> L’au revoir de Kader Arif

20 janvier 2009

Kader Arif

Hier, les voeux du Ps étaient l’occasion de saluer l’ancienne équipe et notamment Kader Arif, notre ancien premier secrétaire, qui a dirigé la quatrième fédération de France pendant presque 10 ans. Dans les remerciements était associé Charly Gajan, inamovible trésorier, qui a évoqué la transformation des règles comptables appliquées aux campagnes électorales et son succès à opérer cette mutation avec rigueur. Les permanents étaient aussi à l’honneur. Nous n’imaginons pas à quel point leur rôle est compliqué. Souvent pris entre deux feux, ils doivent accomplir leur mission sans susciter le moindre mécontentement. C’est un exercice quasi impossible. Dans tous les cas, hautement périlleux.

Je suis arrivé au Bureau fédéral au cours du mandat qui précédait le congrès du Mans. J’ai donc connu Kader Arif et l’ancienne équipe pendant un peu plus de quatre années. Mon rôle n’était pas très important mais j’ai toujours apprécié le respect dont faisait preuve notre premier secrétaire. De l’avis de tous, il a redonné de l’importance à la fédération, redressé les comptes et assisté à bien des victoires électorales. Mes exigences (statuts, non-cumul, débat…) sont à mettre en rapport avec le travail accompli collectivement et je dois reconnaître que celui-ci n’est pas maigre.

Mais Kader Arif est avant tout une personnalité. Il tient beaucoup aux individus et aux rapports qu’il entretient avec chacun. En homme du sud, caractère qu’il revendique, c’est un émotionnel pur. Il se comporte avec emportement autant pour soutenir, défendre que pour combattre. Il ne mesure ni son talent ni sa force pour prendre position. C’est ce qui rend parfois la confrontation difficile et donne trop rapidement aux échanges un ton d’anathème. Il a rappelé hier ce qu’il devait à Lionel Jospin qui l’a toujours soutenu. Fidèle en amitié, il s’est excusé pour les désappointements personnels qu’il a pu causer à tel ou tel lors de la composition de listes électorales. Je ne le connais pas très bien mais, à coup sûr, il pensait ce qu’il disait.

Kader Arif nous a chaleureusement remercié de la confiance que nous lui avions faite pour diriger la fédération. Lui qui de par sa condition modeste et de par ses origines maghrébines ne prétendait à rien. Lui à qui on ne donnait aucune compétence pour diriger un parti politique et a tout de même réussi à rassembler et à fédérer. Bref, il nous a dit que nous avions relevé le défi de la diversité avant l’heure et que cela s’était passé de façon naturelle Peut-être même de façon inaperçue. Un jour avant l’investiture de Barack Obama, il voulait nous dire qu’en Haute-Garonne le Ps avait déjà rempli sa mission. Il faut souligner que Kader Arif ne s’est jamais cantonné dans un registre particulier. Au contraire, il a su déployer ses compétences pour les faire fructifier au sein des assemblées du Parlement européen et du conseil municipal de Toulouse.

En résumé, cet au-revoir ne signe pas un départ car nous n’avons pas fini de faire de la politique avec Kader Arif.

Une Réponse to “> L’au revoir de Kader Arif”

  1. chouka Says:

    Sans doute est-ce vrai.

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