> Jean-Christophe Cambadélis : relevons la tête !

13 juin 2014

A peine terminées les élections municipales qui nous ont fortement ébranlés, voilà les élections européennes qui s’annoncent devant nous.

J’ai une pensée pour nos amis battus et pour leurs équipes. Elles ont droit à notre solidarité. J’imagine les difficultés dans lesquelles elles se débattent aujourd’hui.

Nous n’avons pas été épargnés depuis près de deux ans. Le pays en ruine économique et morale au bord de l’implosion devait être redressé avant tout autre chose. La gauche est souvent appelée par le peuple de France lorsque la droite a sinistré notre nation. Ce fut le cas une fois de plus en 2012.

Cette contrainte du passif est combinée au procès en illégitimité de la gauche instruit par la droite et l’extrême-droite. Lui-même démultiplié par notre volonté d’étendre les libertés via le mariage pour tous. Tout cela fut le petit bois de la mobilisation des droites. La colère de voir les dividendes du redressement moins rapides que la France ne l’espérait, l’exaspération de nos propres contradictions ont achevé de convaincre le peuple de gauche de s’abstenir.

Le résultat est là ! Les fondations du socialisme municipal ont été touchées par une véritable grève du vote de notre électorat.

Il ne sert à rien de dire que c’est injuste au regard du travail local et de l’impulsion nationale, le résultat est là !

Devons-nous pour autant baisser les bras ? Personne au fond ne le pense. Il nous faut tous reprendre notre « bâton de pèlerin ». Nous devons convaincre notre peuple que derrière les nuages il y a toujours du bleu.

Ce que nous avons entrepris portera ses fruits. Le changement prend du temps! Même si le peuple, à juste raison, est impatient.

Nous avons jugulé le déclin. Il faut maintenant bâtir le renouveau de la France et redonner une identité au Parti socialiste.

Nous avons donné les impulsions nécessaires. Nous discutons maintenant des meilleures façons d’accélérer la croissance et de réduire le chômage. Nous avons une feuille de route jusqu’à notre prochain congrès où les militants vont s’exprimer et notre identité va être réaffirmée, notre combat pour l’union rehaussé.

C’est dans ce moment que les élections européennes interviennent. Des élections qui sont généralement défavorables aux partis institutionnels car elles sont le lieu de tous les défouloirs.

Et pourtant ! Nous avons la possibilité de souligner l’enjeu qui est pour le moins historique. Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, les peuples peuvent tout à la fois choisir leur candidat à la présidence de la Commission européenne et l’orientation de la majorité qui le soutiendra.

L’Europe est aujourd’hui de droite, une droite conservatrice et autoritaire. Sa politique motive un légitime mécontentement dans toute l’Europe. Les nationaux populistes et les populistes de toute sorte tentent de capter ce mécontentement au profit de leur volonté de sortir de l’Europe.

Si les Français sont mécontents, ils ne le sont ni de l’Europe, ni de l’euro. Mais de la droite qui gouverne l’Europe depuis dix ans. Ils ne veulent pas – dans leur immense majorité – sortir de l’Europe. Ils cherchent une alternative à la droite et l’extrême-droite.

Il serait paradoxal que, blessés par les élections municipales, inquiets pour les élections européennes, voire interrogatifs sur la suite, nous laissions les nationaux populistes saisir le moment. Ce qui voudrait dire – au bout – laisser les conservateurs continuer leur œuvre ordo-libérale. C’est-à-dire une lecture hémiplégique des traités – pour l’austérité contre la croissance – qui pousse l’Europe à sa perte et les Européens à la haine. Face à la droite qui veut continuer l’Europe telle qu’elle est et l’extrême-droite qui veut sortir de l’Europe, les sociaux-démocrates européens veulent changer de politique européenne.

Pour changer de politique, il faut changer de majorité : une majorité progressiste est possible ! Elle se joue à une poignée de sièges. Chaque voix compte !

Notre candidat à la présidence de la Commission européenne, Martin Schulz, a toutes les chances de l’emporter. La majorité sur laquelle il s’appuiera aura un quintuple mandat.

D’abord une nouvelle croissance et un nouveau traité social européen. Ensuite la lutte contre la bureaucratisation européenne. Puis l’Europe de l’énergie. Enfin celle de la défense.

Tout le monde comprend qu’une majorité progressiste tournera le dos à l’austérité de Bruxelles.

La lecture des traités autour de la stabilité transformée en austérité ne sera plus en cours ni à Bruxelles ni à Strasbourg. La croissance, tout aussi présente dans le traité, aura droit de cité.

Martin Schulz a ouvert une autre lecture des 3% du déficit estimant « que les dépenses d’investissement ne doivent pas être comptabilisées dans le calcul des déficits ».

Bref, une autre majorité au Parlement européen, un autre président de la commission, une autre politique européenne c’est modifier les conditions de notre débat en France. C’est accélérer le renouveau de notre pays.

C’est donner les moyens à notre combat depuis l’élection de François Hollande d’une réorientation de la construction européenne. Comme vient de le déclarer le Président de la République « la France veut plus que le progrès de l’Europe, elle veut l’Europe du progrès ».

Contrairement aux mensonges que les uns et les autres essaient de faire courir médiatiquement, le Parti socialiste parle d’Europe ! Les 28 partis socialistes d’Europe ont un projet pour une nouvelle Europe, le Manifesto, étayé par un  argumentaire de 74 questions et réponsespour changer notre Europe.

Depuis plusieurs mois, les équipes régionales de nos 8 circonscriptions européennes travaillent sur le terrain. Un site, www.choisirnotreeurope.fr, a été lancé depuis deux mois et a engagé plusieurs dizaines de milliers de militants pour cette « réorientation ». Cela démontre que notre électorat est disponible. Cela démontre que nous pouvons mobiliser. Cela démontre que le résultat dépend de nous.

Est-il utile de vous dire que dans le moment actuel, tordre le cou aux pronostics donnerait espoir à chacun ? Tout est possible dans cette élection – même le meilleur – pour que notre électorat en perçoive l’enjeu à l’échelle de l’Europe et ses conséquences nationales.

Le premier ministre Manuel Valls a déclaré vouloir mobiliser le gouvernement dans ce combat. A nous aussi de relever le défi.

Les quinze jours à venir seront intenses et déterminants.

Vous trouverez ici les outils de la mobilisation. N’hésitez pas à mobiliser vos amis, vos sympathisants, vos fichiers.

C’est très simple et ça peut rapporter gros pour la France. Un petit clic vaut mieux qu’une grande claque !

Je compte sur vous parce que le Parti socialiste a besoin de vous.

Jean-Christophe Cambadélis
Premier secrétaire du Parti socialiste


> Jerusalem

2 janvier 2013

Le titre du fameux chant anglais a été utilisé comme un slogan de campagne par le parti travailliste aux élections législatives 1945 où Clement Attlee affirma sa volonté de construire une « nouvelle Jérusalem ». Le parti travailliste le chante annuellement lors de sa conference annuelle avec le drapeau rouge qui sont tous deux considérés comme de vieux hymnes socialistes.

And did Those feet in ancient time est un poème de William Blake, issu de la préface de Milton, et connu de nos jours sous le titre Jerusalem qui provient de son adaptation en hymne par Hubert Parry. Il est devenu l’un des plus fameux airs patriotiques anglais.

And did those feet in ancient time.
Walk upon Englands mountains green:
And was the holy Lamb of God,
On Englands pleasant pastures seen!

And did the Countenance Divine,
Shine forth upon our clouded hills?
And was Jerusalem builded here,
Among these dark Satanic Mills?

Bring me my Bow of burning gold;
Bring me my Arrows of desire:
Bring me my Spear: O clouds unfold!
Bring me my Chariot of fire!

I will not cease from Mental Fight,
Nor shall my Sword sleep in my hand:
Till we have built Jerusalem,
In Englands green & pleasant Land


> The Red Flag

2 janvier 2013

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Le Drapeau rouge est devenu l’hymne du parti travailliste en 1925. Il est également l’hymne du Parti travailliste irlandais et du SDLP nord-irlandais. Il a été chanté dans la Chambre des communes le 1er août 1945 pour fêter la victoire électorale des travaillistes menés par Clement Attlee sur les Conservateurs de Winston Churchill. Il a été chanté de nouveau dans le Parlement en février 2006 pour marquer le centenaire de la fondation du parti travailliste. Il est traditionnellement chanté à la fin de la conférence annuelle du parti en même temps que Jerusalem.

Les paroles de la chanson ont été écrites par l’irlandais Jim Connell en 1889. Il y a six strophes, suivies chacune par le refrain. Il est chanté sur l’air de « Mon beau sapin ».

The people’s flag is deepest red,
It shrouded oft our martyred dead,
And ere their limbs grew stiff and cold,
Their hearts’ blood dyed its every fold.

REFRAIN
Then raise the scarlet standard high.
Within its shade we live and die,
Though cowards flinch and traitors sneer,
We’ll keep the red flag flying here.

Look round, the Frenchman loves its blaze,
The sturdy German chants its praise,
In Moscow’s vaults its hymns were sung
Chicago swells the surging throng.

REFRAIN

It waved above our infant might,
When all ahead seemed dark as night;
It witnessed many a deed and vow,
We must not change its colour now.

REFRAIN

It well recalls the triumphs past,
It gives the hope of peace at last;
The banner bright, the symbol plain,
Of human right and human gain.

REFRAIN

It suits today the weak and base,
Whose minds are fixed on pelf and place
To cringe before the rich man’s frown,
And haul the sacred emblem down.

REFRAIN

With head uncovered swear we all
To bear it onward till we fall;
Come dungeons dark or gallows grim,
This song shall be our parting hymn.

REFRAIN

Photo : les 125 du Parti socialiste belge lors de l’année 2010.


> Vive les vacances

13 décembre 2012

Depuis deux ans, le Comité départemental du tourisme agrémente sa communication d’un bestiaire animalier des plus agréables. Les stations de ski de la Haute-Garonne, Peyragudes, Luchon-Superbagnères, Le Mourtis et Bourg d’Oeuil, ont la chance de bénéficier de tels artifices. Bravo !

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> Appel au rassemblement

7 août 2012

Pour une fédération rassemblée, unie et dynamisée

Les victoires électorales des 6 mai et 17 juin dernier donnent aux socialistes une grande responsabilité auprès de nos concitoyens. Nous devons aujourd’hui, par notre militantisme, accompagner l’action du président de la république et du gouvernement. Nous devons soutenir, expliquer mais aussi être à l’écoute des aspirations et des revendications sociales qui s’exprimeront avec force dans une période où le contexte économique est particulièrement difficile.

Ces enjeux donnent à notre congrès, au plan national, une importance fondamentale. Nous pensons que la même gravité, le même sérieux, la même volonté et le même engagement doivent accompagner la préparation de notre congrès fédéral. Il doit être le moment où nous regardons collectivement devant nous, où nous rassemblons nos forces, nos expériences et surtout nos volontés.

Notre fédération connaît une situation paradoxale : d’un côté des succès électoraux acquis par l’engagement de nos militants et de nos candidats, s’appuyant sur l’important travail réalisé par les collectivités locales que nous dirigeons ; d’un autre côté un manque de cohésion qui ne permet pas de retrouver le chemin d’un fonctionnement collectif et convivial.

L’objectif de ce texte n’est pas de mettre en cause telle ou tel mais de proposer un débat pour mettre fin à une situation qui relève de la responsabilité de toutes et de tous.

Deux questions doivent être, selon nous, débattues :

- la définition d’une nouvelle gouvernance collective fédérale,
– la question des territoires et des pouvoirs locaux.

Pour une nouvelle gouvernance collective fédérale

Une nouvelle époque s’ouvre : Celle de la responsabilité collective dans le soutien à l’action présidentielle et gouvernementale ; celle de la compréhension des aspirations de nos concitoyens, de l’écoute de leurs attentes et de leurs inquiétudes et de la prise en compte de nouvelles exigences ; celle de la vigilance entre la cohérence de notre action et nos valeurs politiques ; celle d’une nouvelle organisation politique de la gauche ; celle, enfin et surtout, de la préparation de la séquence électorale 2014-2017.

Le cadre politique départemental a profondément évolué, ces dernières années : de nouvelles générations d’élus et de responsables politiques, la montée en puissance du vote à gauche dans des zones très urbanisées qui nous étaient auparavant défavorables, la conquête des cantons toulousains, puis du Capitole, la création de la Communauté Urbaine, … autant de faits qui bouleversent le cadre politique dans lequel nous évoluions depuis des années. C’est aussi à cette nouvelle ère qu’il faut nous adapter.

C’est avant tout à la réussite des futures périodes électorales locales que la fédération doit se préparer. Cela nécessite le rassemblement de toutes et de tous, la création d’une dynamique de travail où chacun doit trouver sa place de manière apaisée et sans rivalités inutiles.

L’objectif de ce texte n’est pas de définir avec précision le contour des propositions qui pourraient être faites. C’est au débat avec les militants, dans les sections, puis au congrès fédéral qu’il appartiendra d’apporter des réponses précises et pratiques.

Mais nous souhaitons dès aujourd’hui préciser ce que sont, selon nous, les enjeux de cette discussion.

D’abord un préalable : celui d’une place affirmée et revendiquée pour notre parti, pour notre fédération au centre des débats politiques. Qu’il s’agisse de l’organisation du travail militant quotidien, des relations avec nos partenaires, des débats qui animent les collectivités, … le rôle et la puissance de notre fédération doivent êtres indiscutables et indispensables.

Alors quelles pistes de travail ?

En premier lieu, l’établissement de statuts fédéraux : Ce travail qui avait débuté doit enfin être achevé pour permettre de définir des règles respectées de fonctionnement auxquelles chacun pourra se référer.

Ensuite, la mise en place d’une plus grande transparence et démocratie dans le fonctionnement : des réunions régulières de nos instances comme de nos sections ; la transparence sur les cotisations des élus et la mise en place de règles où chaque indemnité, même intercommunale, doit appeler une cotisation ; l’information régulière auprès des responsables fédéraux sur le nombre et le renouvellement des cartes d’adhésion, le libre accès pour tous les militants et tous les élus aux moyens de communication fédéraux ; la multiplication des compte rendus de mandats…

Enfin, la recherche d’une plus grande dynamique collective. Elle passe par l’ouverture de notre fédération pour qu’elle soit encore, plus encore et plus concrètement, la maison de tous, par le développement de la formation des militants, par le développement des liens avec les autres forces de gauche, les syndicalistes, les acteurs sociaux, économiques, culturels et associatifs…

C’est à la définition d’une nouvelle militance, adaptée à la présence de la gauche au pouvoir et aux enjeux locaux qui sont devant nous, que nous vous invitons.

Dynamiser la collaboration entre les territoires et les pouvoirs locaux

La question des territoires et des pouvoirs locaux est aujourd’hui un débat politique majeur. Nous sommes convaincus, depuis les lois de décentralisation de la pertinence du rôle des collectivités locales. Devenues et reconnues comme les acteurs publics majeurs, elles sont incontournables pour le quotidien de nos concitoyens, comme pour l’anticipation des besoins à venir pour les générations futures. Elles incarnent chaque jour la modernité du service public.

La droite a cherché à remettre en cause cette décentralisation. Sa volonté était claire : en programmant l’étranglement financier par le transfert de charges, la perte d’autonomie fiscale et l’affaiblissement institutionnel son but, nous le savons, était celui d’une mise au pas. Elle a cherché à opposer des territoires qui doivent au contraire rester solidaires entres eux. La victoire de François Hollande a permis de mettre un coup d’arrêt à cette stratégie. Avec le gouvernement, nous souhaitons maintenant construire une nouvelle décentralisation et un nouveau pacte avec les territoires.

Notre vision de la décentralisation est plus forte, plus ouverte, plus offensive. Elle ne peut être pour demain celle du statu quo. Parler des territoires aujourd’hui, c’est parler du citoyen dont le monde vécu et réel n’est pas celui des frontières géographiques administratives. Parler des services publics locaux, c’est parler de leurs missions et de leurs objectifs, davantage peut-être que des institutions qui n’en sont que l’outil et le vecteur.

Les phénomènes de métropolisation sont là, déjà présents, rendant aussi urgente la question des solidarités que celle des complémentarités. Ils peuvent être une chance à condition de les construire collectivement, de les soumettre à un projet politique et de rejeter l’opposition primaire entre le monde rural et urbain. Pour être plus efficace encore nos collectivités locales doivent s’attacher à construire des politiques porteuses d’effet multiplicateur, à garantir les moyens et les prérogatives de chacun et à se doter de cadre de dialogue et d’élaboration collectif et efficace. Il n’est pas question de renoncer aux politiques de solidarités entre les collectivités mais de les redéfinir dans ce nouveau contexte territorial et d’ainsi donner corps à la nouvelle tape de décentralisation que le gouvernement prépare.

Les communes et les intercommunalités de notre département, la Communauté urbaine de Toulouse Métropole, le Conseil général de la Haute-Garonne, le Conseil régional de Midi-Pyrénées, travaillent collectivement au service de nos valeurs. Nos concitoyens, et plus particulièrement les électeurs de gauche souhaitent l’approfondissement de nos politiques collectives et plus que jamais la pleine expression de notre potentiel réuni.

C’est à notre formation politique, le parti socialiste, à travers ses instances fédérales de répondre et d’organiser cette nouvelle ambition. Il doit être le lieu du débat qui permet d’éclairer, d’arbitrer, de se saisir collectivement d’une question commune. Des discussions auront lieu, des points de vue divergents s’exprimeront, des élaborations collectives et des synthèses seront construites : il ne faut pas en avoir peur mais, au contraire, permettre à notre «intellectuel collectif» de s’exprimer pleinement et à la décision politique de retrouver la force de la délibération éclairée. Débattre ensemble, décider ensemble, pour construire ensemble : ce n’est au fond que le processus qui a permis les plus grandes victoires nationales de la gauche. C’est aussi donner aux militants, aux instances fédérales, un rôle majeur aux côtés des collectivités locales.

Ce texte, ces propositions sont une invitation au débat, au rassemblement et à l’action, sans exclusive, car, pour réussir, au plan national comme au plan local, nous avons besoin de tous les talents, de toutes les expériences, de toutes les générations.

La situation de notre pays, de notre économie, de l’emploi, des solidarités est préoccupante. Mais notre détermination est forte, notre confiance envers le Président de la République et dans le gouvernement est totale. A nous de créer, ici aussi, les conditions de notre réussite collective.

Je signe l’appel !


> Pour une nouvelle gouvernance fédérale

9 juillet 2012

Redonner vie à la militance

Les victoires des 6 mai et 17 juin dernier nous donnent une grande responsabilité auprès de nos concitoyens. Nous devons aujourd’hui, par notre militantisme, accompagner l’action du Président de la République et du gouvernement.

Cette action ne pourra se faire qu’avec un parti structuré et des fédérations actives à l’écoute des militants, de l’ensemble des forces de gauche et ouvertes à nos sympathisants. Le travail effectué lors des primaires a été exemplaire, cet état d’esprit doit perdurer pour un parti moderne, ancré dans la réalité, prêt à faire face aux défis des crises et moteur de la transformation sociale.

Être conscient de notre responsabilité

Notre fonctionnement doit être exemplaire. La constitution reconnaît les partis comme concourant à l’expression du suffrage et sur cette base nous recevons un financement public. Nous ne pouvons donc accepter le climat de défiance généralisée vis-à-vis de la classe politique. Pour regagner la confiance de nos concitoyens nous devons rendre des comptes.

Intégrer la culture de la responsabilité pour une meilleure gouvernance

Gouverner c’est prévoir et l’on ne peut prévoir sans une bonne organisation, des règles claires, connues, et respectées par tous.
Les primaires nous ont ouverts à de nouvelles pratiques que nous devons intégrer dans notre organisation, pour chaque fédération.
Les fédérations du Parti Socialiste doivent fonctionner selon des bases et des règles communes. Instaurer des règles c’est définir l’action de chaque instance, lui demander de présenter des projets et rendre compte de son activité.

Ouvrir le parti à d’autres formes de militantisme

Les primaires ont montré l’intérêt du peuple de gauche pour plus de démocratie, plus de débats, sans pour autant s’inscrire durablement dans l’action militante. Il faut intégrer ce fait non pas comme un problème, mais comme une chance de voir participer des sympathisants qui pourront nous apporter leur dynamique en fonction de leurs centres d’intérêt. A nous d’être attractifs et de proposer des débats pour recueillir les tendances, les idées, les critiques, les nouvelles formes d’analyse. La société est en mouvement constant nous devons comprendre et si possible anticiper ces mouvements. Les fédérations du parti doivent se transformer en creuset du débat d’idées.

Développer la formation des militants

Avant tout il faut accueillir les nouveaux militants, afin de ne pas les voir partir aussi vite qu’ils sont arrivés. Pour cela des sessions de formation sous forme de modules doivent être mises en place. Un système de tutorat peut aussi être instauré, afin que les premiers pas dans le parti ne se fassent pas sans repères idéologiques.

Respecter la parole militante

Un parti se nourrit de sa force militante en continu et pas seulement lors des campagnes électorales. La parole doit être donnée aux militants dans les sections, mais aussi dans les commissions thématiques de chaque fédération, par l’organisation de débats avec des relevés de conclusion qui pourront être diffusés largement, afin que chacun connaisse la parole de l’autre.

Développer nos actions tous azimuts

- développer des actions à l’échelle locale sans opposer territoire urbain et rural, une fédération déploie son action sur tout un département et pour toutes ses composantes
– développer des actions nationales en s’appuyant sur la force de nos élus locaux et de nos élus nationaux
– développer des actions européennes et transfrontalières avec nos voisins dans un esprit de fraternité
– développer la coopération internationale pour tisser des passerelles avec les organisations non gouvernementales.

Bâtir un projet commun

C’est dans l’action commune que nous puisons notre force militante, nous nous enrichissons du débat que nous menons en lien avec les forces de gauche, les acteurs culturels, associatifs, syndicalistes. C’est en mettant en commun nos énergies que nous construisons une pensée et une vision pour l’avenir et c’est cette vision commune que nos concitoyens nous demandent de porter.

A Toulouse, le 28 juin 2012,
pour Socialisme & démocratie – Haute-Garonne,
Brigitte Fournet, secrétaire.
socialismeetdemocratie31@gmail.com
sd31.wordpress.com
http://www.facebook.com/sd31


> Défendre le point de vue des militants

5 juillet 2012

« Je veux construire une fédération pour le plus grand nombre et une fédération qui impose le point de vue des militants. J’appelle à un rassemblement dans la clarté. Je suis contre le système selon lequel c’est à chacun sa fédération. »

Hugues BERNARD

Depuis notre dernier congrès de Toulouse de novembre 2008, la donne politique a changé. Nous sortions de victoires locales alors que nous vivons aujourd’hui une victoire nationale. Notre responsabilité s’accroît à la mesure de la confiance populaire. Les attentes sont grandes et plurielles vis-à-vis d’une gauche qui incarne la force de la volonté politique.

Le temps de l’action est venu. Il appelle de la part de notre organisation une redéfinition des ses missions, un renforcement de son organisation et une ouverture sur les problématiques de nos concitoyens et de nos territoires.

A. REDEFINIR NOS MISSIONS

La primaire citoyenne est passée par là. Lorsque l’on demande aux électeurs de décider de notre projet et de notre présidentiable contre une adhésion à 20 euros ou une participation aux frais d’organisation de la primaire, il faut redonner du sens à l’adhésion au parti socialiste.

Etre adhérent signifie participer à l’élaboration d’une ligne politique. Cela passe par l’organisation d’un débat qui prenne le temps de l’examen des propositions, de la définition de priorités, de la synthèse et de l’évaluation. Un parti fondé sur un projet signifie que le débat doit avoir prise sur tous les niveaux de militantisme. Nous ne sommes pas des militants à dimension unique. Notre militantisme a l’intelligence d’être à la fois local, national, européen et internationaliste.

1. échelle locale : penser une réalité nouvelle

Ancrés dans nos territoires, nous devons être les meilleurs porte-parole des aspirations de nos concitoyens. Cela passe par des assises de nos territoires. Des territoires périphériques, transfrontaliers et montagnards côtoient un territoire métropolitain inachevé. La force des socialistes et de réaliser une synthèse. L’évolution et le développement territorial ont produit une réalité nouvelle qui ne peut plus être pensée au travers des catégories éculées d’urbain et de rural. Sachons dépasser les idées d’hier pour concevoir un projet d’avenir.

2. échelle nationale : dialoguer avec les forces vives départementales

L’élection de neuf députés et la présence de deux sénateurs font de notre parti une force au pouvoir décisionnaire sans égal. L’engagement de nos élus dans les commissions doit être débattu tout comme l’opportunité que nous leur avons donnée à interpeller le gouvernement. Donner à François Hollande et Jean-Marc Ayrault la capacité de changer la donne doit se faire dans le dialogue constant avec les forces vives locales, les employeurs publics et privés, les salariés, les représentants des forces syndicales, les victimes des abus patronaux (Freescale, Conti, Molex), les populations exclues. Notre réflexion sera d’autant plus efficace qu’elle entrera pleinement en dialogue avec la gauche syndicale, associative, culturelle, mutualiste, sportive.

3. échelle européenne : vivre la fraternité européenne

L’Espagne, l’Aragon, la Catalogne ou encore l’autonomie aranaise sont à nos portes. Ce sont nos voisons mais aussi nos frères. Nous devons penser ensemble les réponses à la crise, bâtir localement des solidarités nouvelles, entretenir nos spécificités culturelles et notre patrimoine commun, encourager les porteurs de projets transfrontaliers, les coopérations syndicales, les initiatives économiques et les expériences alternatives. Au-delà, notre fleuron industriel est un produit de la coopération européenne au plus haut niveau. Il engage des hommes et des femmes, leur intelligence et leur sens de l’innovation. Il ne peut se limiter à l’espace économique.

4. échelle internationale : tisser des passerelles

Le 17 décembre 2010, dans la ville de Sidi Bouzid, la révolution en Tunisie a conduit Zine el-Abidine Ben Ali à quitter le pouvoir. Cela a eu un retentissement mondial qui prouve que tout militantisme n’est pas vain et que le combat pour les valeurs demeure entier. A l’échelle de l’humanité, des solidarités nouvelles sont à tisser. Peut-être devrions-nous commencer en Haute-Garonne par une politique de soutien aux forces politiques des pays du Maghreb. Nombreux sont les exilés, les immigrés ou les ressortissants maghrébins qui animent des centres culturels, des associations importantes qui font la richesse de notre département. Avec eux, nous devons inventer des passerelles entre leurs projets et nos nombreuses possibilités. La coopération décentralisée doit aussi mobiliser les organisations politiques.

B. RENFORCER NOTRE ORGANISATION

Les bases du calendrier de la rénovation (non cumul, parité, diversité) ont été imposées par l’échelon national. Le cadre des alliances électorales a également été décrété par Paris. Pourtant, notre fédération est tout à fait apte à initier, adapter ou enrichir les initiatives nationales. Elle a l’obligation d’animer un dialogue avec toutes les forces de la gauche sans attendre les rendez-vous électoraux.

Le point de vue des militants doit primer au travers de l’affirmation de nouvelles règles, de priorités électorales, d’accords négociés localement… la fédération ne doit être l’otage d’aucun appareil.

Dans un climat de défiance généralisée vis-à-vis de la classe politique (vote FN et affaire Woerth-Bettencourt), notre fonctionnement doit être exemplaire. Les partis politiques « concourent à l’expression du suffrage » (article 4 de la Constitution de 1958). Cette sur cette base constitutionnelle que nous recevons du financement public. A ce titre, nous sommes un service public local qui a des comptes à rendre au public.

Renforcer notre organisation, c’est rendre lisible notre action, être accueillant aux idées et aux personnes, initier le débat, faire respecter nos décisions collégiales et mener des campagnes entre les élections.

• rendre lisible notre action : intégrer la culture de la responsabilité

Nous devons présenter notre organisation en désignant clairement des référents par compétences (emploi, santé, éducation, logement…), par territoires (à redéfinir) et par thématiques (fête de la rose, sections, trésorerie, formation…). Nous devons intégrer la culture de la responsabilité en publiant annuellement un rapport d’activité et un rapport d’orientation pour que chacun connaisse les priorités de l’année en cours. L’usage d’internet, la présence sur les médias sociaux et La Coopol, doivent être un moyen d’échanger rapidement et efficacement.

• être accueillant aux idées et aux personnes : construire un rendez-vous festif et un lieu attractif

Accueillir signifie s’organiser de manière à trouver des correspondants, au sein de la fédération et par section, chargés de l’accueil, de l’intégration, de la formation et du suivi des nouveaux adhérents. Cela signifie également organiser des rencontres et des débats où l’expression est libre et sert à bâtir un projet collectif. Cela signifie enfin une culture de l’histoire locale du parti socialiste. Sans mémoire, il n’y a pas de capacité à se projeter dans l’avenir. Nous en sommes les héritiers du mouvement ouvrier et nous devons chérir nos prédécesseurs. Notamment ceux qui ont vécu les moments troubles de l’occupation ou de la dictature franquiste. Enfin, la convivialité passe par une fête. Une fête de la Rose départementale doit redevenir un rendez-vous incontournable de convivialité. La fédération doit être un lieu fourmillant d’initiatives et accueillant pour toutes les forces de la gauche.

• organiser le débat : repérer les questions fondamentales de nos concitoyens

Chaque année, nous devons consacrer du temps au repérage des questions essentielles de nos concitoyens et tenter d’y apporter une réponse par l’amélioration des politiques publiques dont nous avons la charge. La réussite scolaire (le passage du lycée à l’enseignement supérieur), le développement économique du département (la défense de la sous-traitance, l’accès des PME à l’innovation et à l’investissement) sont des exemples de débats sur des sujets où nous sommes en responsabilité. Ces débats doivent être affrontés pour modifier la réalité au profit des salariés et des personnes qui en ont le plus besoin.

• faire respecter nos décisions : ne pas excuser les comportements individualistes intolérables

Une organisation politique se caractérise par une discipline. Elle est d’autant mieux appréciée que les décisions de cette organisation répondent à des principes démocratiques. Il est néanmoins impossible de se présenter en dehors des désignations prévues à cet effet, de faire campagne pour des dissidents, de soutenir le fractionnisme et pour faire simple, encourager la division. Ce qui a été fait au cours des législatives est inadmissible. Rien ne peut excuser les comportements individualistes intolérables. Rien ne peut non plus justifier l’absence de sanctions si ce n’est une volonté de rassembler dans la confusion au lieu de mettre de la clarté dans notre fonctionnement.

• aider et soutenir les nouvelles pratiques militantes

Enfin, si le débat a lieu, si les préoccupations de nos concitoyens ont été traitées, il n’est pas inconcevable d’organiser des campagnes d’adhésion ou de promotion des réalisations socialistes entre deux élections. Pour cela, le secrétariat aux sections doit être revu comme une plate-forme d’aide et de soutien aux pratiques militantes. Une place doit être dédiée au sein de la fédération pour les secrétaires de section. Leur action doit également faire l’objet d’une évaluation afin de combler des manques manifestes. Notre présence sur le territoire doit être homogène. Elle doit être également au goût du jour. Le redécoupage des sections toulousaines doit être une priorité de même que le fonctionnement à l’échelle de l’agglomération. Des priorités doivent faire consensus pour avancer dans une meilleure couverture du terrain.

http://huguesbernard.parti-socialiste.fr/

Pour mémoire, lors de ma campagne de 2008, je proposais que tout projet fédéral se base sur le respect de 5 principes et mette en application 9 engagements. Ces propositions demeurent encore d’actualité.


> Stig Dagerman (1923-1954)

10 janvier 2012

Extraits de « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » (1952)

« Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier. »

(…)

« Il n’y a pas de remède à l’inquiétude. Ne cherchons pas dans le monde la parole, le mot, la figure de la consolation. Essayons de nous tenir, dans l’inquiétude, sans nous soumettre. Ne déléguons plus nos vies aux consolateurs. »


> Aimé Césaire (1913-2008)

10 janvier 2012

Extrait de « Cahier d’un retour au pays natal » (1939)

« Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes- panthères, je serais un homme-juif – un homme-cafre un homme-hindou-de-Calcutta – un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas. »


> Sarajevo’s playlist

4 janvier 2012

Dino Merlin avec Hari Varešanović, leader du groupe Hari Mata Hari, chantent « Dabogda » dans le quartier Baščaršija du vieux Sarajevo, exactement dans la rue Veliki Ćurčiluk.

Halid Bešlić est un chanteur bosniaque très populaire. Il interprète son tube « Sarajevo Grade Moj ».

Toujours Halid Bešlić avec un tube, « Malo Je, Malo Dana », utilisé par l’office du tourisme de Bsonie-Herzégovine pour son clip « Enjoy life­ in Bosnia and Herzegovina » en 2006.

« Kad ja pođoh na bembašu », ici interprétée par Hari Varešanović, est un très grand classique de la Sevdalinka ou Sevdah qui est la musique traditionnelle bosniaque par excellence.

Un autre très grand classique de la Sevdalinka, « Žute dunje », avec Davorin Popović et Goran Bregović à Sarajevo. Cette musique est aussi la bande originale du film « Kuduz ».

Al’Dino et le groupe Mostar Sevdah Reunion chantent « Nikad mi se ne spava ».


> Miscellanées d’Ibrahim Spahić

2 janvier 2012

Ibrahim Spahić, président du Parti démocratique des citoyens, fait campagne à Neum, seule ville maritime de Bosnie-Herzégovine, à l’occasion de la campagne présidentielle de 2010.

Tomislava Perazića taille le portrait d’Ibrahim Spahić dans la galerie du peintre académique à Zenica toujours pour la même campagne présidentielle.

Ibrahim Spahić et son fils animent le vidéo-clip du Sikter – Don’t You Miss Me.

Si ces trois vidéos vous ont donné l’envie de faire plus ample connaissance avec Ibrahim Spahić, découvrez sa page Wikipedia.


> La rigueur aux Etats, la croissance à l’Union

17 novembre 2011

Tommaso Padoa-Schioppa a été économiste, ministre de l’Économie de Romano Prodi et membre du directoire de la Banque centrale européenne. De 2005 à 2010, il a présidé Notre Europe, think-tank fondé par Jacques Delors. Il est décédé l’année dernière.

A ses yeux, dans le cas où certains pays sont obligés de pratiquer la rigueur, puisque trop de rigueur diminue les capacités de croissance, sa formule était simple : aux États la rigueur, à l’Union la relance. L’Union doit emprunter non pour payer les dettes mais pour soutenir les dépenses d’avenir et stimuler la croissance.

Extrait de l’entretien de Notre Europe avec Tommaso Padoa-Schioppa à la veille du Conseil européen de Juin 2010

Les pays de l’UE ont besoin à la fois de rigueur budgétaire et de soutien à la croissance. Le concept clé devrait être que la tâche des Etats est la rigueur et celle de l’UE le soutien. Et l’UE devrait remplir sa tâche non pas en tant que coordinateur de politiques nationales mais en tant qu’acteur à son propre titre d’une politique économique.

Les pays de l’UE ont besoin à la fois de rigueur budgétaire et de soutien à la croissance. Le concept clé devrait être que la tâche des Etats est la rigueur et celle de l’UE le soutien. Et l’UE devrait remplir sa tâche non pas en tant que coordinateur de politiques nationales mais en tant qu’acteur à son propre titre d’une politique économique.

Il est indiscutable qu’il est aujourd’hui primordial pour l’UE de relancer et renforcer son marché unique. Il faut cependant être conscient qu’un marché unique ne suffit pas. Il faut aussi des actions positives d’impulsion et ces actions devraient consister à développer l’ensemble des politiques pour lesquelles le traité confère à l’UE une responsabilité partagée avec les Etats membres (article 4 du Traité sur le fonctionnement de l’UE). Ces politiques concernent notamment l’énergie, les transports, la recherche et l’environnement. Elles n’ont jamais vraiment été mises en œuvre par l’UE en tant qu’acteur. On a voulu croire qu’il suffisait de créer un marché intégré (qui d’ailleurs n’a pas vraiment été accompli), mais dans ces domaines un marché unique n’est pas suffisant. Il faut qu’en plus des actions législatives et de régulation – qui contribuent à créer le marché unique – l’UE-même puisse agir, et elle ne peut agir qu’en mobilisant des ressources pour des actions propres. L’UE doit ainsi mettre en place un programme d’investissement ou de dépenses publiques européennes. Pour cela, l’UE a besoin d’un budget plus flexible avec des ressources provenant directement des contribuables ainsi que d’utiliser sa capacité d’emprunt.

La valeur ajoutée de la dépense publique européenne par rapport aux dépenses publiques nationales doit dans ce contexte être soulignée. On peut facilement prouver qu’à dépenses publiques totales (nationales et européennes) inchangées, une réduction de la proportion nationale accompagnée d’une augmentation correspondante de la proportion européenne, permettrait d’obtenir de meilleurs résultats ou, à parité de résultats, de dépenser moins.

Il est aussi important de souligner qu’il ne faut pas que l’argent qui parvient au budget de l’UE vienne des budgets des Etats membres comme c’est le cas aujourd’hui. Il faut que l’UE ait une capacité de mobiliser des ressources directement auprès des contribuables par une ou deux taxes proprement européennes qui passeraient directement du contribuable au budget de l’UE. Les Etats membres ont voulu que leur budget national soit le filtre dans le passage des ressources du contribuable à l’UE pour avoir une maîtrise des ressources de l’UE. L’effet de cette fonction de filtre est que les Etats membres perçoivent les ressources qui vont au budget communautaire comme quelque chose qu’ils soustraient à leurs propres budgets nationaux. Ceci est une erreur ; il n’y a aucune fédération au monde où les taxes fédérales passent par les Etats (USA), ou les Provinces (Canada) ou les Länders (Allemagne), comme c’est le cas dans l’UE. Si on avait une taxe carbone européenne ou une taxe sur les institutions financières, comme on en parle actuellement, il n’y a aucune raison pour que ces taxes, qui seraient d’ailleurs très bien comprises par l’opinion publique européenne, soient d’abord attribuées aux budgets nationaux et ensuite transférées des budgets nationaux au budget de l’UE.

Je suis bien conscient que ce que je propose ici peut paraitre très ambitieux ou même utopique; cependant, je considère que continuer à poursuivre une notion de la gouvernance économique qui consiste à attribuer à l’UE un rôle de coordinateur de politiques nationales est une utopie encore plus grande que celle de bâtir une capacité de l’UE d’opérer comme acteur en soi.

Encore une fois, dans les états fédéraux que nous connaissons, la fédération n’a pas un pouvoir de coordination et les membres de ces fédérations ne tolèreraient pas d’être coordonnés par l’Etat fédéral. Si le Président Obama proposait que le gouvernement fédéral coordonne l’action des gouverneurs des Etats, il y aurait une révolte. On considère en Europe comme trop ambitieux le développement d’une capacité d’action propre à l’UE et en même temps on poursuit un rêve encore moins réaliste qui est celui de coordonner l’action des Etats membres.

Source : Notre Europe.


> Pourquoi voter Martine Aubry le 16 octobre ?

13 octobre 2011

Avec Martine Aubry, le sérieux et les idées passeront toujours devant les postures et les positionnements ; l’exemplarité et le respect de l’éthique seront une exigence permanente. Les es intérêts des Françaises et des Français seront la priorité. Après cinq ans de régime Fouquet’s au service d’intérêts privés, la politique renouera avec le service de l’intérêt général. Face à la crise financière, Martine Aubry porte le projet d’un autre partage des richesses, qui rétablisse la justice et relance le pouvoir d’achat des jeunes, des salariés, des retraités. Il faudra faire des efforts pour rétablir les finances publiques plombées par la droite, mais ces efforts seront justement répartis et ils pèseront d’abord sur les responsables de la crise.

- Pour les salaires, Martine Aubry s’engage à convoquer chaque année une conférence salariale avec les partenaires sociaux afin d’engager une autre répartition des richesses dans notre pays. Il faudra redonner la priorité aux salaires, notamment les plus bas. Sur le SMIC, elle prend un l’engagement d’un coup de pouce chaque année. Le SMIC ne peut augmenter deux fois moins que la croissance comme c’est le cas depuis 2007.

- Martine Aubry s’engage pour l’égalité femmes – hommes : sa première loi sera une loi sur l’égalité professionnelle pour en finir avec les 27% de différence de salaire entre femmes et hommes. Elle engagera un plan pour la petite enfance afin d’ouvrir 500 000 places d’accueil supplémentaires, notamment en crèche. Elle agira pour réduire la précarité des femmes dans le monde du travail : temps partiels, CDD, bas salaires, petites retraites.

- Sur les licenciements, elle propose une action en amont, pour éviter que les grands groupes n’organisent la fermeture et le démantèlement de sites : c’est la possibilité pour les salariés de saisir le juge, avant qu’il ne soit trop tard, pour faire cesser ces pratiques, le cas échéant par la mise sous tutelle provisoire de l’entreprise par un administrateur judiciaire. Cela existe en cas de conflit entre les actionnaires, il faudra l’étendre à des conflits entre salariés et actionnaires.

- Sur le non-cumul, Martine Aubry prend des engagements clairs : l’application immédiate dès le renouvellement législatif. Il ne peut être question d’attendre une hypothétique loi s’appliquant au mieux en 2014.

- Martine Aubry s’engage pour que l’horizon, à terme, soit une sortie du nucléaire pour notre pays. Il faut donc dès maintenant entrer dans la transition énergétique. Le nucléaire ne doit être considéré comme une énergie d’avenir.

- Sur l’éducation, Martine Aubry a travaillé pendant 2 ans avec les syndicats d’enseignants et les associations de parents d’élèves. Elle s’engage à la fois à recréer des postes là où c’est nécessaire, notamment en primaire et dans les zones d’éducation prioritaire. Mais elle ne limite pas son ambition éducative à la création de postes : il faudra recréer une véritable formation des enseignants, engager une revalorisation de leur métier pour permettre une adaptation des rythmes scolaires, rénover les locaux, développer des partenariats avec le monde culturel et sportif, dégager des moyens pour des projets qui font réussir tous les élèves…

- Sur la politique familiale, elle est la seule à proposer une vraie mesure de justice : que les aides (allocations familiales et effets du quotient familial) soient les mêmes pour chaque enfant. Elle s’engage également pour la création d’une allocation d’étude pour permettre aux étudiants de vivre correctement pendant leurs études.

- Sur l’emploi des jeunes, la solution la plus efficace, celle qui a fait ses preuves, celle qui prépare l’avenir, notamment la transition écologique de notre pays, ce sont les 300 000 emplois d’avenir. C’est une proposition qui permettra de faire reculer le chômage, à l’inverse d’un nouveau dispositif d’exonérations de cotisations sociales contre embauche, solution déjà expérimentée et qui n’a jamais fait ses preuves.

- Face à la crise de l’autorité et du vivre ensemble, Martine Aubry a mis la sécurité au cœur de son projet après dix ans d’échec de N. Sarkozy. Mais elle a aussi fait de la relance démocratique la méthode pour rassembler les Français : indépendance de la justice, respect des contrepouvoirs, pluralisme des médias, exécutif respectueux du Parlement, confiance retrouvée dans la capacité d’initiative des collectivités territoriales, limitation du cumul des mandats, introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives, droit de vote des étrangers aux élections locales, etc.

La candidature de Martine Aubry, c’est l’acte d’une femme qui a consacré sa vie à l’action au service des Français. Être candidate à la présidence de la République, c’est le prolongement de ce parcours, de cet engagement de toujours. Si elle veut aujourd’hui accéder à l’Elysée, c’est parce que c’est là que se prennent les décisions et que se trouvent les leviers. Sa capacité à présider est le résultat d’une vie au service de la France. Martine Aubry, c’est un ancrage local qui lui permet de comprendre les préoccupations du quotidien. Martine Aubry, c’est une capacité de rassembler dont elle a fait preuve dans toutes ses fonctions. Elle a réussi à faire redémarrer le Parti socialiste en remettant les idées au cœur du projet socialiste.

Pour toutes ces raisons, elle est la mieux à même de faire gagner la gauche.

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> Les 9 & 16 oct., votez

17 septembre 2011

Pour la première fois en France, les 9 et 16 octobre prochains des Primaires citoyennes sont organisées. C’est un droit nouveau : tous ceux qui veulent le changement pourront désigner le-la candidat-e qui devra battre Nicolas Sarkozy et porter les couleurs de la gauche lors de l’élection présidentielle. Tous les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent voter, à condition de s’acquitter d’un euro de participation aux frais d’organisation et de se reconnaître dans les valeurs de la gauche et de la République. Toute la France peut voter ! Des milliers de bureaux de vote des Primaires seront installés partout dans notre pays. Pour trouver votre bureau de vote et suivre l’actualité des Primaires, rendez-vous sur lesprimairescitoyennes.fr

Qui peut voter ?

Tous les citoyens inscrits sur les listes électorales,
à condition de verser une contribution d’un euro et de signer un engagement de reconnaissance dans les valeurs de la gauche. Ils devront également se munir d’une pièce d’identité.

Où voter ?

Pour trouver votre bureau de vote des Primaires, rendez-vous sur le site internet : lesprimairescitoyennes.fr.
En Haute-Garonne, la liste des bureaux de votes est répertorié de la façon suivante :
cantons de Toulouse intra-muros,
cantons toulousains hors Toulouse,
autres cantons de Haute-Garonne.

Pourquoi donner 1 euro ?

C’est votre contribution le jour du vote qui permettra de couvrir les frais engagés pour permettre au peuple de gauche de voter pour son candidat ou sa candidate dans près de 10000 bureaux de vote partout en France. Cette contribution est conforme aux règles de la Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques.

Faut-il être adhérent du PS ou du PRG pour voter ?

Il n’est pas nécessaire d’être adhérent du PS ou du PRG, tous les citoyens peuvent voter sans que cela ne les engage vis-à-vis d’un des partis organisateurs. De même, si vous souhaitez vous tenir informé sur la campagne présidentielle, il vous est possible d’inscrire vos coordonnées sur une liste qui sera mise à disposition dans chaque bureau de vote des Primaires. Mais, au même titre que le vote, cette démarche n’implique en rien une adhésion aux partis organisateurs des Primaires.

Comment est garantie la confidentialité du scrutin ?

Des isoloirs seront installés dans les bureaux de vote des Primaires. Le vote a lieu sous enveloppe, le scrutin est donc secret. Les listes d’émargement, qui assurent la sincérité du vote, seront gardées dans un lieu sécurisé et sous contrôle d’huissiers, le temps d’arrêter définitivement les résultats du vote. Conformément aux recommandations de la CNIL, les listes seront ensuite détruites. La confidentialité du vote est donc totalement assurée.

Comment voter ?

Le vote se déroulera comme n’importe quel scrutin républicain. Seule différence : vous devrez signer un engagement de reconnaissance dans les valeurs de la gauche et vous acquitter d’au moins un euro de participation

Que dit l’engagement dans les valeurs de la gauche ?

Voici le texte de l’engagement : « Je me reconnais dans les valeurs de la gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire. »

Pour qui voter ?

La haute autorité des primaires a publié la liste des candidats admis à participer aux primaires citoyennes, cet ordre a été établi par voie de tirage au sort en présence des représentants des candidats.

La liste est la suivante :
Arnaud Montebourgses parrainages,
Martine Aubryses parrainages,
Jean-Michel Bayletsa désignation,
Manuel Vallsses parrainages,
François Hollandeses parrainages,
Ségolène Royalses parrainages.

Y aura-t-il un second tour ?

Si aucun-e candidat-e n’obtient plus de 50 % des voix au soir du premier tour, les deux candidat-e-s arrivé-e-s en tête au soir du 9 octobre seront qualifié-e-s pour le second tour.

Comment puis-je me tenir informé après les primaires ?

Les personnes désireuses de suivre l’actualité des Primaires et/ou soutenir le-la candidat-e investi-e en participant à la campagne présidentielle, pourront, si elles le souhaitent, inscrire leurs coordonnées sur une liste qui sera mise à disposition dans chaque bureau de vote des Primaires.


> 12 raisons de voter Martine Aubry

15 septembre 2011

Tract téléchargeable : format pdf (98 Ko)

Gouverner, c’est décider, ce qui implique des propositions claires. Martine Aubry s’engage sur des priorités qui permettront demain de transformer la société. Pour nous, électeurs de gauche, il existe au moins 12 bonnes raisons de soutenir Martine Aubry.

Raison n°1 : elle incarne le changement
Le projet des socialistes est riche de propositions pour changer la France et l’Europe. Martine Aubry est aujourd’hui la mieux à même de le promouvoir et de le traduire en actions et en résultats pour transformer la société.

Raison n°2 : elle est la candidate du mouvement social
Martine Aubry a travaillé au début du 1er septennat de François Mitterrand à la rédaction des Lois Auroux qui ont transformé les conditions de travail des salariés dans les entreprises et amélioré le quotidien de millions de Français.

Raison n°3 : elle est la dame du « faire »
Martine Aubry a prouvé au fil de ses fonctions au service de l’intérêt général sa capacité à agir, avec par exemple la mise en place des 35 heures au sein du gouvernement de Lionel Jospin, la mesure de progrès social la plus importante de ces dernières années.

Raison n°4 : elle est crédible et expérimentée
Après avoir consacré sa vie au service des Français, Martine Aubry peut être la première femme présidente de la République grâce à son expérience et son combat ininterrompu en faveur des idées progressistes et républicaines.

Raison n°5 : elle propose des pistes concrètes pour sortir de la crise
Sa proposition de créer une Banque Publique Européenne, partagée par les forces de gauche de toute l’Europe, est à même de casser durablement la spéculation.

Raison n°6 : elle s’engage pour une société plus juste
Face à la crise sociale, Martine Aubry propose une société de justice qui permette à chacun la possibilité d’accéder à l’égalité réelle, notamment entre les femmes et les hommes.

Raison n°7 : elle redressera la France avec un nouveau modèle de développement
Martine Aubry propose de renouer avec l’intérêt général : celui d’un modèle de développement viable économiquement, équitable socialement et durable écologiquement.

Raison n°8 : elle incarne une gauche sérieuse et ambitieuse
Face aux dérives de la finance et des agences de notation, elle oppose le triple E de l’avenir : Emploi, Education, Environnement.

Raison n°9 : elle engagera la France sur la voie de la transition énergétique
Martine Aubry s’est clairement engagée à organiser la sortie effective du nucléaire, en créant de nouvelles filières riches en emploi autour du gisement des énergies renouvelables.

Raison n°10 : elle supprimera le cumul des mandats
En tant que maire de Lille, Martine Aubry ne cumule pas les mandats. Elle s’est engagée à mettre en œuvre des règles républicaines de non-cumul, afin de renouveler et de rajeunir les élus de notre pays.

Raison n°11 : elle est la mieux à même de rassembler la gauche
Depuis trois ans, Martine Aubry a su renouer des liens avec toutes les composantes de la gauche et elle a préparé ainsi le rassemblement nécessaire à la victoire et au changement en 2012.

Raison n°12 : elle a lancé le « serment de Toulouse »
Le serment de Toulouse, c’est le retour de la justice et de l’exemplarité républicaine. C’est le serment, qu’à Toulouse, Martine Aubry a fait à la France qu’elle a servie au cours d’une vie consacrée à l’intérêt général et à la justice sociale.

Martine Aubry représente une gauche sérieuse et ambitieuse.
Sans ambition, rien ne change. Sans sérieux, rien n’est faisable.

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> Edmond Maire votera Aubry

14 septembre 2011

Photomontage : © nucnuc.

L’ancien secrétaire général de la CFDT Edmond Maire annonce qu’il votera sans « aucune hésitation » pour Martine Aubry aux primaires du PS, car elle a « le social chevillé au corps », dans une tribune publiée dans Le Monde daté de vendredi 9 septembre.

« Toute sa vie publique manifeste une prise en compte permanente des catégories sociales les plus modestes, de la situation des quelque six millions d’ouvriers, des travailleurs à statut précaire, des millions de salariés d’exécution, par exemple les femmes à temps partiel contraint de la grande distribution », écrit Edmond Maire, qui dirigea la CFDT de 1971 à 1988.

Il souligne la « rigueur » et la « générosité » de Martine Aubry, « son courage, sa fiabilité et son autorité ».

Edmond Maire ajoute qu’en 2002 et 2007, il n’avait pas pris position publiquement, ayant fait un choix électoral « par défaut ».

« Madame Aubry, pilote à la barre de notre pays, c’est le choix que je souhaite pour la société française (…) Elle en a l’envergure », conclut l’ancien dirigeant cédétiste.

Les militants et sympathisants de gauche sont invités à désigner les 9 et 16 octobre leur candidat à la présidentielle de 2012 parmi six candidats : Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls.

L’actuel secrétaire général de la CFDT François Chérèque a indiqué récemment qu’il ne voterait pas aux primaires socialistes, estimant ne pas avoir à « se marquer de façon partisane ».

Source : Point de vue dans le journal Le Monde daté de vendredi 9 septembre.

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> Avec Martine Aubry

6 septembre 2011

Photo Mathieu Delmestre, volontaire de la campagne de Martine Aubry.

Les militants de « Socialisme & Démocratie – Haute-Garonne » soutiennent la candidature de Martine Aubry aux primaires citoyennes des 9 et 16 octobre 2011 et appellent l’ensemble du peuple de gauche à participer au rassemblement de la Halle aux Grains le mercredi 7 septembre à 19h00, en présence de Martine Aubry.

Depuis trois ans, Martine Aubry a su remettre le Parti socialiste au travail, défendre un ancrage réformiste, dépasser les turbulences des courants et définir un programme crédible et ambitieux pour la gauche, pour la France et pour l’Europe.

Elle a posé les bases d’une politique sociale-démocrate alternative en matière industrielle et économique, d’une nouvelle coopération franco-allemande et d’une réorientation profonde de l’Union européenne. Consciente des enjeux de la régulation bancaire et financière, elle porte le projet du renforcement nécessaire de la puissance publique à l’échelle internationale.

Nous partageons aussi sa vision de la rénovation de la vie politique et de l’urgence de la transition énergétique pour sortir du nucléaire et du pétrole.

Au-delà des socialistes, Martine Aubry a su retisser les liens entre les différentes forces de la gauche. L’offre politique que nos concitoyens attendent doit être globale. Le rassemblement est une condition de notre victoire collective le 6 mai au soir.

Nous exprimons notre soutien à Martine Aubry, qui a su construire sa légitimité dans sa capacité à rassembler et à affirmer les valeurs de progrès, afin de redonner l’espérance au peuple de France.

Toulouse, le 5 septembre 2011.

Pour Socialisme & démocratie – Haute-Garonne,
Pascal Boureau, président.
socialismeetdemocratie31@gmail.com
sd31.wordpress.com
http://www.facebook.com/sd31

Mercredi 7 septembre 2011 à 19h00,
Halle aux Grains, Place Dupuy à Toulouse,
Métro : ligne B, arrêt : François Verdier,
Entrée libre.

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www.martineaubry31.fr/
www.facebook.com/martineaubry31


> Martine Aubry à la Halle aux Grains

26 août 2011

Le comité de soutien de Martine Aubry en Haute-Garonne vous invite, vous et vos amis, à participer à son premier grand meeting de campagne dans le cadre des primaires citoyennes de la Gauche.

Mercredi 7 septembre 2011 à 19h00,
Halle aux Grains, Place Dupuy à Toulouse,
Métro : ligne B, arrêt : François Verdier,
Entrée libre.

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> Lettre aux Français

25 août 2011

>> Retrouvez l’interview sur le site de France info

« On est dans un moment où le pays va très mal. Dans n’importe quelle démocratie, on discuterait, on recevrait l’opposition. J’ai mis pour ma part des propositions sur la table, sur la baisse des niches fiscales, sur la relance de l’investissement, sur la relance de l’emploi. »

« Il y a encore quelques semaines on a fait voter une loi réformant l’impôt sur la fortune qui coûte 1,8 milliard – c’est-à-dire encore un cadeau aux plus privilégiés : 70 milliards en dix ans de droite. La droite aura beaucoup de mal à faire croire que c’est à cause des socialistes que le pays est dans cet état-là. On nous appelle à l’union nationale, c’est un peu l’invective générale, ce n’est pas digne d’un pays dans une situation comme celle-là. »

>> Retrouvez les propositions pour redresser la France

« Une campagne, c’est d’abord s’adresser aux Français. Les Français sont inquiets, et le gouvernement et le président font tout pour leur donner cette inquiétude, et pour leur faire croire qu’il n’y a pas de sortie possible. Je continuerai à faire des propositions. C’est ça, le sérieux. Je l’ai toujours dit : tout ne sera pas possible mais nous ferons tout ce qui est possible, tout de suite. »

« Il faut d’abord mettre fin aux causes qui nous ont amenés à cette crise. Nous sommes tous d’accord là-dessus. » (…) « Le sérieux pour moi, ce n’est pas de repousser des engagements dans des lois ou dans des constititions pour demain – la fameuse règle d’or qui n’est qu’une esbrouffe. Je veux être sérieuse tout de suite. »

« Les Français veulent de l’efficacité et de la Justice, du sérieux mais aussi de l’ambition, parce que si on ne retrouve pas la voie du progrès, à quoi sert de vouloir faire de la politique et diriger le pays ? »

>>> Retrouvez la lettre de Martine Aubry aux Français

« J’avais décidé, lorsque j’ai présenté ma candidature, de le faire en disant aux Français pourquoi je voulais y aller. Parce que je suis déterminée à gagner cette élection présidentielle pour redonner à la France sa force, ses valeurs et sa voix dans le Monde. Les Français veulent que l’on incarne véritablement la France. Je voulais leur dire concrètement comment, avec l’Europe, nous allons changer ce qui nous a conduits à la crise. Je leur dis ma conception de la France, la France que je veux construire avec eux, mais aussi la façon dont je voudrais être présidente pour eux. C’est une façon simple de dire aux Français : cet engagement, c’est pour vous, c’est pour mon pays, tout simplement. »

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> DSK : « J’ai hâte de rentrer dans mon pays »

24 août 2011

Premiers mots après 100 jours (3 mois et 8 jours) de silence

« C’est la fin d’une épreuve terrible et injuste. Je suis soulagé pour ma femme, mes enfants, mes amis, tous ceux qui m’ont soutenu pendant cette période en envoyant aussi des lettres, des e-mail. Il faut qu’ils sachent que leur soutien a été très important. J’ai hâte de rentrer dans mon pays mais j’ai encore quelques petites choses à faire avant de pouvoir partir. Je m’exprimerai plus longuement quand je serai de retour en France. Merci. »

Communiqué de presse

« Ces derniers mois ont été un cauchemar pour ma famille et moi. Je remercie tous les amis en France et aux Etats-Unis qui ont cru en mon innocence, et les milliers de personnes qui nous ont apporté leur soutien, personnellement ou par écrit. Je suis particulièrement reconnaissant envers ma femme et ma famille qui ont traversé cette épreuve à mes côtés. »

« Nous souhaitons également exprimer notre reconnaissance au juge Obus et à son équipe, et plus particulièrement à toutes les personnes travaillant dans ce tribunal qui ont fait tant d’efforts pour nous protéger ma femme et moi à chaque fois que nous sommes venus ici. »


> Call to Europe

6 juillet 2011

Le processus d’intégration européenne est l’histoire d’un succès. 67 ans après la deuxième guerre mondiale et 54 ans après la signature du traité de Rome l’Union européenne compte maintenant 27 états membres. A l’intérieur de ses frontières, plus de 500 millions de personnes vivent et partagent les valeurs communes de liberté, de paix et la démocratie.

Et pourtant, jamais au cours de l’histoire moderne l’Europe n’a subi une telle pression. La globalisation et ses conséquences ont mis à jour les limites du paradigme socio-économique européen dominant. La crise économique actuelle ébranle la crédibilité de ce modèle, qui représentait le cadre général pour soutenir l’Etat providence. Affaiblie, l’Europe doit se resituer sur l’échiquier mondial, alors que d’autres acteurs globaux font leur apparition.

Par ailleurs, la récente décennie a aussi été extrêmement turbulente au sein même de l’Europe. Les ambitions des années 90, qui menèrent à la signature du Traité de Maastricht et permirent de poser les base d’une Union politique ont été évincées par une crise démocratique. Les solutions suggérées lors du sommet de Nice et par la Convention européenne se terminèrent finalement en fiasco alors qu’à en juger par l’abstention lors des dernières élections européennes, le soutien populaire à la construction européenne a atteint son plus bas niveau. Il semble que les fondations politiques de l’Union européenne soient devenues inadéquates afin de répondre aux aspirations et aux anxiétés des populations. Une nouvelle conception de l’Europe pour le 21ème siècle est requise.

L’initiative Call to Europe est née de la forte conviction qu’un think tank européen devrait être en mesure de proposer des alternatives de longs termes pour le futur de l’Europe. Nous avons pour cela besoin de promouvoir d’avantage le projet politique européen.

Cet appel à une vision européenne de long terme à la lumière des points énoncés ci-dessus représentaient notre inspiration première. Cependant, les récents évènements ont rendus très claire la nécessité pour la FEPS de procéder à la mise en place d’un nouveau cadre intellectuel afin d’élaborer de nouvelles stratégies. Les révolutions dans le monde arabe et le manque de réponse adéquate de la part de l’Europe posent question quant à la capacité de l’UE à assurer sa mission première de paix et de stabilité, notamment à son voisinage.

La responsabilité qui nous incombe, en tant qu’européens, est de lancer un tel projet dès à présent. Notre objectif est de relancer un processus d’échanges intellectuels afin de fournir une plateforme de débats pouvant inspirer de nouvelles réflexions en ce domaine.

Fondation européenne d’études progressistes – FEPS


> Ambition et rassemblement

6 juillet 2011

Une ambition pour la France et le rassemblement pour la gauche

Porteurs d’une démarche social-démocrate originale, incarnée par Dominique Strauss-Kahn, nous nous réjouissons des éléments récents en provenance de New York. Dès le 17 mai, nous exprimions plus que des doutes sur la crédibilité de lʼhistoire qui nous était racontée et nous espérions que la vérité éclate au grand jour. La suite des événements nous indiquera la place que Dominique Strauss-Kahn souhaitera prendre dans notre combat politique, lui seul est habilité à en décider.

Pour lʼheure, les militants socialistes de « Socialisme & Démocratie – Haute-Garonne », réunis en Assemblée Générale le 4 juillet 2011, expriment majoritairement leur soutien à Martine Aubry. Cette préférence s’inscrit dans le cadre inédit des primaires ouvertes, où le dernier mot reviendra aux électeurs de toute la gauche.

Sans céder à la dictature de l’urgence, Martine Aubry a su remettre le Parti socialiste au travail, défendre un ancrage réformiste, dépasser les turbulences des courants et définir un programme crédible et ambitieux. Sans ce travail nécessaire, nul ne pouvait entreprendre la campagne présidentielle avec une perspective de victoire.

Au-delà des socialistes, Martine Aubry a su retisser les liens entre les différentes forces de la gauche. Les élections régionales ont démontré la puissance de l’unité. L’offre politique que nos concitoyens attendent doit être globale. Le rassemblement est une condition de notre victoire collective le 6 mai au soir.

Enfin, Martine Aubry a posé les bases d’une ambition française en matière industrielle et économique, d’une nouvelle coopération franco-allemande et d’une réorientation profonde de l’Union européenne. Consciente des enjeux de la régulation bancaire et financière, elle porte le projet du renforcement nécessaire de la puissance publique à l’échelle internationale.

Le rendez-vous des primaires du 9 octobre nʼest pas à confondre avec celui d’un congrès, réservé aux seuls adhérents. Nous exprimons notre soutien à Martine Aubry, qui a su construire sa légitimité dans sa capacité à rassembler et à affirmer les valeurs de progrès, afin de redonner lʼespérance au peuple de France.

Toulouse, le 4 juillet 2011.

Pour Socialisme & démocratie – Haute-Garonne,
Pascal Boureau, président.
socialismeetdemocratie31@gmail.com
sd31.wordpress.com


> Bicyclades 2011

23 mai 2011

www.flickr.com/photos/mdvtlse/
www.maisonduvelotoulouse.com/


> 3ème fête de l’Europe

29 avril 2011

Samedi 7 mai 2011 aux Tourreilles de 10h00 à 15h00
Troisième édition de la fête de l’Europe qui aura le thème suivant : désenclavement du sud-ouest, les Pyrénées sont-elles une frontière naturelle ?

Avec la participation de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, de Maria Badia i Cuchet, d’Inés Alaya et de Kader Arif, députés européens, de Gilles Savary, ancien député européen, de Paco Boya, Syndic d’Aran, de Bertrand Auban, sénateur et de Jean-Louis Idiart, député.

Cette rencontre sera également festive avec le groupe de musique Arkenciel et se terminera par un buffet.

Inscription avec paiement du buffet de 16€ (5€ pour les étudiants, demandeurs d’emploi et enfants de moins de 10 ans) à adresser avant le 30 avril 2011 (chèque à l’ordre « section socialiste de Montréjeau ») au secrétaire de section, Noël Larqué 31210 Les Tourreilles, tél. : 05-61-95-64-65 – port. : 06-45-65-90-39 – mail : noel.larque@gmail.com.

REJOIGNEZ L’ÉVÉNEMENT SUR FACEBOOK ET LA COOPOL :

http://pse31.parti-socialiste.fr/
pse31@laposte.net
Groupe PSE-HG sur Facebook
Groupe PSE-HG sur La Goopol

LISTE DES INTERVENANTS :


Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées, Parti socialiste.


Gilles Savary, ancien député européen, vice-président du Conseil général de la Gironde, Parti socialiste.


Inès Alaya, députée européenne, Partido de los socialistas de Aragón.


Maria Badia i Cutchet, députée européenne, Partit dels socialistes de Catalunya.


Kader Arif, député européen, Parti socialiste.


Paco Boya, syndic d’Aran, Unitat d’Aran.


Bertrand Auban, sénateur, Parti socialiste.


Jean-Louis Idiart, député, Parti socialiste.


> Les Bicyclades

29 avril 2011

Les Bicyclades : archipel, période héroïque, saison du calendrier révolutionnaire ?
tout à la fois !

Une envie de rencontres, de chamboulement, massif et éphémère de notre paysage urbain. Une utopie concrète, que l’on peut toucher du doigt quelques heures, quelques jours dans l’année.

« Et si on allait bosser à vélo ? Et si l’asphalte se changeait en jardins ? Et si, à quelques encablures de l’été, on créait les îlots de ces rendez-vous possibles, une semaine durant, en renversant littéralement le cours et la destination d’une grande artère toulousaine ? ».

Et bien ça s’appellerait « Les bicyclades », on y verrait des films, on y écouterait de la musique, on y pique-niquerait entre amis, on y ferait du sport, on y recyclerait avec gourmandise, on y débattrait avec passion de la ville de demain, on y découvrirait avec joie les ressources insoupçonnées de ses contemporains, on vous y attendrait nombreux, du 21 au 28 mai prochains…

Jean Arroucau
Président de La Maison du Vélo

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