serpette).
    Tina : You are the best. (Tina est anglaise et très concise).
    Stéphane : Vive la classe à quatre. (la classe de grec).
    Delphine : Salut chéri, j’espère qu’on se reverra.
    Olivier : Espérant pour toi une bonne réussite en 1ère S.
    Signature inconnue : Mon amour, je t’aime comme un communiste.
    Signature inconnue : Je suis arrivé un peu en retard pour te connaître mais je suis tout de suite tombé fou de toi.

    > Dégrisement

    Samedi 1 octobre 2005

    Degrisement1

    Avez-vous testé un brumisateur suite à une petite soirée ?

    Degrisement2

    Dans la foulée du “Printemps de septembre”, je vous offre le premier goodie de ce HB blog. Cette image est un papier-peint. Un petit click droit sur la photo ci-dessus puis établir en tant qu’élément d’arrière-plan en choisissant dans les propriétés de votre bureau la position mosaïque. Premier effet bœuf garanti. Deuxième effet bœuf, l’effet stroboscopique. Il suffit pour cela que vous promeniez votre tête de haut en bas et réciproquement.

    T_shirt_3

    A titre scientifique, un nouveau produit pédagogique voir le jour : le t-shirt de présentation des effets du brumisateur dégriseur sur votre organisme. Ce t-shirt auto-reverse (copyright HB blog) est disponible sur commande au 06-22-95-82-17.