> Isoler l’extrémisme afin de mieux le combattre

3 novembre 2009

Jean Baubérot

Audition de M. Jean Baubérot, titulaire de la chaire d’histoire et sociologie de la laïcité à l’École pratique des hautes études par la Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national.

Partons d’un constat avant de porter un jugement de valeur. Le port du voile intégral provient de plusieurs raisons, conjointes ou non. Il peut signifier, explicitement ou implicitement, que la société est ressentie comme une menace dont il faut se protéger au maximum. Il peut être une façon d’affirmer, avec une visibilité hypertrophiée, une identité radicale, face à ce qui est perçu comme une uniformisation sociale, un primat de la logique de l’équivalence sur les valeurs morales et religieuses. Il peut manifester une volonté de retour aux origines, liée à une lecture littéraliste des textes sacrés, ou une volonté de séparer le « pur » – les vrais croyants – de l’« impur » – le reste de la société. Il peut être une manière de retourner un stigmate face à des discriminations ressenties. Enfin, en tant que vêtement féminin, il conteste le fait que, dans les sociétés démocratiques modernes, les rôles masculin et féminin doivent être interchangeables, et, d’autre part, il refuse une hypersexualisation de la femme, liée à la communication de masse et à la marchandisation des sociétés modernes. Ces dernières raisons étant encore plus importantes quand le port du voile est subi.

Mais, même choisi, le voile intégral se fourvoie. Le refus du risque d’uniformisation sociale conduit à porter un uniforme intégral – ce qui est très différent du fait de manifester son identité par tel ou tel signe – et, par ce fait même, on englobe sa personne dans une seule identité, on gomme ses autres caractéristiques personnelles, on efface son individualité.

Rappelons que le visage, dont plusieurs des personnes que vous avez auditionnées ont souligné l’importance, est une présentation de soi à autrui, une façon de conjuguer appartenance et identité, relation aux autres et individualité.

Mais le port du voile n’est pas la seule dérive menaçant le rapport aux autres. L’addiction au virtuel peut être considérée de façon assez analogue, comme d’ailleurs l’hypertrophie des racines qui permet une séparation symbolique avec d’autres peuples.

Par ailleurs, le souci de la pureté se manifeste aujourd’hui de façon multiple, par diverses croyances, religieuses ou non. Une certaine façon de mettre en avant la laïcité participe même de cette attitude. Et le refus de reconnaître aux femmes le même rôle dans la société qu’aux hommes donne lieu, vous le savez, à de nombreuses stratégies, souvent implicites et subtiles – et d’autant plus efficaces.

La recherche souvent exacerbée de l’identité, le désir parfois quasi obsessionnel de purification sont des réponses aux difficultés rencontrées dans la société qui aboutissent à des impasses, voire à des caricatures de ce que l’on prétend combattre. En ce sens, ce sont de fausses réponses. Le voile intégral en est un cas particulièrement visible, mais très minoritaire.

Face à cette pratique, on invoque régulièrement la laïcité. Or les exigences de laïcité sont très différentes selon les secteurs de la société. Permettez-moi ici quelques rappels qui, directement ou indirectement, concernent votre sujet.

La première et la plus forte exigence de laïcité concerne la République elle-même, qui doit être indépendante des religions et des convictions philosophiques ou politiques, n’en officialiser aucune, assurer la liberté de conscience et l’égalité dans l’exercice du culte. L’application de ces principes est toutefois sujette en France à certaines dérogations. Ainsi, en Alsace-Moselle, malgré l’article 2 de la loi de 1905, trois cultes sont « reconnus », tandis qu’un seul – le catholicisme – l’est en Guyane. Les lois de séparation elles-mêmes, votées de 1905 à 1908, prévoient une mise en pratique accommodante puisqu’elles autorisent la mise à disposition gratuite et l’entretien des édifices cultuels existant alors mais l’islam n’était pas présent dans l’Hexagone… Et, sans intention discriminatrice, la République peine, malgré certains progrès, à réaliser l’égalité entre religions, au détriment de l’islam.

La deuxième exigence de laïcité concerne les institutions, où les actes de prosélytisme ne sont pas permis. Dans son avis de 1989, le Conseil d’État a interdit un port ostentatoire de signes religieux à l’école publique qui serait lié à un tel prosélytisme, mais toléré un port qui ne s’accompagnerait pas de comportement perturbateur. La loi du 15 mars 2004 est allée plus loin pour le primaire et le secondaire mais, significativement, pas pour l’Université, que fréquentent des personnes majeures. Elle a donc introduit une dérogation dont les effets se sont révélés ambivalents, puisque cela a induit la création d’écoles privées à « caractère propre » musulman. On peut être attaché à la liberté républicaine de l’enseignement et s’interroger sur l’effet paradoxal d’une loi de laïcité qui aura favorisé l’enseignement privé confessionnel. Cela montre en tout cas que les conséquences d’une loi ne sont jamais univoques, et ne peuvent pas toujours être prévues en totalité.

Un troisième secteur de la société est l’espace public de la société civile, qui est à la fois un prolongement de la sphère privée et un lieu de débat, de pluralisme, de grande diversité d’expression. Là, l’exigence principale est d’assurer la liberté et le pluralisme, dont nous avons une conception plus large qu’il y a cinquante ans. Est-ce à dire pour autant qu’il n’y aurait plus aucune exigence de laïcité dans cet espace public ? Je ne le pense pas. Le préambule de la Constitution énonce les principes qui forment l’idéal de notre République, dont l’égalité des sexes. Mais chacun sait bien qu’il existe une distance entre réalité idéale et réalité empirique. L’objectif étant de réduire, sans cesse, cette distance, il convient de distinguer entre le réversible et l’irréversible. L’irréversible atteint l’individu dans sa chair, dans son être même. Il induit une sorte de destin. La puissance publique doit empêcher autant que faire se peut l’irréversible de se produire, pour que les individus qui le subiraient ne se trouvent pas marqués d’infamie, pour qu’ils puissent faire librement des choix personnels. L’excision est l’exemple type de l’irréversible ; dans ce cas, la loi peut contraindre et réprimer.

Pour le réversible, le respect de la liberté individuelle doit primer, limité seulement par l’existence d’un trouble à l’ordre public démocratique ou d’une atteinte aux droits fondamentaux d’autrui. Le réversible concerne l’extérieur de la personne. Ainsi, pour couverte ou découverte qu’elle soit, il ne s’agit pas la personne même, mais de l’image qu’elle donne à voir à un moment précis – par exemple par le vêtement, qu’on peut ôter, dont on peut changer. Comme le dit la sagesse des nations, « l’habit ne fait pas le moine ». Cela nous invite à ne pas nous montrer mimétiques : ce n’est pas parce qu’une personne, carmélite ou musulmane, s’enferme dans un uniforme intégral qu’il faut porter sur elle un regard identique, qui dissoudrait son individualité dans sa tenue. Il faut au contraire séparer son être et son paraître, refuser son refus de se socialiser. Il faut agir avec la conviction que, comme toute personne humaine, elle possède de multiples facettes et peut activer celles que, pour une raison ou une autre, elle met actuellement sous le boisseau.

Et, comme au billard, cet objectif ne s’atteint pas en ligne droite. Entre le permis et l’interdit existe le toléré, où l’on combat par la conviction et l’exemplarité, où l’on procède au cas par cas pour ne pas être, à terme, contre-productif. Pour ce qui est réversible, réglementer quand certaines nécessités de la vie publique l’exigent est beaucoup plus approprié que légiférer.

Améliorer le dispositif social pour lutter contre les tenues subies est également important, mais une loi qui conduirait celles qui subissent le port du voile intégral à ne plus pouvoir se déplacer dans l’espace public induirait une situation pire que la situation actuelle. Et, pour le voile intégral choisi, le contraindre irait le plus souvent à l’encontre du convaincre. Or c’est essentiellement de convaincre qu’il s’agit.

Pour ceux qui veulent convaincre et qui sont en position de le faire – je pense principalement à l’immense majorité des Français musulmans opposée au voile intégral –, le pouvoir coercitif de la loi risquerait fort d’être un allié désastreux. N’étant pas forcément comprise, s’ajoutant à une situation difficile, cette coercition conforterait un ressenti victimaire dont nous savons qu’il a, par ailleurs, ses raisons. Ce ressenti, et c’est là une raison fondamentale d’être à la fois contre le voile intégral et contre une loi, dépasserait largement le petit nombre de celles et ceux qui sont favorables au port de cette tenue.

Il faut se montrer très attentif au fait qu’une éventuelle loi serait la seconde qui, au niveau du symbolique, semblerait viser l’islam, même si ce n’est pas du tout ce que vous souhaitez faire. Se créerait alors un engrenage qu’il serait ensuite très difficile d’enrayer. L’idée fausse selon laquelle une société laïque est antimusulmane se renforcerait chez beaucoup de musulmans et, en particulier, de musulmanes aujourd’hui opposées au port du voile intégral. Inversement, des éléments antimusulmans de la société française y liraient un encouragement et ne se priveraient pas de donner une interprétation extensive de cette nouvelle loi, comme certains l’ont fait de la loi de 2004. La spirale infernale de la stigmatisation, de la discrimination au prénom et au faciès et de la radicalisation manifesterait que rien n’est résolu – au contraire. Une troisième loi apparaîtrait alors indispensable à certains, mais ne ferait qu’aggraver les choses. Une quatrième loi serait alors réclamée…

Un tel scénario catastrophe n’a rien d’invraisemblable. Il s’est déjà réalisé juste après l’affaire Dreyfus, avec la lutte anticongréganiste. Radicalisant les positions en présence, chaque mesure en appelait une autre plus forte. Ce combat se prévalait des valeurs de la République, de la défense de la liberté, de l’émancipation citoyenne. Cent ans après, le jugement des historiens, quelles que soient leurs orientations, est totalement différent : ce désir de « laïcité intégrale », comme on disait à l’époque, risquait d’entraîner la République à sa perte et ne pouvait avoir des résultats émancipateurs. En revanche, les mêmes historiens louent Aristide Briand d’avoir changé de cap et rétabli une « laïcité de sang-froid ». La laïcité « roseau » est plus solide qu’il n’y paraît, plus apte à résister aux tempêtes qu’une pseudo-laïcité « chêne », qui séduira par son aspect massif alors que celui-ci constitue précisément sa faiblesse.

Déjà, d’après le travail de terrain que j’ai pu effectuer, la nomination d’une mission consacrée au seul problème du voile intégral a rendu plus difficile le désaveu de cette pratique par certains musulmans. Elle a engendré un effet systémique où se manifeste parfois une solidarité entre victimes. Elle a, enfin, alimenté des craintes de rejet.

Certes, votre mission aura sans doute à cœur de proposer des mesures plus générales, mais le précédent de la commission Stasi et la déception de plusieurs de ses membres face à la suite unilatérale qui lui a été donnée peuvent faire redouter une fâcheuse répétition. Certains ne manqueront de dire qu’il aurait été plus utile de chercher à appliquer les propositions de la commission Stasi que de les oublier pour se focaliser sur la seule question du voile intégral.

Pour renforcer la relation de confiance entre la République et ses citoyens musulmans, pour isoler l’extrémisme afin de mieux le combattre, il me semble que vous devriez prendre l’initiative de transformer votre mission en mission de réflexion sur toutes les questions liées à la diversité de la société française. Si cette diversité n’est pas un fait totalement nouveau, son ampleur est le signe d’une mutation de notre société, comme d’ailleurs d’autres sociétés démocratiques modernes, dans un contexte international troublé. Il n’est pas surprenant que cela s’accompagne de tensions, de tâtonnements, d’incertitudes et même de craintes. Aux représentants de la Nation de tracer des voies d’avenir !

3 Réponses to “> Isoler l’extrémisme afin de mieux le combattre”


  1. Le communautarisme religieux : une maladie…
    Folie et spiritualité, le couple inséparable.
    Croyances, religions, sectes, prophètes, prophéties et délires mystiques, pour en terminer avec cette fausse dualité et faire de la prévention à tous les jeunes sur ce qu’est le contenu de la schizophrénie.
    Combattre la schizophrénie.
    Faire de la prévention par l’explicatif sur ce qu’est le contenu des hallucinations.

    Dieu a dit ; mais a qui l’a-t-il dit ?
    – Dr Philippe Rouby : « Quand le ciel s’ouvre et que Dieu m´appelle par mon nom… c’est que la psychose a pris le dessus ».
    – Antoine Lesur – Psychiatre : La schizophrénie, la comprendre pour mieux la vivre :
    « La désorganisation que cause la maladie s’accompagne d’interrogations incessantes sur sa propre identité, sur les valeurs morales (le Bien, le Mal, Dieu et le Diable), sur la sexualité etc…
    Perdus sans repères, les schizophrènes peuvent être attirés par l’ésotérisme, la magie, voire les sectes à la recherche d’un absolu en fait inaccessible.»
    – Thomas Szasz – Psychiatre américain (né en 1920) avait bien pressenti cette relation :
    « Je pense que nous découvrirons les causes chimiques de la schizophrénie que lorsque nous découvrirons les causes chimiques des religions et du communisme. »
    – Jacqueline Borg en 2003 – Recherche et neurosciences – Sérotonine et religiosité :
    « Parmi les 25 aspects de la personnalité des volontaires évalués, la religiosité se révèle l’unique paramètre corrélé avec le taux de sérotonine… »
    – Le laboratoire Lilly est clair sur la notice de son antipsychotique, l’un des plus utilisés :
    « Zyprexa est utilisé pour traiter une maladie qui s’accompagne de symptômes tels que entendre, voir et sentir des choses qui n’existent pas, avoir des croyances erronées…».
    – Imagerie cérébrale :
    Elle montre que les zones activées lors de la prière ou de la méditation, ainsi que durant les rêves en phase de sommeil paradoxal, sont identiques à l’activation soutenue du psychotique.

    Ni Dieu, ni Diable, ni Prophètes, qu’une maladie psychiatrique qui sévit depuis la nuit des temps…
    Il n’y a pas d’écrits, ni de livres dits « Saints » ; que des élucubrations de schizophrènes en délirants mystiques inhérents à leurs perceptions hallucinatoires. Il n’y a point de religions dites « éclairées » ; que des illuminés défendant des thèses psychiatriques hors d’âge et où les femmes sont reléguées dans leurs fantasmes intangibles de pouvoir.

    Vous ne pouvez être croyant(e) sans avoir cette réponse.
    Quelles différences faites-vous entre les relations dites «mystiques» venant de l’au-delà : contacts prophétiques, apparitions, voix intérieures d’avec les manifestations hallucinatoires psychotiques, quelles soient visuelles, auditives, de sensations intérieures… ?
    Vous ne pouvez les définir alors demandez de l’explicatif à vos chefs religieux.
    Et je met quiconque au défi de pouvoir citer une autre maladie faite de symptômes extériorisés en concordance avec d’hypothétiques relations avec l’au-delà. Alors une seule solution possible : ou bien Dieu existe et cette maladie n’a pas de sens ou inversement ; les religions ne sont que des croyances alors que la maladie est une réalité.
    Des religieux et religions sont conscients de cette fausse dualité, alors pour eux la schizophrénie n’existe pas, c’est l’œuvre du Diable et les exorcismes perdurent de par le monde ; jusqu’au bout de la connerie inhumaine.

    La schizo n’a pas de limites, c’est vivre dans l’irréalité.
    – Dr Edouard Zarifian dans son livre « Les jardiniers de la folie » : « On doute de la réalité, on ne doute jamais de son délire ».
    – Pascal Boyer – Chercheur au CNRS – Et l’homme créa les dieux :
    « La religion est une épidémie mentale qui conduit les gens à développer des concepts religieux assez semblables.»

    Croire n’est pas le choix de sa liberté, c’est son addiction de soumission aux dictats de son fonctionnement sérotoninien. La philosophie « Dieusiène » n’est qu’une masturbation du cerveau donnant un aspect d’intelligence aux culs-bénits et aux barbus de tout poil ; le socle de la manipulation mentale des populations.

    Malades schizophrènes et parents assujettis.
    Pouvons-nous alors combattre ce que la société cultive ? Prendre conscience de ce qu’est la dimension de l’irréalité dans toute sa démesure ; et le premier débat à faire sur ce thème est avec soi-même.
    Une maladie ça ne se vénère pas, ça se combat : c’est un problème de santé mentale.
    En France, chaque année, plus de 1000 jeunes mettent fin à leurs jours par déni de maladie liée à cette incompréhension portée par les religions ; pensez-y chaque soir en vous couchant. Il est temps de faire de la prévention aux jeunes en expliquant ce qu’est l’hallucination plus vraie que réalité et sans équivoque sur cette fausse dualité croyances/psychoses.

    Signes distinctifs religieux : l’aliénation religieuse en obéissance à la schizophrénie.
    Oui à leurs visibilités, au moins les schizophrènes seront étiquetés, repérables ; car de cette maladie il faut en parler.

    Sortons de l’omerta qui règne sur cette maladie psychique ; nous ne sommes plus les dégâts collatéraux des croyances et des religions, ni ses béquilles ; que chacun en prenne conscience.
    Bien longtemps la terre fut plate, puis un jour elle est devenue ronde : où en êtes vous avec la schizophrénie ?
    La schizo, cette maladie que l’on vous a appris à ne pas comprendre.
    Croire en l’irréalité est une fonction cérébrale; son excès est schizophrénique; sa souffrance est la maladie psychique.
    La vie de nos enfants vaut mieux que ce monde illusoire.
    Merci de m’avoir lu ; cette maladie est l’affaire de tous, alors parlons-en.
    L’essentiel : http://champion20.monsite.orange.fr

    Cordialement à vous.

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  2. Harry Haller Says:

    « La burqa ne peut donc se prévaloir d’aucune justification historique, ni dans le Coran ni dans les moeurs traditionnelles de la plupart des peuples musulmans. C’est une innovation dont le caractère islamique est plus que discutable et dans laquelle de très nombreux musulmans ne se reconnaissent pas. Ils en souffrent et sont les premiers à se désoler qu’une fois de plus certains musulmans donnent une image caricaturale de leur culture, entretenant les pires stéréotypes à son sujet. » Abdennour Bidar
    Alors, non, débattre d’une éventuelle loi pour interdire la burqa ne renforcerait pas forcément chez les Français musulmans l’idée fausse selon laquelle une société laïque serait antimusulmane. Je pense même que si ce débat avait été initié et soutenu par la gauche on aurait évité des débats amalgamant de façon douteuse le voile et la burqa et que cela aurait pu être vu comme une manière de défendre une vision de l’Islam plus moderne. Evidemment des esprits rétrogrades y lirait un encouragement, certains en Afrique du Sud sont arrivé à lire dans la bible en encouragement pour leur ignoble politique des races!!! Qu’importe ces arriérés!
    Cette burqa, il n’y a pas si longtemps, faisait la une des journaux Français pour illustrer par exemple l’obscurantisme des talibans.
    « Entre le permis et l’interdit existe le toléré… » Il n’y a pas à louvoyer, le port de la Burqa doit être interdit en France. Comment le pays des droits de l’Homme pourrait-il toléré une telle atteinte aux droits des femmes.
    Beaucoup parle de la burqa mais en ont-ils déjà vu dans la rue? Tous les jours? connaissent-ils le malaise que cela créé chez les musulmans, savent-ils que c’est  » du pain béni » pour l’extrème droite? Le problème du port de la Burqa a été soulevé par un élu communiste, je crois, la gauche aurait du relevé le défi de s’emparer de ce problème épineux, de mener des débats sereins, intelligents englobants toute la complexité du problème. Elle ne l’a pas fait. C’est la droite qui s’y colle maintenant en faisant une fois de plus des amalgames les plus douteux comme identité nationale/voile intégral.

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  3. Harry Haller Says:

    Petite correction de ma dernière phrase. La droite ne fait évidemment pas l’amalgame identité/voile intégral mais associe le voile intégral au débat sur l’identité national qu’elle tente de lancer pour se redorer son blaso auprès de l’extrème droite.

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