Archive for the 'Européens' Category

> Le front européen

20 juin 2016

Luchon, le 18 juin 2016

Nous nous réunissons pour faire vivre notre engagement pour l’Europe

Notre premier engagement est local et c’est normal. C’est la force du PS. Notre premier niveau d’engagement est à l’échelle de nos préoccupations. Nous sommes tous des militants de nos communes attachées à nos projets et nos élus.

Local, car le Parti socialiste est aussi départementaliste. En Haute-Garonne, nous avons une légitime fierté à défendre un périmètre administratif qui consolide des politiques de solidarité. Ces politiques ont été plébiscitées et notre assemblée départementale est à 87% à gauche depuis son dernier renouvellement.

Local, notre parti est aussi régionaliste. Pas encore dans son organisation, puisque les fédérations départementales sont le dernier échelon vivant entre l’échelon local de la section et l’échelon national de Solférino. Mais, nous sommes de fervents régionalistes attachés à l’histoire du Sud-Ouest, de la Région Midi-Pyrénées et au devenir de celle qui va naître de la fusion des régions de Toulouse et de Montpellier. Nous avons choisi Carole pour gouverner une région de taille à rivaliser avec les plus grandes régions européennes.

Au-delà du local, notre parti est fondamentalement national. C’est notre deuxième niveau d’engagement. Les élections présidentielles et législatives sont celles où nous nous mobilisons le plus car nous savons que Paris concentre les centres de décision qui peuvent changer la donne localement.

Notre troisième niveau d’engagement est européen et internationaliste. Nous sommes des européens car nous savons que l’Europe est l’outil indispensable pour nourrir notre souveraineté. L’urgence est sans doute à une intégration renforcée autour de la zone euro avec de véritables moyens d’intervention ; un budget plus important, un gouvernement, un parlement et une politique économique, pour assurer un contrepoids aux décisions de la BCE. Le Parti des socialistes européens (PSE) est la continuation du PS au niveau continental.

Nous sommes également internationalistes car, depuis Jean Jaurès, notre solidarité a les frontières de l’humanité

Tout militant doit vivre la pluralité de nos engagements. Vous l’avez compris, je vous invite à militer pour l’Europe au sein du City-Group PSE Toulouse Haute-Garonne que j’anime autour d’une équipe motivée.

Nous nous réunissons pour nous rappeler que nous avons surmonté les crises par des initiatives politiques

La politique est décriée. Certains pensent qu’elle ne sert à rien. C’est faux, depuis le 9 mai 1950 jusqu’à aujourd’hui, l’histoire récente parle pour nous, hommes et femmes engagées politiquement. La voie politique est la voie de la solution.

En Haute-Garonne, nous le savons c’est pourquoi nous avons pris l’initiative avons de fêter l’Europe. Aux Tourreilles, à côté de Montréjeau, en 2009, 2011 et 2013 et au Val d’Aran, à Les, en 2011, nous nous sommes retrouvés pour nous rappeler qu’il fallut bien du courage aux pères fondateurs de l’Europe pour imaginer un projet politique fédérateur à un moment où l’Europe était en ruine et où les armes venaient de se taire.

Aujourd’hui encore, il y a urgence à resserrer des liens distendus entre les citoyens européens et l’idée européenne.

Le 9 mai 1950, ce sont le socialiste Jean Monnet, alors Commissaire général au Plan, et le démocrate-chrétien Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères français, qui proposent une nouvelle forme de coopération politique avec la gestion en commun des ressources de charbon et d’acier. Pour la France et l’Allemagne, historiquement rivales, la guerre deviendra « non seulement impensable, mais matériellement impossible ». On retient tous la phrase d’alors, « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ». Le 9 mai 1950 est acte de foi que nos responsables européens seraient bien inspirés de méditer à l’heure où la défiance gagne.

Dans les années 80, c’est au tandem François Mitterrand et Jacques Delors que nous devons le déblocage et la relance de l’Europe avec le maintien du franc dans le système monétaire européen et la réaffirmation de l’unité franco-allemande face à la menace soviétique. L’horizon se dégage alors progressivement et en moins de deux ans, l’Europe est remise sur rails.

Dans les années 1990, l’effondrement du bloc soviétique fait tanguer l’Europe. Mais les pays de l’est souscrivent à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’Etat de droit et cela se fait au sein de l’Europe. C’est encore une perspective pour les pays Balkans qui sortent de la guerre de l’ex-Yougoslavie.

C’est évident, l’histoire européenne n’est pas un long fleuve tranquille. Le prochain référendum britannique, le 23 juin, à propos de la sortie de l’Union européenne l’atteste. Au même titre que les divisions actuelles sur l’accueil des migrants ou sur le sort de la Grèce. Sachons rester fermes sur nos convictions et défendre dans tous les cas la solidarité.

Nous nous réunissons parce que nous voulons défendre notre modèle social et débloquer une organisation en panne

Aujourd’hui, nous devons reprendre la perspective du temps long de l’action politique qui s’adresse aux générations futures.

Il y a bien des manières d’être Européen, mais la meilleure façon de faire avancer l’Europe est d’apporter des solutions et de rassembler les énergies pour défendre un système qui regroupe plus de 7% de la population mondiale, environ 25% du Produit intérieur brut (PIB) mondial et finance 50% des dépenses sociales au monde. Cet équilibre qui combine initiative privée et solidarité publique nous est envié dans le monde entier. Il est certes menacé et nous nous positionnons en défense.

Débloquer l’Europe, c’est donc défendre en premier lieu un compromis social-démocrate favorable aux citoyens et aux travailleurs. L’Europe que nous créons n’est pas simplement un marché. C’est une communauté où chaque travailleur a des droits qu’il faut renforcer mais ces droits existent, comme le droit aux congés payés ou la limitation de la durée du temps de travail. Notre combat est de faire en sorte que l’employeur vertueux ne puisse pas être concurrencé par le mauvais et le mauvais par le pire dans une course au moins-disant social.

Les socialistes sont les artisans d’une Europe sociale faite de convergences des politiques sociales comme les salaires minimums (22 des 28 Etats membres disposent d’une législation nationale établissant un salaire minimum par branches), de constitution d’un socle de droits sociaux, de lutte contre le dumping fiscal et salarial. Les socialistes sont également les défenseurs d’une Europe de la puissance publique qui se dote d’un budget supérieur à 1% du PIB, d’un impôt européen sur les sociétés, d’une gouvernance renforcée de la zone euro, d’une ambition industrielle soutenue par une politique d’emprunts.

Nous nous réunissons aussi pour défendre notre territoire au sein de l’Europe : le Sud-Ouest européen

Etre européen, c’est partager des combats communs lorsque l’on partage les mêmes droits. Nous sommes en fraternité de voisinage avec nos camarades espagnols, andorrans, catalans, aragonais et aranais. Nous militons tous pour défendre un Sud-Ouest européen de 23 millions d’habitants et de 8,5 millions d’emplois. Ce territoire n’a pas vocation à être un terminus de l’Europe.

Les priorités qui doivent nous mobiliser pour désenclaver notre territoire sont :

– l’interconnexion des métropoles du Sud-Ouest européen (Bordeaux, Toulouse et Montpellier),
– le désenclavement de l’Andorre, un moyen de renforcer les relations entre la France et l’Espagne et de favoriser l’intégration européenne de l’Andorre,
– une connexion TGV du couloir Méditerranéen (poursuite de la LGV Méditerranée vers Valence),
– la traversée centrale ferroviaire des Pyrénées par l’Aragon,
– la réouverture de la ligne Montréjeau Luchon et la prolongation future de la ligne du Comminges jusqu’au Val d’Aran.

Plusieurs communautés nous rassemblent : les Pyrénées et la culture latine (catalane, occitane, française et castillane).

Une tradition nous honore. La tradition de l’hospitalité pyrénéenne est établie : depuis les chemins de la Retarda, de la retraite des résistants jusqu’à l’accueil des réfugiés. A Luchon, cinquante-deux migrants sont venus du Soudan, d’Afghanistan et d’Irak en provenance de l’enfer de Calais hébergés dans une entente cordiale avec la population. Cette tradition d’hospitalité est à souligner à un moment où l’Europe peine à accueillir un dixième des réfugiés accueillis au Liban et en Jordanie. Cette tradition a valeur d’exemple.

Notre Sud-Ouest européen représente une force faite de valeurs, de détermination, de traditions qui peuvent inspirer de nouvelles coopérations pour développer une plus grande solidarité de part et d’autre des Pyrénées.

Nous nous réunissons enfin pour appeler nos gouvernements à ne plus construire de murs en Europe

L’Europe de la solidarité est celle qui accueille les réfugiés et développe une politique migratoire commune. Aucun dispositif n’arrêtera celui qui fuit son pays pour sauver sa famille, fuir la misère ou défendre des convictions. Développer une défense européenne apportera des moyens à une diplomatie embryonnaire. Le renforcement de la coopération policière, judiciaire et financière est le seul moyen de faire face à la menace terroriste.

Nous appelons les gouvernements à ne plus construire de murs. Les gouvernements européens doivent plutôt travailler ensemble à définir une approche commune fondée sur la solidarité entre les Etats et les peuples concernés pour résoudre la crise des réfugiés.

– une aide humanitaire de l’Europe,
– un partage équitable de l’accueil entre pays,
– des mesures pour protéger Schengen et contre le rétablissement des frontières internes,
– une révision du règlement de Dublin qui prévoit que les réfugiés déposent leur demande d’asile dans le premier pays d’entrée.

C’est pourquoi, à la fin de notre rencontre, nous détruirons le mur qui est symboliquement représenté derrière nous.

Sur de nombreux sujets, notre combat se porte sur le front européen. Il faut y faire preuve du même enthousiasme et de la même volonté quand il s’agit de défendre nos convictions. Travailler au plus près des réalités, raccourcir la distance entre le souhaitable et le possible, sans perdre de vue la dimension de rêve qui s’attachait au projet européen qui demeure la grande aventure et l’œuvre majeure de notre génération.

> L’intersyndicale s’invite au débat européen

31 mai 2016

Venus à la fédération socialiste de Haute-Garonne pour animer une réunion sur l’Europe, les euro-députés Emanuel Maurel et Virginie Rozière ont mis à profit la première moitié de soirée à écouter les syndicalistes protester contre l’existence de la loi travail. Prétextant que cette loi est une déclinaison des politiques d’austérité européennes, les syndicalistes locaux ont échangé avec les parlementaires en présence du premier secrétaire fédéral.

Nos deux eurodéputés sont membres de la Délégation socialiste française (DSF) au Parlement européen qui se compose de 13 eurodéputés et forme un groupe très homogène face aux positions hyper libérales de la droite européenne. La DSF est animée d’un même objectif, travailler à l’élaboration de politiques européennes de gauche. La droite a gagné les élections européennes. Plutôt que d’acter cet état de fait, certains à gauche tente de faire des majorités avec elle. La DSF s’éloigne de la cogestion et concentre ses efforts sur des majorités avec les verts et la Gauche unitaire européenne et obtient des succès comme sur la traçabilité des minerais. C’est une alliance de la gauche européenne qui a réussi à imposer un texte contraignant pour les entreprises concernant l’importation des minerais provenant des zones de conflits armés. La DSF sollicite le soutien des ONG et des syndicats pour défendre une législation progressiste. Les élus socialistes défendent la lutte contre le dumping fiscal et la création de ressources propres avec fiscalité européenne sur les entreprises. Ces nouvelles ressources pourrait financer un service public européen et des politiques de garanties des système de protection sociale. Les socialistes sont favorables à la création d’un serpent salarial européen sur le modèle du serpent monétaire qui avait précédé l’Euro. 21 pays membres ont l’équivalent d’un SMIC. Cependant, comme pour le domaine fiscal, c’est l’unanimité qui est nécessaire pour avancer dans le domaine social.

Depuis leur élection en 2014, l’Union a connu deux années de crise et de scandale. La crise grecque, le scandale du LuxLeaks qui concerne des rescrits fiscaux produits par l’administration luxembourgeoise pour permettre aux multinationales de bénéficier de taux très faibles d’imposition sur les bénéfices, et l’affaire Volkswagen visant à réduire frauduleusement les émissions polluantes de ses moteurs diesel et essence lors des tests d’homologation.

Emmanuel Maurel, membre de la commission spéciale TAXE sur les pratiques d’optimisation fiscale et rapporteur sur le projet de reporting pays par pays des multinationales demande la traçabilité des bénéfices des multinationales. Tant que cette transparence ne sera pas en place, l’égalité devant l’impôt ne sera pas respectée. La Commission européenne, par la voie de Pierre Moscovici, a fait un premier pas en proposant le reporting pays par pays des multinationales, c’est-à-dire l’obligation pour chacune d’elles de transmettre aux administrations leurs informations fiscales ventilées par pays : chiffre d’affaires, employés sur place, bénéfices avant impôts, impôts acquittés, subventions reçues, etc. Mais ces déclarations resteront confidentielles, et seulement échangées entre États. De l’avis de tous les spécialistes, ces déclarations doivent être rendues publiques. C’est également un impératif pour le contrôle démocratique de l’impôt – un principe inscrit noir sur blanc dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Virginie Rozière a insisté sur son combat en faveur des indications géographiques pour les produits non agricoles. Depuis la loi consommation du 17 mars 2014, des savoirs-faire ancestraux comme la dentelle de Calais, les parapluies d’Aurillac ou les couteaux de Laguiole sont protégés. Pour bénéficier d’un cadre européen, notre eurodéputée mobilise les professionnels et les 23 pays membres qui sont favorables à une telle initiative. Virginie Rozière a également développé son combat en faveur des lanceurs d’alerte et des journalistes qui sont actuellement poursuivis dans certains États-membres au titre de la protection du secret d’affaires. Pour cela notamment, le débat sur ce sujet a suscité émotion et inquiétude au regard de la liberté d’informer. Ces inquiétudes étaient totalement justifiées : la proposition initiale de la Commission européenne était beaucoup trop vague, dangereuse donc, et inacceptable en l’état. Pourtant, un texte sur le secret des affaires demeure nécessaire dans la mesure où les PME représentent les 2/3 des entreprises victimes d’espionnage industriel. Mais il s’agit de trouver un équilibre entre secret, et liberté d’informer. C’est bien parce que la protection des PME est un objectif légitime qu’on ne peut accepter que la protection des secrets d’affaires menace des acteurs qui n’ont rien à voir avec l’espionnage industriel mais qui agissent pour l’intérêt général et l’information du public. La mobilisation du groupe S&D a permis d’obtenir des garanties sans précédent pour les journalistes et les lanceurs d’alerte. Les premiers se trouvent exclus purement et simplement du champ d’application de la directive. Les seconds se voient offrir une protection dès lors qu’ils agissent dans l’intérêt general. La question des lanceurs d’alerte dépasse cependant de loin la question des secrets d’affaires. Même si demain, ils ne pourront plus être poursuivis pour divulgation de secrets d’affaires, ils courront toujours le risque de l’être pour diffamation, vol, recel, violation de secret professionnel, ou autre… Ce sont des personnes qui n’hésitent pas à prendre de grands risques personnels, qui sont des acteurs essentiels de la démocratie. C’est pourquoi Virginie Rozière demande à la Commission européenne de soumettre sans attendre au Parlement européen, un texte général de protection des lanceurs d’alerte.

Emmanuel Maurel a développé son point de vue sur le sujet du commerce international. Dans l’esprit des libéraux, la seule solution pour la relance passerait par le développement des échanges commerciaux. Seulement avec les Etats-Unis, les barrières douanières sont basses et la seule vraie question est celle de la baisse des normes environnementales et sociales. Au début de la négociation, après les élections de 2014, les parlementaires étaient ignorés alors qu’ils avaient le dernier mot pour la ratification. Il a fallu attendre 6 mois pour qu’ils obtiennent via un accès internet aux éléments de négociations. Le gouvernement français et le ministre en charge des négociations, Matthias Fekl, a connu le même problème face au manque de transparence. Pour les Etats-Unis, les indications géographiques et les questions agricoles étaient des points d’achoppement. Alors que les marchés publics européens on une obligation d’ouverture internationale, les américains protègent leur commande public au travers d’un “buy american act”. Pour Barack Obama, leTAFTA est un outil face à la Chine. Deux accords de commerce, l’un transpacifique et l’autre transatlantique sont des éléments d’une politique de protection face aux produits chinois. Pour Emmanuel Maurel, les objectifs géopolitiques de l’Europe sont tout autre. Notre priorité devrait être l’Afrique Enfin, le dernier problème est celui de l’arbitrage privé (ISDS) qui confisque le droit et met sur le même plan un Etat et une multinationale.

Au-delà du TAFTA, Emmanuel Maurel s’oppose à l’acquisition par la Chine du statut d’économie de marché suite à des 15 années d’adhésion à l’OMC. Ce statut permettait à ce pays de faire tomber les mesures anti dumping et 4 millions d’emplois seraient immédiatement menacés. Il défend le maintien d’un haut niveau de protection douanière face à la Chine. Il bataille contre le CETA avec le Canada qui doit être voté avant la fin de l’année. Les canadiens sont contre les indications géographiques, pour l’arbitrage privée, les clauses cliquet et statut-quo. Enfin, le TISA concerne un accord sur les services à l’initiative de 50 Etats qui veulent adapter les traiter a la modernité numérique : santé, éducation, services environnementaux. Ce traité pose d’immenses problèmes notamment de concurrence entre public et privé et d’irréversibilité.

http://pse31.parti-socialiste.fr

> Il n’est pas interdit d’envoyer paître la reine d’Angleterre

3 mars 2016

L’arrangement entre les chefs d’Etat et de gouvernement européens et le Premier ministre britannique s’est conclu à l’écart des traités européens existants. C’est un accord international qui autorise le Royaume-Uni à déroger aux règles communautaires. Il octroie aux Anglais la possibilité d’avoir un droit de regard sur la zone euro, de refuser la clause d’une “Union sans cesse plus étroite”, de protéger la place financière de Londres de la supervision bancaire européenne et de baisser les droits sociaux des migrants intracommunautaires. Ce marchandage se fait au prix de l’abandon de la référence à la monnaie unique et de la fin du droit à la libre circulation des personnes.

Personne ne peut transformer le droit de quitter l’Union européenne en un droit à obtenir un traitement de faveur. Des contreparties auraient pu être imposées comme la fin de l’accès complet au marché unique, une concurrence pour inciter les services financiers à quitter Londres ou ne plus retenir les migrants à Calais. Moins de règle signifie moins de solidarité. Seulement il semble que personne n’ose envoyer paître la reine d’Angleterre. Avec les règles actuelles, les conservateurs britanniques s’offrent le sur-mesure au prix du prêt-à-porter. C’est cadeau : ce sont les 27 autres pays qui régalent.

Cette logique condamne l’Europe à l’impuissance. Elle ignore ses citoyens et leurs représentants élus au sein Parlement européen. Les gouvernements nationaux sont responsables de la faillite de l’Europe actuelle.

Que faire ? Rappeler que l’Europe a été construite pour la prospérité économique et la cohésion sociale, pour préserver sécurité intérieure et extérieure. Fixer la poursuite de ces objectifs pour l’exercice d’une souveraineté partagée. Réviser de fond en comble le projet européen au moment où les crises les plus vivaces se développent à 5 heures de vol de Bruxelles (du Mali à la Syrie), où le souffle de la xénophobie enfle, où les populismes se déchaînent et où les démocraties nationales présentent des signes d’essoufflement. Ce projet doit repartir des idéaux des pays fondateurs dont nous sommes, mobiliser les volontaires pour un approfondissement et, si nécessaire, envoyer paître la reine d’Angleterre et ceux qui veulent la suivre.

Levons toute ambiguïté sur le chantage britannique. Sans cet effort, nous assisterons à un des événements politiques les plus dramatiques : la fin du projet européen.

> Plaidoyer d’un député européen

13 février 2016

L’intérêt d’un City Group est d’instituer un débat qui dépasse le cadre du parti, de créer des ponts, et d’élargir les échanges avec les citoyens sur l’Europe. II y a une volonté de les développer sur le territoire de la circonscription Sud-Ouest aux élections européennes (regroupement des électeurs des régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon). L’idée est de multiplier les rencontres avec la société civile impliquée pour jeter les bases d’un réseau qui puisse exister au-delà des élections européennes.

Importance de la Politique agricole commune (PAC)

Eric Andrieu est député européen dans la foulée de la démission de Kader Arif consécutive à son entrée au Gouvernement (16 mai 2012). Il remplace Stéphane Le Foll comme député socialiste spécialiste des questions agricoles avec l’objectif de peser sur le nouveau budget de la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2014-2020 (légèrement en baisse), et les modalités (avec variations nationales) pour la période 2015-2020. Avec près de 60 milliards d’euros par an au total, le budget de la PAC représente près de 40 % des 130 milliards d’euros dépensés chaque année par l’Union européenne. Ce budget est financé par le produit des droits de douanes à l’entrée, un prélèvement sur la TVA et une cotisation d’environ 0,73 % du revenu national brut — certains pays ayant obtenu un rabais sur cette cotisation, l’ensemble ne pouvant dépasser 1,045 % du PIB européen. Eric Andrieu est membre titulaire de la commission Agriculture et développement rural (AGRI) et membre suppléant de celle du Commerce international (INTA).

Poids de la délégation socialiste française

La délégation socialiste française est composée de 13 membres (dont un sans étiquette, le syndicaliste sidérurgiste Edouard Martin et une radicale, la montpelliéraine Virginie Rozière) sur un total de 74 députés français, 190 députés socialistes et 751 députés européens. Dans l’organisation du Parlement européen, 3 socialistes français ont obtenu une place importante. Eric Andrieu est premier vice-président de la commission AGRI, Isabelle Thomas (circonscription Ouest) est vice-présidente du groupe de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) et Gilles Pargneaux (circonscription Nord-Ouest) est vice-président de la commission environnement, santé et sécurité alimentaire (ENVI).

Métamorphose du rôle du député européen

Auteur d’un rapport sur la révision du règlement de l’agriculture biologique, Eric Andrieu ne souhaite pas que « l’agriculture biologique soit réservée à une petite catégorie de consommateurs. » L’objectif du règlement est de renforcer et d’harmoniser les contrôles aussi bien dans l’UE que sur les produits importés. Il poursuit ses travaux avec un rapport sur l’impact de la PAC sur l’emploi. C’est un constat mais aujourd’hui, le député européen est moins législateur. La donne a changé avec la commission présidée par le conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker. L’opération « better regulation » réduit la législation européenne. Les députés européens se consacrent davantage à peser dans le débat au travers de la rédaction de rapports pour orienter les politiques.

Menaces sur l’Europe

Les militants présents ont largement évoqué les préoccupations inquiétantes sur l’avenir de l’Europe. Dans une période de crise sécuritaire, migratoire, économique, sociale… L’Union voit progresser les forces conservatrices, nationalistes et xénophobes (mouvement Pegida). Les forces de gauche sont en difficulté et lorsqu’elles gagnent, comme en Espagne ou au Portugal, l’éclatement de la gauche rend l’exercice du pouvoir fragile. La solidarité financière fait défaut à la Grèce depuis 2008 et en 2016, nous assistons à l’abandon de l’espace européen de libre circulation et à la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures. Les pays qui organisent le blocage comme le Royaume-Uni sont en passe de négocier des privilèges exorbitants.

Plaidoyer pour un resserrement

Les ministres des affaires étrangères des six pays fondateurs de l’Union européenne (Allemagne, France, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) se sont réunis ce mois-ci à Rome à un moment où l’idée d’une Europe à deux vitesses refait surface avec insistance. Est-ce que le renouveau viendra du Club des 6 Nations ou de l’Europe canal historique ? La feuille de route de 1957 stipulait que « nous restons résolus à continuer le processus de création d’une union toujours plus étroite entre les peuples d’Europe. » C’est exactement ce que les Britanniques veulent rayer des traités…

Comme le disait un philosophe français disparu en 1983, « l’Europe ne reprendra vraiment confiance en elle-même que le jour où elle sera de nouveau capable de se défendre. L’Europe a un avenir dans la mesure où elle est capable de reconquérir indépendance et autonomie politique. »

> Espagne : les enjeux du 20 décembre

13 décembre 2015

Compte-rendu synthétique des propos introductifs tenus par Roberto Jiménez, secrétaire à l’émigration du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), à la Casa de España à Toulouse le 8 décembre 2015 en présence de Thierry Suaud, président du groupe des élus socialistes de la région Midi-Pyrénées.

La question économique et sociale

L’Espagne vit une période économique qui aurait du entraîner une reprise avec la réduction du coût du travail orchestrée par le gouvernement, la baisse du cours du pétrole et un financement massif obtenu auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Cependant, les gens n’en ressentent que peu ou pas de conséquence. Ce que gagnait une personne, c’est maintenant un couple qui s’échine à le gagner. Les 4 années du gouvernement de Rajoy ont été perdues. Ces années auraient du assoir un nouveau mode de production du pays tournée vars d’autres ressources que les traditionnels secteurs du tourisme et de la construction. Les personnes qui pouvaient le faire, c’est-à-dire les plus jeunes et les plus diplômées, sont partis à l’étranger. Les anciens et notamment les bénéficiaires de petites retraites doivent désormais choisir entre manger et se soigner. En ce qui concerne la santé, l’éducation (avec la fin des bourses), la politique de la droite a été une politique de destruction d’acquis que nous croyions irréversibles. Aujourd’hui, les électeurs se posent la question de l’existence de ses droits sociaux. Le PSOE propose l’instauration d’une garantie contre le chômage , d’une nouvelle couverture sociale et des moyens pour une éducation publique égalitaire.

La question démocratique

La corruption se résume au fait que 3.600 élus sont en procès et que 600 d’entre eux sont en prison. L’un des principaux slogans des « indignés », mouvement de contestation sociale né en 2011, « no hay pan para tantos chorizos » (« il n’y a pas assez de pain pour tellement de chorizos », surnom donné aux voleurs), traduit la colère de la population. Car le boom espagnol n’a pas profité à tout le monde. Les mileuristas, ces Espagnols qui gagnaient 1 000 euros par mois, symboles de précarité, existaient avant la crise. Aujourd’hui, dans un pays qui compte 24 % de chômeurs, ils sont presque des privilégiés. La PSOE demande un peu de décence pour les politiciens. Son programme prévoit d’interdire le financement privé des partis politiques, de rendre incompatibles certains postes politiques et emplois publics, de mettre fin à la politisation de nombreuses fonctions judiciaires.

La question du vivre ensemble

La constitution du 6 décembre 1978 a posé les bases de l’architecture territoriale actuelle mais une volonté de rupture existe en Catalogne. L’Espagne doit faire face à deux problèmes : les nationalismes périphériques et un centralisme rance. Le PSOE propose de définir de un nouveau compromis qui donne le droit à la différence mais pas de différences de droit, de faire du Sénat le parlement des autonomies et de définir des droits valables sur tout le territoire quelque soit sa situation géographique avec l’inscription du droit au travail, à la santé et à l’éducation dans la constitution.

Dignité pour tous les Espagnols

Les socialistes espagnols s’engagent à tout mettre en œuvre pour multiplier les emplois qui donnent un travail digne à tous. La modification du modèle économique est à l’ogre du jour avec un investissement en recherche et développement, la conversion écologique et un soutien en matière d’éducation et de formation. La réforme fiscale est un objectif affiché pour revenir sur l’amnistie fiscale du Parti Populaire qui a eu le mérite d’offrir à tous les « chorizos » les moyens de s’exonérer. Le PSOE préconise une alliance entre la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne. Ils l’ont proposé à Rajoy qui l’a rejeté au profit d’une alliance avec l’Allemagne de Merkel. Reduire les déficits nécessite plus de temps. La montée du Front National inquiète les Espagnols car elle menace le rôle fondamental de la France dans l’Europe.

La situation politique est nouvelle pour le PSOE. L’émergence de nouveaux partis comme Podemos et Ciudadanos troublent le jeu traditionnel mais seuls le PSOE et le PP peuvent gagner. 70% des Espagnols sont contre le maintien du PP au pouvoir. Les sondages donnent à Podemos un score à deux chiffres qui correspond à ce que faisait le Parti communiste. Podemos a une vocation de Parti communiste refondé. Ciudadanos est un mouvement soutenu par le pouvoir économique qui ne veut pas perdre sa place suite à l’effondrement du PP. Le PSOE a gagné les récentes élection avec le gain de 7 autonomies et un gain important aux municipales. Cependant , l’indécision existe. Rendez-vous le 20 décembre.

> Stig Dagerman (1923-1954)

10 janvier 2012

Extraits de « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » (1952)

« Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier. »

(…)

« Il n’y a pas de remède à l’inquiétude. Ne cherchons pas dans le monde la parole, le mot, la figure de la consolation. Essayons de nous tenir, dans l’inquiétude, sans nous soumettre. Ne déléguons plus nos vies aux consolateurs. »

> Aimé Césaire (1913-2008)

10 janvier 2012

Extrait de « Cahier d’un retour au pays natal » (1939)

« Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes- panthères, je serais un homme-juif – un homme-cafre un homme-hindou-de-Calcutta – un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas. »

> La rigueur aux Etats, la croissance à l’Union

17 novembre 2011

Tommaso Padoa-Schioppa a été économiste, ministre de l’Économie de Romano Prodi et membre du directoire de la Banque centrale européenne. De 2005 à 2010, il a présidé Notre Europe, think-tank fondé par Jacques Delors. Il est décédé l’année dernière.

A ses yeux, dans le cas où certains pays sont obligés de pratiquer la rigueur, puisque trop de rigueur diminue les capacités de croissance, sa formule était simple : aux États la rigueur, à l’Union la relance. L’Union doit emprunter non pour payer les dettes mais pour soutenir les dépenses d’avenir et stimuler la croissance.

Extrait de l’entretien de Notre Europe avec Tommaso Padoa-Schioppa à la veille du Conseil européen de Juin 2010

Les pays de l’UE ont besoin à la fois de rigueur budgétaire et de soutien à la croissance. Le concept clé devrait être que la tâche des Etats est la rigueur et celle de l’UE le soutien. Et l’UE devrait remplir sa tâche non pas en tant que coordinateur de politiques nationales mais en tant qu’acteur à son propre titre d’une politique économique.

Les pays de l’UE ont besoin à la fois de rigueur budgétaire et de soutien à la croissance. Le concept clé devrait être que la tâche des Etats est la rigueur et celle de l’UE le soutien. Et l’UE devrait remplir sa tâche non pas en tant que coordinateur de politiques nationales mais en tant qu’acteur à son propre titre d’une politique économique.

Il est indiscutable qu’il est aujourd’hui primordial pour l’UE de relancer et renforcer son marché unique. Il faut cependant être conscient qu’un marché unique ne suffit pas. Il faut aussi des actions positives d’impulsion et ces actions devraient consister à développer l’ensemble des politiques pour lesquelles le traité confère à l’UE une responsabilité partagée avec les Etats membres (article 4 du Traité sur le fonctionnement de l’UE). Ces politiques concernent notamment l’énergie, les transports, la recherche et l’environnement. Elles n’ont jamais vraiment été mises en œuvre par l’UE en tant qu’acteur. On a voulu croire qu’il suffisait de créer un marché intégré (qui d’ailleurs n’a pas vraiment été accompli), mais dans ces domaines un marché unique n’est pas suffisant. Il faut qu’en plus des actions législatives et de régulation – qui contribuent à créer le marché unique – l’UE-même puisse agir, et elle ne peut agir qu’en mobilisant des ressources pour des actions propres. L’UE doit ainsi mettre en place un programme d’investissement ou de dépenses publiques européennes. Pour cela, l’UE a besoin d’un budget plus flexible avec des ressources provenant directement des contribuables ainsi que d’utiliser sa capacité d’emprunt.

La valeur ajoutée de la dépense publique européenne par rapport aux dépenses publiques nationales doit dans ce contexte être soulignée. On peut facilement prouver qu’à dépenses publiques totales (nationales et européennes) inchangées, une réduction de la proportion nationale accompagnée d’une augmentation correspondante de la proportion européenne, permettrait d’obtenir de meilleurs résultats ou, à parité de résultats, de dépenser moins.

Il est aussi important de souligner qu’il ne faut pas que l’argent qui parvient au budget de l’UE vienne des budgets des Etats membres comme c’est le cas aujourd’hui. Il faut que l’UE ait une capacité de mobiliser des ressources directement auprès des contribuables par une ou deux taxes proprement européennes qui passeraient directement du contribuable au budget de l’UE. Les Etats membres ont voulu que leur budget national soit le filtre dans le passage des ressources du contribuable à l’UE pour avoir une maîtrise des ressources de l’UE. L’effet de cette fonction de filtre est que les Etats membres perçoivent les ressources qui vont au budget communautaire comme quelque chose qu’ils soustraient à leurs propres budgets nationaux. Ceci est une erreur ; il n’y a aucune fédération au monde où les taxes fédérales passent par les Etats (USA), ou les Provinces (Canada) ou les Länders (Allemagne), comme c’est le cas dans l’UE. Si on avait une taxe carbone européenne ou une taxe sur les institutions financières, comme on en parle actuellement, il n’y a aucune raison pour que ces taxes, qui seraient d’ailleurs très bien comprises par l’opinion publique européenne, soient d’abord attribuées aux budgets nationaux et ensuite transférées des budgets nationaux au budget de l’UE.

Je suis bien conscient que ce que je propose ici peut paraitre très ambitieux ou même utopique; cependant, je considère que continuer à poursuivre une notion de la gouvernance économique qui consiste à attribuer à l’UE un rôle de coordinateur de politiques nationales est une utopie encore plus grande que celle de bâtir une capacité de l’UE d’opérer comme acteur en soi.

Encore une fois, dans les états fédéraux que nous connaissons, la fédération n’a pas un pouvoir de coordination et les membres de ces fédérations ne tolèreraient pas d’être coordonnés par l’Etat fédéral. Si le Président Obama proposait que le gouvernement fédéral coordonne l’action des gouverneurs des Etats, il y aurait une révolte. On considère en Europe comme trop ambitieux le développement d’une capacité d’action propre à l’UE et en même temps on poursuit un rêve encore moins réaliste qui est celui de coordonner l’action des Etats membres.

Source : Notre Europe.

> Call to Europe

6 juillet 2011

Le processus d’intégration européenne est l’histoire d’un succès. 67 ans après la deuxième guerre mondiale et 54 ans après la signature du traité de Rome l’Union européenne compte maintenant 27 états membres. A l’intérieur de ses frontières, plus de 500 millions de personnes vivent et partagent les valeurs communes de liberté, de paix et la démocratie.

Et pourtant, jamais au cours de l’histoire moderne l’Europe n’a subi une telle pression. La globalisation et ses conséquences ont mis à jour les limites du paradigme socio-économique européen dominant. La crise économique actuelle ébranle la crédibilité de ce modèle, qui représentait le cadre général pour soutenir l’Etat providence. Affaiblie, l’Europe doit se resituer sur l’échiquier mondial, alors que d’autres acteurs globaux font leur apparition.

Par ailleurs, la récente décennie a aussi été extrêmement turbulente au sein même de l’Europe. Les ambitions des années 90, qui menèrent à la signature du Traité de Maastricht et permirent de poser les base d’une Union politique ont été évincées par une crise démocratique. Les solutions suggérées lors du sommet de Nice et par la Convention européenne se terminèrent finalement en fiasco alors qu’à en juger par l’abstention lors des dernières élections européennes, le soutien populaire à la construction européenne a atteint son plus bas niveau. Il semble que les fondations politiques de l’Union européenne soient devenues inadéquates afin de répondre aux aspirations et aux anxiétés des populations. Une nouvelle conception de l’Europe pour le 21ème siècle est requise.

L’initiative Call to Europe est née de la forte conviction qu’un think tank européen devrait être en mesure de proposer des alternatives de longs termes pour le futur de l’Europe. Nous avons pour cela besoin de promouvoir d’avantage le projet politique européen.

Cet appel à une vision européenne de long terme à la lumière des points énoncés ci-dessus représentaient notre inspiration première. Cependant, les récents évènements ont rendus très claire la nécessité pour la FEPS de procéder à la mise en place d’un nouveau cadre intellectuel afin d’élaborer de nouvelles stratégies. Les révolutions dans le monde arabe et le manque de réponse adéquate de la part de l’Europe posent question quant à la capacité de l’UE à assurer sa mission première de paix et de stabilité, notamment à son voisinage.

La responsabilité qui nous incombe, en tant qu’européens, est de lancer un tel projet dès à présent. Notre objectif est de relancer un processus d’échanges intellectuels afin de fournir une plateforme de débats pouvant inspirer de nouvelles réflexions en ce domaine.

Fondation européenne d’études progressistes – FEPS

> 3ème fête de l’Europe

29 avril 2011

Samedi 7 mai 2011 aux Tourreilles de 10h00 à 15h00
Troisième édition de la fête de l’Europe qui aura le thème suivant : désenclavement du sud-ouest, les Pyrénées sont-elles une frontière naturelle ?

Avec la participation de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, de Maria Badia i Cuchet, d’Inés Alaya et de Kader Arif, députés européens, de Gilles Savary, ancien député européen, de Paco Boya, Syndic d’Aran, de Bertrand Auban, sénateur et de Jean-Louis Idiart, député.

Cette rencontre sera également festive avec le groupe de musique Arkenciel et se terminera par un buffet.

Inscription avec paiement du buffet de 16€ (5€ pour les étudiants, demandeurs d’emploi et enfants de moins de 10 ans) à adresser avant le 30 avril 2011 (chèque à l’ordre « section socialiste de Montréjeau ») au secrétaire de section, Noël Larqué 31210 Les Tourreilles, tél. : 05-61-95-64-65 – port. : 06-45-65-90-39 – mail : noel.larque@gmail.com.

REJOIGNEZ L’ÉVÉNEMENT SUR FACEBOOK ET LA COOPOL :

http://pse31.parti-socialiste.fr/
pse31@laposte.net
Groupe PSE-HG sur Facebook
Groupe PSE-HG sur La Goopol

LISTE DES INTERVENANTS :


Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées, Parti socialiste.


Gilles Savary, ancien député européen, vice-président du Conseil général de la Gironde, Parti socialiste.


Inès Alaya, députée européenne, Partido de los socialistas de Aragón.


Maria Badia i Cutchet, députée européenne, Partit dels socialistes de Catalunya.


Kader Arif, député européen, Parti socialiste.


Paco Boya, syndic d’Aran, Unitat d’Aran.


Bertrand Auban, sénateur, Parti socialiste.


Jean-Louis Idiart, député, Parti socialiste.

> Occitan, langue de France

19 décembre 2010

Photo : Thanh-Binh Nguyen (mai 2010).

Entretien auprès de Philippe Martel, directeur de recherche Cnrs, professeur à l’Université Montpellier III et président de la Fédération des enseignants de langue et culture d’òc réalisé par le Midi-Libre. J’ai découvert Philippe Martel en juillet 2008 dans l’émission « Questions d’ éthique » animée par Monique Canto-Sperber sur France-culture (compte-rendu ici) et je l’ai brièvement rencontré au Forum des langues du monde place du Capitole. Il a le mérite de résumer en peu de mots et avec beaucoup de clarté ses intentions.

Quelle analyse faites-vous de la décision catalane ?

Elle prend acte de l’existence d’une enclave occitane en Catalogne. Du point de vue de la Generalitat, c’est aussi une façon de montrer à Madrid que l’on doit accepter ses minorités.

En France, où en est le débat sur les langues régionales ?

La France est malheureusement assez indifférente à ce sujet. La question est aujourd’hui de savoir si la loi promise va enfin être programmée pour ce que je préfère appeler les « langues de France ». Ce pays a toujours été pluriculturel et s’est construit sur l’absorption de cultures diverses. Mais c’est une idée difficilement acceptée dans notre pays.

N’y a-t-il pas la crainte du séparatisme ?

C’est un argument qui est parfois avancé, à tort. Car la beauté de la démarche occitaniste, c’est qu’elle n’est pas de type nationaliste. Depuis longtemps, l’appartenance à la France ne fait aucun doute. Il s’agit de voir respectée l’existence d’une culture différente dans une partie du territoire national. C’est une démarche culturelle, loin des stratégies politiques que telles que celle des Flamands en Belgique ou de la Ligue du Nord en Italie qui s’apparentent plus à du « poujadisme régional ».

L’Europe est-elle utile dans un tel débat ?

L’Europe est plutôt un levier positif. Le Conseil de l’Europe a d’ailleurs adopté une « Charte des langues ». On ne peut pas constituer une communauté solide sans tenir compte de ce qui en constitue les Etats. Et nos cultures souvent transfrontalières en sont une composante évidente.

> Vingt « activistes » du PSE à Bruxelles

10 décembre 2010

Aidé par la fédération et accueilli par Kader Arif, le groupe des socialistes européens de Haute-Garonne a tenu un séminaire de travail à Bruxelles du 6 au 9 décembre.

Au programme, rencontre avec le groupe socialiste du Comité des régions et la représentation des collectivités de Midi-Pyrénes auprès des institutions européennes. L’Union associe de plus en plus les pouvoirs locaux à la définition de ses politiques. L’impact territorial est analysé scrupuleusement et depuis le traité de Lisbonne, les avis du Comité des régions sont obligatoires. C’est Jacques Delors qui a initié le dialogue avec les élus et représentants des territoires afin de les associer en amont des décisions. Le principe de substitution, toujours en vigueur depuis Maastricht, respecte les niveaux de compétence en donnant la préférence au plus opérationnel. Une même situation prévaut dans les pays européens, les citoyens plébiscitent la gauche aux nivaux locaux et régionaux.

Le groupe a poursuivi avec le Parti socialiste européen. Accueilli par Philip Cordery, nous avons pu découvrir la consultation en cours pour renouveler nos propositions et la procédure ouverte de désignation de la direction. Le PSE innove en matière d’échanges direct entre élus et militants. Nous avons poursuivi nos rencontres avec la Fondation européenne d’études progressistes qui est le réservoir d’idées du PSE et le Forum progressiste mondial qui est son prolongement international. A chaque rendez-vous, les échanges ont porté sur la campagne pour la taxe sur les transactions financières, sur l’ampleur de la crise de la social-démocratie, sur la nécessité de renouveler notre offre politique. La droite européenne organise sciemment l’impuissance politique de l’Europe avec un discours conservateur qui pille les éléments de langage de la gauche et de l’extrême-droite populiste.

La visite du Parlement européen a été un moment fort avec la rencontre avec la Confédération européenne des syndicats. Au groupe de l’alliance progressiste des socialistes et démocrates, nous avons assisté au groupe de travail dont fait partie Kader Arif sur les affaires étrangères, le commerce international et les Droits de l’Homme. Ce moment privilégié a été une plongée au coeur de l’activité parlementaire européenne faite de majorité d’idées et de compromis. Du côté syndical, le discours a été offensif. Face aux plans d’austérité et de remise en cause des protections sociales nationales, la CES mène campagne contre les bonus, pour un étalement du remboursement des dettes et pour un fonds de solidarité. La situation est difficile mais nous avons rencontré des personnes volontaires qui ne ménagent pas leurs efforts. Ils attendent de leur côté, comme l’ensemble de l’Europe progressiste, que nous soyons à la hauteur en 2012.

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Pour nous rejoindre :

Le groupe de Haute-Garonne du PSE a pris le relais de la commission Europe de la fédération depuis 2009. Il rassemble les adhérents du PS qui ont fait le choix d’adhérer au PSE et que l’on appelle « activistes ». Pour nous rejoindre, il faut s’inscrire sur le site du PSE :
http://www.pes.org/fr/militants-du-pse
et nous avertir : pse31@laposte.net

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Rencontres réalisées entre le 6 et le 8 décembre 2010 :

– Parti des socialistes européens : Philip Cordery, secrétaire général, Ghislaine Robinson, chef d’unité communication et Sara Montinaro, assistante campagne,
– Forum progressiste mondial : Cecilia Gondard, administratrice,
– Représentation Midi-Pyrénées à Bruxelles : Yannick Proto, directeur,
– PSOE Europa : Carmen Madrid-Gonzalez, secrétaire générale,
– Groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes & Démocrates : Kader Arif, Véronique De Keyser, Adrian Severin, Rosario Crocetta.
– Fondation européenne d’études progressistes : Ernst Stetter, secrétaire général,
– Comité des régions : Matthieu Hornung et Julien De Ridder, secrétaires du groupe socialiste,
– Section PS de Bruxelles : Nicole Fondeneige, secrétaire de section, Sylvain Lhermitte, secrétaire fédéral à l’Europe et administrateur à la Commission européenne en charge du programme de développement rural français, Emmanuel Petel, toulousain expert auprès de la Commission européenne et Michel Jeanson, ancien représentant de l’unité de normalisation à la commission européenne,
– Confédération européenne des syndicats : Patricia Grillo, responsable presse et communication,
– Parti populaire européen : Christine de Veyrac (ce n’était pas prévu mais insolite).

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Photos : facebook.

> La Turquie aux portes de l’Europe ?

11 juin 2010

L’Association Faisons l’Europe co-organisait avec la Société de géographie de Toulouse et l’association France-Turquie Midi-Pyrénées une table ronde intitulée : La Turquie aux portes de l’Europe. Plus d’une centaine de participants ont pu débattre, profiter du cadre de l’Hôtel d’Assezat et déguster le buffet réalisé par nos amis franco-turcs. Les intervenants ont plaidé la cause de l’ouverture. Joël Roman a dénoncé le projet d’une société européenne à la démographie vieillissante repliée derrière une forteresse. Pierre-Yves Pechoux a posé le cadre géo-politique pour insister sur le fait que le projet européen est avant tout un projet politique. Kader Arif a fait le point sur le processus d’adhésion et a défendu, malgré les difficultés, la vocation européenne de la Turquie. Pour Arnaud Littardi, la Turquie est pour nous un miroir : traiter du sujet c’est traiter de l’avenir de l’Europe. Pour la salle, la patience des Turcs est mise à longue épreuve et Gérard Onesta regrette l’inquiétante immobilité de nos institutions.

Joël Roman, Arnaud Littardi et Pierre-Yves Pechoux : des esprits libres à la tribune.

Kader Arif et Gérard Onesta : rencontre au sommet.

La douceur des nuits toulousaines.

Photos : Amandine Pillot et Philippe Feral.

> Fraternité franco-aranaise

11 mai 2010

Nous étions une quarantaine à avoir fait le déplacement à Les (Val d’Aran) pour commémorer le 60e anniversaire de la déclaration de Robert Schuman inspirée par Jean Monnet. Même si les cimes étaient enneigées, le soleil était au rendez-vous et les Aranais étaient particulièrement accueillants.

Dans un premier temps, il y eu les échanges de discours à l’Hôtel de Ville. Le groupe local du PSE a pu compter sur les interventions de notre premier fédéral, Sébastien Denard, et notre député européen, Kader Arif. Tous les deux ont affirmé la nécessité de l’engagement européen tout en regrettant les divisions qui nous minent au moment où l’union est plus que nécessaire pour faire face à la crise. Nos amis aranais ont rappelé l’histoire qui lie nos peuples, ce fut le sens de la contribution d’Arturo Calbeto, et réaffirmé leur soutien à l’union politique européenne, ce fut le coeur de l’intervention de Paco Boya. Pour ma part, j’ai accentué mon intervention sur la solidarité occitane que nous partageons. C’est une évidence au Val d’Aran, où l’usage de la langue aranaise est répandue, que je ne voulais pas rater l’occasion de marquer notre soutien aux revendications culturelles et régionales dans le message européen. Sébastien Denard, par l’utilisation de deux phrases occitanes, est venu concrétiser ce point de vue.

Lors de la réception à l’Hôtel Europa, nous avons pu aller plus loin dans les échanges et partager avec les militants des discussions plus approfondies. Paco Boya, acteullement député au Parlement de Catalogne, ne briguera pas un nouveau mandat en s’appliquant la règle du non cumul depuis qu’il est devenu Syndic d’Aran. Les élections de 2010 sont très disputées. La nouveau découpage administratif des vigueries en débat pose problème. Nous avons également découvert la vitalité du Val d’Aran dans le domaine du tourisme : candidature aux jeux olympiques d’hiver de 2022, accueil d’entreprises autrichiennes… La coopération avec la France s’arrête aux collectivités locales et semble en retard au niveau de l’Etat. Nos élus et responsables présents ont pris note des approfondissements souhaitables et nécessaires.

Pour les moins pressés, la fête de l’Haro a été l’occasion de découvrir la culture aranaise qui exprime un intense lien avec son passé. Les rites et les coutumes battent leur plein lors de cette fête qui consiste à ouvrir un brandon à coup de massue pour y clouer des coins. Le brandon est un sapin de 10 à 12 mètres de long, planté sur la place du village qui porte le même nom. La fête de l’Haro est une préparation pour la veille de la Saint-Jean où le brandon est allumée lors de la « crema deth Haro » (fête du feu). Autour du brandon en flammes, la population danse alors au son de la musique du groupe folklorique Es Corbilhuèrs de Les.

Reportage : Unitat d’Aran
Article : La Dépêche du Midi
Photos : Thanh-Binh Nguyen
Musique : Es Corbilhuèrs
Information : http://www.torismeles.com/

> Taxons les transactions financières !

22 avril 2010

Lors de son dernier congrès de Prague en décembre 2009, le Parti des socialistes européens (PSE) a adopté le projet d’une taxe sur les transactions financières (TTF). Le PSE a toujours défendu avec force la mise en place d’une TTF. En 2000, les députés socialistes au Parlement européen avaient déposé une motion concernant un impôt similaire. La résolution n’avait été rejetée qu’à une très courte majorité. En 2009 et en 2010 encore, les députés européens ont défendu devant le parlement cette idée de taxation des transactions financières.

Le principe de la taxe est simple. Chaque fois qu’un produit financier est acheté ou vendu, une petite quote-part (de 0,05%) du prix d’achat ou de vente est prélevée sous forme de taxe. Cette dernière ne concerne que les banques, et non les citoyens ordinaires. L’intérêt est, d’une part, de limiter les activités purement spéculatives, n’étant d’aucune utilité pour notre société. D’autre part, cette taxe sur les transactions financières est infime mais rapporte beaucoup : les 0.05% pourraient générer un revenu de près de 1% du PIB par an. Ce qui permettrait d’augmenter d’autant les recettes des Etats et de financer les investissements durables, de long terme, et avant tout les déficits publics.

Quelle que soit la législation adoptée, elle sera définie de façon à garantir que le consommateur moyen reste exempté de cette taxe. Par exemple, les simples services bancaires aux consommateurs, comme l’obtention d’un crédit hypothécaire, ou encore l’investissement dans les fonds de pension ou d’assurance, ne seront pas soumis à l’impôt.

Une telle taxe existe déjà au Royaume-Uni où, par exemple, l’achat et la vente d’une action sont imposées à hauteur de 0,5%. Cette taxe – appelé le « stamp duty » ou droit de timbre – génère quelques €5 milliards par an et elle est appliquée depuis… 1694 ! Elle est par ailleurs cent fois moins chère à recouvrer que l’impôt sur le revenu pour un montant équivalent. De nombreux autres pays appliquent une telle taxe ou l’ont appliqué par le passé parmi lesquels les Etats-Unis, Taïwan, l’Irlande, la Grèce, l’Inde et même la Suisse, pour n’en citer que quelques-uns. A Taïwan, la TTF a représenté près de 8% de tous les revenus fiscaux en 2007. En Europe, à l’heure actuelle, 10 des 27 Etats membres disposent de l’un ou l’autre dispositif d’imposition sur les transactions financières.

Appliquée à tous les produits financiers, une taxe mondiale sur les transactions financières ne s’élevant qu’à 0,05% pourrait générer quelque €500 milliards par an, dont quelque €200 milliards rien que sur le territoire européen… Cette somme représente un montant plus important que tout le budget de l’Union européenne.

Outre la campagne de la gauche européenne en faveur d’une TTF, les exécutifs bougent. Les États-Unis en débattent. L’ensemble des premiers ministres socialistes (Autriche, Espagne, Grèce, Portugal, Slovénie et Slovaquie) y sont favorables. Gordon Brown appelle à l’adoption d’une telle taxe au niveau mondial. Le G20 de Pittsburg a demandé au FMI d’étudier la possibilité d’instaurer une TTF. Pour le moment, deux taxes sont proposées. Une première viserait à sanctionner les investissements très risqués que prennent certains établissements financiers. Une deuxième serait prélevée sur les rémunérations de l’ensemble du secteur financier. Il y a encore du chemin à parcourir pour aboutir à un accord au prochain G20 de juin 2010 à Toronto. L’heure est donc à la mobilisation en faveur d’une régulation financière et bancaire. Comme moi, signez la pétition des Européens pour la réforme financière.

Plus d’informations :
synthèse sur la TTF
dépliant sur la TTF
argumentaire sur la TTF

> Ljubljana, ville méditerranéenne d’Europe

1 mars 2010


Depuis le 1er mai 2004, la Slovénie fait partie de l’Union européenne et en a assuré la présidence du Conseil au cours du premier semestre 2008. Ce petit pays, point de rencontre de nombreux courants culturels, reste encore largement méconnu. Pour permettre aux Toulousains de découvrir le patrimoine culturel d’un pays membre de l’Europe nouvellement intégré et montrer sa contribution au patrimoine européen,  l’association Faisons l’Europe et l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Toulouse invitent, en présence de Son Excellence, Monsieur Janez Šumrada, ambassadeur de Slovénie, Monsieur Peter Krečič, directeur du Musée de l’architecture de Ljubljana, pour animer la rencontre :

« Ljubljana, ville méditerranéenne d’Europe »
Jeudi 18 mars 2010 à 18h00
École nationale supérieure d’architecture de Toulouse
Salle 2 – 83, rue Aristide Maillol
Métro : Ligne A – Arrêt : Université Toulouse le Mirail
Entrée libre


Cette rencontre s’adresse à tout public curieux d’architecture et d’urbanisme. Elle sera suivie à 19h30 du vernissage de l’exposition consacrée à un aspect de l’œuvre de l’architecte et urbaniste, Jože Plečnik qui, au début du XXème siècle, a transformé la capitale slovène avec notamment l’aménagement du cimetière de Ljubljana, inscrit au label du patrimoine européen. Accueillie par l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse, cette exposition se tiendra dans son hall d’entrée du 18 mars au 9 avril 2010.

Tout renseignement complémentaire :
http://fle31.wordpress.com/
http://www.toulouse.archi.fr/

À diffuser : affiche de l’exposition (format PDF).

> JL Bourlanges : l’UE à des pouvoirs limités

2 décembre 2009

Jean-Louis Bourlanges exprime très justement le spectacle auquel nous assistons. On s’aperçoit de traité en traité que seuls les États grignotent du pouvoir, le conservent et le mégotent à l’Union pour laquelle ils ne s’autorisent plus guère de projets majeurs. La France a récemment fait savoir par son Premier ministre qu’elle souhaiterait voir réduire sa contribution. La valse des égoïsmes n’épargne personne. J’ajouterais que seule la méthode communautaire renforcerait l’Union et celle-ci passe bien évidemment par une réhabilitation de la Commission. Cette dernière étant présidée par « l’homme qui ne dit rien en 5 langues », les Européens, comme Jean-Luis Bourlanges, ressentent plus que de la lassitude !

> La mémoire des prêtres basques

15 juillet 2009

Miguel Asurmendi

En célébrant une messe, samedi 11 juillet à Bilbao, à la mémoire de quatorze religieux exécutés entre juillet 1936 et octobre 1937 par des troupes franquistes, les évêques du Pays basque ont lancé un gros pavé dans la vitrine très conservatrice de l’église espagnole. C’est la première fois, soixante-dix ans après la fin de la guerre civile, que des hiérarques du clergé rendent hommage à des prêtres tués par des partisans du général Francisco Franco.

Jusque-là, seuls des religieux « victimes de la persécution républicaine » avaient été célébrés en tant que « martyrs » par l’Eglise catholique. Comme ce fut le cas le 28 octobre 2007 à Rome, où le pape Benoît XVI procéda à la béatification massive de 498 d’entre eux. Auparavant, de 1987 à 2001, Jean Paul II avait béatifié pas moins de 474 prêtres espagnols, appartenant tous au camp des « nationaux ».

Guerre des chefs

Les quatorze religieux tués par les soldats de Franco dans la province de Guipuzcoa (Saint-Sébastien) s’étaient vu refuser par l’Eglise des funérailles publiques et avaient été rayés des registres des décès. « Le silence des responsables de notre Eglise sur la mort de ces prêtres n’est ni justifiable ni acceptable plus longtemps », ont déclaré les évêques basques dans l’homélie lue par le responsable du diocèse de Vitoria, Mgr Miguel Asurmendi. Ils ont demandé « pardon à Dieu et à nos frères » pour ce « si long silence (qui) a non seulement été une omission indue, mais aussi un manquement à la vérité, à la justice et à la charité ».

Dans la cathédrale de Vitoria, inaugurée par Franco en 1964 et dont l’un des murs est encore orné d’un aigle de Saint-Jean, symbole de la dictature, les évêques ont souhaité « faire oeuvre de justice réparatrice et réconciliatrice », se défendant de vouloir « rouvrir des plaies, mais aider à les guérir et à les alléger ». L’Association pour la récupération de la mémoire historique (ARMH), composée de familles de victimes du franquisme, espère que ce geste symbolique conduira l’Eglise « à arrêter d’apparaître exclusivement comme victime et à reconnaître sa collaboration avec les bourreaux ».

L’initiative des évêques basques est interprétée par la presse espagnole comme le premier acte d’une guerre des chefs au sommet de la hiérarchie épiscopale espagnole, dans la perspective de la succession du très conservateur Antonio Maria Rouco Varela comme président de la conférence épiscopale. Car Mgr Rouco, partisan de la ligne la plus dure, notamment face aux réformes « sociétales » du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, atteindra l’âge limite de 75 ans en 2011.

L’évêque de Bilbao, Mgr Ricardo Blazquez, chef de file des modérés, aurait les faveurs du Vatican pour prendre sa suite et entreprendre une restructuration de l’église espagnole. Benoît XVI vient de le choisir pour mener l’enquête sur les légionnaires du Christ. Selon les commentateurs religieux, le prélat basque aurait demandé et obtenu l’accord de Rome pour organiser la cérémonie du pardon de Vitoria.

Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l’édition du Monde du 14.07.09.

La liste des quatorze prêtres tués par des soldats de Franco entre 1936 et 1937 :
– Martín Lecuona Echabeguren,
– Gervasio Albizu Vidaur,
– José Adarraga Larburu,
– José Ariztimuño Olaso,
– José Sagarna Uriarte,
– Alejandro Mendicute Liceaga,
– José Otano Míguelez C.M.F.,
– José Joaquín Arín Oyarzabal,
– Leonardo Guridi Arrázola,
– José Marquiegui Olazábal,
– José Ignacio Peñagaricano Solozabal,
– Celestino Onaindía Zuloaga,
– Jorge Iturricastillo Aranzabal,
– Román de San José Urtiaga Elezburu O.C.D.

+ d’infos :
Asociación para la recuperación de la memoria histórica
Déclaration du diocèse de Vitoria : Purificar la memoria, servir a la verdad, pedir perdón.

> Cinq raisons de ne pas reconduire Barroso

19 juin 2009

José Manuel Durão Barroso

Dix ans avec José Manuel Durao Barroso à la tête de la Commission, c’est possible et sans doute probable ! Le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement — qui se réunit aujourd’hui et demain à Bruxelles — va sans doute se mettre d’accord, au moins politiquement, pour reconduire l’ancien Premier ministre portugais pour un nouveau mandat de cinq ans. Si le Parlement européen ratifie ce choix, il égalera alors le record de longévité établi par Jacques Delors (1985-1995), sauf départ anticipé. Pourtant, son bilan est loin d’approcher, même de loin, celui de son illustre prédécesseur qui a non seulement achevé le Marché unique, mais aussi lancé l’euro. Comme le dit ironiquement Jean-Louis Bourlanges, député européen centriste entre 1989 et 2008, « Barroso est un homme qui ne réussit que par ses défauts ».

Existe-t-il une alternative ? En tous les cas pas à gauche puisqu’il est déjà acquis que le poste reviendra à la droite : elle gouverne 21 États membres sur 27 et est arrivée en tête lors des élections européennes du 7 juin dernier (même si elle n’a pas obtenu une majorité absolue au Parlement). Pour ne rien arranger, une partie des socialistes s’est ralliée à Barroso : le Britannique Gordon Brown, qui apprécie son libéralisme économique et son attachement à l’Europe des États, le Portugais José Socrates, qui veut le maintenir loin de Lisbonne, et José Luis Zapatero, « par solidarité ibérique » (cela ne s’invente pas…).

Cela étant, derrière cette unanimité de façade, il existe des fissures. Ainsi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy refusent de le nommer sans garanties. Réunis jeudi dernier à Paris, la Chancelière allemande et le Président français, ont annoncé qu’ils avaient « demandé à José Manuel Barroso qu’il précise et formalise les intentions qui sont les siennes à la veille de son second mandat : faire que l’Europe protège les Européens, qu’il s’engage sur un travail au service d’une meilleure régulation financière, qu’il porte une volonté politique pour l’Europe », a expliqué Sarkozy. Bref, c’est « M. Barroso et un programme. Plutôt, un programme et M. Barroso ». Celui-ci expliquera donc ce soir aux Vingt-sept ce qu’il entend faire au cours de la prochaine législature.

En outre, Berlin et Paris ne veulent pas le nommer juridiquement dès ce vendredi : ils estiment qu’il faut attendre que les Irlandais ratifient par un nouveau référendum, à l’automne prochain, le traité de Lisbonne afin de nommer la nouvelle Commission en respectant les règles du nouveau texte. Cela obligerait le Conseil européen à consulter préalablement le Parlement sur le nom de Barroso et celui-ci devrait voter l’investiture de l’exécutif à la majorité absolue de ses membres et non plus à la majorité relative des présents… Cette position est notamment soutenue par les socialistes et par les Verts qui espèrent ainsi avoir le temps de créer une coalition anti-Barroso au Parlement.

1/ L’homme de la dérégulation

Si le très libéral Tony Blair, le premier ministre britannique, est allé chercher son homologue portugais, le libéral José Manuel Durao Barroso, pour le propulser à la tête de la Commission européenne, en 2004, ce n’était pas pour qu’il régule le marché unique, bien au contraire. Il n’a pas à regretter son choix : Barroso a parfaitement rempli son mandat. Il s’est fait désigner par le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement et confirmer par le Parlement européen avec le slogan, « less regulation, better régulation » (moins de réglementation, une meilleure réglementation). Mais il a essentiellement appliqué la première proposition. Rarement une Commission n’a proposé aussi peu de textes, faisant même craindre au Parlement européen le chômage technique. Il a notamment, avec constance, soutenu son commissaire au marché intérieur, le taliban du marché irlandais, Charlie McCreevy, dans son refus de toute réglementation des marchés financiers avec le résultat que l’on voit.

Pis, il n’a pas vu venir la crise bancaire et économique. En septembre 2007, la faillite de la banque britannique Northern Rock aurait dû être un signal d’alarme. Il n’en a rien été. La Commission a fait comme s’il s’agissait d’un incident de parcours. En septembre 2008, après la faillite de Lehman Brothers, même inertie. « Il y a eu un retard à l’allumage de la Commission européenne qui a mal analysé la nature de la crise», dénonce Jean-Pierre Jouyet, l’ancien secrétaire d’État aux affaires européennes (« Une présidence de crise », Albin Michel). La veille de la faillite de la banque belge Fortis, Barroso se « moque » même de Jouyet : « « Jean-Pierre, tu as tort, me dit-il. Il ne faut pas alarmer les gens. Il s’agit avant tout d’une crise américaine ». La Commission aurait tout de même pu contacter les autorités de surveillance des marchés, des banques, des assurances pour avoir un état des lieux ». Et de reprocher à Barroso de ne pas avoir su « faire de la politique ».

Et il n’a pas vraiment changé : il a fallu que le Parlement européen lui torde le bras en septembre 2008 pour qu’il mette en place un groupe de sages sur la surveillance prudentielle. Et il a proposé, en mai dernier, un texte sur les hedge funds, les fonds spéculatifs, qui présente la particularité de ne pas les réglementer… Surtout, s’il avait mis dans la machinerie communautaire les propositions nécessaires depuis 2004, les textes auraient pu être adoptés en quelques semaines par le Conseil des ministres et le Parlement européen. Pour Jean-Louis Bourlanges, qui fût eurodéputé centriste de 1989 à 2008, l’explication est simple : Barroso est un « thatchériste mou ».

2/ L’homme au service des Etats

Lorsque José Manuel Durao Barroso était premier ministre du Portugal, il a tout fait pour freiner les travaux de la Convention chargée de rédiger le projet de constitution européenne, un projet trop fédéral et qui réduisait l’influence de son pays. Son représentant a très souvent joint sa voix à celles des Britanniques ou des Polonais. Autant dire qu’en arrivant à Bruxelles, en juillet 2004, il ne s’est jamais montré un fervent défenseur de ce texte qu’il n’aimait pas. « Barroso a toujours été un défenseur de l’Europe intergouvernementale », juge Jean-Louis Bourlanges. Beaucoup se demande si sa détermination à défendre jusqu’au bout le projet de directive Bolkestein sur les services et son très contesté « principe du pays d’origine » ne visait pas à alimenter la campagne du « non » en France en 2005. À tel point que même le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement n’a pas réussi à le réduire au silence, comme il le lui a expressément demandé en mars 2005. Dès le lendemain du double non franco-néerlandais, il s’est empressé d’affirmer que la Constitution européenne était morte et enterré et qu’il fallait passer à autre chose, à la grande fureur des gouvernements, notamment de ceux qui voulaient poursuivre le processus de ratification.

Durant le règne de Barroso, la Commission, moteur de l’intégration communautaire, a connu un affaiblissement sans précédent. Considérant qu’il était « au service des États », comme il le répète sans cesse, Barroso a fait de l’exécutif communautaire un simple secrétariat du Conseil des ministres (l’organe où siègent les États membres) et du Conseil européen. Autrement dit, il n’agit que lorsque les gouvernements le lui ordonnent et s’empresse d’enterrer tout texte qui pourrait déplaire. « Alors que la Commission et le Parlement européen ont toujours travaillé main dans la main afin d’imposer davantage d’intégration aux États, désormais elle est très souvent aux côtés du Conseil contre le Parlement », regrette ainsi Daniel Cohn-Bendit, le président du groupe Vert. Bref, l’Union est de moins en moins communautaire et de plus en plus intergouvernementale.

3/ L’homme sans courage politique

Barosso a rapidement compris que les grands États ont un poids particulier au sein de l’Union. Il s’est donc mis à leur service avec le souci d’assurer sa reconduction, seul vrai objectif de son premier mandat. Ce n’est pas un hasard si l’Allemagne, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Pologne lui ont apporté leur soutien. S’ils ont eu à se plaindre de tel ou tel de ses commissaires, ils n’ont jamais eu à regretter que Barroso siège au 13e étage du Berlaymont, celui qu’occupe le président de la Commission. Au Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, il se tient prudemment en retrait, ne cherchant pas à intervenir dans les discussions. Rien à voir avec un Jacques Delors (président de la Commission entre 1985 et 1995) qui fournissait souvent clef en main le compromis final. En 2005, Barroso ne s’est ainsi pas battu pour défendre la proposition de la Commission d’augmenter le budget communautaire, laissant se déchainer les égoïsmes étatiques. De même, il a refusé d’aller à l’affrontement avec les gouvernements qui refusaient que la Commission vérifie l’application de l’agenda de Lisbonne censé faire de l’Union l’économie « la plus compétitive du monde à l’horizon 2010 ». D’où un échec presque total.

C’est, en outre, la première fois qu’un président de Commission aligne trois référendums négatifs pendant son mandat : le double non franco-néerlandais de 2005 au traité constitutionnel européen et le non irlandais de 2008 au traité de Lisbonne. Certes, sa responsabilité est indirecte, puisque ce sont les gouvernements nationaux qui mènent campagne (il s’est d’ailleurs bien gardé d’intervenir dans les débats, même lorsqu’ils dérapaient), mais c’est aussi l’Europe qu’incarne Barroso, celle du laissez-faire, qui a été rejetée. Jacques Delors avait ainsi analysé le « non » danois au traité de Maastricht de juin 1992 et il en avait tiré les conséquences en refusant tout nouveau renouvellement de son mandat. Barroso estime, lui, que la défiance des citoyens ne le concerne pas puisqu’il n’a de compte à rendre qu’aux chefs d’État et de gouvernement.

4/ L’homme des Anglo-saxons

José Manuel Durao Barroso est l’organisateur du « sommet des Açores » de 2003, réunissant les États-Unis, l’Espagne et la Grande-Bretagne et au cours duquel fut annoncé le début de la guerre en Irak. Il a ensuite joué un rôle trouble dans le transfert des prisonniers vers Guantanamo, laissant les avions de la CIA atterrir et survoler le Portugal. Barroso n’a jamais regretté son soutien indéfectible à Georges W. Bush. Si l’on ajoute à cela ses convictions dérégulatrices, il est le symbole d’un monde révolu, celui où les idées des libéraux et conservateurs anglo-saxons dominaient. Comme le dit Jean-Louis Bourlanges, « c’est l’homme de la périphérie européenne, l’homme de la Grande-Bretagne, l’homme de la « nouvelle Europe » ». Mais, désormais, l’axe franco-allemand est remis en selle par la crise et l’Europe va à nouveau s’ordonner autour du couple Berlin-Paris et de sa conviction renouvelée que l’économie sociale de marché doit être consolidée et non affaiblie. « Est-il franco-allemand compatible ? », s’interroge Bourlanges pour qui la réponse négative ne fait aucun doute.

5/ L’homme sans vision

Barroso a été incapable de proposer la moindre idée nouvelle pour relancer l’Union. Rarement un président de Commission a été aussi politiquement effacé. C’est cet espace laissé libre que Nicolas Sarkozy a efficacement occupé lorsqu’il a exercé la présidence de l’Union au second semestre 2008. Ainsi, en juillet 2006, la seule proposition que Barroso ait réussi à sortir de son chapeau au lendemain du rejet de la Constitution européenne est celle de « l’Europe des résultats » destinée, selon lui, « à faire passer l’Europe de la réflexion à l’action ». Or, l’Union qu’est-ce d’autre sinon des résultats concrets, de la politique agricole commune à l’euro en passant par le marché unique ? On mesure l’audace du projet… L’idée du traité de Lisbonne revient à l’équipe entourant le candidat Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle de 2007, et non à Barroso. Jamais il n’a été un « passeur d’idées » comme l’a été Jacques Delors. Son bilan est d’ailleurs incroyablement vide. Seul le paquet énergie/climat le sauve : mais il a été exigé par le Conseil européen et a été adopté grâce à Nicolas Sarkozy en décembre 2008. Lui l’a mis en musique.

Article de Jean Quatremer paru dans Libération aujourd’hui.

Photos: Thierry Monasse

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