> Tournée des popotes

7 décembre 2006

Je n’ai pas eu beaucoup de chances lors de mon dernier passage à Paris. Dans un premier temps, mon programme culturel est allé d’échec et échec. J’ai trouvé portes closes au musée d’art et d’histoire du judaïsme que j’avais décidé de découvrir un samedi, jour de shabbat ! De retour au musée du jeu de paume, je demande à visiter la rétrospective Joel Meyerowitz où on m’informe que ses photographies sont scénarisées à l’espace Sully dans les parages duquel j’étais quelques instants auparavant pour faire choux blancs. Après l’exposition Yves Klein du centre Georges Pompidou, je reste place de la Concorde pour découvrir Lee Friedlander qui parfois prend la pose d’Antoine sur son blog, à moins que ce ne soit l’inverse.

friedlander1.jpg

En outre, l’aller-retour m’a causé quelques désagréments au passage de la sécurité des aéroports de Toulouse Blagnac et d’Orly. Dans le sens aller, mon shampoing douche a été kidnappé car il dépassait de 100 ml la dose autorisée tandis qu’au retour le scanner à bagages a découvert un cutter dissimulé dans mon sac. Arme blanche dont j’ignorais jusqu’à l’existence et qui ne m’a jamais appartenu. Cela m’a valu d’être signalé sur une blacklist… Une sacré mauvaise blague.

Tout ça pour dire que mon passage dans la capitale ne m’a pas complètement sorti de mon pessimisme post-16 novembre.

Enfin, quelques rencontres m’ont mis du baume au cœur. Je n’avais pas encore eu l’occasion de voir les enfants de Céline et Julien. Les deux jumeaux, portrait craché de leurs parents, avaient échappé à ma sagacité. En réalité, il n’y a rien de plus drôle et plus plaisant que de les dévisager. Suzanne ressemble tant à sa mère quand elle sourit et se montre sur sa réserve. Dans le même mouvement, Gabriel, surtout quand il devient grognon, incarne à la perfection les traits paternels. En plus j’apprends qu’un garçon est en route du côté de Philippe et Sylvie. C’est assez singulier que de retrouver des formules réduites qui, en plus grossier et en plus fin à la fois, évoquent des figures à l’histoire plus ancienne. Ça laisse imaginer un fort potentiel.

De ce périple parisien, je me fixe deux résolutions. La première est de retrouver les voies de la photographie au plus tôt. Elle est un remède à l’angoisse du temps perdu. La seconde est qu’au-delà de la campagne présidentielle de Ségolène à laquelle je vais participer (1), il y a une nécessité de faire à nouveau de la politique en dessinant les contours d’une nouvelle synthèse entre tradition et modernité. Si la petite équipe dont je suis membre le veut bien, tout est encore possible.

(1) Comme m’y invite Julien.

Une Réponse to “> Tournée des popotes”

  1. BR de Kerzantrec Says:

    Eh ! T’as pas eu que des malheurs… Tu nous a revus (bon, surtout Céline, Julien, les jumeaux Suzanne et Gabriel plus Filip, but… and me too, not at all ???

    La position très pro-israëlienne de Ségolène (mur, survol de la FINUL) va t’aider à entrer en campagne pour elle, non ?!? Bravo quand même pour cette bonne résoution…

    Vive Hillarry ! Vive Ségolène !!!

    Nono de Nantes

    J'aime


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