> Paul Ricœur

6 septembre 2005

L’extrême fragilité du langage politique, à jamais éloigné du langage incontroversible, explique sa vulnérabilité au mésusage sophistique de la rhétorique : car le langage politique est rhétorique non par vice, mais par essence. Ce qui fait sa limite fait aussi sa grandeur. L’homme n’a pas de meilleur organe pour s’interpréter lui-même comme animal politique. Seule donc une déontologie de la mesure et du respect, acceptée par toutes les parties du jeu politique, peut le préserver des perversions propres à son fonctionnement rhétorique. Une « bonne » rhétorique est possible !

Paul Ricœur

Trouvé dans « Le poids de la démocratie d’opinion » d’Olivier Mongin dans la revue Esprit.

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