> He Yifu

3 août 2010

Ma maison n’était nulle part mais j’étais partout chez moi en Bretagne. Pour le peintre chinois, il règne en Bretagne un mystère empreint de nostalgie, une poésie alimentée par la lumière diffuse qui sourd des nuages lourds et gris et le fond de culture celtique qui peuple la Bretagne d’esprit. Si le soleil est rare, il en d’autant plus précieux car il est toujours à la merci d’un nuage. Loin d’être un inconvénient, son climat changeant ajoute à l’âme des paysages bretons. Il est des endroits où la présence brute de la nature, un culture ancestrale en révèlent plus clairement l’existence : la Bretagne fait partie de ces lieux-là.

La quête des artistes chinois a toujours été de capter l’essence, le principe vital qui anime chaque élément dans l’univers et les techniques mises au point dans ce but peuvent être utilisées partout. Travailler sur la Bretagne m’a permis de pouvoir mûrir mon art, obligé que j’étais de trouver le style le plus adapté à l’évocation de ce pays. En peignant la Bretagne, j’ai découvert combien son esprit se marie à l’âme chinoise, empreinte de nostalgie parce qu’attachée à la beauté et à la poésie d’un paradis perdu, quitté, mais avec un fort espoir de retour, pour se laisser emporter par le grand tourbillon de la vie.

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