Archive for the 'Camarades' Category

> Tous à Muret le 25 juin 2016

22 juin 2016

Dans le cadre des Cahiers de la présidentielle, la fédération socialiste de Haute-Garonne a publié un exemplaire de L’Avenir n°2209 qui nous invite samedi 25 juin 2016 à 9h00 à l’Ecole Municipale d’Enseignement Artistique Nicolas Dalayrac située 23, rue du Maréchal Lyautey à Muret pour le programme suivant :

– 9:00 : accueil café par la section de Muret
– 9:30 : introduction de la journée par Sébastien VINCINI, premier secrétaire fédéral
– 10:00-12:00 : réunion en parallèle des deux rencontre. La table ronde n° 1 se déroulera dans la salle des répétitions et la table-ronde 2 dans l’auditorium.

Table-ronde 1 – Qui a le pouvoir en Europe ? Quelle influence du président de la République française ? avec Daniel POULENARD, consultant réseau Parcourir et secrétaire de Faisons l’Europe,
Cordula BARZANTNY, professeure de gestion, Michel-Joseph DURAND, président du Mouvement Européen,
Claude MARTOS, membre des villes citoyennes d’Europe et Jacques VONTHRON, Team Europe & Maison de l’Europe de Toulouse Midi-Pyrénées.
Modératreur : Hugues BERNARD, secrétaire fédéral Europe,
Rapporteur : Claire THURIES, membre du City Group PSE Toulouse Haute-Garonne.

Table-ronde 2 – Quel programme pour la gauche européenne ? Quel rassemblement pour construire une Europe démocratique, sociale et économique ? avec Eric ANDRIEU, député européen, Nikos ANDROULAKIS, député européen, Christos ZIAS, président de l’association Horizons Grecs, Nicolas LERON, président du think tank Eurocité.
Modérateur : Sophie Touzet, conseillère municipale de Muret,
Rapporteur : Anne Tousche, secretaire fédérale à la communication.

– 12:00 : rapport de chaque Table-ronde dans l’auditorium,
– 12:45 : conclusion de la matinée par Sébastien VINCINI, premier secrétaire fédéral,
– 13:00 : verre de l’amitié.

> Le front européen

20 juin 2016

Luchon, le 18 juin 2016

Nous nous réunissons pour faire vivre notre engagement pour l’Europe

Notre premier engagement est local et c’est normal. C’est la force du PS. Notre premier niveau d’engagement est à l’échelle de nos préoccupations. Nous sommes tous des militants de nos communes attachées à nos projets et nos élus.

Local, car le Parti socialiste est aussi départementaliste. En Haute-Garonne, nous avons une légitime fierté à défendre un périmètre administratif qui consolide des politiques de solidarité. Ces politiques ont été plébiscitées et notre assemblée départementale est à 87% à gauche depuis son dernier renouvellement.

Local, notre parti est aussi régionaliste. Pas encore dans son organisation, puisque les fédérations départementales sont le dernier échelon vivant entre l’échelon local de la section et l’échelon national de Solférino. Mais, nous sommes de fervents régionalistes attachés à l’histoire du Sud-Ouest, de la Région Midi-Pyrénées et au devenir de celle qui va naître de la fusion des régions de Toulouse et de Montpellier. Nous avons choisi Carole pour gouverner une région de taille à rivaliser avec les plus grandes régions européennes.

Au-delà du local, notre parti est fondamentalement national. C’est notre deuxième niveau d’engagement. Les élections présidentielles et législatives sont celles où nous nous mobilisons le plus car nous savons que Paris concentre les centres de décision qui peuvent changer la donne localement.

Notre troisième niveau d’engagement est européen et internationaliste. Nous sommes des européens car nous savons que l’Europe est l’outil indispensable pour nourrir notre souveraineté. L’urgence est sans doute à une intégration renforcée autour de la zone euro avec de véritables moyens d’intervention ; un budget plus important, un gouvernement, un parlement et une politique économique, pour assurer un contrepoids aux décisions de la BCE. Le Parti des socialistes européens (PSE) est la continuation du PS au niveau continental.

Nous sommes également internationalistes car, depuis Jean Jaurès, notre solidarité a les frontières de l’humanité

Tout militant doit vivre la pluralité de nos engagements. Vous l’avez compris, je vous invite à militer pour l’Europe au sein du City-Group PSE Toulouse Haute-Garonne que j’anime autour d’une équipe motivée.

Nous nous réunissons pour nous rappeler que nous avons surmonté les crises par des initiatives politiques

La politique est décriée. Certains pensent qu’elle ne sert à rien. C’est faux, depuis le 9 mai 1950 jusqu’à aujourd’hui, l’histoire récente parle pour nous, hommes et femmes engagées politiquement. La voie politique est la voie de la solution.

En Haute-Garonne, nous le savons c’est pourquoi nous avons pris l’initiative avons de fêter l’Europe. Aux Tourreilles, à côté de Montréjeau, en 2009, 2011 et 2013 et au Val d’Aran, à Les, en 2011, nous nous sommes retrouvés pour nous rappeler qu’il fallut bien du courage aux pères fondateurs de l’Europe pour imaginer un projet politique fédérateur à un moment où l’Europe était en ruine et où les armes venaient de se taire.

Aujourd’hui encore, il y a urgence à resserrer des liens distendus entre les citoyens européens et l’idée européenne.

Le 9 mai 1950, ce sont le socialiste Jean Monnet, alors Commissaire général au Plan, et le démocrate-chrétien Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères français, qui proposent une nouvelle forme de coopération politique avec la gestion en commun des ressources de charbon et d’acier. Pour la France et l’Allemagne, historiquement rivales, la guerre deviendra « non seulement impensable, mais matériellement impossible ». On retient tous la phrase d’alors, « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ». Le 9 mai 1950 est acte de foi que nos responsables européens seraient bien inspirés de méditer à l’heure où la défiance gagne.

Dans les années 80, c’est au tandem François Mitterrand et Jacques Delors que nous devons le déblocage et la relance de l’Europe avec le maintien du franc dans le système monétaire européen et la réaffirmation de l’unité franco-allemande face à la menace soviétique. L’horizon se dégage alors progressivement et en moins de deux ans, l’Europe est remise sur rails.

Dans les années 1990, l’effondrement du bloc soviétique fait tanguer l’Europe. Mais les pays de l’est souscrivent à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’Etat de droit et cela se fait au sein de l’Europe. C’est encore une perspective pour les pays Balkans qui sortent de la guerre de l’ex-Yougoslavie.

C’est évident, l’histoire européenne n’est pas un long fleuve tranquille. Le prochain référendum britannique, le 23 juin, à propos de la sortie de l’Union européenne l’atteste. Au même titre que les divisions actuelles sur l’accueil des migrants ou sur le sort de la Grèce. Sachons rester fermes sur nos convictions et défendre dans tous les cas la solidarité.

Nous nous réunissons parce que nous voulons défendre notre modèle social et débloquer une organisation en panne

Aujourd’hui, nous devons reprendre la perspective du temps long de l’action politique qui s’adresse aux générations futures.

Il y a bien des manières d’être Européen, mais la meilleure façon de faire avancer l’Europe est d’apporter des solutions et de rassembler les énergies pour défendre un système qui regroupe plus de 7% de la population mondiale, environ 25% du Produit intérieur brut (PIB) mondial et finance 50% des dépenses sociales au monde. Cet équilibre qui combine initiative privée et solidarité publique nous est envié dans le monde entier. Il est certes menacé et nous nous positionnons en défense.

Débloquer l’Europe, c’est donc défendre en premier lieu un compromis social-démocrate favorable aux citoyens et aux travailleurs. L’Europe que nous créons n’est pas simplement un marché. C’est une communauté où chaque travailleur a des droits qu’il faut renforcer mais ces droits existent, comme le droit aux congés payés ou la limitation de la durée du temps de travail. Notre combat est de faire en sorte que l’employeur vertueux ne puisse pas être concurrencé par le mauvais et le mauvais par le pire dans une course au moins-disant social.

Les socialistes sont les artisans d’une Europe sociale faite de convergences des politiques sociales comme les salaires minimums (22 des 28 Etats membres disposent d’une législation nationale établissant un salaire minimum par branches), de constitution d’un socle de droits sociaux, de lutte contre le dumping fiscal et salarial. Les socialistes sont également les défenseurs d’une Europe de la puissance publique qui se dote d’un budget supérieur à 1% du PIB, d’un impôt européen sur les sociétés, d’une gouvernance renforcée de la zone euro, d’une ambition industrielle soutenue par une politique d’emprunts.

Nous nous réunissons aussi pour défendre notre territoire au sein de l’Europe : le Sud-Ouest européen

Etre européen, c’est partager des combats communs lorsque l’on partage les mêmes droits. Nous sommes en fraternité de voisinage avec nos camarades espagnols, andorrans, catalans, aragonais et aranais. Nous militons tous pour défendre un Sud-Ouest européen de 23 millions d’habitants et de 8,5 millions d’emplois. Ce territoire n’a pas vocation à être un terminus de l’Europe.

Les priorités qui doivent nous mobiliser pour désenclaver notre territoire sont :

– l’interconnexion des métropoles du Sud-Ouest européen (Bordeaux, Toulouse et Montpellier),
– le désenclavement de l’Andorre, un moyen de renforcer les relations entre la France et l’Espagne et de favoriser l’intégration européenne de l’Andorre,
– une connexion TGV du couloir Méditerranéen (poursuite de la LGV Méditerranée vers Valence),
– la traversée centrale ferroviaire des Pyrénées par l’Aragon,
– la réouverture de la ligne Montréjeau Luchon et la prolongation future de la ligne du Comminges jusqu’au Val d’Aran.

Plusieurs communautés nous rassemblent : les Pyrénées et la culture latine (catalane, occitane, française et castillane).

Une tradition nous honore. La tradition de l’hospitalité pyrénéenne est établie : depuis les chemins de la Retarda, de la retraite des résistants jusqu’à l’accueil des réfugiés. A Luchon, cinquante-deux migrants sont venus du Soudan, d’Afghanistan et d’Irak en provenance de l’enfer de Calais hébergés dans une entente cordiale avec la population. Cette tradition d’hospitalité est à souligner à un moment où l’Europe peine à accueillir un dixième des réfugiés accueillis au Liban et en Jordanie. Cette tradition a valeur d’exemple.

Notre Sud-Ouest européen représente une force faite de valeurs, de détermination, de traditions qui peuvent inspirer de nouvelles coopérations pour développer une plus grande solidarité de part et d’autre des Pyrénées.

Nous nous réunissons enfin pour appeler nos gouvernements à ne plus construire de murs en Europe

L’Europe de la solidarité est celle qui accueille les réfugiés et développe une politique migratoire commune. Aucun dispositif n’arrêtera celui qui fuit son pays pour sauver sa famille, fuir la misère ou défendre des convictions. Développer une défense européenne apportera des moyens à une diplomatie embryonnaire. Le renforcement de la coopération policière, judiciaire et financière est le seul moyen de faire face à la menace terroriste.

Nous appelons les gouvernements à ne plus construire de murs. Les gouvernements européens doivent plutôt travailler ensemble à définir une approche commune fondée sur la solidarité entre les Etats et les peuples concernés pour résoudre la crise des réfugiés.

– une aide humanitaire de l’Europe,
– un partage équitable de l’accueil entre pays,
– des mesures pour protéger Schengen et contre le rétablissement des frontières internes,
– une révision du règlement de Dublin qui prévoit que les réfugiés déposent leur demande d’asile dans le premier pays d’entrée.

C’est pourquoi, à la fin de notre rencontre, nous détruirons le mur qui est symboliquement représenté derrière nous.

Sur de nombreux sujets, notre combat se porte sur le front européen. Il faut y faire preuve du même enthousiasme et de la même volonté quand il s’agit de défendre nos convictions. Travailler au plus près des réalités, raccourcir la distance entre le souhaitable et le possible, sans perdre de vue la dimension de rêve qui s’attachait au projet européen qui demeure la grande aventure et l’œuvre majeure de notre génération.

> Espagne : les enjeux du 20 décembre

13 décembre 2015

Compte-rendu synthétique des propos introductifs tenus par Roberto Jiménez, secrétaire à l’émigration du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), à la Casa de España à Toulouse le 8 décembre 2015 en présence de Thierry Suaud, président du groupe des élus socialistes de la région Midi-Pyrénées.

La question économique et sociale

L’Espagne vit une période économique qui aurait du entraîner une reprise avec la réduction du coût du travail orchestrée par le gouvernement, la baisse du cours du pétrole et un financement massif obtenu auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Cependant, les gens n’en ressentent que peu ou pas de conséquence. Ce que gagnait une personne, c’est maintenant un couple qui s’échine à le gagner. Les 4 années du gouvernement de Rajoy ont été perdues. Ces années auraient du assoir un nouveau mode de production du pays tournée vars d’autres ressources que les traditionnels secteurs du tourisme et de la construction. Les personnes qui pouvaient le faire, c’est-à-dire les plus jeunes et les plus diplômées, sont partis à l’étranger. Les anciens et notamment les bénéficiaires de petites retraites doivent désormais choisir entre manger et se soigner. En ce qui concerne la santé, l’éducation (avec la fin des bourses), la politique de la droite a été une politique de destruction d’acquis que nous croyions irréversibles. Aujourd’hui, les électeurs se posent la question de l’existence de ses droits sociaux. Le PSOE propose l’instauration d’une garantie contre le chômage , d’une nouvelle couverture sociale et des moyens pour une éducation publique égalitaire.

La question démocratique

La corruption se résume au fait que 3.600 élus sont en procès et que 600 d’entre eux sont en prison. L’un des principaux slogans des « indignés », mouvement de contestation sociale né en 2011, « no hay pan para tantos chorizos » (« il n’y a pas assez de pain pour tellement de chorizos », surnom donné aux voleurs), traduit la colère de la population. Car le boom espagnol n’a pas profité à tout le monde. Les mileuristas, ces Espagnols qui gagnaient 1 000 euros par mois, symboles de précarité, existaient avant la crise. Aujourd’hui, dans un pays qui compte 24 % de chômeurs, ils sont presque des privilégiés. La PSOE demande un peu de décence pour les politiciens. Son programme prévoit d’interdire le financement privé des partis politiques, de rendre incompatibles certains postes politiques et emplois publics, de mettre fin à la politisation de nombreuses fonctions judiciaires.

La question du vivre ensemble

La constitution du 6 décembre 1978 a posé les bases de l’architecture territoriale actuelle mais une volonté de rupture existe en Catalogne. L’Espagne doit faire face à deux problèmes : les nationalismes périphériques et un centralisme rance. Le PSOE propose de définir de un nouveau compromis qui donne le droit à la différence mais pas de différences de droit, de faire du Sénat le parlement des autonomies et de définir des droits valables sur tout le territoire quelque soit sa situation géographique avec l’inscription du droit au travail, à la santé et à l’éducation dans la constitution.

Dignité pour tous les Espagnols

Les socialistes espagnols s’engagent à tout mettre en œuvre pour multiplier les emplois qui donnent un travail digne à tous. La modification du modèle économique est à l’ogre du jour avec un investissement en recherche et développement, la conversion écologique et un soutien en matière d’éducation et de formation. La réforme fiscale est un objectif affiché pour revenir sur l’amnistie fiscale du Parti Populaire qui a eu le mérite d’offrir à tous les « chorizos » les moyens de s’exonérer. Le PSOE préconise une alliance entre la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne. Ils l’ont proposé à Rajoy qui l’a rejeté au profit d’une alliance avec l’Allemagne de Merkel. Reduire les déficits nécessite plus de temps. La montée du Front National inquiète les Espagnols car elle menace le rôle fondamental de la France dans l’Europe.

La situation politique est nouvelle pour le PSOE. L’émergence de nouveaux partis comme Podemos et Ciudadanos troublent le jeu traditionnel mais seuls le PSOE et le PP peuvent gagner. 70% des Espagnols sont contre le maintien du PP au pouvoir. Les sondages donnent à Podemos un score à deux chiffres qui correspond à ce que faisait le Parti communiste. Podemos a une vocation de Parti communiste refondé. Ciudadanos est un mouvement soutenu par le pouvoir économique qui ne veut pas perdre sa place suite à l’effondrement du PP. Le PSOE a gagné les récentes élection avec le gain de 7 autonomies et un gain important aux municipales. Cependant , l’indécision existe. Rendez-vous le 20 décembre.

> Jean-Christophe Cambadélis : relevons la tête !

13 juin 2014

A peine terminées les élections municipales qui nous ont fortement ébranlés, voilà les élections européennes qui s’annoncent devant nous.

J’ai une pensée pour nos amis battus et pour leurs équipes. Elles ont droit à notre solidarité. J’imagine les difficultés dans lesquelles elles se débattent aujourd’hui.

Nous n’avons pas été épargnés depuis près de deux ans. Le pays en ruine économique et morale au bord de l’implosion devait être redressé avant tout autre chose. La gauche est souvent appelée par le peuple de France lorsque la droite a sinistré notre nation. Ce fut le cas une fois de plus en 2012.

Cette contrainte du passif est combinée au procès en illégitimité de la gauche instruit par la droite et l’extrême-droite. Lui-même démultiplié par notre volonté d’étendre les libertés via le mariage pour tous. Tout cela fut le petit bois de la mobilisation des droites. La colère de voir les dividendes du redressement moins rapides que la France ne l’espérait, l’exaspération de nos propres contradictions ont achevé de convaincre le peuple de gauche de s’abstenir.

Le résultat est là ! Les fondations du socialisme municipal ont été touchées par une véritable grève du vote de notre électorat.

Il ne sert à rien de dire que c’est injuste au regard du travail local et de l’impulsion nationale, le résultat est là !

Devons-nous pour autant baisser les bras ? Personne au fond ne le pense. Il nous faut tous reprendre notre « bâton de pèlerin ». Nous devons convaincre notre peuple que derrière les nuages il y a toujours du bleu.

Ce que nous avons entrepris portera ses fruits. Le changement prend du temps! Même si le peuple, à juste raison, est impatient.

Nous avons jugulé le déclin. Il faut maintenant bâtir le renouveau de la France et redonner une identité au Parti socialiste.

Nous avons donné les impulsions nécessaires. Nous discutons maintenant des meilleures façons d’accélérer la croissance et de réduire le chômage. Nous avons une feuille de route jusqu’à notre prochain congrès où les militants vont s’exprimer et notre identité va être réaffirmée, notre combat pour l’union rehaussé.

C’est dans ce moment que les élections européennes interviennent. Des élections qui sont généralement défavorables aux partis institutionnels car elles sont le lieu de tous les défouloirs.

Et pourtant ! Nous avons la possibilité de souligner l’enjeu qui est pour le moins historique. Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, les peuples peuvent tout à la fois choisir leur candidat à la présidence de la Commission européenne et l’orientation de la majorité qui le soutiendra.

L’Europe est aujourd’hui de droite, une droite conservatrice et autoritaire. Sa politique motive un légitime mécontentement dans toute l’Europe. Les nationaux populistes et les populistes de toute sorte tentent de capter ce mécontentement au profit de leur volonté de sortir de l’Europe.

Si les Français sont mécontents, ils ne le sont ni de l’Europe, ni de l’euro. Mais de la droite qui gouverne l’Europe depuis dix ans. Ils ne veulent pas – dans leur immense majorité – sortir de l’Europe. Ils cherchent une alternative à la droite et l’extrême-droite.

Il serait paradoxal que, blessés par les élections municipales, inquiets pour les élections européennes, voire interrogatifs sur la suite, nous laissions les nationaux populistes saisir le moment. Ce qui voudrait dire – au bout – laisser les conservateurs continuer leur œuvre ordo-libérale. C’est-à-dire une lecture hémiplégique des traités – pour l’austérité contre la croissance – qui pousse l’Europe à sa perte et les Européens à la haine. Face à la droite qui veut continuer l’Europe telle qu’elle est et l’extrême-droite qui veut sortir de l’Europe, les sociaux-démocrates européens veulent changer de politique européenne.

Pour changer de politique, il faut changer de majorité : une majorité progressiste est possible ! Elle se joue à une poignée de sièges. Chaque voix compte !

Notre candidat à la présidence de la Commission européenne, Martin Schulz, a toutes les chances de l’emporter. La majorité sur laquelle il s’appuiera aura un quintuple mandat.

D’abord une nouvelle croissance et un nouveau traité social européen. Ensuite la lutte contre la bureaucratisation européenne. Puis l’Europe de l’énergie. Enfin celle de la défense.

Tout le monde comprend qu’une majorité progressiste tournera le dos à l’austérité de Bruxelles.

La lecture des traités autour de la stabilité transformée en austérité ne sera plus en cours ni à Bruxelles ni à Strasbourg. La croissance, tout aussi présente dans le traité, aura droit de cité.

Martin Schulz a ouvert une autre lecture des 3% du déficit estimant « que les dépenses d’investissement ne doivent pas être comptabilisées dans le calcul des déficits ».

Bref, une autre majorité au Parlement européen, un autre président de la commission, une autre politique européenne c’est modifier les conditions de notre débat en France. C’est accélérer le renouveau de notre pays.

C’est donner les moyens à notre combat depuis l’élection de François Hollande d’une réorientation de la construction européenne. Comme vient de le déclarer le Président de la République « la France veut plus que le progrès de l’Europe, elle veut l’Europe du progrès ».

Contrairement aux mensonges que les uns et les autres essaient de faire courir médiatiquement, le Parti socialiste parle d’Europe ! Les 28 partis socialistes d’Europe ont un projet pour une nouvelle Europe, le Manifesto, étayé par un  argumentaire de 74 questions et réponsespour changer notre Europe.

Depuis plusieurs mois, les équipes régionales de nos 8 circonscriptions européennes travaillent sur le terrain. Un site, www.choisirnotreeurope.fr, a été lancé depuis deux mois et a engagé plusieurs dizaines de milliers de militants pour cette « réorientation ». Cela démontre que notre électorat est disponible. Cela démontre que nous pouvons mobiliser. Cela démontre que le résultat dépend de nous.

Est-il utile de vous dire que dans le moment actuel, tordre le cou aux pronostics donnerait espoir à chacun ? Tout est possible dans cette élection – même le meilleur – pour que notre électorat en perçoive l’enjeu à l’échelle de l’Europe et ses conséquences nationales.

Le premier ministre Manuel Valls a déclaré vouloir mobiliser le gouvernement dans ce combat. A nous aussi de relever le défi.

Les quinze jours à venir seront intenses et déterminants.

Vous trouverez ici les outils de la mobilisation. N’hésitez pas à mobiliser vos amis, vos sympathisants, vos fichiers.

C’est très simple et ça peut rapporter gros pour la France. Un petit clic vaut mieux qu’une grande claque !

Je compte sur vous parce que le Parti socialiste a besoin de vous.

Jean-Christophe Cambadélis
Premier secrétaire du Parti socialiste

> Jerusalem

2 janvier 2013

Le titre du fameux chant anglais a été utilisé comme un slogan de campagne par le parti travailliste aux élections législatives 1945 où Clement Attlee affirma sa volonté de construire une « nouvelle Jérusalem ». Le parti travailliste le chante annuellement lors de sa conference annuelle avec le drapeau rouge qui sont tous deux considérés comme de vieux hymnes socialistes.

And did Those feet in ancient time est un poème de William Blake, issu de la préface de Milton, et connu de nos jours sous le titre Jerusalem qui provient de son adaptation en hymne par Hubert Parry. Il est devenu l’un des plus fameux airs patriotiques anglais.

And did those feet in ancient time.
Walk upon Englands mountains green:
And was the holy Lamb of God,
On Englands pleasant pastures seen!

And did the Countenance Divine,
Shine forth upon our clouded hills?
And was Jerusalem builded here,
Among these dark Satanic Mills?

Bring me my Bow of burning gold;
Bring me my Arrows of desire:
Bring me my Spear: O clouds unfold!
Bring me my Chariot of fire!

I will not cease from Mental Fight,
Nor shall my Sword sleep in my hand:
Till we have built Jerusalem,
In Englands green & pleasant Land

> The Red Flag

2 janvier 2013

PS125_BLEU

Le Drapeau rouge est devenu l’hymne du parti travailliste en 1925. Il est également l’hymne du Parti travailliste irlandais et du SDLP nord-irlandais. Il a été chanté dans la Chambre des communes le 1er août 1945 pour fêter la victoire électorale des travaillistes menés par Clement Attlee sur les Conservateurs de Winston Churchill. Il a été chanté de nouveau dans le Parlement en février 2006 pour marquer le centenaire de la fondation du parti travailliste. Il est traditionnellement chanté à la fin de la conférence annuelle du parti en même temps que Jerusalem.

Les paroles de la chanson ont été écrites par l’irlandais Jim Connell en 1889. Il y a six strophes, suivies chacune par le refrain. Il est chanté sur l’air de « Mon beau sapin ».

The people’s flag is deepest red,
It shrouded oft our martyred dead,
And ere their limbs grew stiff and cold,
Their hearts’ blood dyed its every fold.

REFRAIN
Then raise the scarlet standard high.
Within its shade we live and die,
Though cowards flinch and traitors sneer,
We’ll keep the red flag flying here.

Look round, the Frenchman loves its blaze,
The sturdy German chants its praise,
In Moscow’s vaults its hymns were sung
Chicago swells the surging throng.

REFRAIN

It waved above our infant might,
When all ahead seemed dark as night;
It witnessed many a deed and vow,
We must not change its colour now.

REFRAIN

It well recalls the triumphs past,
It gives the hope of peace at last;
The banner bright, the symbol plain,
Of human right and human gain.

REFRAIN

It suits today the weak and base,
Whose minds are fixed on pelf and place
To cringe before the rich man’s frown,
And haul the sacred emblem down.

REFRAIN

With head uncovered swear we all
To bear it onward till we fall;
Come dungeons dark or gallows grim,
This song shall be our parting hymn.

REFRAIN

Photo : les 125 du Parti socialiste belge lors de l’année 2010.

> Appel au rassemblement

7 août 2012

Pour une fédération rassemblée, unie et dynamisée

Les victoires électorales des 6 mai et 17 juin dernier donnent aux socialistes une grande responsabilité auprès de nos concitoyens. Nous devons aujourd’hui, par notre militantisme, accompagner l’action du président de la république et du gouvernement. Nous devons soutenir, expliquer mais aussi être à l’écoute des aspirations et des revendications sociales qui s’exprimeront avec force dans une période où le contexte économique est particulièrement difficile.

Ces enjeux donnent à notre congrès, au plan national, une importance fondamentale. Nous pensons que la même gravité, le même sérieux, la même volonté et le même engagement doivent accompagner la préparation de notre congrès fédéral. Il doit être le moment où nous regardons collectivement devant nous, où nous rassemblons nos forces, nos expériences et surtout nos volontés.

Notre fédération connaît une situation paradoxale : d’un côté des succès électoraux acquis par l’engagement de nos militants et de nos candidats, s’appuyant sur l’important travail réalisé par les collectivités locales que nous dirigeons ; d’un autre côté un manque de cohésion qui ne permet pas de retrouver le chemin d’un fonctionnement collectif et convivial.

L’objectif de ce texte n’est pas de mettre en cause telle ou tel mais de proposer un débat pour mettre fin à une situation qui relève de la responsabilité de toutes et de tous.

Deux questions doivent être, selon nous, débattues :

– la définition d’une nouvelle gouvernance collective fédérale,
– la question des territoires et des pouvoirs locaux.

Pour une nouvelle gouvernance collective fédérale

Une nouvelle époque s’ouvre : Celle de la responsabilité collective dans le soutien à l’action présidentielle et gouvernementale ; celle de la compréhension des aspirations de nos concitoyens, de l’écoute de leurs attentes et de leurs inquiétudes et de la prise en compte de nouvelles exigences ; celle de la vigilance entre la cohérence de notre action et nos valeurs politiques ; celle d’une nouvelle organisation politique de la gauche ; celle, enfin et surtout, de la préparation de la séquence électorale 2014-2017.

Le cadre politique départemental a profondément évolué, ces dernières années : de nouvelles générations d’élus et de responsables politiques, la montée en puissance du vote à gauche dans des zones très urbanisées qui nous étaient auparavant défavorables, la conquête des cantons toulousains, puis du Capitole, la création de la Communauté Urbaine, … autant de faits qui bouleversent le cadre politique dans lequel nous évoluions depuis des années. C’est aussi à cette nouvelle ère qu’il faut nous adapter.

C’est avant tout à la réussite des futures périodes électorales locales que la fédération doit se préparer. Cela nécessite le rassemblement de toutes et de tous, la création d’une dynamique de travail où chacun doit trouver sa place de manière apaisée et sans rivalités inutiles.

L’objectif de ce texte n’est pas de définir avec précision le contour des propositions qui pourraient être faites. C’est au débat avec les militants, dans les sections, puis au congrès fédéral qu’il appartiendra d’apporter des réponses précises et pratiques.

Mais nous souhaitons dès aujourd’hui préciser ce que sont, selon nous, les enjeux de cette discussion.

D’abord un préalable : celui d’une place affirmée et revendiquée pour notre parti, pour notre fédération au centre des débats politiques. Qu’il s’agisse de l’organisation du travail militant quotidien, des relations avec nos partenaires, des débats qui animent les collectivités, … le rôle et la puissance de notre fédération doivent êtres indiscutables et indispensables.

Alors quelles pistes de travail ?

En premier lieu, l’établissement de statuts fédéraux : Ce travail qui avait débuté doit enfin être achevé pour permettre de définir des règles respectées de fonctionnement auxquelles chacun pourra se référer.

Ensuite, la mise en place d’une plus grande transparence et démocratie dans le fonctionnement : des réunions régulières de nos instances comme de nos sections ; la transparence sur les cotisations des élus et la mise en place de règles où chaque indemnité, même intercommunale, doit appeler une cotisation ; l’information régulière auprès des responsables fédéraux sur le nombre et le renouvellement des cartes d’adhésion, le libre accès pour tous les militants et tous les élus aux moyens de communication fédéraux ; la multiplication des compte rendus de mandats…

Enfin, la recherche d’une plus grande dynamique collective. Elle passe par l’ouverture de notre fédération pour qu’elle soit encore, plus encore et plus concrètement, la maison de tous, par le développement de la formation des militants, par le développement des liens avec les autres forces de gauche, les syndicalistes, les acteurs sociaux, économiques, culturels et associatifs…

C’est à la définition d’une nouvelle militance, adaptée à la présence de la gauche au pouvoir et aux enjeux locaux qui sont devant nous, que nous vous invitons.

Dynamiser la collaboration entre les territoires et les pouvoirs locaux

La question des territoires et des pouvoirs locaux est aujourd’hui un débat politique majeur. Nous sommes convaincus, depuis les lois de décentralisation de la pertinence du rôle des collectivités locales. Devenues et reconnues comme les acteurs publics majeurs, elles sont incontournables pour le quotidien de nos concitoyens, comme pour l’anticipation des besoins à venir pour les générations futures. Elles incarnent chaque jour la modernité du service public.

La droite a cherché à remettre en cause cette décentralisation. Sa volonté était claire : en programmant l’étranglement financier par le transfert de charges, la perte d’autonomie fiscale et l’affaiblissement institutionnel son but, nous le savons, était celui d’une mise au pas. Elle a cherché à opposer des territoires qui doivent au contraire rester solidaires entres eux. La victoire de François Hollande a permis de mettre un coup d’arrêt à cette stratégie. Avec le gouvernement, nous souhaitons maintenant construire une nouvelle décentralisation et un nouveau pacte avec les territoires.

Notre vision de la décentralisation est plus forte, plus ouverte, plus offensive. Elle ne peut être pour demain celle du statu quo. Parler des territoires aujourd’hui, c’est parler du citoyen dont le monde vécu et réel n’est pas celui des frontières géographiques administratives. Parler des services publics locaux, c’est parler de leurs missions et de leurs objectifs, davantage peut-être que des institutions qui n’en sont que l’outil et le vecteur.

Les phénomènes de métropolisation sont là, déjà présents, rendant aussi urgente la question des solidarités que celle des complémentarités. Ils peuvent être une chance à condition de les construire collectivement, de les soumettre à un projet politique et de rejeter l’opposition primaire entre le monde rural et urbain. Pour être plus efficace encore nos collectivités locales doivent s’attacher à construire des politiques porteuses d’effet multiplicateur, à garantir les moyens et les prérogatives de chacun et à se doter de cadre de dialogue et d’élaboration collectif et efficace. Il n’est pas question de renoncer aux politiques de solidarités entre les collectivités mais de les redéfinir dans ce nouveau contexte territorial et d’ainsi donner corps à la nouvelle tape de décentralisation que le gouvernement prépare.

Les communes et les intercommunalités de notre département, la Communauté urbaine de Toulouse Métropole, le Conseil général de la Haute-Garonne, le Conseil régional de Midi-Pyrénées, travaillent collectivement au service de nos valeurs. Nos concitoyens, et plus particulièrement les électeurs de gauche souhaitent l’approfondissement de nos politiques collectives et plus que jamais la pleine expression de notre potentiel réuni.

C’est à notre formation politique, le parti socialiste, à travers ses instances fédérales de répondre et d’organiser cette nouvelle ambition. Il doit être le lieu du débat qui permet d’éclairer, d’arbitrer, de se saisir collectivement d’une question commune. Des discussions auront lieu, des points de vue divergents s’exprimeront, des élaborations collectives et des synthèses seront construites : il ne faut pas en avoir peur mais, au contraire, permettre à notre «intellectuel collectif» de s’exprimer pleinement et à la décision politique de retrouver la force de la délibération éclairée. Débattre ensemble, décider ensemble, pour construire ensemble : ce n’est au fond que le processus qui a permis les plus grandes victoires nationales de la gauche. C’est aussi donner aux militants, aux instances fédérales, un rôle majeur aux côtés des collectivités locales.

Ce texte, ces propositions sont une invitation au débat, au rassemblement et à l’action, sans exclusive, car, pour réussir, au plan national comme au plan local, nous avons besoin de tous les talents, de toutes les expériences, de toutes les générations.

La situation de notre pays, de notre économie, de l’emploi, des solidarités est préoccupante. Mais notre détermination est forte, notre confiance envers le Président de la République et dans le gouvernement est totale. A nous de créer, ici aussi, les conditions de notre réussite collective.

Je signe l’appel !

> Pour une nouvelle gouvernance fédérale

9 juillet 2012

Redonner vie à la militance

Les victoires des 6 mai et 17 juin dernier nous donnent une grande responsabilité auprès de nos concitoyens. Nous devons aujourd’hui, par notre militantisme, accompagner l’action du Président de la République et du gouvernement.

Cette action ne pourra se faire qu’avec un parti structuré et des fédérations actives à l’écoute des militants, de l’ensemble des forces de gauche et ouvertes à nos sympathisants. Le travail effectué lors des primaires a été exemplaire, cet état d’esprit doit perdurer pour un parti moderne, ancré dans la réalité, prêt à faire face aux défis des crises et moteur de la transformation sociale.

Être conscient de notre responsabilité

Notre fonctionnement doit être exemplaire. La constitution reconnaît les partis comme concourant à l’expression du suffrage et sur cette base nous recevons un financement public. Nous ne pouvons donc accepter le climat de défiance généralisée vis-à-vis de la classe politique. Pour regagner la confiance de nos concitoyens nous devons rendre des comptes.

Intégrer la culture de la responsabilité pour une meilleure gouvernance

Gouverner c’est prévoir et l’on ne peut prévoir sans une bonne organisation, des règles claires, connues, et respectées par tous.
Les primaires nous ont ouverts à de nouvelles pratiques que nous devons intégrer dans notre organisation, pour chaque fédération.
Les fédérations du Parti Socialiste doivent fonctionner selon des bases et des règles communes. Instaurer des règles c’est définir l’action de chaque instance, lui demander de présenter des projets et rendre compte de son activité.

Ouvrir le parti à d’autres formes de militantisme

Les primaires ont montré l’intérêt du peuple de gauche pour plus de démocratie, plus de débats, sans pour autant s’inscrire durablement dans l’action militante. Il faut intégrer ce fait non pas comme un problème, mais comme une chance de voir participer des sympathisants qui pourront nous apporter leur dynamique en fonction de leurs centres d’intérêt. A nous d’être attractifs et de proposer des débats pour recueillir les tendances, les idées, les critiques, les nouvelles formes d’analyse. La société est en mouvement constant nous devons comprendre et si possible anticiper ces mouvements. Les fédérations du parti doivent se transformer en creuset du débat d’idées.

Développer la formation des militants

Avant tout il faut accueillir les nouveaux militants, afin de ne pas les voir partir aussi vite qu’ils sont arrivés. Pour cela des sessions de formation sous forme de modules doivent être mises en place. Un système de tutorat peut aussi être instauré, afin que les premiers pas dans le parti ne se fassent pas sans repères idéologiques.

Respecter la parole militante

Un parti se nourrit de sa force militante en continu et pas seulement lors des campagnes électorales. La parole doit être donnée aux militants dans les sections, mais aussi dans les commissions thématiques de chaque fédération, par l’organisation de débats avec des relevés de conclusion qui pourront être diffusés largement, afin que chacun connaisse la parole de l’autre.

Développer nos actions tous azimuts

– développer des actions à l’échelle locale sans opposer territoire urbain et rural, une fédération déploie son action sur tout un département et pour toutes ses composantes
– développer des actions nationales en s’appuyant sur la force de nos élus locaux et de nos élus nationaux
– développer des actions européennes et transfrontalières avec nos voisins dans un esprit de fraternité
– développer la coopération internationale pour tisser des passerelles avec les organisations non gouvernementales.

Bâtir un projet commun

C’est dans l’action commune que nous puisons notre force militante, nous nous enrichissons du débat que nous menons en lien avec les forces de gauche, les acteurs culturels, associatifs, syndicalistes. C’est en mettant en commun nos énergies que nous construisons une pensée et une vision pour l’avenir et c’est cette vision commune que nos concitoyens nous demandent de porter.

A Toulouse, le 28 juin 2012,
pour Socialisme & démocratie – Haute-Garonne,
Brigitte Fournet, secrétaire.
socialismeetdemocratie31@gmail.com
sd31.wordpress.com
http://www.facebook.com/sd31

> Défendre le point de vue des militants

5 juillet 2012

« Je veux construire une fédération pour le plus grand nombre et une fédération qui impose le point de vue des militants. J’appelle à un rassemblement dans la clarté. Je suis contre le système selon lequel c’est à chacun sa fédération. »

Hugues BERNARD

Depuis notre dernier congrès de Toulouse de novembre 2008, la donne politique a changé. Nous sortions de victoires locales alors que nous vivons aujourd’hui une victoire nationale. Notre responsabilité s’accroît à la mesure de la confiance populaire. Les attentes sont grandes et plurielles vis-à-vis d’une gauche qui incarne la force de la volonté politique.

Le temps de l’action est venu. Il appelle de la part de notre organisation une redéfinition des ses missions, un renforcement de son organisation et une ouverture sur les problématiques de nos concitoyens et de nos territoires.

A. REDEFINIR NOS MISSIONS

La primaire citoyenne est passée par là. Lorsque l’on demande aux électeurs de décider de notre projet et de notre présidentiable contre une adhésion à 20 euros ou une participation aux frais d’organisation de la primaire, il faut redonner du sens à l’adhésion au parti socialiste.

Etre adhérent signifie participer à l’élaboration d’une ligne politique. Cela passe par l’organisation d’un débat qui prenne le temps de l’examen des propositions, de la définition de priorités, de la synthèse et de l’évaluation. Un parti fondé sur un projet signifie que le débat doit avoir prise sur tous les niveaux de militantisme. Nous ne sommes pas des militants à dimension unique. Notre militantisme a l’intelligence d’être à la fois local, national, européen et internationaliste.

1. échelle locale : penser une réalité nouvelle

Ancrés dans nos territoires, nous devons être les meilleurs porte-parole des aspirations de nos concitoyens. Cela passe par des assises de nos territoires. Des territoires périphériques, transfrontaliers et montagnards côtoient un territoire métropolitain inachevé. La force des socialistes et de réaliser une synthèse. L’évolution et le développement territorial ont produit une réalité nouvelle qui ne peut plus être pensée au travers des catégories éculées d’urbain et de rural. Sachons dépasser les idées d’hier pour concevoir un projet d’avenir.

2. échelle nationale : dialoguer avec les forces vives départementales

L’élection de neuf députés et la présence de deux sénateurs font de notre parti une force au pouvoir décisionnaire sans égal. L’engagement de nos élus dans les commissions doit être débattu tout comme l’opportunité que nous leur avons donnée à interpeller le gouvernement. Donner à François Hollande et Jean-Marc Ayrault la capacité de changer la donne doit se faire dans le dialogue constant avec les forces vives locales, les employeurs publics et privés, les salariés, les représentants des forces syndicales, les victimes des abus patronaux (Freescale, Conti, Molex), les populations exclues. Notre réflexion sera d’autant plus efficace qu’elle entrera pleinement en dialogue avec la gauche syndicale, associative, culturelle, mutualiste, sportive.

3. échelle européenne : vivre la fraternité européenne

L’Espagne, l’Aragon, la Catalogne ou encore l’autonomie aranaise sont à nos portes. Ce sont nos voisons mais aussi nos frères. Nous devons penser ensemble les réponses à la crise, bâtir localement des solidarités nouvelles, entretenir nos spécificités culturelles et notre patrimoine commun, encourager les porteurs de projets transfrontaliers, les coopérations syndicales, les initiatives économiques et les expériences alternatives. Au-delà, notre fleuron industriel est un produit de la coopération européenne au plus haut niveau. Il engage des hommes et des femmes, leur intelligence et leur sens de l’innovation. Il ne peut se limiter à l’espace économique.

4. échelle internationale : tisser des passerelles

Le 17 décembre 2010, dans la ville de Sidi Bouzid, la révolution en Tunisie a conduit Zine el-Abidine Ben Ali à quitter le pouvoir. Cela a eu un retentissement mondial qui prouve que tout militantisme n’est pas vain et que le combat pour les valeurs demeure entier. A l’échelle de l’humanité, des solidarités nouvelles sont à tisser. Peut-être devrions-nous commencer en Haute-Garonne par une politique de soutien aux forces politiques des pays du Maghreb. Nombreux sont les exilés, les immigrés ou les ressortissants maghrébins qui animent des centres culturels, des associations importantes qui font la richesse de notre département. Avec eux, nous devons inventer des passerelles entre leurs projets et nos nombreuses possibilités. La coopération décentralisée doit aussi mobiliser les organisations politiques.

B. RENFORCER NOTRE ORGANISATION

Les bases du calendrier de la rénovation (non cumul, parité, diversité) ont été imposées par l’échelon national. Le cadre des alliances électorales a également été décrété par Paris. Pourtant, notre fédération est tout à fait apte à initier, adapter ou enrichir les initiatives nationales. Elle a l’obligation d’animer un dialogue avec toutes les forces de la gauche sans attendre les rendez-vous électoraux.

Le point de vue des militants doit primer au travers de l’affirmation de nouvelles règles, de priorités électorales, d’accords négociés localement… la fédération ne doit être l’otage d’aucun appareil.

Dans un climat de défiance généralisée vis-à-vis de la classe politique (vote FN et affaire Woerth-Bettencourt), notre fonctionnement doit être exemplaire. Les partis politiques « concourent à l’expression du suffrage » (article 4 de la Constitution de 1958). Cette sur cette base constitutionnelle que nous recevons du financement public. A ce titre, nous sommes un service public local qui a des comptes à rendre au public.

Renforcer notre organisation, c’est rendre lisible notre action, être accueillant aux idées et aux personnes, initier le débat, faire respecter nos décisions collégiales et mener des campagnes entre les élections.

• rendre lisible notre action : intégrer la culture de la responsabilité

Nous devons présenter notre organisation en désignant clairement des référents par compétences (emploi, santé, éducation, logement…), par territoires (à redéfinir) et par thématiques (fête de la rose, sections, trésorerie, formation…). Nous devons intégrer la culture de la responsabilité en publiant annuellement un rapport d’activité et un rapport d’orientation pour que chacun connaisse les priorités de l’année en cours. L’usage d’internet, la présence sur les médias sociaux et La Coopol, doivent être un moyen d’échanger rapidement et efficacement.

• être accueillant aux idées et aux personnes : construire un rendez-vous festif et un lieu attractif

Accueillir signifie s’organiser de manière à trouver des correspondants, au sein de la fédération et par section, chargés de l’accueil, de l’intégration, de la formation et du suivi des nouveaux adhérents. Cela signifie également organiser des rencontres et des débats où l’expression est libre et sert à bâtir un projet collectif. Cela signifie enfin une culture de l’histoire locale du parti socialiste. Sans mémoire, il n’y a pas de capacité à se projeter dans l’avenir. Nous en sommes les héritiers du mouvement ouvrier et nous devons chérir nos prédécesseurs. Notamment ceux qui ont vécu les moments troubles de l’occupation ou de la dictature franquiste. Enfin, la convivialité passe par une fête. Une fête de la Rose départementale doit redevenir un rendez-vous incontournable de convivialité. La fédération doit être un lieu fourmillant d’initiatives et accueillant pour toutes les forces de la gauche.

• organiser le débat : repérer les questions fondamentales de nos concitoyens

Chaque année, nous devons consacrer du temps au repérage des questions essentielles de nos concitoyens et tenter d’y apporter une réponse par l’amélioration des politiques publiques dont nous avons la charge. La réussite scolaire (le passage du lycée à l’enseignement supérieur), le développement économique du département (la défense de la sous-traitance, l’accès des PME à l’innovation et à l’investissement) sont des exemples de débats sur des sujets où nous sommes en responsabilité. Ces débats doivent être affrontés pour modifier la réalité au profit des salariés et des personnes qui en ont le plus besoin.

• faire respecter nos décisions : ne pas excuser les comportements individualistes intolérables

Une organisation politique se caractérise par une discipline. Elle est d’autant mieux appréciée que les décisions de cette organisation répondent à des principes démocratiques. Il est néanmoins impossible de se présenter en dehors des désignations prévues à cet effet, de faire campagne pour des dissidents, de soutenir le fractionnisme et pour faire simple, encourager la division. Ce qui a été fait au cours des législatives est inadmissible. Rien ne peut excuser les comportements individualistes intolérables. Rien ne peut non plus justifier l’absence de sanctions si ce n’est une volonté de rassembler dans la confusion au lieu de mettre de la clarté dans notre fonctionnement.

• aider et soutenir les nouvelles pratiques militantes

Enfin, si le débat a lieu, si les préoccupations de nos concitoyens ont été traitées, il n’est pas inconcevable d’organiser des campagnes d’adhésion ou de promotion des réalisations socialistes entre deux élections. Pour cela, le secrétariat aux sections doit être revu comme une plate-forme d’aide et de soutien aux pratiques militantes. Une place doit être dédiée au sein de la fédération pour les secrétaires de section. Leur action doit également faire l’objet d’une évaluation afin de combler des manques manifestes. Notre présence sur le territoire doit être homogène. Elle doit être également au goût du jour. Le redécoupage des sections toulousaines doit être une priorité de même que le fonctionnement à l’échelle de l’agglomération. Des priorités doivent faire consensus pour avancer dans une meilleure couverture du terrain.

http://huguesbernard.parti-socialiste.fr/

Pour mémoire, lors de ma campagne de 2008, je proposais que tout projet fédéral se base sur le respect de 5 principes et mette en application 9 engagements. Ces propositions demeurent encore d’actualité.

> Rendez-vous autour du PSU

4 janvier 2011

Jacques Sauvageot & Jean-Claude Gilet seront à Toulouse le mardi 11 janvier 2011 pour la présentation et la signature de l’ouvrage collectif « Au cœur des luttes des années soixante, les étudiants du PSU. Une utopie porteuse d’avenir ? »

L’année 2010 a marqué le cinquantième anniversaire de la création du PSU aussi ce livre contribue à rappeler que ce parti, disparu depuis 20 ans, a joué un rôle essentiel dans le renouveau du socialisme en France et que l’ensemble des idées qu’il a développé et animé reste toujours d’actualité. Deux rendez-vous pour la signature de cet ouvrage sont proposés à Toulouse, le mardi 11 janvier 2011 :

> mardi 11 janvier 2011 à 12h30, à l’Université du Mirail, amphi 12, bâtiment B,

> mardi 11 janvier 2011 à 18h00, au Café El Déséo, 11 rue des Lois à Toulouse. Seront présents d’anciens militants du PSU comme Alain Bénéteau, ancien conseiller régional PS, Elie Brugarolas, conseiller régional EE ou encore Didier Rod, ancien député européen Vert.

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Au cœur des luttes des années soixante, les étudiants du PSU. Une utopie porteuse d’avenir ? » Ouvrage coordonné par Roger Barralis et Jean-Claude Gillet, paru chez Publisud.

Cet ouvrage n’est pas seulement une réaction à l’occultation fréquente par les médias du rôle du PSU et des ESU dans les luttes politiques des années soixante et spécialement en mai 68 ; il marque aussi la volonté des anciens étudiants du PSU de ces années-là d’écrire pour la première fois, leurs témoignages sur cette période, pendant laquelle « le fond de l’air est rouge » ! Ils l’ont fait en restant fidèles à leurs idéaux de jeunesse, car ils croient toujours « qu’un autre monde est possible »! 400 pages de contributions, plus d’une vingtaine d’auteurs, un réseau de 140 lecteurs-contributeurs, des décisions « éditoriales » prises en commun : telles sont les caractéristiques de cet ouvrage collectif.

Plus d’infos sur http://www.esu-psu-unef.com

> Merci Martine !

9 juin 2010

Un texte bref, des orientations claires, une méthode s’appuyant sur la consultation militante : le parti socialiste est en train de muter. Il n’attend plus des autres le changement mais le provoque de l’intérieur. Il n’oppose plus réussite locale et campagne nationale. Il rassemble les troupes. Il prend à bras le corps la question de la régulation politique en mettant un terme au laisser-faire. Il intègre les institutions de la Ve pour mieux concourir à l’élection majeure qui est l’élection présidentielle. Il ne s’enferme pas dans un chauvinisme de chapelle mais s’ouvre sur la collaboration citoyenne et l’esprit civique. Il n’oppose pas les accueillants et les accueillis. Il ne diffère plus la transposition dans les actes de promesses trop longtemps répétées. Il s’apprête a vivre sa rénovation sans déchirement. Tout le mérite en revient à celle qui a initié le mouvement et le porte à son terme : merci Martine !

> Cumulatio delenda est (2)

2 juin 2010

Dans son rapport sur la rénovation, Arnaud Montebourg développe les objections des certains parlementaires socialistes pour mieux les rejeter. Je me souviens que j’avais regretté qu’il ne prenne pas la tête du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Je comprends pourquoi ses collègues du Palais Bourbon se méfiaient. Le moment est venu de la fin d’une anomalie politique.

Rapport d’orientation sur la rénovation du Parti socialiste

III – Le programme de lutte contre le cumul des mandats

2.- Les objections des certains parlementaires socialistes

La première a reproché à ce programme de lutte contre le cumul des mandats de désarmer unilatéralement les candidats socialistes face aux candidats adverses qui, eux conserveraient la possibilité de cumuler. La Commission n’a pas fait sien cet argument.

Si le cumul des mandats était une assurance tous risques contre la défaite électorale, nous devrions être depuis longtemps victorieux aux élections législatives. En vérité, les élections législatives se jouent sur les déterminants nationaux (résultat des présidentielles, image du Parti socialiste, débat politique national). D’ailleurs, la fin généralisée du cumul des mandats que nous avançons en 2012 pour la totalité de nos candidats aux élections législatives devrait transformer en profondeur notre image collective, assurer un renouvellement décisif de nos visages dans la future alternance.

On peut observer que ce mouvement a reçu le soutien de nombreux députés, eux-mêmes en situation de cumul, qui ont fait savoir à l’auteur de ce rapport qu’ils considéraient comme positif ce programme de lutte contre le cumul et qu’ils s’y conformeraient, tout comme d’ailleurs l’auteur du présent rapport.

La deuxième objection a concerné nos chances de succès au Sénat en septembre 2011. Les détracteurs publics de ce programme de lutte contre le cumul ont imaginé qu’un tel programme porterait atteinte à nos éventuelles capacités à gagner des sièges de sénateurs lors du renouvellement par moitié au mois de septembre 2011, et éventuellement à gagner la majorité au Sénat pour la première fois sous la Vème République.

L’argument selon lequel un maire, un président de Conseil général ou de Conseil régional serait un meilleur candidat qu’un candidat sans fonction exécutive ne paraît pas convaincant.

En effet, il ne s’agit pas de demander aux intéressés titulaires de fonctions exécutives d’y renoncer avant leur campagne ou avant leur élection sénatoriale. Les intéressés pourront se présenter en situation de cumul en indiquant devant le corps électoral qu’ils abandonneront leurs fonctions exécutives afin de se consacrer à leurs électeurs. Cette obligation n’est en rien affaiblissante sur le plan électoral, elle est même un avantage par rapport à nos adversaires.

Après avoir étudié, département par département, le renouvellement sénatorial de 2011 avec le groupe socialiste au Sénat, il est apparu qu’il était difficile de voir dans la mise en œuvre du programme de lutte contre le cumul le moindre inconvénient dans la compétition électorale devant les grands électeurs du Sénat.

En effet, les candidats qui sont maires et voudraient se porter aux sénatoriales n’ont que des avantages à déclarer qu’ils quitteront la fonction exécutive qu’ils occupent, car ces maires ne seraient dès lors plus des maires (généralement de grosses villes) ayant obtenu un siège au Sénat, mais au contraire des sénateurs en mesure de défendre l’universalité des communes de leur département, et non plus la leur exclusivement de fait. Dans un scrutin qui surreprésente les communes rurales, il s’agit là d’un argument décisif qui augmente l’intérêt électoral de la lutte contre le cumul.

Si les candidats au Sénat sont présidents de départements et de région, l’argument de l’affaiblissement est sans aucune espèce de portée dans les départements où le scrutin se joue à la proportionnelle sur liste, car il s’agit de votes politiques davantage détachés du choix personnel. Cette remarque est tout aussi fondée dans les départements où le scrutin est uninominal, où la gauche est hégémonique et où la présence ou non du président de département ou de région ne changerait pas le résultat.

Il reste alors le cas des départements qui appliquent le scrutin uninominal et où la droite est dominante. Ces cas se comptent sur les doigts d’une main. Si on voulait alors insinuer que les Conseils généraux et régionaux sont des institutions à la tête desquelles il est plus aisé de mener une campagne sénatoriale en raison du caractère structurellement clientéliste de celles-ci, cet argument est lourdement affaibli en raison de la crise actuelle des finances locales qui ont conduit nombres de Conseils généraux et régionaux à interrompre ou diminuer fortement leurs subsides aux communes, rurales ou urbaines. De sorte que, dans le contexte actuel, la popularité des présidents de département et de région auprès des maires et grands électeurs du Sénat est tout à fait relative et pourrait même se révéler contreproductive dans l’élection sénatoriale.

Au total, tant en raison de la faiblesse concrète des arguments, que du tout petit nombre de cas concernés, le programme de lutte contre le cumul des mandats est à nos yeux sans aucune incidence sur le résultat des élections sénatoriales. Il pourrait même devenir un avantage pour accentuer nos chances de victoire.

La Commission a ainsi écarté, conformément au mandat des militants lors de la consultation militante du 1er octobre, tout traitement différent des candidats au Sénat et à l’Assemblée nationale. Les successions devront être prêtes avant l’élection et communiquées au parti pour obtenir l’investiture.

Le non cumul d’un mandat de parlementaire avec un exécutif local se réaliserait après chaque renouvellement parlementaire, soit après les élections sénatoriales de septembre 2011 et les élections législatives de juin 2012.

Le parlementaire élu, ou réélu, aura trois mois pour abandonner ses mandats exécutifs locaux, soit début janvier 2012 pour les Sénateurs et Septembre 2012 pour les députés.

Les départements conquis à l’occasion du renouvellement cantonal de mars 2011 ne pourront avoir de président de conseil général parlementaire.

Dans certains rares départements difficiles, il pourrait être proposé des dispositions transitoires tenant compte des fragilités inhérentes au mode de scrutin, en proposant aux sénateurs, présidents d’exécutifs (maires, président de Conseil régional, président de Conseil général, président de communauté de communes ou président de communauté d’agglomération) de maintenir leur participation à l’exécutif qu’ils présidaient en devenant vice-président ou adjoint jusqu’en septembre 2012, ainsi qu’aux sénateurs maires de communes de moins de 3 500 habitants, de le rester jusqu’à la même date à laquelle députés et sénateurs auront réalisé le mandat des militants du 1er octobre 2009.

> Cumulatio delenda est

27 mai 2010

Cumulatio delenda est. Guy Carcassonne a récemment repris la devise que René Dosière utilise depuis des années pour conclure ses interventions à l’Assemblée nationale avec la constance de Caton. Dans son article publié par le journal Le Monde du 3 mai dernier, l’éminent constitutionnaliste dénonce pêle-mêle l’absentéisme, l’absence de renouvellement du personnel politique, la promotion de la médiocrité, l’iniquité injustifiable au détriment des collectivités locales, la confusion des genres… que provoque le cumul généralisé. Ce matin, son comparse germanopratin, Olivier Duhamel, reprend les mêmes arguments avec la même vivacité. Cependant, tous les deux se rejoignent pour affirmer « qu’il n’est malheureusement pas au pouvoir d’un seul parti de donner le bon exemple, en escomptant sa contagion ». Seule une loi « en a les moyens ».

Outre que c’est l’argument dûment répété en boucle par les pratiquants du cumul pour continuer à s’autoriser tout ce que la loi tolère, je pense que les partis politiques doivent se donner des règles et pratiquer celles-ci s’ils ne veulent s’enfermer dans une pratique jésuitique du « faites-comme-je-dis-pas-comme-je-fais ». C’est ainsi que, sans loi, notre parti a imposé la parité dans ses organismes de direction nationale. De plus, les arguments pour autoriser la perpétuation du cumul jusqu’à toute modification législative se font jour au moment même où Martine Aubry tient tête aux sénateurs du groupe socialiste. Certains arguments tiennent au fait que le Sénat pourrait basculer à gauche si celle-ci ne se privait pas des candidats puisés dans la notabilité dans assemblées de province. Le cumul est de fait reconnu comme argument électoral.

Ma conviction est tout a fait opposée à ces tergiversations et je ne crois pas à cette casuistique. Le non-cumul n’a pas accès à l’offre électorale puisque les partis politiques l’encouragent jusqu’à présent. Quand on est électeur, on ne vote pas en fonction du cumul ou du non-cumul mais en fonction de sa conviction. Or celle-ci est prisonnière des désignations internes à chaque camp politique qui avec constance a toujours promu des candidats cumulant plusieurs mandats. Les primaires généralisées pourraient ouvrir le jeu. Cependant, empêcher le Parti socialiste d’initier une nouvelle démarche renversant la problématique me semble contre-productif.

Le temps de la réforme (loi organique s’appliquant ou non au Sénat ou réforme constitutionnelle par voie de référendum) viendra en son temps. Le plus tôt étant le mieux car oui, il faut détruire le cumul ! J’ajouterais qu’il faut le faire hic et nunc et dans la mesure des ses moyens car qui peut le plus peut le moins.

Plus d’information :
l’essai de la Fondation Jean Jaurès : « Pour en finir avec le cumul »,
la chronique d’Olivier Duhamel du 27 mai 2010,
l’article de Guy Carcassonne, « Cumul des mandats, le piège ».

> Solidaridades política, pirenaica y occitana

11 mai 2010

Quiero decir que hablo un castellano escolar corregido por Maria la gallega y Miguel el madrileño.

Hola a todos.

Quiero saludar a todos los compañeros y compañeras del Valle de Aran y agradecer a Paco Boya y Arturo Calbeto de Haber organizado este segundo encuentro europeo.

Quiero responder hoy a mis amigos franceses cuando me hacen la pregunta de porqué ir al Valle de Aran. Aprovecho también para dar algunos elementos de repuesta a mis amigos araneses.

I- En primer lugar, tenemos cargos públicos franceses y araneses, que trabajan en concertación.

Es la primera razón de nuestros intercambios. El 9 de mayo 2009, el encuentro en Francia en Toureilles con su alcalde, Denis Sarraquigne, fue un éxito. Paco y Arturo estuvieron con nosotros. Y nos invitaron al Valle de Aran.

FIDEL AMEN SOMS ASI.

Les ruego disculpen a Bertrand Auban, senador, Jean-Raymond Lépinay, alcalde de Saint-Gaudens y Louis Ferré, alcalde de Luchon, retenidos por ceremonias oficiales porque el 8 de mayo en Francia es la conmemoración del fin de la segunda guerra mundial y de la resistencia que fue el origen del espíritu de la Europa actual.

Nuestros cargos públicos franceses y araneses, cooperan de manera pragmática para ayudar a los habitantes de los dos lados de la frontera. El hecho de pertenecer a una región trans-fronteriza nos une. Los territorios periféricos no fueron fomentados por el modelo nacional centralizador. Frente a esta historia, debemos redoblar de solidaridad.

II- Por otra parte, compartimos una solidaridad pirenaica.

No hace mucho tiempo se consideraba los habitantes de los Pirineos como pastores, leñadores y contrabandistas. Hoy, el sector madera, la industria agroalimentaria y turística representan la parte importante del desarrollo de nuestros países. Pero estamos en un momento difícil. El momento de la crisis económica.

Debemos salir todos juntos de la crisis y esta no debe abrir una fractura social que perjudique a los más débiles precisamente a los que tienen menos oportunidades y menos posibilidades.

Debemos salir de la crisis con más solidaridad y más unión política.

Robert Schuman lo decía hace sesenta años en París el 9 de mayo de 1950, “Europa no se hará de un golpe, ni en una construcción global: se hará por realizaciones concretas que crearán en primer lugar una solidaridad de hecho.”

La primera de las solidaridades de hecho, es cuando se comparte una moneda única, es una solidaridad económica, financiera y presupuestaria. A la crisis económica, debemos responder por la unión política.

III- Para terminar, compartimos una solidaridad occitana.

La personalidad y la singularidad del Vall d’Aran nos muestran un camino original y atípico del cual no tenemos plenamente conciencia en Francia. Este es un ejemplo que nos da la prueba que cultivar su diferencia puede ser fuente de enriquecimiento.

La Unión Europea es un proyecto que combina la unidad y la diversidad. Es un equilibrio difícil. Como Europeo, deseo que estemos unidos para rechazar crispaciones que no dicen su nombre y que la crisis económica no dejará de atizar :

– estigmatización la figura del extranjero,
– manipulación del hecho religioso,
– denegación de Europa,
– encerramiento en los egoísmos nacionalistas,
– oposición a las pretensiones regionales y a los derechos culturales,
– rechazo del sistema federal,
– crítica del liberalismo político.

Por fin, debemos frenar la extrema derecha en Europa, en Francia y en España con el triste caso del juez Baltasar Garzón.

La solidaridad occitana es un medio para difundir más tolerancia. Ya que un medio de alcanzar lo universal puede pasar por el aprendizaje de lo particular.

Así se pone de relieve en el pensamiento de Simone Weil, que considera que : “El arraigo es quizás la necesidad más importante y más desconocida del alma humana. Es una de las más difíciles de definir. El ser humano tiene una raíz por su participación real, activa y natural en la existencia de una colectividad que conserva vivos ciertos tesoros del pasado y ciertos presentimientos del futuro.”

Unidad y diversidad no se oponen.

Solidaridad occitana, solidaridad pirenaica y solidaridad política. Bien vale una cita para afirmarlos, para reforzarlos y difundirlos.

Los antieuropeos creen que cuando menos vale Europa, más valen ellos. Les garantizo que Europa volverá a ir bien y también para nosotros. Que los socialistas de Catalunya van a ganar las elecciones de 2010 y que nosotros en Francia ganaremos las elecciones generales de 2012. Deseo que 2010 y 2012 sean mejores que 2008 y 2009, años del comienzo de la crisis. No solo para ganar elecciones, pero para la idea de tolerancia, la idea de solidaridad y de justicia social… y para Europa.

> Vers la fin du cumul ?

28 avril 2010

Evidemment, je salue le travail du Parti socialiste pour se doter d’une mise à jour politique au travers de la Convention nationale sur le nouveau modèle de développement. Je vais prendre le temps de lire la version finale car je n’ai pas encore été mobilisé par les ateliers mis en place par Pierre Moscovici. Je dirais que les militants n’ont pas été encore consultés alors que c’est le principe même d’une Convention. Ce n’est pas que j’ai la religion de la « base » ou du « terrain » -expressions que j’exècre- mais le travail collectif doit être le produit d’une démarche qui ne brûle aucune des étapes suivantes : 1) la confection d’un document de référence par les responsables 2) le temps de la présentation du texte et de la lecture par le plus grand nombre, 3) le débat et l’échange, 4) la synthèse des apports, 5) le vote pour trancher les propositions jugées irréconciliables ou simplement valider une démarche unanime et 6) la publicité de la version adoptée qui est censée faire foi. Nous avons pris l’habitude de brûler les deux tiers des étapes. Alors je me méfie. De plus, j’ai un très mauvais souvenir de notre dernier unanimisme sur les statuts et la déclaration de principes. Je vais donc prendre le temps pour me faire une opinion puisque je considère que nous entrons dans la deuxième phase d’une convention, celle de l’appropriation du texte.

Pour ce qui est de l’accessoire -accessoire si l’on se concentre uniquement sur le nouveau modèle de développement- j’ai été gâté. Martine Aubry a confirmé sa détermination en ce qui concerne la rénovation du Ps. Je remarque au passage que tout ceci pourrait être anecdotique si la vie de ma fédération ressemblait à celle du Finistère (1). Jean-Jacques Urvoas, de passage à Toulouse, à l’invitation de la Ligue des droits de l’Homme et de Catherine Lemorton, m’a précisé que l’accord que les militants bretons ont imposé à leurs élus comprenait les sénateurs. Je ne peux que louer le travail de Marc Coatanéa. Les sénateurs sont tout de même les plus coriaces adversaires de toute régulation politique. Ils croient abusivement avoir un droit immémorial au cumul des mandats. Ils se réfèrent, pour les plus loquaces, à l’article 24 de notre Constitution qui stipule qu’ils ont la mission spécifique « d’assurer la représentation des collectivités territoriales de la République. » Simplement, représentation ne signifie nullement cumul, sinon, le constituant aurait été plus précis. D’ailleurs, j’affirme que l’on peut d’autant mieux représenter que l’on ne cumule point.

Je vous livre ci-dessous le verbatim réalisé par mes soins d’après la vidéo de l’intervention de Martine Aubry. Il témoigne de l’implication totale de notre première secrétaire. Dont acte !

« Mais nous ne pouvons pas donner des conseils de démocratie à notre pays si nous ne sommes pas capables, nous aussi, de nous rénover mon cher Arnaud. C’est la rénovation du Parti socialiste que tu portes avec beaucoup d’autres. Et nous déciderons, dans la convention de juin des modalités concrètes de cette feuille de route – je vois que vous l’attendez avec impatience- que les militants nous ont donnée et je commence par le non-cumul des mandats -je sais que chacun l’attend-, par, bien évidemment, la préparation des primaires, la diversité et la parité (applaudissements dans le fond de la salle). Voilà ! Nous ne serons pas crédibles, mes chers camarades, si nous ne sommes pas capables de porter à nous-mêmes ce que nous voulons faire porter à la société. En tout cas, je serai là pour le rappeler en permanence au cas où certaines tentations de différer, comme nous le faisons depuis plus de 20 ans, viendraient à l’esprit de quelques uns mais je n’y crois pas. Je n’y crois pas ! »

(1) fédération comprenant 3 sénateurs, 5 députés, 15 conseillers régionaux et 35 conseillers généraux.

> Il y a un demi-siècle naissait le PSU

31 mars 2010

Téléchargez le programme
Téléchargez la fiche d’inscription
Téléchargez l’appel des 50 ans du PSU

> Nous vieillissons tous…

27 janvier 2010

Source : FRAP

> Un peu d’espoir à gauche

24 août 2009

Le Pharo

Entre les Cévennes et la plage du Prophète, j’ai participé aux premiers ateliers d »été du courant de Vincent Peillon. Je m’étais inscrit avant les vacances en me disant que cette rencontre politique était située géographiquement à merveille sur le passage de la fin de mes vacances. Ma curiosité était grande de voir fonctionner l’attelage de la motion E qui avait raflé la première place lors de notre dernier malheureux congrès socialiste. Je n’ai pas été déçu ni par la chaleur communicative des organisateurs marseillais, ni par la qualité des intervenants des ateliers, ni par la présence d’alliés plus ou moins conventionnels. Rien que de traditionnel puisque tout le monde semble se rallier progressivement à l’idée de primaires. Le seul hic est venu de l’évocation d’un rassemblement écologiste, socialiste et démocratique faite de concert par des représentants du Modem (Marielle de Sarnez, Jean-François Kahn et Jean-Luc Benhamias), du Ps (Vincent Peillon), du Pcf (Robert Hue), du Prg (Christiane Taubira) et des Verts (Daniel Cohn-Bendit). Certes les appareils ne se sont pas prononcés et il faudra donner un peu de temps à chacun pour avancer. Cependant, je trouve qu’il y a un peu d’espoir à voir se former concrètement les contours d’une union qui se donne les moyens d’ouvrir l’horizon de 2012. Personne ne détient seul les clés de ce prochain scrutin. Ni les formations politiques, ni les personnalités, ni les divers rassemblements hétéroclites anti-sarkozystes. Oui, il faut que la gauche, et sans doute aussi les démocrates, se parlent et échangent concrètement sur leur projet pour devenir audibles, et donc crédibles, auprès de leurs compatriotes.

De passage dans les Cévennes, j’ai découvert la lettre de Jean-Christophe Cambadélis adressé « à un militant qui n’en peut plus ». J’avoue une certaine déception. Sans doute attendais-je plus de clarté et de perspective de la part de mon camarade strauss-kahnien. Les échanges épistolaires socialistes de l’été ont pour principal défaut leur longueur. La dilatation n’est pas favorable à la clarté et je trouve pour ma part qu’on ne peut plus tergiverser. Sur notre intention de fonder un nouveau parti socialiste, plus décentralisé, plus humain et plus démocratique, il faut se donner une méthode et des délais. La feuille de route que Martine Aubry nous a transmise avant les vacances est éclairante mais nous devons nous donner les moyens pour que les consultations militantes soit réelles et non l’otage des arbitrages du Conseil national. Sur notre volonté de bâtir un nouveau programme, plus ouvert, plus radical et plus social, il faut s’ouvrir aux socialistes dans leur diversité et effectuer le même travail qu’Europe-écologie en rassemblant les adhérents, les non-encartés, les associatifs, les sympathisants. Le travail qu’ils ont fait est devant nous et il faut absolument se doter d’un programme éclairant sur la fiscalité, l’emploi, la croissance, l’éducation, la santé et la protection sociale. Sur notre obligation d’effectuer un inventaire sur nos pratiques récentes, nous devons être sévères vis-à-vis de nous-mêmes sans verser dans les anathèmes. Nous devons donner de la cohérence entre nos gestions locales et nos propositions nationales, donner une lecture globale de l’action que nous développons régionalement. Enfin, sur notre ambition de faire de notre parti un outil d’approfondissement de la démocratie, il faut effectivement donner un cadre à la perspective des primaires -nationales mais aussi régionales, départementales, intercommunales et communales…- et à l’instauration du mandat unique.

Si nous, socialistes, nous réalisons ce travail, alors se posera la question de nouvelles alliances capables de mettre en oeuvre les volontés que nous aurons exprimées. Pourquoi aujourd’hui refuser l’aide de telle ou telle formation si un compromis satisfaisant peut être trouvé. Je ne comprendrais pas ce refus s’il devient catégorique. Il est évident qu’au sein de l’opposition française une concurrence se libère. Elle donne libre cours à plusieurs pronostics et rend possible la fin de l’hégémonie socialiste parce que le parti socialiste a retardé son travail d’aggiornamento. C’est cette lenteur qui est à l’origine de cette remise en cause. Si les écologistes ont porté la question du réchauffement climatique, c’est que nous étions à la traîne. Si le Modem occupe une telle place, c’est que nous avons parfois accentué la personnalisation et la concentration du pouvoir. On peut avec amertume penser que certains coucous ont pris notre place dans la paysage politique. Se livrer sans travail de refondation à la course aux alliances serait une erreur. Refuser par avance un rassemblement de la gauche et des démocrates me semble tout aussi catastrophique.

Alors oui, j’ai trouvé qu’il y avait un peu d’espoir à Marseille. J’espère qu’il y en aura un peu plus à Jarnac et toujours davantage à La Rochelle.

> Non-cumul et parité intégrale

10 août 2009

Penn Ar Bed

« Go West, young man, Go West ! » Cela devrait être le nouveau slogan du parti socialiste… et le moyen de retrouver l’esprit pionnier. Cela fait deux mois que j’ai découvert, grâce au blog de Jean-Jacques Urvoas, le travail accompli par nos camarades finistériens sous l’impulsion de leur remarquable premier fédéral, Marc Coatanéa. J’avais reçu dans la foulée, suite à un mail de demande d’information, la charte fédérale de la démocratie interne et les premières propositions. Je pense que cette nouvelle page s’inscrit dans la meilleure tradition de la fédération socialiste du Finistère. Si l’article du Monde, découvert par le mail estival de Benoît, peut permettre à l’ensemble des fédérations de se saisir de ces questions sans attendre le quitus de Solférino, ce serait tout bonnement génial !

Le nécessaire du parfait militant :
Article du Monde,
Charte fédérale de rénovation,
Premières propositions,
Résultats de la consultation militante.

Le PS finistérien opte pour le non-cumul des mandats et la parité intégrale

Le Monde – 24/07/09.

Les militants socialistes du Finistère ont imposé le non-cumul des mandats et la parité intégrale à leur fédération, la première en France à proposer de telles « restrictions ». En clair, « c’est la fin des ‘député-maire’ et ‘sénateur-maire' », a expliqué le premier secrétaire fédéral, Marc Coatanéa. Selon le responsable, 60 % des onze cents votants inscrits se sont exprimés en faveur du non-cumul d’un mandat de parlementaire avec des « fonctions exécutives ». Les parlementaires finistériens ne pourront conserver qu’un mandat de conseiller municipal ou régional.

13 candidats, 13 candidates

Cette réflexion menée durant près de quatre mois a d’ailleurs été bien accueillie par les quatre députés et sénateur socialistes, qui ont abandonné leur mandat de vice-président du conseil général du finistère. La décision est également vue d’un bon œil par le président de l’assemblée départementale, Pierre Maille, qui s’est toujours interdit toute autre fonction quand il était maire de Brest ou, comme aujourd’hui, en tant que président du conseil général.

Concernant la mesure d’égalité homme-femme adoptée, le PS finistérien s’est engagé avec 70 % des suffrages, à mettre en application « la parité intégrale ». Ainsi, sur vingt-sept des cinquante-quatre cantons du Finistère qui seront renouvelés lors des cantonales de 2011, le PS présentera treize femmes et treize hommes plus un ou une candidat(e), a expliqué Marc Coatanéa.

> Pour une aire urbaine solidaire

25 juillet 2009

Claude Raynal

Compte rendu de la rencontre organisée par Socialisme & démocratie le 23 juin 2009 à Roquette.

Quel projet pour l’aire urbaine toulousaine ?

Claude Raynal est maire, conseiller général de Tournefeuille, président délégué du Grand Toulouse et président du Groupement d’intérêt public InterSCoT. C’est à partir de son expérience que nous avons mis en lumière les échanges sur l’aire urbaine toulousaine. L’InterSCoT est une structure chargée d’assurer la concertation et la coordination entre les schémas de cohérence territoriale (SCoT) de l’agglomération toulousaine, du nord toulousain, du pays du sud toulousain, du Lauragais, ainsi qu’avec les territoires limitrophes touchés par la dynamique d’expansion toulousaine et de mutualiser des moyens techniques et d’études pour faciliter l’élaboration des SCoT des territoires les moins dotés.

Pourquoi s’intéresser à l’aire urbaine ?

Le projet de l’aire urbaine toulousaine est un sujet de débat depuis 2001. Il s’inscrit dans le cadre de la loi socialiste SRU (Solidarité et renouvellement urbain) mieux connue pour son volet logement. Le volet aménagement du territoire souhaite favoriser la vision en provenance des territoires eux-mêmes plutôt que d’imposer le point de vue de l’Etat. La loi a mis à la disposition des collectivités locales des outils de planification rénovés, les SCoT, dont l’objectif premier est : « de faire en sorte que les élus définissent en commun la manière dont les aires urbaines doivent évoluer, et ainsi répondre à un impérieux besoin d’articulation entre les différentes démarches de planification dans un contexte où le renouvellement de la ville prend progressivement le pas sur l’extension périphérique. » En ce qui concerne la décentralisation, c’est un enjeu passionnant mais complexe. Il s’agit là d’une vision originale, nouvelle, plus proche d’une approche décentralisée, qui conçoit cette organisation comme partant des territoires et non plus « d’en haut », de l’Etat.

Quel territoire pertinent pour la coordination ?

Les questions à balayer sont nombreuses. Qu’est-ce qu’un territoire plus ou moins cohérent ? Quelle échelle pour s’interroger aux questions de développement ? La règle pose le principe d’un SCoT à l’échelle de l’aire urbaine. Cela concerne les communes dont 40% des actifs travaillent dans le pôle urbain aggloméré soit pour Toulouse, la ville centre et la première et la deuxième couronne. Fin 2000, 345 communes sont concernés et le territoire dépasse le département de la Haute-Garonne. L’aire urbaine ainsi définie s’étale vers l’ouest jusqu’à l’Isle-Jourdaine (Gers), vers le nord jursqu’à Saint-Sulpice et Verdun-sur-Garonne (Tarn) et vers le sud jusqu’à Pamiers (Ariège). On se heurte à notre sédimentation historique et la décision est prise de se restreindre au territoire compris dans les limites départementales de la Haute-Garonne. Cependant, le SCoT du pays lauragais comprend de nombreuses communes de l’Aude (Castelnaudary) et compte-tenu de l’avancement de ses travaux il est fait exception pour cette partie du territoire. Aujourd’hui 420 communes participent à ce travail. Ce périmètre ne recouvre pas l’aire urbaine en totalité.

Faire émerger l’intérêt général des demandes territoriales

L’idée était d’organiser d’abord une réflexion sur le projet, les objectifs, avant de mettre en place les outils. Ceci aboutit à l’élaboration de la charte de l’aire urbaine toulousaine, qui a été voté en 2005 à l’unanimité moins quatre communes. On peut trouver ce document sur le site de l’Agence d’Urbanisme de l’Aire urbaine Toulousaine (http://www.auat-toulouse.org/spip.php?article3285).

Ce long processus de discussions a permis de nuancer les visions et préjugés initiaux. Progressivement les débats se sont portés sur la recherche des problématiques communes. Les échanges ont dépassé l’alternative centre/périphérie. Chacun a découvert les vertus du projet. Concrètement, l’aire urbaine a été découpée en 4 territoires. Un Groupement d’intérêt public (GIP) regroupe les représentants des 4 zones, et permettra de voter le SCoT en 2010.

Les résultats de la démarche d’InterSCoT

Cette démarche nouvelle permet de retrouver subtilement un équilibre local. L’organisation territoriale, déstabilisée par le retrait de l’Etat de certaines compétences suite à la décentralisation, reprend des marges de manoeuvre. De nombreuses décisions « micro-locales » suite à 1981 se sont révélées extravagantes, par manque de coordination, d’organisation de l’intérêt général local.

Le SCoT, qui est un pacte librement consenti, reconstruit un processus de décision, mais ascendant plutôt que descendant. Il permet une élaboration de l’intérêt général à partir des intérêts locaux, par l’intermédiaire de représentants démocratiques.

Cette démarche semble aujourd’hui confortée par l’arrivée d’une génération de responsables plus favorables à une gestion de l’espace et plus réticents à un développement excessif de l’urbanisation.

Plusieurs principes et objectifs guident ces réflexions :

1- Comment pour rapprocher les habitants de l’emploi, alors que les situations sont très hétérogènes ?

2- Comment permettre une transition urbain-rural organisée et performante. Claude Raynal a cité l’exemple de Rennes, où l’urbanisation bien délimitée laisse place à une couronne verte rurale organisée autour de pôles secondaires, le tout maillé par un réseau de transport efficace.

3- Déterminer les zones à protéger (espaces agricoles de qualité, biodiversité, grands paysages identitaires : Pyrénées, Garonne, Ariège…) en amont, et non pas seulement dans les espaces restants à la fin du processus de planification.

4- Promouvoir un modèle urbain « polycentrique hiérarchisé » : le mythe d’une capitale régionale entourée de villes moyennes proches se développant de manière parallèle a été démenti par les faits. Seul Toulouse a crû largement en Midi-pyrénées, drainant l’attractivité de toute la zone. Les villes périphériques ont commencé à se développer à partir du moment où elles ont appartenu à l’aire urbaine, en tant que banlieue éloignée de la ville centre. Il faut donc faire en sorte de planifier leur développement autour de polarités secondaires.
En effet les estimations maximales prévoient 300.000 habitants de plus dans les 20 prochaines années (pour une moitié provenant de migrations). La planification doit permettre d’organiser la répartition de ce développement dans de bonnes conditions de logements, de transports, d’emplois, de services publics. Cela pourrait être 80% dans le pôle centre, 10% dans les pôles secondaires, et 10% sur le reste du territoire dans le cadre d’un développement maîtrisé.

5- Enfin il faut permettre une complémentarité territoriale de l’économie, afin de répartir et concentrer les investissements pour une meilleure efficacité. on ne peut développer de l’activité économique partout car il y a nécessité de concentrer des critères qualitatifs (transport, environnement et services).

Anticiper le développement urbain

La grande agglomération toulousaine doit faire face à une ambition d’accueillir 14.000 nouveaux habitants par an (50% naissances, 50% arrivées). Cela représente une obligation de construire 9.000 logements par an contre 8.000 aujourd’hui.

Mais la gageure de l’InterSCot est de répondre aux questions de l’aménagement de l’arrivée du TGV, à l’harmonisation des systèmes de transports urbains, aux choix de développement des routes et autoroutes. Pour cela, il doit anticiper le développement urbain.

Face aux temps plus difficiles pour les finances locales qui s’annoncent, des choix sont à faire, et la coordination devient plus nécessaire. Les enjeux grandissants liés au développement durable vont également dans ce sens. Le processus doit s’appuyer sur le développement de structures intercommunales fortes. La coopération entre collectivités locales est capable de défendre le principe de solidarité comme préalable. La démarche InterSCot est une démarche d’autogestion. Chaque SCoT doit justifier ses projets et s’interroger sur le devenir de son territoire. C’est aussi une démarche d’auto-responsabilisation.

http://sd31.wordpress.com/

> Lettre S&D31 (n°17)

24 juillet 2009

Lettre S&D31 n°17

Notre lettre n°17 est téléchargeable ici. Dans ce numéro, vous trouverez le compte-rendu de notre réunion avec Claude Raynal.

http://sd31.wordpress.com/

> Les régionales approchent…

23 juillet 2009

Christine Lazerges

Les régionales approchent… les vacances aussi. Mais je voulais saluer l’initiative de la gauche languedocienne qui se mobilise du côté de Montpellier, Nîmes, Sète et ailleurs pour offrir une alternative au successeur de Jacques Blanc. Autour de la socialiste Christine Lazerges, François Liberti (PC), René Revol (PdG), Jean-Louis Roumégas (Les Verts) œuvrent de pied ferme pour que la gauche s’éloigne du clientélisme et s’attache à renouer avec son projet social. C’est courageux et salutaire car il y a des déclarations et des comportements qui ne sont plus acceptables. La caricature pagnolesque de l’homme politique méridional peut toujours faire rire mais la réalité frise le grotesque. La Sfio est morte de ceux qui portaient ses couleurs et se moquaient de leurs propres engagements en enterrant toute velléité politique dans les combinaisons politiciennes. Je souhaite plein succès à l’entreprise baptisée « au nom des valeurs de gauche ».

http://www.aunomdesvaleursdelagauche.fr/

> Réforme des statuts fédéraux

23 juillet 2009

Statuts fédéraux

Avec André Faggion, camarade socialiste élu municipal de Villeneuve-lès-Bouloc, nous ne nous sommes pas séparés pour les vacances avant d’avoir mis au point nos propositions de réforme des statuts fédéraux. Je vous laisse admirer le travail et le saut qualitatif qui attend notre fédération si les militants nous suivent dans cette voie. Rendez-vous est pris pour la rentrée.

PROPOSITION N°1
—————————
Conférence annuelle des militants
Une Conférence militante est réunie au moins une fois par an par le Conseil fédéral, qui en fixe l’ordre du jour. Elle a pour objet de permettre aux adhérents de se prononcer sur des questions d’actualité politique nationale ou internationale. Une question est inscrite à l’ordre du jour de la Conférence militante soit sur proposition du Bureau fédéral, soit à la demande de 1 000 adhérents répartis dans au moins 30 % des sections.
Pour □ Contre □ Abstention □

PROPOSITION N°2
—————————
Consultation directe des adhérents
Sur proposition du Premier Secrétaire fédéral, du Bureau fédéral, de 35 sections ou à la demande d’au moins 15% des adhérents par rapport au nombre arrêté au 31 décembre de l’année précédente, le Conseil fédéral peut décider, après en avoir débattu sur le fonds et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d’organiser une consultation directe des adhérents en leur soumettant une question rédigée simplement. Le Conseil fédéral fixe les modalités de discussion collective et d’organisation des votes en découlant.
Pour □ Contre □ Abstention □

PROPOSITION N°3
—————————
Mandat unique
La fédération s’engage à instaurer le mandat unique pour les parlementaires (députés, sénateurs et députés européens), les présidents des collectivités et de leurs regroupements couvrant une population supérieure à 50 000 habitants.
Pour □ Contre □ Abstention □

PROPOSITION N°4
—————————
Limitation du cumul des mandats dans le temps
La fédération s’engage à limiter le cumul dans le temps à 2 mandats identiques consécutifs concernant les fonctions de parlementaire, de maire, de président de collectivités et de leurs regroupements.
Pour □ Contre □ Abstention □

PROPOSITION N°5
—————————
Règlement intérieur
La fédération s’engage dans les 3 mois qui suivent le vote des statuts à adopter un règlement intérieur indiquant précisément le mode de fonctionnement de la fédération notamment en ce qui concerne :
1/ les modalités de désignation de ses candidats dans les différentes instances, institutions et collectivités dans lesquelles le parti souhaite être présent,
2/ l’organisation de l’information permanente et interactive des militants et de la population.
Pour □ Contre □ Abstention □

> Perspectives de travail 2009-2014

24 juin 2009

Alain Richard

Nous avons passé beaucoup de temps à faire le bilan des élections, la plupart des échanges ont porté sur la nécessité de remettre les socialistes au travail. Une de nos tâches principales est de refonder le projet européen. C’est pourquoi le groupe local du PSE organise une rencontre à la fédération le mercredi 1er juillet à laquelle vous êtes tous invités.

Perspectives de travail 2009-2014 avec la participation de notre camarade Alain Richard, ancien ministre, vice-président du Parti des socialistes européens.

Mercredi 1er juillet 2009 à 19h30
Fédération du Parti socialiste,
Salle Jean Jaurès,
3, rue Lancefoc, Toulouse.
Métro : ligne B – Arrêt : Compans-Caffarelli.

pse31@laposte.net
http://www.pse31.parti-socialiste.fr/

> À mes camarades : osez muter

12 juin 2009

JJ.MIrassou+C.Guien

Autocollant historique trouvé boulevard Maréchal Leclerc où j’ai du me garer pour me rendre au Conseil fédéral.

Voilà ce que j’ai dit à la tribune du conseil fédéral du 11 juin qui s’est tenu à la fédération socialiste de Haute-Garonne. Le climat était à l’introspection. Même si tout le monde a décidé d’assumer cette défaite, je crois que les mois qui viennent doivent nous amener à changer. Or, ce changement, tout le monde n’y est pas prêt. J’ai essayé à ma façon de dire ma disponibilité pour cette mutation nécessaire.

1. Le constat

La droite a gagné une élection. La droite européenne rempile avec une majorité qui conforte la commission sortante. La droite française arrive 12 points devant le suivant, ça s’appelle une victoire car une victoire relative est une victoire.

Les écologistes ont ébranlé la gauche traditionnelle. Ils imposent un engagement fort pour l’Europe, le thème de l’environnement et un style dépoussiéré de faire la politique.

Le Parti socialiste européen perd presque partout en Europe. Cela impose une révision de nos orientations car le phénomène est global. La social-démocratie s’est fait piquer son discours par la droite et n’a pas renouvelé sa doctrine et son programme. Le travail du Pse de clarification n’a pas été poussé assez loin. Il est devant nous.

Les socialistes français payent cash de nombreuses erreurs : leur obsession anti-sarkozyste, leur enfermement dans de vaines querelles partisanes (cf. l’artificiel congrès de Reims autour de la conception du parti, du modèle social-démocrate et des alliances), leur triple incapacité 1) à formuler un projet global qui s’adresse aux gens, une incapacité, 2) à donner sa chance au moindre leadership et 3) à procéder au moindre renouvellement et l’image d’un parti de notables repliés sur leurs échéances locales. Nous payons un parti replié sur lui-même. Un appareil qui coupe les tête des plus audacieux. Une inertie qui favorise un fonctionnement clanique et les logiques d’intérêts personnels.

Dans cette campagne, nous n’avons pas pu, pas su, pour ceux qui se sont investis -c’est-à-dire un tout petit nombre de militants valeureux- entraîner le parti dans la campagne européenne. La moindre des difficultés n’a pas été de convaincre les élus de la légitimité du projet du Manifeste. Il est quasiment impossible de porter un projet global. Le dilettantisme et la légèreté avec lesquels les cadres du parti prennent leur distance avec tout ce qui n’est pas enjeu et mandat local est époustouflante. Ce repliement sur la conquête ou plus, la conservation des acquis électoraux locaux est une maladie qui gangrène tout débat et annihile toute campagne qui dépasse le cadre communal, cantonal ou régional. Plus rien n’éloigne les socialistes français de l’abîme du mollettisme.

2. Mes explications

Toute élection exprime un choix. En démocrate, je souhaite expliquer ces choix pour en tenir compte.

Les électeurs ont choisi les rassemblements. Le Ps est resté isolé entre deux forces de rassemblement. Les écologistes qui rassemblaient les déçus du Grenelle de l’environnement, les altermondialistes, les réalistes et les gauchistes ainsi que les proches de Nicolas Hulot. D’anciens camarades du Ps ripolinaient de neuf les communistes. Les électeurs ont choisi le rassemblement parce qu’il incarne une forme de dépassement des égoïsmes de parti et le mouvement. Nous devons imaginer le cadre d’un dépassement du Ps.

Les électeurs ont rejeté les forces du statut-quo. Nous représentions, comme le Modem ou le Npa, une forme d’immobilisme. Nous avons été sanctionnés pour cette raison. Alors que nous avions pris soin de ratifier le Manifeste et d’établir des listes en amont, nous n’avons fait preuve d’un manque d’originalité. Cela renforce l’immobilisme dans le sud-ouest puisque nous ne reconduisons que deux députés européens sortants. Notre renouvellement, dont nous avons pourtant tant besoin, est reporté à la prochaine élection. Notre changement de cap doit s’accompagner d’un réel renouvellement.

Les électeurs ont choisi un discours clair sur l’Europe. Ils n’ont pas supporté les apitoiements de ceux qui regrettent ou s’opposent à l’Union. Les succès d’estime d’Europe écologie auprès d’électeurs qui votent Modem ou Ps est significatif sur un discours que nous ne devons plus tenir sur l’Europe. Il faut prendre les faits pour les faits et se projeter pleinement dans l’avenir européen. Nous devons sortir de notre réduit local pour s’engager dans la définition d’un projet socialiste plus global.

3. Les orientations générales

Soyons humbles. Ne partons jamais à une élection comme si notre électorat était déjà conquis. Notre électorat est toujours à conquérir qu’il soit volatile comme en milieu urbain ou plus fidèle comme en milieu rural. Nous devons sans cesse convaincre de la plus-value de nos programmes et de nos candidats. À chaque élection, nous devons redéfinir notre offre politique.

Soyons exemplaires. Nous devons incarner la façon dont nous appliquerons nos idées. Notre campagne doit préfigurer un autre mode de gouvernement. Comme à Toulouse où nous initiions une politique ouverte et participative, nous devons dans notre parti et dans nos campagnes donner envie en organisant concrètement l’ouverture et le rassemblement.

Soyons inventifs. Nous avons passé notre temps à jalouser la pollution visuelle et réelle orchestrée par les colleurs d’affiche du Front de gauche. Aujourd’hui le discours politique passe par d’autres canaux : par les réseaux sociaux, par les médias et internet et par d’autres modes : l’humour et l’imagination. Nous enregistrons un temps de retard sur ce terrain qu’il faut vite combler.

Soyons sérieux. La politique ne supporte ni le mensonge ni l’à-peu-près. Si je suis opposé à la professionnalisation de la vie politique qui nous guette et nous submerge souvent au Ps, je suis favorable à ce que nos candidats soit jugés sur leur capacité à dire la vérité et à s’y tenir. Il est difficile de faire campagne pour des candidats qui se comportent en amateur, utilisent le mensonge et l’amalgame et lorgnent déjà sur l’élection suivante sans tenir compte de leur échec.

4. Les urgences locales

Confortons le rôle de notre premier secrétaire fédéral. Comme pour ce qui doit se passer avec Martine Aubry, je ne crois pas que nous devions revenir sur la légitimité des nouvelles équipes en place. En Haute-Garonne, toutes les motions sont associées au fonctionnement du parti. L’alliance d’appareil A+C n’a pas duré devant le volonté de tout le monde de s’impliquer. C’est à mettre au crédit de notre premier secrétaire fédéral. Je reviens sur la campagne en disant que j’ai été très heureux pour le Mjs que son responsable départemental puisse prendre la parole et très triste que pour mon parti que Sébastien Denard soit privé de tribune. Cela a été néfaste et ne doit plus jamais se reproduire. Le premier fédéral est par fonction le porte-parole des militants. Sa place et celle du parti sont par conséquent non négociables.

Rassemblons-nous sur un programme de travail commun. Je pense que le conseil fédéral doit être amené à délibérer sur un programme de travail qui doit faire consensus. La logique de ce programme est que nous devons porter d’abord notre attention à notre projet avant de se poser la questions des personnes. Les seules candidatures qui seront légitimes sont celles qui s’appuient sur une contribution au projet. Donc commençons par le commencement. Le projet pour ancrer notre région Midi-Pyrénées à gauche doit s’ouvrir dans la plus grande transparence. Nous devons poser la question du projet avant celle des personnes.

Rénovons enfin concrètement notre parti. Nous avons ouverts dernièrement la chantier de la réécriture de nos statuts qui avaient été suspendus depuis deux congrès. Notre secrétaire fédéral à la rénovation, Jean-François Rouch, a repris in-extanso les termes de la motion que j’avais faite adopter à notre dernier congrès. Ce travail doit reprendre son cours. Pour ma part, il devient impératif d’inscrire la mandat unique dans nos règles de fonctionnement. La première étape est évidemment le mandat parlementaire unique qui ne peut être reportée au regard de leur statut qui est un des plus protecteurs. C’est la mesure que tout socialiste conséquent doit défendre s’il estime que le cumul ronge notre démocratie. C’est pourquoi je demande aux deux parlementaires européens de la circonscription du sud-ouest de s’engager à se consacrer à 100% à leur mandat et à ne pas cumuler.

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