Archive for août, 2006

New York panoramic pictures

31 août 2006

General_assemblyUnited nations – General assembly
Top_on_the_rock_downtown

Top of the Rock – Downtown
Top_on_the_rock_uptown

Top of the Rock – Uptown
Manhattant_from_brooklyn

Manhattan from Brooklyn

> New York horoscope

31 août 2006

Bobdenvergilligansislandphotographc12142_1

Pisces – Aug 2-15, 06 – Are you fatalist ? Are you just letting life happen to you ? Ah fuck it. No one thinks about this shit anymore do they ? Let’s take a different tack… What the first thing you think about when you wake up in the morning. Now, multiply that by three and divide by two : now, add to that the image of a young Bob Denver (Gilligan), and picture him in civilian clothing. Feed better, Pisces ?

www.thelmagazine.com

J’aime – je n’aime pas

31 août 2006

J’aime
l’ambiance cosmopolite de New York, les laveries tenues pas les chicanos, la
climatisation généralisée, les bières, le métro, l’appartement d’Antoine, son
accueil et sa disponibilité, les visites organisées par Gilles, le Withney que
je n’ai pas pu visiter, Harlem et ses habitants, me perdre dans le Bronx, les
boutiques des musées, le patriotisme américain, PS1, l’annexe du MoMA, son
installation architecturale pour l’été, un vieux pub irlandais new-yorkais à la
sciure de bois par terre dont j’ai oublié le nom, me faire comprendre en
parlant très fort en anglais, le ferry de Staten Island, la visite des
Nations-Unies, Jean Rolin, le campus UCLA avec ses majorettes à genoux devant
les footballeurs américains, El pueblo de Los Angeles, manger un burger à
New-York chez Monsieur Melon, le flag of honour où sont inscrits les victimes
du 11 septembre, le film Worl trade center d’Oliver Stone, l’iced coffee, le
Seagram building, les gratte-ciel vus de Top of the Rock, l’ascenseur de Top of
the Rock, l’usage intensif du bois dans la construction et les travaux publics,
le look retro des camions de pompiers, des trucks, des bus, le verre d’eau
froide en guise d’accueil dans les restaurants, les lemonades dans les halls
des hôtels, le look des habitants de Soho, le ventilateur dans la chambre de
Santa Monica, l’hôtel Carlton de San Francisco, son accueil, ses produits de
beautés, la générosité de Bruno et sa bonne humeur, la boîte automatique, les
cabanes en bois des maîtres nageurs sauveteurs, les démocrates faisant campagne
dans les rues de Berkeley, New York ou San Francisco, les brunchs, le muffin
banane premier prix, le service au restaurant, les porte-vélos des bus de LA et
San Francisco, les publicités d’American apparel faites avec leurs employés
comme modèles au corps un peu moins stéréotypés, moins musclés, plus poilus,
les t-shirts, la gentillesse des Américains, la grandeur de ce pays, les
rangers, le bar de l’hôtel à Death Valley, badwater, le spa à El Portal, le
LACMA, mulholand dr, le general Sherman three, la protection des ours, les
cerfs, daims et autres animaux visible depuis le restaurant de Wuksachi
village, la polonaise que j’ai prise en stop, …

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Je n’aime pas
la caissière du métro new-yorkais qui me fait répéter vingt fois « grand
central » et ne comprend toujours pas, les « black phones »,
voir à New York le dernier film de Woody Allen alors qu’il est tourné à
Londres, les prix pratiqués aux Etats-Unis, l’excès de grosses bagnoles, les
plages privées de Malibu, les TIPs, le prix des musées, les hélicoptères
survolant les plages, les livres que j’ai tenté de lire à la suite de Jean
Rolin, la foule des églises sur les campus, les bibles dans la table nuit des
hôtels, le McDo, …

> Black Phones

31 août 2006

J’ai cru assister à la débâcle des Américains contre le terrorisme. L’inorganisation qui régnait au terminal de Delta airlines de JFK Airport n’a pas de nom quand je débarque le 11 août du yellow cab new-yorkais. Nous étions au lendemain des attentats de Londres. Les horaires d’embarquement avaient de telles amplitudes que les personnes ayant raté leur vol pouvaient être inscrites sur de nouveaux avant même que les passagers de ces derniers n’aient eu le temps d’atteindre leur guichet. Cela générait des problèmes en cascades. L’interdiction de posséder dans ses bagages le moindre gel provoquait la fureur de dames qui étaient obligées de vider leurs sacs à main et d’abandonner crème, maquillage ou rouge à lèvre. De plus, quelques passagers s’effondraient en crise de nerfs dans l’indifférence générale. Je croie qu’il n’y a eu que Bruno dans tout le terminal pour s’inquiéter du devenir d’une jeune fille qui n’en pouvait plus de sangloter. Et dans ce tumulte, un agent de Delta airlines nous criait « Black phone, black phone ». Craignant de perdre notre place dans la file d’attente qu’un des nombreux agents en uniforme nous avait demandé d’intégrer quelques heures auparavant, je me faufilais pour envisager ce que signifiait que d’obéir à cet ordre. Arrivé à une des issues du terminal, je vis une file d’attente dont la taille me fit peur. Tentant d’interroger des membres de cette file, je dus calmer leur mise en garde, ils souhaitaient tous que je me range en dernière position comme tout le monde. Néanmoins, une personne m’indiqua les fameux « black phones ». C’était un bureau où six téléphones noirs, trois de part et d’autres étaient installés. Trois seulement fonctionnaient et une pancarte indiquait « booking, rebooking ». Il fallait donc trouver un autre vol par l’intermédiaire de ces téléphones. Je me voyais mal réussir à me faire comprendre. Il n’y avait pas beaucoup d’étrangers dans ce terminal à faire la file pour les « black phones ». J’essayais de rassembler mon peu de vocabulaire et pensais « – my flight number … is over, I need another one for LA, – yes, Thursday in the morning, – no, I can’t stay in NY, I have an hotel in Santa monica with a registration… ». Bref, je sentais l’entourloupe. Un mec derrière son téléphone qui ne fait aucun effeort pour m’aider. Par rapport au face-à-face, le téléphone donne de la distance et du pouvoir à celui que vous appelez. Pourtant, tout le monde obéissait à l’injonction de quitter les files des guichets dès lors que l’heure de votre vol était dépassée. Je ne me voyais pas rejoindre les « black phones ». Les soldats aux uniformes de toutes les couleurs obtempéraient. C’est normal pour une armée que les soldats obéissent mais ça pousse à la résignation de voir que même eux se taisent. En France, je pense qu’ils seraient les premiers à traîner des pieds. C’est peut-être aussi pourquoi nous avons perdu toutes nos guerres depuis Napoléon. Il y avait une femme soldat à la tunique couleur sable. J’ai pensé qu’à cette heure elle pouvait rentrer d’Irak. Un de ces terrains d’opération sur lesquels l’administration Bush ne s’illustre ni par le succès ni même par l’organisation. Toujours est-il qu’en rejoignant Bruno, je me suis dit qu’il ne fallait pas quitter notre guichet où sévissait un agent bien sympathique d’origine indienne qui semblait soulager tout le monde et notamment les étrangers. Il nous donna de nouveaux billets mais ne pouvait pas enregistrer nos bagages de suite car notre vol était l’après-midi. Sans quitter vraiment la file, nous devions encore attendre quelques heures avant de nous engager dans la salle d’embarquement. C’est là que je commençais véritablement la lecture de Jean Rolin dont j’avais consulté quelques pages sur un guichet vide de Delta quelques moments auparavant. Le vol me permit de terminer ce bouquin. D’en lire de larges extraits à haute voix. De tenter de le retenir par cœur. A Los Angeles, je n’avais plus rien à lire alors je repris lentement quelques chapitres de « Campagnes ».

Bon courage Ségolène !

31 août 2006

C’est dans
l’adversité que l’on estime la trempe des personnalités qui peuvent assumer de
grandes responsabilités. Une baisse significative dans les sondages consécutive
à une hausse permanente et voilà qu’on attend quelque chose de plus. Elle a
d’ailleurs sans doute eu tort de refuser d’aller au-devant du MJS. Elle avait
su retourner plusieurs salles par sa seule présence contre les attaques des
notables locaux. Elle aurait pu le refaire. Et je me demande pourquoi craint-elle
les critiques socialistes, c’est au sein de sa propre famille que les
explications sont les plus franches. C’est vrai que le claque lui était
hostile. A La Rochelle, Benoît Hamon a réparé l’outrage fait à Lille à son
ancien mentor, Martine Aubry. Il a même signe son forfait en appelant le
premier secrétaire à la rescousse une fois l’opération MJS rondement menée. En
outre, notre député européen prolonge un duel à distance avec Arnaud Montebourg
qui s’est déjà vendu avec armes et bagages à la star des sondages (1). C’est de
l’art mais un art mineur. La présidentielle se joue un ton au-dessus. Et là,
j’attends encore Ségolène. Aujourd’hui comme hier, ma préférence est ailleurs,
mais j’espère qu’elle pourra pousser le bouchon un peu plus loin au risque de
ne jamais dépasser le rôle dans lequel elle s’est enfermée, celui d’un bon
ministre socialiste de l’Intérieur. C’est difficile à trouver. Il faut se
souvenir que nous avons eu de tellement mauvais et il faut rendre justice à
Julien Dray pour nous avoir trouver un remplaçant à Jean-Pierre Chevènement.

Est-ce que
Ségolène pourrait être une bonne première ministre de Dominique Strauss
Kahn ? Personne n’y pense mais voilà une bonne question. C’est maintenant
qu’il faut qu’elle l’ouvre et dépasse la pose pour avancer des propos
construits et moins ambivalents. Bon courage Ségolène !

 

(1) Au passage,
l’histoire se répète. Arnaud Montebourg perpétue une longue tradition de
donneur de leçon socialiste. Vitupérant contre les caciques du parti, il
souhaite faire son beurre en vantant les mérites de la base contre les cadres
et constituer ainsi un matelas de voix pour marchander le moment venu son
soutien à qui bon lui semble. Je me souviens de mon premier souvenir cuisant au
lendemain du vote sur les motions lors du congrès de Rennes. Les militants
n’avaient pas encore rangé les urnes que les deux principaux donneurs de leçon,
à savoir Jean Poperen et Jean-Pierre Chevènement annonçaient leur ralliement.
Jean Poperen rejoignait Laurent Fabius alors qu’il avait fait son beurre pour
un parti de militants contre celui qui était censé représenter le parti de
supporters à l’américaine. Jean-Pierre Chevènement rattrapait Pierre Mauroy et
Jacques Delors en s’asseyant sur ses propos anti-européens. Cette posture qui
consiste à avoir une attitude devant son corps électoral et une autre dans les
coulisses du pouvoir n’est ni plus ni moins que la règle de la IVéme
république que souhaite nous restaurer Arnaud Montebourg. Pas folle la
guêpe !

When you remember who I am, just call

31 août 2006

Suite aux
tracas dus aux innombrables pertes qui se sont produites cet été du fait de mon
absence de vigilance, je précise que depuis peu mon portable est de nouveau en
activité au même numéro, 06-22-95-82-17. Mais cette continuité connaît une
exception, l’évaporation de mon répertoire dans les bas-fonds de « downtown la ». Ce qui m’empêchera
de vous appeler à ma guise. Les chicanos du coin m’ayant chicané ma carte sim et le magnifique Sony Ericsson que
je possédais, je dois me contenter d’un téléphone pour jeune fille pré pubère.
Un de ceux que les parents achèteraient pour que leurs bambins en maternelle
n’échappent pas à leur surveillance. Quoique je me demande si ces parents
anxieux se contentent du premier prix et qui plus est s’ils n’engloutissent pas
une fortune pour conserver la ligne avec leur progéniture. 

Aussi,
gentiment, si vous vous rappelez de qui je suis, pouvez-vous me communiquer vos
coordonnées téléphoniques ou cellulaires par mail à l’adresse suivante : hugues-b@wanadoo.fr. Ou mieux encore,
vous pouvez m’appeler. Mais dans cette rentrée chargée, qui prendra le temps de
le faire ?

> Atterrissage

31 août 2006

Je savais que je ne connaîtrais pas la douceur des atterrissages heureux. Revenant de vacances, je devinais que m’attendaient un emploi inchangé, la nuit de l’hiver, le va-et-vient de l’actualité ou encore la terrible résignation du quotidien. Je le percevais d’autant mieux que le chemin du retour était le même que celui de l’aller, seul le sens en était inversé. Et en partant, je me rappelle cette insouciance qui m’avait rendu plus léger et plus libre. Je me trouvais alors dans un état d’esprit propice à l’inscription de nouvelles données dans mon logiciel personnel. Cela devient de plus en plus difficile depuis l’adolescence et est un fais très rare parmi mes compatriotes bretons pour qu’il me paraisse important de la souligner. En même temps, la très grande prédisposition dans laquelle j’étais avant les vacances ne s’étendait pas à tous les domaines. Par exemple, elle n’altérait bien évidemment pas mon total engagement auprès de mon présidentiable préféré. Mais ce sera l’objet d’un prochain post.

Cependant, au moment où je repassais par l’aéroport de JFK – New York, je savais que le décompte avait commencé. Le temps s’était assombri depuis San Francisco. Au Pacifique glacial, j’avais préféré les lacs de Séquoia ou Yosemite park. Et l’Atlantique que je traversais au retour me faisait l’effet d’une douche glacée. J’avais perdu mon sac qui contenait téléphone, appareil photo, ipod, carte grise et clés personnelles. Je n’allais pas être chez moi de sitôt. Cet océan qui sépare l’ancien et le nouveau monde a charrié tant de désespérances, de misères, de persécutions que je regrettais presque de faire le chemin de le mauvais sens. J’aime mon Atlantique que je côtoie si peu à Toulouse et comme tout le monde je la regarde de la terre en direction des Amériques. J’ai travaillé à Saint-Hilaire-de-Riez où part le câble sous-marin intercontinental et c’est vers le ponant que se tournait mon regard. Ce retour à la maison France m’était triste. Secrètement, j’aurais bien aimé rester là-bas.

L’accueil à Taverny me fut réconfortant mais à la consultation de mon compte postal, je vis qu’il ne me restait plus rien. Pas même de quoi acheter le billet retour qui croupissait également dans mon satané sac. Je continuais donc à m’endetter auprès de Bruno qui de bonne grâce pourvoyait à tous mes besoins.

A Paris, la grisaille qui d’habitude lui va si bien, me chagrinait. Dans le métro, je n’ai pu étouffer mes larmes. Confortablement assis dans le long train qui de la gare d’Austerlitz passe par Limoges, Brive-la-gaillarde, Souillac et Cahors et me ramène à Toulouse, je ne savais plus l’heure qu’il était. Sonné, je m’abandonnais au doux tangage du corail téoz.

Philippe ayant pu alerter Jean de mon retour je fus accueilli par ce dernier. Il fallut plusieurs bouteilles pour faire oublier mon cafard. Dans le canapé que je lui avais vendu à mon arrivée à Toulouse, mon appartement était trop petit pour que je le garde, je devais me faire à la banalité de la situation, j’étais coincé pour un bail dans la ville rose. Si adorable, cette préfecture me semblait tout d’un coup antédiluvienne. Il allait me falloir un peu de temps pour me remettre de mes émotions américaines.

Le lendemain, au travail, l’équipe avait complètement changé. Les salles étaient modifiées. J’avais un nouveau collègue en face de moi et pour autant je crois que je mis un certain temps avant de produire le moindre son. Je ne parle pas davantage de mon travail. Le soir, je dormais chez moi après les formalités du serrurier pour ouvrir ma porte. Il allait mettre un certain temps pour changer les serrures. Le temps pour que tombent les payes je crois. Dans mon lit, il fallait me rendre à cette terrible évidence qui m’avait déjà traversé l’esprit, j’étais à Toulouse pour longtemps. Et je ne l’avais pas vraiment anticipé.

Souvent, je suis stupide et arrive aisément à occulter la pire des évidences.

Il va falloir que je me soigne et que je prenne de solides doses si le soleil ne revient pas.

> Jean Rolin

15 août 2006

Qu’un auteur puisse avoir autant de talent et d’imagination pour me faire vivre les situations ubuesques qu’il traverse aurait suffit a mon bonheur. Qu’a cette impertinence s’ajoute le charme d’un humour pince-sans-rire me comble entierement. Mais en plus de tout cela, Jean Rolin connait Ibro Spahic, Kemal Muftic, le centre Obala et l’expo Leibovitz, les innombrables creatures bosniaques de reve, le cinema Apollo… tous les details d’une capitale et d’un pays dont j’ai, nous avons, tant admire le courage, la force et la beaute.

Mille mercis, Antoine pour cette decouverte. Je m’en veux d’etre passe aussi lontemps a cote d’une telle energie et ma reconnaissance a ton egard est d’autant plus grande que je n’avais compris le sens de ton cadeau au moment ou tu me l’adressais.

Camarades, il est urgent de se fournir en Jean Rolin. Je n’adresserais plus la parole a ceux qui n’en ont pas encore goute.

PS : pour tous ceux qui n’auraient pas encore compris ce que innombrables creatures bosniaques de reve signifiait, se reporter a mes posts :
http://nucnuc.blog.lemonde.fr/nucnuc/2006/01/rsistance.html,
http://nucnuc.blog.lemonde.fr/nucnuc/2006/01/sarajevo_je_me_.html

NYC Program

10 août 2006

Vendredi 4 août

Central park
Nocturene au Met
Fête sur les toits
Restaurant indonésien

Samedi 5 août

Dscn7079Gilles goûte une Sierra nevada dans la quartier de Williamsburg

Eli’s Brunch
Queens
PS1
Brooklyn
Quartier de Williamsburg
Staten island
Financial district
Concertr grunge
Péniche

Dimanche 6 août

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Harlem
Culte avec gospel
Brunch
Bronx
Little italy in tghe Bronx
Bar à cow-boy et call-girl

Lundi 7 août

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Lower east side
Chinatown
"enfants terribles"
MoMa
Burger (Chez Mr Melon)
Woody

Mardi 8 août

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Le conseil de sécurité

Visite des gratte-ciels
Visite guidée des Nations unies
Top of the Rock(feller)
Union Sq

Grande visite de Central park

Esat Village
Restaurant argentin
Bar très "old" americain

Mercredi 9 août

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Washington Sq
Greenwich village
Bonbonnière brunch
Brooklyn bridge
Restaurant japonais

Jeudi 10 août

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(mon blog)
Soho (en cours)
Chelsea (en projet)
Withney (en projet)

> Skyline attitude

10 août 2006

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New York, c’est déjà fini

10 août 2006

Depuis le 4 août, la visite de Big Apple m’a permis de découvrir un peu de cette immense cité. Je profite de quelques instants de pause pour illustrer mon blog.

Dscn7035La skyline au travers des fenêtres du PS1 (annexe du MoMa)

Dscn7130Sur le bateau de Staten Island

Dscn7054Dans un cab, Bruno rivalise avec Antoine dans l’American speaking

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Pause à Central Park

> Éloge des interdits

1 août 2006

J’adore les protestants. Pour n’irriter personne, j’adore également les protestantes. Mais là, il faut bien dire que ma dernière lecture de la Réforme m’a appris à apprécier également ce qui ce fait de meiux dans le monde catholique. Ce qui me fait dire ça c’est l’article rédigé par Michel Cool consacré à Michel Quesnel, professeur d’exégèse biblique et à son dernier livre, La sagesse chrétienne, un art de vivre.

Quelques citations peuvent éclaircir le propos de l’érudit. « Mes formulations, mes représentations de foi ne cessent de se déplacer, d’évoluer, de changer au fil des recherches historiques et exégétiques que je poursuis. Grâce aussi à mes rencontres avec toutes sortes de gens, je crois autrement. Une foi qui ne change pas est une foi morte. »

Il ne faut pas se tromper sur ses intentions. Quand il parle de sexe, d’alcool ou de drogue, il précise que « les qualifier d’interdits, c’est sagesse. Mais si l’interdit est structurant, le transgresser fait partie de l’expérience commune. Prétendre qu’il faut à tout prix s’abstenir de s’y aventurer serait de l’angélisme… L’Eglise catholique rend impossible la vie aux jeunes quand elle leur fait l’injonction de ne pas transgresser. En fait, elle les culpabilise. Elle ferait mieux d’accompagner leurs transgressions. Jésus ne dit-il pas à la femme adultère : “Va, je ne te condamne pas et ne pèche plus” ? »

Evidemment, la question se pose de savoir l’impact d’une telle intelligence dans un monde marqué par les replis identitaires. « Face à l’intégrisme, je peux me montrer intolérant. Quelque chose qui nierait l’évidence de l’intelligence et de l’histoire, pour se réfugier dans un corps de doctrine et de comportement, relève de la bêtise. Je ne crois pas à un monde de purs. Je crois à la pureté du regard et de l’intention. Je conçois la foi du charbonnier pour le charbonnier. Mais quand on n’est pas charbonnier, je ne la conçois pas. »

La sagesse chrétienne, un art de vivre, Michel Quesnel, Desclée de Brouwer, 2005.

Pour retrouver l’article de Michel Cool dans la dernière édition de Réforme : www.reforme.net

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