> Avec Pierre Cohen

13 mars 2008

Avec Pierre Cohen

Pierre Cohen, comment réagissez-vous au ralliement de Jean-Luc Forget à Jean-Luc Moudenc ?

Ma première pensée va aux électeurs du MoDem qui doivent se sentir trahis. Jean-Luc Forget a également trahi ses colistiers qui sont majoritairement proches des idées et des projets que je défends. Jean-Luc Forget me déçoit. J’avais de l’estime pour le candidat. Pendant la campagne, il disait vouloir faire de la politique autrement mais je constate qu’il fait de la politique comme avant. Il est allé au plus offrant puisqu’il avait commencé par me demander de fusionner. Il a dit pendant plusieurs mois son opposition à Jean-Luc Moudenc et en une nuit, il se convertit.

Vers qui doivent aller les électeurs du MoDem ?

Ils ont marqué une volonté de changement. Et s’ils regardent notre programme, sur les transports, le logement ou l’environnement, ils ont toutes les raisons de voter pour nous.

Jean-Luc Moudenc vous reproche de vouloir gouverner seul…

Mais j’ai déjà réussi le rassemblement à Toulouse de toutes les forces de gauche, c’est historique. La gauche rassemblée, ce n’est pas l’affaire d’une nuit. Je suis sensible à ce que représente François Simon, j’apprécie sa personnalité et c’est pourquoi je lui avais proposé une place. Mais il l’a refusée. Quant à la LCR, elle n’a manifesté aucune volonté de travailler ensemble, la fusion était donc irrecevable. Je ne veux pas ressembler à Jean-Luc Moudenc qui est l’homme des petites combines politiciennes et des mensonges. Je reste serein et déterminé. J’ai une autre conception de la politique, qui repose sur la transparence et le courage.

Que voulez-vous dire aux abstentionnistes, notamment ceux des quartiers populaires ?

Ils n’ont pas perçu les enjeux. C’est nous qui portons l’espoir et le changement dans les quartiers. Et même si nous n’enlèverons pas Nicolas Sarkozy, nous battrons son représentant à Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui n’a jamais rien fait pour les quartiers. Mon objectif est d’unifier la ville. Je souhaite un plan Marshall dans les quartiers, répondre à la discrimination et au chômage. Je leur propose la concertation sur les projets qui les concernent, comme le Grand projet de ville (GPV) pour lequel il faut d’abord penser à construire avant de détruire.

Auteur : Sébastien Marti – La Dépêche du Midi.

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