> Des Européens à Toulouse

26 avril 2009

People first

L’Europe de demain, celle que j’appelle de mes voeux était à la tribune vendredi soir à la halle aux Grains à Toulouse. Je pense même que le successeur de Jacques Delors s’appelle Poul Nyrup Rasmussen, l’actuel président du parti des socialistes européens. Son intervention et celle de Martin Schulz m’ont particulièrement marqué. Le Parlement européen est l’instance qui nous représente en tant que citoyens et ces deux députés sont des figures européennes emblématiques qui peuvent atteindre l’ensemble du public européen. Martin Schulz a fait silence lorsqu’il a évoque septembre 1939. Sa capacité à nous faire prendre conscience en peu de mots des étapes franchies depuis 64 ans est peu commune. Il a rappelé que c’est une prouesse pour lui, en tant qu’Allemand, de représenter autant de peuples différents qui ont presque tous connu l’occupation par l’armée de son pays. En remontant aux origines de l’Union, il a voulu nous dire combien l’aventure européenne demeure fragile et combien l’inquiète la montée des nationalismes. Poul Nyrup Rasmussen s’est attaqué aux solutions que nous pouvons opposer à la crise. Il a rappelé les propositions contenues dans le manifeste. Nous lui devons tous un travail important de simplification et de clarté du message des socialistes européens. Il a décliné les mesures qu’une majorité de gauche devrait prendre dans les cent premiers jours en cas de succès électoral : plan de relance, pacte pour l’emploi, charte du droit des femmes, pacte de progrès social, plan de prévention et de régulation des marchés financiers, plan de solidarité mutuelle entre les Etats membres et proposition commune pour un nouveau G20 avant la fin de 2009.

Emine Bozkurt

Emine Bozkurt, vainqueur de l’eurovision du PSE.

Auparavant, nous avions eu le loisir d’écouter Martine Aubry. Notre première secrétaire a voulu crédibiliser l’idée d’un vote utile contre le pouvoir en place en France à l’occasion des européennes. Pierre Cohen et Kader Arif ont tous deux rappelé l’ancrage à gauche de nos territoires méridionaux et leur espoir de voir la gauche européenne victorieuse. Tout ce monde avait pris le temps de rencontrer les représentants de Mollex à la Mairie avec les principaux responsables du PSE. Enfin, nous avons eu aussi l’heureux privilège, lancement de campagne européenne oblige, de voir se succéder un à un les 26 autres têtes de listes. Cela avait des faux airs d’euro-socialiste-vision. C’est d’ailleurs à ce jeu que nous nous sommes livrés avec mes voisins de banquette. C’est la néerlandaise, Emine Bozkurt, qui a gagné le concours. Alors qu’elle ne s’est pas exprimée en français, ce qui lui aurait valu un point de bonus selon les critères que nous avions improvisés, elle a dominé l’épreuve par son charisme et surtout son enthousiasme. Kinga Göncz (MSZP Hongrois), Juan Fernando López Aguilar (PSOE) et Adrian Severin (PSD Roumain) occupaient les places d’accessit.

Juan Fernando López Aguilar

Juan Fernando López Aguilar, ancien Ministre de la Justice et tête de liste du PSOE.

Kinga Göncz

Kinga Göncz quitte ses fonctions de Ministre des Affaires étrangères de la Hongrie pour prendre la tête de la liste du parti socialiste magyar pour les élections européennes.

Adrian Severin

Adrian Severin, ancien Ministre des affaires étrangères de Roumanie et actuel député européen.

Avant le meeting, j’ai eu la lourde tâche de jouer au cameraman. Poussé en cela par Valerio Motta de l’équipe de campagne. Faute de Wifi, il m’a proposé de couvrir l’événement avec cet outil numérique. Je ne me suis amusé à remplir ces nouvelles fonctions avec les encouragements d’Ariane Vincent. je ne sais pas ce qu’il adviendra de tous les militants et élus du sud-ouest que j’ai pu accostés. C’est dans les mains de Valerio Motta.

Après la soirée, j’ai profité des caves de Grand Hotel de l’Opéra pour croiser Adrian Severin. Je n’ai pu réussir à connaître le nom du prochain président du groupe du PSE. Car si nous gagnons, Martin Schulz se verrait bien président du Parlement européen. Pour l’instant, je ne connais pas les candidats. Mais ce n’est pas encore le moment. La campagne ne fait que commencer et les premiers électeurs n’ont pas encore fait leur choix. J’ai pris du temps avec Catherine Trautmann sur la tribune du meeting et échangé avec Philippe Cordery et Maurice Braud. Peut-être que ceux-ci viendront nous revoir à Toulouse dans les jours prochains. Enfin je dois d’énormes remerciements à Ghislaine Robinson, la coordinatrice du département communication qui fait notre monthly report de la campagne du PSE. Avec son accord, j’ai récupéré une centaine de drapeaux et quelques cubes du manifeste.

Un grand moment cette soirée si je n’avais pas vu l’ombre d’un conseiller municipal toulousain un peu encombrant. Ayant quitté le PS depuis un moment, il fait désormais campagne avec le PéDéGé de Jean-Luc Mélenchon. Debout dans l’entrée de la salle, il m’a reçu en expliquant que j’étais « chez lui ». Alors que cette salle vient d’être rendue aux Toulousains par la nouvelle municipalité, un élu se permet encore d’utiliser -à la manière des anciennes équipes baudisiennes- l’adjectif possessif pour parler du patrimoine communal. Quand je vous dis que je parlais d’une ombre, le mot n’était sans doute pas assez fort.

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