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8 décembre 2005

Daurade

L’église de la Daurade

La Basilique de la Daurade donne sur la Garonne, et jouxte le bâtiment des Beaux-Arts. C’est une église sans clocher, un peu à l’étroit, et dont on peut mieux apprécier l’architecture de l’autre côté du fleuve. L’église de la Daurade commence son histoire au cinquième siècle. La Basilique a été bâtie sur les vestiges d’un temple romain dodécagonal, sans doute dédié à Apollon, et surmonté d’une coupole. Ce sont les empereurs romains qui confièrent ce temple aux chrétiens. Le culte de la vierge a été initié à Éphèse, en 431. C’est peut-être l’une des raisons de la construction de l’église de la Daurade, dédiée à la Vierge Marie représentée sous la forme d’une vierge noire. En effet, connue aujourd’hui sous le nom de " Basilique de la Daurade " à cause de ses mosaïques à fonds dorés, l’église fut d’abord appelée " Basilique Sainte-Marie de Toulouse ". Elle fut intégrée au neuvième siècle à un monastère bénédictin. Au onzième, l’église, restée dodécagonale, fut prolongée par une nef romane. La coupole fut détruite en 1703, alors qu’elle manquait de s’écrouler. Un dôme fut alors posé en 1760, entamant un peu plus la solidité des murs. En 1761, mal entretenue, toute l’église romane dut être démolie. Un projet de reconstruction débuté en 1764 fut arrêté afin de permettre la construction des quais de la Garonne, en contrebas, et sur lesquels les plans de la basilique devaient empiéter. Le nouveau projet était ambitieux. Il s’agissait de reproduire Saint-Pierre de Rome. Neuf ans plus tard, l’on modifia les plans, et l’on opéra une rotation et une translation de l’ensemble. Ainsi, le chœur de la basilique primitive, qui était bâtie sur les vestiges du temple romain, sert aujourd’hui de transept. Les travaux furent interrompus par la Révolution. L’église fut consacrée basilique par le pape Pie IX en 1876, soit deux ans avant la Basilique Saint-Sernin. Elle ne fut réellement terminée qu’en 1883. Aujourd’hui, la Daurade accueille les restes de Goudouli, le poète honoré sur la place Wilson. C’est aussi à cet endroit que l’Académie des jeux floraux (voir Clémence Isaure) bénit chaque 3 mai les fleurs destinées aux lauréats de ses concours littéraires.

Pont_neuf

Le pont neuf

Le Pont-Neuf enjambe la Garonne, et relie la Place Esquirol au Cours Dillon. C’est le plus vieux pont de Toulouse après le pont de Tounis. La construction du Pont-Neuf débuta en 1544. Elle fut initiée par les Capitouls quarante ans auparavant. Le projet avait donné lieu à une étude très complète, qui ne permit cependant pas d’éviter une déviation de 20 mètres par rapport aux plans initiaux. À côté du Pont-Neuf, on peut voir encore aujourd’hui le vestige d’une pile du pont de la Daurade (voir XIIe), un pont couvert reliant le port de la Daurade au faubourg Saint Cyprien. Ce pont délabré par les inondations dut être détruit. Dès le début, le Pont-Neuf fut étudié afin de résister aux assauts de la Garonne. Trois dispositifs lui permirent de sortir vainqueur de l’inondation du 23 juin 1875 : sept arches irrégulières, des piles de pont ouvertes par des dégueuloirs et des crêtes en avant de chaque pile. Interrompus en 1560 par les guerres de religion, les travaux furent achevés en 1632. Le pont conduisait autrefois à l’entrée de la ville, symbolisée par un arc de triomphe. Cet arc fut détruit en 1860. En 1875, la crue fut si forte qu’elle atteignit le sommet des arches, mais l’édifice tint bon. Ses piles furent tout de même renforcées entre 1937 et 1948.

Pont_st_pierre

Le pont Saint-Pierre

Le Pont Saint-Pierre de Toulouse passe au-dessus de la Garonne et relie la Place Saint-Pierre à l’hospice de la Grave. C’est un pont au tablier métallique, entièrement reconstruit en 1987. Le premier Pont Saint-Pierre a été construit entre 1849 et 1952. C’était un pont en bois, à péage, où passaient piétons et voitures à cheval. Il reposait sur deux piles de pierre et de briques, et était renforcé par des câbles métalliques. Lors de la grande inondation de 1875, un ingénieur de la mairie fit sectionner les câbles. Très endommagé, le Pont Saint-Pierre fut confié à la ville en 1904, laquelle supprima le péage en même temps qu’elle interdit le passage des voitures. Lorsque la municipalité se décida à reconstruire le tablier, en 1927, elle opta pour un pont suspendu, à l’armature métallique, jugée plus esthétique. 60 ans de trafic ininterrompu achevèrent de fissurer l’ouvrage. 30 millions de francs furent réunis en 1984, et trois ans plus tard un nouveau pont était construit, long de 240 mètres.

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