> Fraternité franco-aranaise

11 mai 2010

Nous étions une quarantaine à avoir fait le déplacement à Les (Val d’Aran) pour commémorer le 60e anniversaire de la déclaration de Robert Schuman inspirée par Jean Monnet. Même si les cimes étaient enneigées, le soleil était au rendez-vous et les Aranais étaient particulièrement accueillants.

Dans un premier temps, il y eu les échanges de discours à l’Hôtel de Ville. Le groupe local du PSE a pu compter sur les interventions de notre premier fédéral, Sébastien Denard, et notre député européen, Kader Arif. Tous les deux ont affirmé la nécessité de l’engagement européen tout en regrettant les divisions qui nous minent au moment où l’union est plus que nécessaire pour faire face à la crise. Nos amis aranais ont rappelé l’histoire qui lie nos peuples, ce fut le sens de la contribution d’Arturo Calbeto, et réaffirmé leur soutien à l’union politique européenne, ce fut le coeur de l’intervention de Paco Boya. Pour ma part, j’ai accentué mon intervention sur la solidarité occitane que nous partageons. C’est une évidence au Val d’Aran, où l’usage de la langue aranaise est répandue, que je ne voulais pas rater l’occasion de marquer notre soutien aux revendications culturelles et régionales dans le message européen. Sébastien Denard, par l’utilisation de deux phrases occitanes, est venu concrétiser ce point de vue.

Lors de la réception à l’Hôtel Europa, nous avons pu aller plus loin dans les échanges et partager avec les militants des discussions plus approfondies. Paco Boya, acteullement député au Parlement de Catalogne, ne briguera pas un nouveau mandat en s’appliquant la règle du non cumul depuis qu’il est devenu Syndic d’Aran. Les élections de 2010 sont très disputées. La nouveau découpage administratif des vigueries en débat pose problème. Nous avons également découvert la vitalité du Val d’Aran dans le domaine du tourisme : candidature aux jeux olympiques d’hiver de 2022, accueil d’entreprises autrichiennes… La coopération avec la France s’arrête aux collectivités locales et semble en retard au niveau de l’Etat. Nos élus et responsables présents ont pris note des approfondissements souhaitables et nécessaires.

Pour les moins pressés, la fête de l’Haro a été l’occasion de découvrir la culture aranaise qui exprime un intense lien avec son passé. Les rites et les coutumes battent leur plein lors de cette fête qui consiste à ouvrir un brandon à coup de massue pour y clouer des coins. Le brandon est un sapin de 10 à 12 mètres de long, planté sur la place du village qui porte le même nom. La fête de l’Haro est une préparation pour la veille de la Saint-Jean où le brandon est allumée lors de la « crema deth Haro » (fête du feu). Autour du brandon en flammes, la population danse alors au son de la musique du groupe folklorique Es Corbilhuèrs de Les.

Reportage : Unitat d’Aran
Article : La Dépêche du Midi
Photos : Thanh-Binh Nguyen
Musique : Es Corbilhuèrs
Information : http://www.torismeles.com/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :