Archive for septembre, 2006

DSK candidat

28 septembre 2006

Pour
tous ceux qui ne le connaissent pas et ceux qui feignent de le découvrir, je
vous propose d’aller faire un tour du côté de cette biographie succincte qui
vous permettra de vous faire une opinion.

@import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);

Mardi
prochain, nous serons certains des candidatures qui nous seront proposées. Il ne
s’agira plus de faire avec ceux qui voulaient ou auraient voulu mais avec ceux
qui pourront le faire. Je pense que nous aurons alors quelques lignes de
clivage qui dépasseront les personnes et rejoindront le débat d’idées. Je fais ce vœu.

Soirée IC

26 septembre 2006

CcileDominique

Milie

Filip_1

Irne

Juju

Rassemblement débutants

26 septembre 2006

Baptiste_2C’est au cours du rassemblement débutants organisé par les club de football d’Andreze, de Jub et Jallais que j’ai pu voir mon neveu faire ses premiers pas dans le club de Beaupreau. Ci-dessus, Baptiste règle ses protège-tibias avant d’engager la compétition qui va par période de 5 minutes le voir affronter les clubs des villes voisines des Mauges et de l’Anjou. Mais déjà, Rapahaël, son jeune frère ci-dessous, montre une détermination à le rejoindre qui décoiffe son père.

Raphal_2

Ce soir, Nantes

22 septembre 2006

Nantes_blasonville La première ville ayant reçu la Croix de la Libération fut Nantes, dès le 11
novembre 1941. « Ville héroïque qui, depuis le crime de la capitulation, a
opposé une résistance acharnée à toute forme de collaboration avec l’ennemi.
Occupée par les troupes allemandes et soumise aux plus dures mesures
d’oppression, a donné aux Français, par de nombreuses actions individuelles et
collectives, un magnifique exemple de courage et de fidélité. Par le sang de
ses enfants martyrs, vient d’attester devant le monde entier la volonté
française de libération nationale. »

Comme ne pas être légitimement fier de ce fait d’armes ! Je ne rate pas une
occasion pour rappeler à mes congénères que cette ville est belle. Au-delà de l’esbroufe
qui entoure parfois son image, je me tiens informé de l’évolution de la cité
ducale et j’espère qu’en respectant son passé, ses habitants pourront bâtir un
bon scénario pour le futur.

Bon, en fait, je crois que je reste encore Nantais de coeur. Il est bien
rare que je ne reconnaisse pas une photo où ce cache derrière un personnage un
morceau de trottoir nantais. J’ai sans doute un peu perdu l’habitude pour
trouver des places pour me garer car les sens de circulation ne cessent de
changer mais le nom des rues me reste en tête. Au programme de ce week-end, une
rencontre avec IC et son
Conseil d’administration, le premier tournoi de foot auquel participe mon
neveu. C’est déjà pas mal !

Lecture excessive

20 septembre 2006

Le 21 avril n’est pas une conséquence du score de l’extrême droite. C’est une conséquence de la capacité de l’extrême gauche à parasiter le débat. Cette forme de pensée politique a une vision si terrifiante de la réalité qu’elle se refuse à la réformer. En cela, elle rejoint la lecture excessive qu’ont les fondamentalistes de leurs propres religions.

La force du système représentatif britannique

20 septembre 2006

Nous vivons un moment où rendre hommage au système
représentatif britannique n’est pas de trop. Les institutions britanniques
offrent certes au leader des communes ce qui peut s’apparenter à une dictature
à temps plein. Mais celle-ci est à durée limitée. Elle est comptée et peut être
retirée à tout moment. Il suffit de comparer avec le type de pouvoir appliqué
en France qui permet à n’importe quel gouvernement de goûter une totale
impunité entre deux élections. Dans notre système, Chirac s’autoproclame
président avec les attributs de la majorité alors qu’en 2002, nul électeur ne
lui a concédé le moindre blanc-seing. Les circonstances de cette élection
montrent combien les politiques français les moins habiles peuvent se sauver du
désastre en écoutant les esprits les plus partisans de leur entourage. Il est
toujours temps d’exploiter une majorité absolue même si elle est obtenue de
façon hasardeuse puisqu’elle autorise tous les débordements le temps du mandat
pour lequel elle est élue. Entre temps, la terre peut s’effondrer, les
principes peuvent être foulés au pied et la popularité s’effondrer.
L’opportunisme est roi au pays de Jacques le corrézien.

Tout au contraire de qui se passe chez nous, ce qui
caractérise le modèle d’outre-Manche, ce sont les contre-pouvoirs non
institutionnels. Depuis la guerre en Irak, le Premier ministre est
régulièrement mis en difficulté. La discipline est rompue et le divorce entre
le chef du gouvernement et sa majorité est consacré. Ce ne sont pas les
victoires passées qui sont examinées. Ce sont les chances de victoire à venir
qui comptent. Vainqueur à trois reprises, Tony Blair est obligé de partir sans
avoir été battu à 54 ans. Chercher l’erreur ! C’est la force du système
représentatif qui n’émane pas de l’opinion publique mais du parti et ses
cadres. Là-bas, les congrès servent à quelque chose même lorsque le parti est
au pouvoir.

Au plan politique, deux choses ont coûté cher à Tony
Blair.

Avec Clinton, notre partisan de la troisième voie pouvait
incarner un atlantisme de bon aloi. Cela est devenu de moins en moins possible
avec Georges W. Bush.

Les méthodes de communication ne peuvent durablement
impressionner. Le parti conservateur s’en sort aujourd’hui par des méthodes
blairistes qui conjuguent une certaine habileté en communication ainsi qu’une
pratique de la triangulation. Cette dernière technique consiste à piquer
quelques idées-forces de l’adversaire en se les appropriant. Ainsi, l’opposant
politique se trouve privé de son fonds de commerce et ne peut reprocher aux
forces contraires de faire preuve de faiblesse sur ce qui est désormais devenu
un élément fort de leur nouveau programme. Cette tactique tente de percer en
France avec de nouveaux chantres comme Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Cependant, le devenir du travaillisme n’est pas assuré. A
la suite du départ programmé de Tony Blair, la relève de génération ne se
produira pas forcément. Gordon Brown est certes un bon gestionnaire qui a su
organiser la croissance anglaise mais il risque d’entraîner le Royaume-Uni dans
une phase allergique à l’égard de l’Union européenne. Affaire à suivre.

Le pragmatisme scolaire

20 septembre 2006

A l’heure de l’invention de la carte scolaire, la ville rassemblait toutes les populations sur un même lieu. Les bourgeois au premier, à l’étage noble, les chambres de bonnes au-dessus accueillaient les domestiques et une classe moins aisée. Dans la France rurale d’aujourd’hui, cette répartition citadine marche encore dans les petites préfectures et sous-préfectures. Mais l’évolution urbaine a conduit à une ségrégation sociale des quartiers. Cela a engendré par rapport à la carte scolaire de nombreux passe-droits et un certain succès de l’école privée dont l’aspect privé est de plus en plus à relativiser puisqu’elle fait de fait partie du service public.

L’idée libérale de suppression des secteurs supposerait un marché de l’éducation. Mais celui-ci connaît des limites que les libéraux ne veulent pas assumer car cela reviendrait à dire publiquement que l’éducation devient payante et ressemble à un investissement comme un autre. Ors personne, même les libéraux les plus farouches n’osent l’énoncer.

Le gouvernement reste sur une lecture traditionnelle. La carte scolaire doit être suivie par les autorités mais des assouplissements sont possibles. Le ministre de l’Education s’est une fois de plus illustré par son incompétence en se disant prêt à accorder des dérogations aux mentions « très bien ». Sa logique est la suivante : « avant de s’en sortir, il faut s’en être sorti par soi-même » ou encore « aide-toi, le ciel t’aidera ». Décidément, les centristes se succèdent et se ressemblent par leur médiocrité à ce ministère. Depuis le passage de François Bayrou, je pense que l’Education nationale ne devrait jamais plus être confiée à un membre de l’UDF. Déjà que les plus brillants à ce poste passent pour avoir été des immobilistes ! Que ne devrait-on dire du pape du centrisme qui survécut dans les mêmes habits aux gouvernements Balladur et Juppé ? Rien car son action fut transparente sauf celle qui consista à rallumer la guerre scolaire.

Le débat qui oscille entre soutien et réajustement n’est donc pas très intéressant. C’est un peu comme tous ces thèmes qui sont censés toucher tout le monde mais qui n’apportent aucune solution nouvelle. C’est à croire que ceux qui agitent ces matières pour se faire connaître et reconnaître ont décidé de toucher un public et d’en rester là. Pourtant, la charge du politique est ailleurs. Je suis d’accord pour toucher les gens, en les questionnant sur leurs tracas quotidiens mais à condition de les amener à des solutions nouvelles. Ce n’est pas le chemin qui est emprunté et je le regrette. Car si le débat reste vif, il est biaisé car la question est compliquée. Les communes, les départements, les régions assument une part importante des investissements scolaires. Les collectivités locales concourent autant que l’Etat à la bonne marche du système. Cependant, la population pense que cela demeure une compétence de l’Etat. Les attentes sont importantes puisque les préoccupations de nos compatriotes vis-à-vis de leur gouvernement national se portent à 66% sur les problèmes d’éducation et à 64% sur le chômage. L’obsession des parents est de donner le maximum de chances à leur progéniture. Et ce n’est pas un hasard si nos politiciens choisissent le moment de la rentrée pour aborder le sujet. Un autre chiffre indique que 15,1% des collèges concentrent 44,8% des enfants étrangers scolarisés. On comprend mieux la panique qui s’empare de certains parents pour échapper à ces établissements.

Les politiques publiques généreuses ont parfois accru la difficulté. Les ZEP accordent des moyens supplémentaires mais sans doute insuffisamment. Etre dans une classe ZEP n’est pas une gloire et on assiste à une stigmatisation qui fait que l’objectif du faible nombre d’élèves par classe n’est plus un objectif pédagogique mais au contraire un objectif de survie des écoles de ces zones. Les collèges et lycées prestigieux des centres continuent à connaître des classes surchargées. Le vrai défi est celui de l’excellence mieux répartie sur le territoire. Il est aussi celui d’écoles primaires mieux dotées sinon l’égalité des chances est un mythe.

Enfin, je souhaite poursuivre par une expression personnelle qui fera sourire nombre d’amis socialistes.

Si l’on souhaite que l’école publique relève le défi de l’égalité réelle, il faut regarder froidement le modèle de gestion de l’école privée sous contrat. Celui-ci n’est pas le plus mauvais. Sa solvabilité est collectivisée et son offre de formation est personnalisée. De plus, la souplesse permet de réaliser pleinement des projets originaux qui répondent à des objectifs particuliers. C’est un système qui assure une bonne autonomie, une évaluation, un soutien individualisé et un certain pouvoir des usagers dans le respect d’une réglementation nationale. Il faut que l’école publique se diversifie et évolue avec son temps. Les instituteurs de la République ont su instruire une nation, il faut désormais que par un modèle adapté ils démocratisent notre projet éducatif en empruntant auprès de la concurrence ce qui est bon comme auprès des expériences novatrices.

Ce n’est pas l’idéologie mais le pragmatisme qui doit guider nos pas en matière d’éducation. C’était le sens de cette dernière formule. Je ne souhaite pas qu’elle choque plus que son lot d’habitués.

> « Je ne puis consentir à séparer l’Amérique de l’Europe » Tocqueville

14 septembre 2006

Elepahnt

L’éléphant nantais et son lointain cousin d’Amérique in Ouest-France de septembre 2006

De Laurence Lotodi, lectrice de Nantes :

« Je feuilletais un ouvrage sur les États-Unis quand
mon attention se porta sur la photographie d’un éléphant en bois aux dimensions
imposantes. Achevé en 1881 à Atlantic City, le colosse, qui mesure près de 20m
de haut et 26m de long, semble être l’ancêtre de celui qui se prépare dans les
ateliers de Royal de luxe.

« La structure en bois n’est pas articulée, à l’inverse du
modèle nantais. L’éléphant Lucy d’Atlantic City, est figé sur la Broadwalk
promenade, qui longe une plage de l’Atlantique dans l’état du New Jersey. Les
visiteurs peuvent pénétrer à l’intérieur de la structure et contempler les
rivages du New Jersey depuis la plate-forme sur le dos de l’éléphant. Au bord
de la Loire, au milieu d’un parc végétal, tout prés de l’Atlantique, un autre
éléphant viendra bientôt promener les visiteurs en quête de poésie.

Les faits sont là. Nos imaginaires se rapprochent. Nos nous
deux pachydermes nous le rappellent et veilleront à émerveiller les enfants que
nous restons, quelque part, d’un côté et de l’autre de l’Atlantique. « Je
ne puis consentir à séparer l’Amérique de l’Europe, maigre l’océan qui les
divise », écrivait Tocqueville. Voilà qui laisse à penser. »

Remember

11 septembre 2006

Memoriam

> Like a frightened cat

9 septembre 2006

Gato_1

Des actes de violence comme jamais dans cette rentrée, Israël qui ne sait se défendre et provoque plus d’insécurité dans un zone déjà rudement touchée, le Hamas qui dirige la Palestine, le Hezbollah qui co-préside au destin libanais, l’Iran qui souhaite pousuivre sa quête nucléaire, mis à part une Amérique qui semble retrouver sa lucidité cinq ans après 9/11, notre environnement semble dégradé et parfois j’ai le sentiment d’être ce petit chaton effrayé par la montée de tous ces périls. Plus exactement je suis pris de vertige devant l’absence de perspectives pacificatrices.

Je n’en viendrai pas à regretter l’horrible renoncement qui dominait l’odre de la guerre froide. Le sentiment de sécurité qui pouvait prévaloir pour quelques pays privilégiés cohabitait avec une glaciale lâcheté. A l’heure du terrorisme, il est tout aussi urgent de se saisir de la question des conditions de la paix dans les régions explosives de la planète. Sans une prise en compte des racines de la discorde, notre monde restera ce qu’il est à savoir de plus en plus fragile. Un peu comme les twins towers.

Men reading fashion magazines

9 septembre 2006

Lu chez Benoît et vivement apprécié. Les mots sont justes et comme ils viennent  d’une femme, d’une revue faite par les femmes et pour elles, je me dit que nous pouvons faire écho au message et lire ces quelques lignes sans être taxés de machistes.

http://www.elle.fr/

Présidentielle attention, la mère monte !

On a pu croire que Ségolène Royal s’envolait dans les sondages parce qu’elle incarnait, comme femme, l’idée d’un renouveau. Et pourquoi pas, d’ailleurs.

Même si l’argument est mince (être une femme n’est pas une vertu), même s’il en faudra beaucoup d’autres pour franchir la ligne d’arrivée, pourquoi ne pas imaginer pour de bon un genre nouveau à la présidence ?

Mais ouvrons les yeux. Est-ce vraiment d’une femme que s’amourache toute la France ? Une femme assumant son ambition (bravo !), une femme enfin considérée à l’égal de l’homme dans un sérail politique qui serait dépoussiéré de ses traditions machistes… Que nenni ! L’ère nouvelle qui s’annonce n’est pas le temps des femmes (dommage, on y croyait presque…), mais l’heure des mamans. Arnaud Montebourg, rallié de l’été au panache blanc de la députée des Deux- Sèvres, résume avec une candeur confondante le syndrome en vogue par une déclaration émue et fiévreuse qui justifie son soutien : « Les femmes ne sont pas comme les hommes. Et la maternité, même inconsciemment, ça oblige au dévouement… » Ben voyons. Comme Ségolène Royal a quatre enfants, elle est donc quatre fois plus crédible et dévouée qu’une primipare, et je ne vous parle pas des hommes, ces pauvres types incapables d’abnégation puisqu’ils n’ont pas d’utérus ! C’est donc ça, le projet qui va tous nous souder : supermaman femme providence, sauveuse de la France accueillant en son sein tous ses petits dispersés, réparant les bobos et les fractures (sociales), distribuant les goûters et, pan, une bonne fessée pour ceux qui font des bêtises. Et, en plus, ça marche ! Pour le moment, Ségolène Royal rafle tous les suffrages, non pas tant par ce qu’elle est, mais par ce qu’elle incarne. Même pas besoin de parler, c’est magique. Tous ses prétendus points faibles (elle n’a pas de programme, elle n’est pas précise, elle ne connaît pas les gros dossiers…) se transforment en atouts : les soi-disant superqualifiés qui savent tout mieux que tout le monde ont-ils encore la cote ? Non. Mieux vaut une présence ressemblante et rassurante. Une maman, vous dis-je !

Et voilà notre second tour bien campé : Ségo contre Sarko, deux solides archétypes du couple parental, et toute la France sommée de choisir entre son père et sa mère ! Reste l’essentiel : ce que Ségolène Royal choisira de dire et de faire, et qui prouvera qu’elle n’est pas dupe de la ferveur mystique dont elle est l’objet. En femme de terrain avertie des soubresauts du monde politique et de l’opinion, elle sait qu’elle devra surveiller de près la résurgence des vieux mythes. Ceux-là même qui idolâtrent la madone seront ravis de brûler la sorcière dès que le vent soufflera. Pour la dignité de toutes les femmes qui n’en peuvent plus des stéréotypes moyenâgeux, il est urgent que s’engage la bataille des mots et des idées. On ne doit pas choisir une femme parce que c’est une femme. On doit la choisir en son âme et conscience parce que ses convictions emportent les nôtres. Comme avec un homme. Et que le meilleur gagne !

Valérie Toranian, le 04 Septembre 2006.

A new stay turns out indispensable

9 septembre 2006

New_wtc

Freedom tower
David Childs of Skidmore, Owings & Merrill
http://www.som.com

200   Greenwich Street

tower (tower 2)
Norman Foster
http://www.fosterandpartners.com

World financial center (tower 3)
Richard Rogers
www.richardrogers.co.uk

Tower 4
Fumihiko Maki
http://www.maki-and-associates.co.jp

Wtc_culture

WTC Culrural center
Craig Dykers and Kjetil Thorsen
http://snoarc.no

Absence Reflecting absence
Michael Arad
http://www.projectrebirth.org/rebuild/architecture/arad.html
Peter Walker
http://www.pwpla.com

Pour ceux qui ont répondu “soleil” à Jean-Pierre Foucault

7 septembre 2006

C’est vieux va me dire Bertrand mais c’est pour les pauvres bougres qui ne connaissent pas Galilée.

@import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);

Le péril Royal, par Alexis Dalem
LE MONDE | 25.08.06

© Le Monde.fr

Cela ne prend pas beaucoup de temps. Merci pour eux !

> Le soleil a rendez-vous avec la Lune

6 septembre 2006

Qu'est ce qui gravite autour de la terre ?

Qu’est ce qui gravite autour de la terre ?

Et restera à savoir qui gravitera autour de l’Elysée !

Merci Benoît !

> Le goût des autres

5 septembre 2006

Dsketmoi

J’espère que le prochain président que nous élirons sera bon enfant. Nous ne nous soucions jamais assez du caractère de la personne que nous souhaitons voir s’asseoir à la table de l’Elysée. La dernière fois que nous ayons choisi quelqu’un, encore que ce dernier n’aurait pas facilement accepté le mot choisi, il faut reconnaître qu’il avait mauvais caractère. Qui sait si ce n’est pas ce côté irascible qui l’a poussé aux écoutes téléphoniques, au cabinet noir, aux irlandais de Vincennes, au Rainbow warrior, à la débâcle de son second septennat… On peut se demander si quelqu’un qui traite tout le monde d’imbéciles, s’entoure d’une cour de flagorneurs et agit à sa guise sans la moindre délibération est fait pour la partie qui se joue au nom de l’Europe et de notre nation ?

Dominique Strauss Kahn a eu raison de dire que sa présidence ne serait pas mitterrandienne. Mais sa prédisposition au débat et son goût des autres n’en laissait pas douter. Ce dimanche, il a eu une nouvelle fois l’occasion de faire la preuve de sa bonhomie sous mes yeux. Il était à Toulouse pour soutenir la candidate socialiste à l’élection législative dans la première circonscription, Cathy Lemorton dont le suppléant n’est autre que Joël Carreiras. La matinée a été consacrée à des échanges avec les Toulousains sur les marchés du cristal et de Victor Hugo. Dans l’après midi, Dominique Strauss Kahn était sur la septième circonscription où se présente Patrick Lemasle, député sortant, et dont la suppléante n’est autre que Cécile Ha-Minh-Tu, une camarade de Socialisme-et-démocratie. C’est chez Hélène Breton, conseillère régionale que nous avons pu entendre notre candidat exprimer ses convictions sur les terres de notre ancien Premier ministre. Nous étions un peu moins d’une centaine pour entendre ce qui sera le maître mot de Dominique Strauss Kahn dans les prochaines semaines. Le débat, rien que le débat mais tout le débat. La soirée s’est terminée avec la probante victoire des Toulousains devant Biarritz (20 à 3) lors de la 4ème journée du Top 14. Tout comme notre candidat, le Stade toulousain commence sa nouvelle saison pied au plancher.

http://toulouse.avecdsk.net

Bisounours

2 septembre 2006

Un jour, dans un trajet qui me menait vers La Rochelle, j’ai eu à faire taire les personnes qui jacassaient sur le siège arrière. Tout le monde sait qu’il ne faut pas déranger le conducteur et pourtant ces deux-là s’en moquaient. Il m’a fallut en peu de temps frapper les esprits. Comme je les voyais dandiner de la tête et pouffer comme des enfants, j’ai du dire "taisez les Bisounours". Et ça leur allait tellement bien que je crois qu’elles ont fini par l’adopter. Alors voilà un texte de deux soeurs qui n’ont pas leur version de ce que signifie Bisounours. C’est pas si mal.

Bisounours par CocoRosie

Il fut un temps où rien n’était éteint
Où seul l’or de mon coeur donnait l’heure
Et alors j’étais fort, mais j’ai perdu la fleur et l’innocence
Dans ce décor je me sens perdu, rien n’a plus de sens
Mais j’ai encore quelques rêves et si tant est que j’aie le temps
J’irai caresser leurs lèvres
J’ai encore quelques rêves
Et si tant est que j’aie le temps j’irai caresser leurs lèvres
Il fut un temps où rien n’était éteint
Où seul l’or de mon coeur donnait l’heure
Et alors j’étais fort, mais j’ai perdu la fleur et l’innocence
Dans ce décor je me sens perdu, car rien n’a plus de sens

Si le temps avance trop
Je me sens de taille (Il nous entaille ?)

Je suis un enfant
Je refuse le temps

Je regarde le ciel et cet arc-en-ciel qui m’apaise
Je regarde la lumière et puis j’erre dans mes rêves

Oublier le temps
Rester un enfant

Blog-anniversaire

2 septembre 2006

L’année dernière, au même moment, je me mettais en tête d’obtempérer à l’offre des abonnés du Monde interactif. La pub disait que c’était facile mais je mis quelques temps à comprendre quelques subtilités comme celle qui consiste à mettre des images dans les colonnes.

Mais c’est désormais chose faite.

Il ne me reste plus que le radio-blog à installer mais je n’y arrive pas. Cela remplacerait agréablement mes liens vers les groupes de musique que j’écoute. L’année dernière, je rentrais d’un voyage en Bretagne qui m’avait ressourcé. 5 années passées à Toulouse sur les bords de la Garonne me rendait ce périple obligatoire en quelque sorte. J’avais commencé ce blog avec quelques citations, quelques photos, un portrait de mon grand-père… j’avais le sentiment d’un n’importe quoi mais j’appréciais. C’était une aventure qui me donnait de la liberté. C’était Nucnuc qui parlait et déchargeait Hugues de ses propres répétitions.

La politique a vite pris le pas. J’ai été infecté très tôt par ce virus mais je ne m’y limite jamais. Mon blog est une part de moi mais je ne m’y réduis pas non plus. Je parle de ce que je veux et quand je veux. Il y a plein de choses que je garde égoïstement sinon je n’y survivrais pas.

Comme cette année nous amène à changer de président et que je pense que j’ai fais le choix de celui qui sera le prochain, je ne vais pas m’arrêter. Simplement ce post marque le passage d’une année à une autre et je souhaitais être le premier à souhaiter bon anniversaire à mon blog.

Bonne_page_4

Life goes easy on him, most of the time

2 septembre 2006

Upper east side, entre le musée Guggenheim et la maison du Maire de New York, entre Central park et East river, dans une rue tranquille bordée d’arbres, habite un frenchy bien aimable. Son appartement témoigne d’une organisation bon enfant. Suffisamment négligé pour être bohême avec quelques traces de branchitude pour ne pas être hors de son temps. Une chaise Verner Panton et une autre Emeco donne le ton à un univers dominé par un mur de briques. Un canapé fait face à une table basse. C’est le centre vital encadré d’un côté par une chambre et de l’autre par une cuisine dans l’enfilade de laquelle se trouve la salle de bain. $1500, c’est le loyer qui donne accès à ce logement. Pas de machine à laver car le linge est rangé sous le lavabo et un lavomatic dans la rue permet lavage et repassage par le biais des nombreux chicanos qui y s’y activent jusque tard le soir. A l’autre bout du pâté de maison, un pub cosy donne envie de descendre l’étagère.

Une petite bibliothèque mais pour qui est habitué des déménagements, c’est une sage précaution. Je n’y avais pas encore remarqué Jean Rolin mais il semble qu’il en possède plusieurs exemplaires. Je n’ai pas vu non plus Mesa Selimovic qu’il cite sur son blog. J’aurais pourtant bien voulu lui emprunter son œuvre phare. A Toulouse, seule la bibliothèque d’étude et du patrimoine propose « la forteresse » en consultation sur place. L’édition de poche comme les autres sont épuisées. J’ai du me rabattre sur un autre titre « le derviche et la mort » aux éditions Gallimard dans la collection L’imaginaire. Quelques BD comme « no sex in New York ». Time out et de nombreux autres exemplaires des publications locales mais doit-on dire locales pour New York ? Par exemple, « the new york times » est en vente un peu partout aux States pour $1 et quelques taxes.

Des jeans, quelques t-shirts, des Converse… Tout de l’uniforme de celui qui n’a pas encore la trentaine et se sent à l’aise dans ses baskets. Comme ce jeune homme est très très bien, il dit avoir fait des sacrifices pour venir s’installer à NYC. On n’en doute pas car il est fort attachant et cet aveu donne encore plus de charme au portrait. Sans cela, il serait presque mièvre notre Tonio. Polyglotte et international, il ajoute qu’entre les Etats-Unis, l’Inde et son pays, c’est en Inde qu’il s’est senti le plus libre. Un vrai li-li (1), jaloux de sa liberté et amoureux du monde. Tout cela doit être évident pour un journaliste mais il le porte sans doute mieux que d’autres.

Sa musique fleure bon le nouveau continent. Coco Rosie en écoute, rien de plus normal pour le troisième des Bisounours. Belle & Sebastian vu en concert dans sa ville et bien d’autres goûts pour une musique d’aujourd’hui.

Des nuits à fumer de l’herbe sur le toit des immeubles en empruntant les escaliers de service, des journées à bosser sur l’économie et ses chiffres, des invitations auxquelles se joindre nécessite le port d’un costard, derrière ses lunettes aviateur, il ne chôme pas le petit.

Un mac trône sur une petite table ronde que du canapé il consulte. C’est peut-être de là qu’il lira ce blog.

(1) Libéral Libertaire

Hat pictures

1 septembre 2006

Voici quelques photos de tou-touristes que j’ai eu le désir de prendre suite à la perte de mon numérique. Un kodak jetable, un chapeau acheté à LA, des poses à la mords-moi le noeud, une grosse Pontiac qui dévale les pentes et avale la montagne et voilà. Le tout arrosé de Ryan Adams et Marianne Faithfull.

1_1 2_1 3_34_1 5 67 8 9 Photos : BR.

J’aime, je n’aime pas (2)

1 septembre 2006

J’aime le double rideau des douches, le drapeau américain, le brunch offert au rez-de-chaussée des églises après le culte, les bouches incendies ouvertes dans les rues de Harlem, les chapeaux de cow-boys, les cable-cars et les trolleybus de San Francisco en provenance de Milan, Louisville, Boston ou d’ailleurs, les maisons de la côte ouest, le musée de Young, ses cocktails et sa tour avec vue panoramique, Alcatraz, le Golden gate, les omelettes californiennes, l’émotion qui me traverse lorsque par hasard j’emprunte la ligne qui en provenance du New-Jersey me fait faire le tour de ground zero sur trois côtés, les consultation gratuites d’internet dans les public libraries (d’une heure à Santa Monica à une vingtaine de minutes à San Francisco), la tournée de Barack Obama au Kenya, l’ouverture de la convention démocrate d’été avec les cadets de l’école militaire de Chicago, le verve d’Howard Dean, les villes américaines avec les rues et les quartiers aux mêmes noms, le vin californien, la coit tower, le quartier hippie de Haight Ashbury, le quartier huppé de Nob hill dominé par l’hôtel Fairmont, …

Je n’aime pas que l’on me pince un téton, que l’on me boxe le ventre sans raison, les maisons « nouvelle Angleterre » sur la côte ouest, que sous le nom d’un plat français on découvre n’importe quoi à la place, me faire râper le cul en sortant sur une terrasse par un bow-window, …

> Harry Roselmack in NYT

1 septembre 2006

Vous avez bien fait d’en parler les uns et les autres. Mais il y a de quoi ne rien comprendre à ce foutu pays qui voit pour la première fois la nomination d’un noir comme présentateur du 20h00 sur la chaîne privée nationale la plus importante via les pressions d’un ministre de l’Intérieur. Cela produit les articles comme celui que j’ai trouvé dans « the new york times ». Les Américains utilisent des mots simples pour décrire une réalité que nous nous efforçons d’enjoliver.

Roselmack

Je me rappelle qu’avant les vacances, j’avais participé à une conversation avec Bertrand au bas de chez lui. Au cours de notre échange qui portait sur sa future paternité, les rapports homme femme, parents enfants, une consommatrice qui nous écoutait déjà depuis quelques temps se glissa dans notre causerie. Elle s’invita à notre table pour nous dire que les choses avaient bien évolué depuis son temps. Elle pouvait être ma mère. A la fin, elle nous expliqua que sur un autre plan, les choses avaient également changé. Quand elle était jeune, elle s’était vue refuser l’entrée d’un restaurant à Paris parce qu’elle était accompagnée d’un homme de la même couleur qu’Harry Roselmack. Cela me rappelle que la même histoire était arrivée à Juliette Greco et qu’elle avait choisi de cracher dans la main du portier qui leur avait refusé l’entrée.

Et que pour ce racisme qu’elle avait vu de ses yeux, notre voisine de bistrot nous disait qu’elle avait la plus grande fierté à regarder tous les soirs TF1 depuis son arrivée. C’était en effet une bonne raison de regarder une chaîne par ailleurs si détestable.

Je ne commenterais pas la façon dont notre présentateur estival a réussi son passage, cela fait maintenant une éternité que je ne regarde plus TF1 et de moins en moins la télévision. Je crois que début 2006, j’avais fais un pari de ne plus regarder du tout la TV pendant un mois et ce fut facile. Une gageure identique concernant l’alcool m’est encore inaccessible. Cela doit faire partie de mes bonnes résolutions de rentrée.

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