> Perspectives de travail 2009-2014

Mercredi 24 juin 2009

Alain Richard

Nous avons passé beaucoup de temps à faire le bilan des élections, la plupart des échanges ont porté sur la nécessité de remettre les socialistes au travail. Une de nos tâches principales est de refonder le projet européen. C’est pourquoi le groupe local du PSE organise une rencontre à la fédération le mercredi 1er juillet à laquelle vous êtes tous invités.

Perspectives de travail 2009-2014 avec la participation de notre camarade Alain Richard, ancien ministre, vice-président du Parti des socialistes européens.

Mercredi 1er juillet 2009 à 19h30
Fédération du Parti socialiste,
Salle Jean Jaurès,
3, rue Lancefoc, Toulouse.
Métro : ligne B – Arrêt : Compans-Caffarelli.

pse31@laposte.net
http://www.pse31.parti-socialiste.fr/


> Fête de la musique : J-1

Mardi 23 juin 2009

La veille de la fête de la musique, une partie de la troupe du Racing Club Chorale de Rezé dînait au Restaurant “le Poussin rouge” à Trentemoult à la table à côté de la mienne. De quoi se réconcilier avec les chorales.


> Cinq raisons de ne pas reconduire Barroso

Vendredi 19 juin 2009

José Manuel Durão Barroso

Dix ans avec José Manuel Durao Barroso à la tête de la Commission, c’est possible et sans doute probable ! Le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement — qui se réunit aujourd’hui et demain à Bruxelles — va sans doute se mettre d’accord, au moins politiquement, pour reconduire l’ancien Premier ministre portugais pour un nouveau mandat de cinq ans. Si le Parlement européen ratifie ce choix, il égalera alors le record de longévité établi par Jacques Delors (1985-1995), sauf départ anticipé. Pourtant, son bilan est loin d’approcher, même de loin, celui de son illustre prédécesseur qui a non seulement achevé le Marché unique, mais aussi lancé l’euro. Comme le dit ironiquement Jean-Louis Bourlanges, député européen centriste entre 1989 et 2008, « Barroso est un homme qui ne réussit que par ses défauts ».

Existe-t-il une alternative ? En tous les cas pas à gauche puisqu’il est déjà acquis que le poste reviendra à la droite : elle gouverne 21 États membres sur 27 et est arrivée en tête lors des élections européennes du 7 juin dernier (même si elle n’a pas obtenu une majorité absolue au Parlement). Pour ne rien arranger, une partie des socialistes s’est ralliée à Barroso : le Britannique Gordon Brown, qui apprécie son libéralisme économique et son attachement à l’Europe des États, le Portugais José Socrates, qui veut le maintenir loin de Lisbonne, et José Luis Zapatero, « par solidarité ibérique » (cela ne s’invente pas…).

Cela étant, derrière cette unanimité de façade, il existe des fissures. Ainsi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy refusent de le nommer sans garanties. Réunis jeudi dernier à Paris, la Chancelière allemande et le Président français, ont annoncé qu’ils avaient « demandé à José Manuel Barroso qu’il précise et formalise les intentions qui sont les siennes à la veille de son second mandat : faire que l’Europe protège les Européens, qu’il s’engage sur un travail au service d’une meilleure régulation financière, qu’il porte une volonté politique pour l’Europe », a expliqué Sarkozy. Bref, c’est « M. Barroso et un programme. Plutôt, un programme et M. Barroso ». Celui-ci expliquera donc ce soir aux Vingt-sept ce qu’il entend faire au cours de la prochaine législature.

En outre, Berlin et Paris ne veulent pas le nommer juridiquement dès ce vendredi : ils estiment qu’il faut attendre que les Irlandais ratifient par un nouveau référendum, à l’automne prochain, le traité de Lisbonne afin de nommer la nouvelle Commission en respectant les règles du nouveau texte. Cela obligerait le Conseil européen à consulter préalablement le Parlement sur le nom de Barroso et celui-ci devrait voter l’investiture de l’exécutif à la majorité absolue de ses membres et non plus à la majorité relative des présents… Cette position est notamment soutenue par les socialistes et par les Verts qui espèrent ainsi avoir le temps de créer une coalition anti-Barroso au Parlement.

1/ L’homme de la dérégulation

Si le très libéral Tony Blair, le premier ministre britannique, est allé chercher son homologue portugais, le libéral José Manuel Durao Barroso, pour le propulser à la tête de la Commission européenne, en 2004, ce n’était pas pour qu’il régule le marché unique, bien au contraire. Il n’a pas à regretter son choix : Barroso a parfaitement rempli son mandat. Il s’est fait désigner par le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement et confirmer par le Parlement européen avec le slogan, « less regulation, better régulation » (moins de réglementation, une meilleure réglementation). Mais il a essentiellement appliqué la première proposition. Rarement une Commission n’a proposé aussi peu de textes, faisant même craindre au Parlement européen le chômage technique. Il a notamment, avec constance, soutenu son commissaire au marché intérieur, le taliban du marché irlandais, Charlie McCreevy, dans son refus de toute réglementation des marchés financiers avec le résultat que l’on voit.

Pis, il n’a pas vu venir la crise bancaire et économique. En septembre 2007, la faillite de la banque britannique Northern Rock aurait dû être un signal d’alarme. Il n’en a rien été. La Commission a fait comme s’il s’agissait d’un incident de parcours. En septembre 2008, après la faillite de Lehman Brothers, même inertie. « Il y a eu un retard à l’allumage de la Commission européenne qui a mal analysé la nature de la crise», dénonce Jean-Pierre Jouyet, l’ancien secrétaire d’État aux affaires européennes (« Une présidence de crise », Albin Michel). La veille de la faillite de la banque belge Fortis, Barroso se « moque » même de Jouyet : « « Jean-Pierre, tu as tort, me dit-il. Il ne faut pas alarmer les gens. Il s’agit avant tout d’une crise américaine ». La Commission aurait tout de même pu contacter les autorités de surveillance des marchés, des banques, des assurances pour avoir un état des lieux ». Et de reprocher à Barroso de ne pas avoir su « faire de la politique ».

Et il n’a pas vraiment changé : il a fallu que le Parlement européen lui torde le bras en septembre 2008 pour qu’il mette en place un groupe de sages sur la surveillance prudentielle. Et il a proposé, en mai dernier, un texte sur les hedge funds, les fonds spéculatifs, qui présente la particularité de ne pas les réglementer… Surtout, s’il avait mis dans la machinerie communautaire les propositions nécessaires depuis 2004, les textes auraient pu être adoptés en quelques semaines par le Conseil des ministres et le Parlement européen. Pour Jean-Louis Bourlanges, qui fût eurodéputé centriste de 1989 à 2008, l’explication est simple : Barroso est un « thatchériste mou ».

2/ L’homme au service des Etats

Lorsque José Manuel Durao Barroso était premier ministre du Portugal, il a tout fait pour freiner les travaux de la Convention chargée de rédiger le projet de constitution européenne, un projet trop fédéral et qui réduisait l’influence de son pays. Son représentant a très souvent joint sa voix à celles des Britanniques ou des Polonais. Autant dire qu’en arrivant à Bruxelles, en juillet 2004, il ne s’est jamais montré un fervent défenseur de ce texte qu’il n’aimait pas. « Barroso a toujours été un défenseur de l’Europe intergouvernementale », juge Jean-Louis Bourlanges. Beaucoup se demande si sa détermination à défendre jusqu’au bout le projet de directive Bolkestein sur les services et son très contesté « principe du pays d’origine » ne visait pas à alimenter la campagne du « non » en France en 2005. À tel point que même le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement n’a pas réussi à le réduire au silence, comme il le lui a expressément demandé en mars 2005. Dès le lendemain du double non franco-néerlandais, il s’est empressé d’affirmer que la Constitution européenne était morte et enterré et qu’il fallait passer à autre chose, à la grande fureur des gouvernements, notamment de ceux qui voulaient poursuivre le processus de ratification.

Durant le règne de Barroso, la Commission, moteur de l’intégration communautaire, a connu un affaiblissement sans précédent. Considérant qu’il était « au service des États », comme il le répète sans cesse, Barroso a fait de l’exécutif communautaire un simple secrétariat du Conseil des ministres (l’organe où siègent les États membres) et du Conseil européen. Autrement dit, il n’agit que lorsque les gouvernements le lui ordonnent et s’empresse d’enterrer tout texte qui pourrait déplaire. « Alors que la Commission et le Parlement européen ont toujours travaillé main dans la main afin d’imposer davantage d’intégration aux États, désormais elle est très souvent aux côtés du Conseil contre le Parlement », regrette ainsi Daniel Cohn-Bendit, le président du groupe Vert. Bref, l’Union est de moins en moins communautaire et de plus en plus intergouvernementale.

3/ L’homme sans courage politique

Barosso a rapidement compris que les grands États ont un poids particulier au sein de l’Union. Il s’est donc mis à leur service avec le souci d’assurer sa reconduction, seul vrai objectif de son premier mandat. Ce n’est pas un hasard si l’Allemagne, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Pologne lui ont apporté leur soutien. S’ils ont eu à se plaindre de tel ou tel de ses commissaires, ils n’ont jamais eu à regretter que Barroso siège au 13e étage du Berlaymont, celui qu’occupe le président de la Commission. Au Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, il se tient prudemment en retrait, ne cherchant pas à intervenir dans les discussions. Rien à voir avec un Jacques Delors (président de la Commission entre 1985 et 1995) qui fournissait souvent clef en main le compromis final. En 2005, Barroso ne s’est ainsi pas battu pour défendre la proposition de la Commission d’augmenter le budget communautaire, laissant se déchainer les égoïsmes étatiques. De même, il a refusé d’aller à l’affrontement avec les gouvernements qui refusaient que la Commission vérifie l’application de l’agenda de Lisbonne censé faire de l’Union l’économie « la plus compétitive du monde à l’horizon 2010 ». D’où un échec presque total.

C’est, en outre, la première fois qu’un président de Commission aligne trois référendums négatifs pendant son mandat : le double non franco-néerlandais de 2005 au traité constitutionnel européen et le non irlandais de 2008 au traité de Lisbonne. Certes, sa responsabilité est indirecte, puisque ce sont les gouvernements nationaux qui mènent campagne (il s’est d’ailleurs bien gardé d’intervenir dans les débats, même lorsqu’ils dérapaient), mais c’est aussi l’Europe qu’incarne Barroso, celle du laissez-faire, qui a été rejetée. Jacques Delors avait ainsi analysé le « non » danois au traité de Maastricht de juin 1992 et il en avait tiré les conséquences en refusant tout nouveau renouvellement de son mandat. Barroso estime, lui, que la défiance des citoyens ne le concerne pas puisqu’il n’a de compte à rendre qu’aux chefs d’État et de gouvernement.

4/ L’homme des Anglo-saxons

José Manuel Durao Barroso est l’organisateur du « sommet des Açores » de 2003, réunissant les États-Unis, l’Espagne et la Grande-Bretagne et au cours duquel fut annoncé le début de la guerre en Irak. Il a ensuite joué un rôle trouble dans le transfert des prisonniers vers Guantanamo, laissant les avions de la CIA atterrir et survoler le Portugal. Barroso n’a jamais regretté son soutien indéfectible à Georges W. Bush. Si l’on ajoute à cela ses convictions dérégulatrices, il est le symbole d’un monde révolu, celui où les idées des libéraux et conservateurs anglo-saxons dominaient. Comme le dit Jean-Louis Bourlanges, « c’est l’homme de la périphérie européenne, l’homme de la Grande-Bretagne, l’homme de la « nouvelle Europe » ». Mais, désormais, l’axe franco-allemand est remis en selle par la crise et l’Europe va à nouveau s’ordonner autour du couple Berlin-Paris et de sa conviction renouvelée que l’économie sociale de marché doit être consolidée et non affaiblie. « Est-il franco-allemand compatible ? », s’interroge Bourlanges pour qui la réponse négative ne fait aucun doute.

5/ L’homme sans vision

Barroso a été incapable de proposer la moindre idée nouvelle pour relancer l’Union. Rarement un président de Commission a été aussi politiquement effacé. C’est cet espace laissé libre que Nicolas Sarkozy a efficacement occupé lorsqu’il a exercé la présidence de l’Union au second semestre 2008. Ainsi, en juillet 2006, la seule proposition que Barroso ait réussi à sortir de son chapeau au lendemain du rejet de la Constitution européenne est celle de « l’Europe des résultats » destinée, selon lui, « à faire passer l’Europe de la réflexion à l’action ». Or, l’Union qu’est-ce d’autre sinon des résultats concrets, de la politique agricole commune à l’euro en passant par le marché unique ? On mesure l’audace du projet… L’idée du traité de Lisbonne revient à l’équipe entourant le candidat Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle de 2007, et non à Barroso. Jamais il n’a été un « passeur d’idées » comme l’a été Jacques Delors. Son bilan est d’ailleurs incroyablement vide. Seul le paquet énergie/climat le sauve : mais il a été exigé par le Conseil européen et a été adopté grâce à Nicolas Sarkozy en décembre 2008. Lui l’a mis en musique.

Article de Jean Quatremer paru dans Libération aujourd’hui.

Photos: Thierry Monasse


> À mes camarades : osez muter

Vendredi 12 juin 2009

JJ.MIrassou+C.Guien

Autocollant historique trouvé boulevard Maréchal Leclerc où j’ai du me garer pour me rendre au Conseil fédéral.

Voilà ce que j’ai dit à la tribune du conseil fédéral du 11 juin qui s’est tenu à la fédération socialiste de Haute-Garonne. Le climat était à l’introspection. Même si tout le monde a décidé d’assumer cette défaite, je crois que les mois qui viennent doivent nous amener à changer. Or, ce changement, tout le monde n’y est pas prêt. J’ai essayé à ma façon de dire ma disponibilité pour cette mutation nécessaire.

1. Le constat

La droite a gagné une élection. La droite européenne rempile avec une majorité qui conforte la commission sortante. La droite française arrive 12 points devant le suivant, ça s’appelle une victoire car une victoire relative est une victoire.

Les écologistes ont ébranlé la gauche traditionnelle. Ils imposent un engagement fort pour l’Europe, le thème de l’environnement et un style dépoussiéré de faire la politique.

Le Parti socialiste européen perd presque partout en Europe. Cela impose une révision de nos orientations car le phénomène est global. La social-démocratie s’est fait piquer son discours par la droite et n’a pas renouvelé sa doctrine et son programme. Le travail du Pse de clarification n’a pas été poussé assez loin. Il est devant nous.

Les socialistes français payent cash de nombreuses erreurs : leur obsession anti-sarkozyste, leur enfermement dans de vaines querelles partisanes (cf. l’artificiel congrès de Reims autour de la conception du parti, du modèle social-démocrate et des alliances), leur triple incapacité 1) à formuler un projet global qui s’adresse aux gens, une incapacité, 2) à donner sa chance au moindre leadership et 3) à procéder au moindre renouvellement et l’image d’un parti de notables repliés sur leurs échéances locales. Nous payons un parti replié sur lui-même. Un appareil qui coupe les tête des plus audacieux. Une inertie qui favorise un fonctionnement clanique et les logiques d’intérêts personnels.

Dans cette campagne, nous n’avons pas pu, pas su, pour ceux qui se sont investis -c’est-à-dire un tout petit nombre de militants valeureux- entraîner le parti dans la campagne européenne. La moindre des difficultés n’a pas été de convaincre les élus de la légitimité du projet du Manifeste. Il est quasiment impossible de porter un projet global. Le dilettantisme et la légèreté avec lesquels les cadres du parti prennent leur distance avec tout ce qui n’est pas enjeu et mandat local est époustouflante. Ce repliement sur la conquête ou plus, la conservation des acquis électoraux locaux est une maladie qui gangrène tout débat et annihile toute campagne qui dépasse le cadre communal, cantonal ou régional. Plus rien n’éloigne les socialistes français de l’abîme du mollettisme.

2. Mes explications

Toute élection exprime un choix. En démocrate, je souhaite expliquer ces choix pour en tenir compte.

Les électeurs ont choisi les rassemblements. Le Ps est resté isolé entre deux forces de rassemblement. Les écologistes qui rassemblaient les déçus du Grenelle de l’environnement, les altermondialistes, les réalistes et les gauchistes ainsi que les proches de Nicolas Hulot. D’anciens camarades du Ps ripolinaient de neuf les communistes. Les électeurs ont choisi le rassemblement parce qu’il incarne une forme de dépassement des égoïsmes de parti et le mouvement. Nous devons imaginer le cadre d’un dépassement du Ps.

Les électeurs ont rejeté les forces du statut-quo. Nous représentions, comme le Modem ou le Npa, une forme d’immobilisme. Nous avons été sanctionnés pour cette raison. Alors que nous avions pris soin de ratifier le Manifeste et d’établir des listes en amont, nous n’avons fait preuve d’un manque d’originalité. Cela renforce l’immobilisme dans le sud-ouest puisque nous ne reconduisons que deux députés européens sortants. Notre renouvellement, dont nous avons pourtant tant besoin, est reporté à la prochaine élection. Notre changement de cap doit s’accompagner d’un réel renouvellement.

Les électeurs ont choisi un discours clair sur l’Europe. Ils n’ont pas supporté les apitoiements de ceux qui regrettent ou s’opposent à l’Union. Les succès d’estime d’Europe écologie auprès d’électeurs qui votent Modem ou Ps est significatif sur un discours que nous ne devons plus tenir sur l’Europe. Il faut prendre les faits pour les faits et se projeter pleinement dans l’avenir européen. Nous devons sortir de notre réduit local pour s’engager dans la définition d’un projet socialiste plus global.

3. Les orientations générales

Soyons humbles. Ne partons jamais à une élection comme si notre électorat était déjà conquis. Notre électorat est toujours à conquérir qu’il soit volatile comme en milieu urbain ou plus fidèle comme en milieu rural. Nous devons sans cesse convaincre de la plus-value de nos programmes et de nos candidats. À chaque élection, nous devons redéfinir notre offre politique.

Soyons exemplaires. Nous devons incarner la façon dont nous appliquerons nos idées. Notre campagne doit préfigurer un autre mode de gouvernement. Comme à Toulouse où nous initiions une politique ouverte et participative, nous devons dans notre parti et dans nos campagnes donner envie en organisant concrètement l’ouverture et le rassemblement.

Soyons inventifs. Nous avons passé notre temps à jalouser la pollution visuelle et réelle orchestrée par les colleurs d’affiche du Front de gauche. Aujourd’hui le discours politique passe par d’autres canaux : par les réseaux sociaux, par les médias et internet et par d’autres modes : l’humour et l’imagination. Nous enregistrons un temps de retard sur ce terrain qu’il faut vite combler.

Soyons sérieux. La politique ne supporte ni le mensonge ni l’à-peu-près. Si je suis opposé à la professionnalisation de la vie politique qui nous guette et nous submerge souvent au Ps, je suis favorable à ce que nos candidats soit jugés sur leur capacité à dire la vérité et à s’y tenir. Il est difficile de faire campagne pour des candidats qui se comportent en amateur, utilisent le mensonge et l’amalgame et lorgnent déjà sur l’élection suivante sans tenir compte de leur échec.

4. Les urgences locales

Confortons le rôle de notre premier secrétaire fédéral. Comme pour ce qui doit se passer avec Martine Aubry, je ne crois pas que nous devions revenir sur la légitimité des nouvelles équipes en place. En Haute-Garonne, toutes les motions sont associées au fonctionnement du parti. L’alliance d’appareil A+C n’a pas duré devant le volonté de tout le monde de s’impliquer. C’est à mettre au crédit de notre premier secrétaire fédéral. Je reviens sur la campagne en disant que j’ai été très heureux pour le Mjs que son responsable départemental puisse prendre la parole et très triste que pour mon parti que Sébastien Denard soit privé de tribune. Cela a été néfaste et ne doit plus jamais se reproduire. Le premier fédéral est par fonction le porte-parole des militants. Sa place et celle du parti sont par conséquent non négociables.

Rassemblons-nous sur un programme de travail commun. Je pense que le conseil fédéral doit être amené à délibérer sur un programme de travail qui doit faire consensus. La logique de ce programme est que nous devons porter d’abord notre attention à notre projet avant de se poser la questions des personnes. Les seules candidatures qui seront légitimes sont celles qui s’appuient sur une contribution au projet. Donc commençons par le commencement. Le projet pour ancrer notre région Midi-Pyrénées à gauche doit s’ouvrir dans la plus grande transparence. Nous devons poser la question du projet avant celle des personnes.

Rénovons enfin concrètement notre parti. Nous avons ouverts dernièrement la chantier de la réécriture de nos statuts qui avaient été suspendus depuis deux congrès. Notre secrétaire fédéral à la rénovation, Jean-François Rouch, a repris in-extanso les termes de la motion que j’avais faite adopter à notre dernier congrès. Ce travail doit reprendre son cours. Pour ma part, il devient impératif d’inscrire la mandat unique dans nos règles de fonctionnement. La première étape est évidemment le mandat parlementaire unique qui ne peut être reportée au regard de leur statut qui est un des plus protecteurs. C’est la mesure que tout socialiste conséquent doit défendre s’il estime que le cumul ronge notre démocratie. C’est pourquoi je demande aux deux parlementaires européens de la circonscription du sud-ouest de s’engager à se consacrer à 100% à leur mandat et à ne pas cumuler.


> Clip militant européennes

Jeudi 28 mai 2009

Je ne savais pas ce qu’était devenu le temps que j’avais passé à filmer le public du 24 avril à la Halle aux Grains, c’est maintenant dans un mini-clip qui me plaît !


> Le clip de campagne du PSOE

Mardi 26 mai 2009

Un Néerlandais raciste, un Polonais intégriste, une Anglaise néo-libérale, un Italien sceptique sur le réchauffement climatique, un Allemand homophobe, un Espagnol favorable à la dérégulation sociale, une Française pour la peine de mort… ce sont les stéréotypes mis en évidence dans le nouveau spot du PSOE pour les élections au Parlement européen. De quoi susciter un débat frontal avec la droite espagnole !


> Une vérité qui choque

Mercredi 20 mai 2009


> Kader Arif à Perpignan

Mercredi 20 mai 2009

Perpignan
Vidéo envoyée par ATeboul13


> Kader Arif en Campagne

Mardi 19 mai 2009

> Nouvelles menaces sur Florence Hartmann

Mardi 19 mai 2009

Florence Hartmann

Les juges viennent de rejeter le jeudi 13 mai toutes les demandes d’appel déposées par les avocats de Florence Hartmann. Ce n’est pas une bonne nouvelle car le tribunal n’a pas pris la peine d’argumenter cette décision et accuse seulement la défense de vouloir gagner du temps.

Depuis janvier, les avocats de Florence basaient leur demande sur la faiblesse des charges ne justifiant pas une inculpation, notamment le fait que les fameux documents (prouvant que le tribunal avait accepté de dissimuler les preuves de la responsabilité de la Serbie dans les massacres en Bosnie-Herzégovine) étaient déjà publics. Le tribunal n’a pas encore tranché sur la dernière demande des avocats : l’annulation de toutes les décisions – y compris l’inculpation – pour faute des juges révoqués (les avocats ont pu prouver que les juges qui l’ont fait inculper n’étaient pas impartiaux).

Mais la décision d’aujourd’hui laisse penser que les juges ne veulent pas tenir compte des incohérences et sont au contraire décidés à aller au procès. Et vite.

Aujourd’hui, mardi 19 mai 2009, Florence est convoquée au tribunal, à La Haye, sans qu’on lui ait communiqué l’objet de cette séance. On craint que ce soit pour lui annoncer la tenue du procès. Le pire des scénarios. On a appris que la salle où Florence est convoquée est toute petite, sans accès pour le public, histoire de le tenir à l’écart.

http://www.preserverlajusticeinternationale.org/


> PSE31 : Rencontre avec Yonnec Polet

Vendredi 15 mai 2009

Yonnec Polet

Le groupe local du PSE « Socialistes européens de Haute-garonne » t’invite à la rencontre organisée dans le cadre de la campagne des européennes avant la réunion publique de Kader Arif à Ramonville.

Combattre la crise par une action de coopération internationale avec Yonnec Polet, responsable de l’unité « Politique étrangère et mondialisation » au sein du PSE et animateur du Global Progressive Forum.

Mercredi 20 mai 2009 à 18h30
Fédération du Parti socialiste,
Salle Jean Jaurès,
3, rue Lancefoc, Toulouse.
Métro : ligne B – Arrêt : Compans-Caffarelli.

http://pse31.parti-socialiste.fr/

Le dimanche 7 juin 2009 : un seul tour et un seul jour pour changer l’Europe !


> Pervenche Berès et Evelyn Gebhardt

Vendredi 15 mai 2009

France Inter – Pervenche Berès et Evelyn Gebhardt
Vidéo envoyée par franceinter

Nicolas Demorand reçoit en studio dans le 7/10 de France Inter, Pervenche Berès, eurodéputée PS / PSE et en duplex de Düsseldorf, Evelyn Gebhardt, eurodéputée SPD / PSE, ex-membre de la Commission Attali (7h20 – 27 avril 2009).


> Unis dans la diversité

Mercredi 13 mai 2009

Les Tourreilles

Photos : Cathar31.

Par une matinée de beau temps, 200 militants socialistes de Haute-Garonne avaient choisi de fêter l’Europe aux Tourreilles. La salle communale était pavoisée aux couleurs des nations qui composent l’Union. L’existence d’un festival de folklore international à Montréjeau fournit le matériel indispensable au décor. Pour seul fond de scène, les drapeaux occitan et européen firent synthèse. Belvédère face aux sommets enneigés, le parvis de la petite Mairie des Tourreilles dégage une sérénité au pied des montagnes et à deux pas du sol espagnol. Les participants à la rencontre prirent possession des lieux dans un sentiment de douce quiétude.

L’idée de fêter le 9 mai était une évidence politique. Noël Larqué, secrétaire de la section de Montréjeau, mis en évidence l’empreinte européenne du Comminges. La proximité des sites liés aux industries spatiale et aéronautique, mais aussi l’histoire, rattachent ce terroir à l’aventure européenne. Le souvenir de l’exil des républicains espagnols entretient la flamme vivante de la solidarité qui lie les peuples de part et d’autre des Pyrénées. L’actualité de l’engagement de Jean Monnet et de Robert Schumann, célébrée avec force par Denis Sarraquigne, maire des Tourreilles, vint compléter l’introduction de cette journée. Son message pour que cette journée soit commémorée à l’égal des autres cérémonies républicaines n’a laissé personne insensible.

Nos camarades du PSOE, Michel Vinuesa et Maria Lopez Muradas, mirent en avant la campagne qu’ils mènent en faveur du programme commun des socialistes européens. L’un comme l’autre défendent l’Europe sociale, les services publics et la garantie de l’égalité entre les hommes et les femmes à l’échelle de toute l’Union.

La chaleureuse présence de nos amis aranais mit en évidence la notion de diversité chère aux Européens. Arturo Colbeto, président d’Unitat d’Aran, affirma la proximité du combat des socialistes pour une Europe solidaire et protectrice. Paco Boya, syndic d’Aran, profita pour rappeler que l’Europe est un soutien important aux cultures locales et plus particulièrement à la forte identité gasconne et occitane. Son pays vit une autonomie au sein même de l’autonomie catalane. Député à la Generalitat de Catalogne, il souligna également que l’Europe est le cadre indispensable à la relance économique et à la protection de l’environnement.

C’est sur l’aspect écologiste que Bertrand Auban, sénateur, a apporté des précisions au travers de l’exemple de la gestion transfrontalière du fleuve Garonne. Source de biodiversité, le fleuve européen est également lié aux activités économiques : de l’agriculture à l’énergie en passant par l’industrie aéronautique qui transite sur ses eaux entre les départements de la Gironde et du Gers. L’équilibre entre croissance et développement durable est au coeur de la gestion de ce patrimoine naturel.

Kader Arif nous fit partager son enthousiasme pour des politiques communautaires progressistes, conformes à nos valeurs et porteuses de développement partagé. La campagne qu’il mène démontre l’urgence d’une nouvelle politique de gauche. Cette dernière faisant cruellement défaut depuis le départ de Jacques Delors, l’exposé ne manqua pas de convaincre. Notre député européen trouva les mots qu’il fallait pour transmettre son énergie aux militants présents.

Notre fête était aussi l’occasion de lancer sur les fonds baptismaux le groupe local du PSE “socialistes européens de Haute-Garonne”. Cela fut fait par Hugues Bernard, secrétaire fédéral aux questions européennes, et encouragé par Sébastien Denard, premier secrétaire fédéral, qui se félicita de ce moment convivial qui est l’occasion de nous ressourcer avant d’aller au devant de nos concitoyens pour les trois semaines qui nous séparent du scrutin du 7 juin.

La rencontre se clôtura par un lâcher de pigeons au son de l’hymne à la joie et, dans la grande tradition des rencontres socialistes, par un buffet campagnard.

Source : http://elections2009.pes.org/.

Retrouver les interventions de :
- Sébastien Denard,
- Denis Sarraquigne,
- Noël Larqué.


> Les Tourreilles – Photos

Samedi 9 mai 2009

> Balade européenne à vélo

Jeudi 7 mai 2009

Balade vélo

http://www.flickr.com/photos/fle31/

À l’occasion de la fête de l’Europe qui se tient jusqu’au 9 mai, les associations Vélo et Faisons l’Europe ont réuni près de 200 cyclistes hier après-midi devant le village Européen installé rue Alsace, face au square Charles de Gaulle. C’est donc à bicyclette, que les participants à cette ballade Européenne à Vélo, se sont lancés à partir de 14 h 30 à la découverte d’une douzaine de réalisations telles que le Cancéropôle, ou l’accrochage de portraits d’habitants sur les murs d’Empalot, qui ont bénéficié des financements du Feder (Fond Européen de développement Régional) ou du Fond Social Européen (FSE). Outre ce volet économique, les organisateurs de la manifestation voulaient : “rappeler que la promotion de moyens de transports doux, parmi lesquels figure en bonne place le vélo, est une priorité de l’Union européenne qui cofinance des kilomètres d’itinéraires cyclables, vélo routes et voies vertes à travers tout son territoire”, et soutient des mesures en faveur du vélo dans le cadre de sa politique de mobilité urbaine.

B. dv. – La dépêche du midi – 07/05/09.

sle31.wordpress.com/
toulousevelo.free.fr/


> Le PS fête l’Europe aux Tourreilles

Mardi 5 mai 2009

Fêtons l'Europe

La Fédération du Parti Socialiste de la Haute-Garonne fête l’Europe le samedi 9 mai 2009 aux Tourreilles, près de Montréjeau. Cette rencontre est l’occasion de densifier notre collaboration trans-pyrénéenne en continuant d’animer le débat européen. Pas une des questions majeures du XXIe siècle ne peut recevoir de réponses qui ne soient européennes. Cela, plus personne ne le conteste. Nous fêtons l’Europe pour la nécessité qu’il y a à échanger entre Européens, à vivre la dimension européenne de notre engagement et à refonder le projet européen. C’est pourquoi nous avons privilégié un échange avec nos amis aranais ainsi qu’un sujet environnemental qui nous semble illustrer les nouvelles compétences dont doit se doter l’Union européenne dans les années qui viennent. Pour finir, nous inaugurerons le lancement du groupe local des adhérents du PSE de Haute-Garonne dans une ambiance festive.

Rendez-vous à la Mairie des Tourreilles :
- 11h00 : accueil par Noël Larqué, secrétaire de section de Montréjeau et Denis Sarraquigne, maire des Tourreilles,
- 11h15 : échange politique autour du Manifeste du PSE avec Paco Boya Alós, Sindic d’Aran, Arturo Calbetó Calbetó, président d’Unitat d’Aran (Parti des socialistes catalans), Jean-Louis Idiart, député, et Kader Arif, député socialiste européen,
- 11h45 : présentation du plan Garonne, fleuve européen par Bertrand Auban, sénateur de Haute-Garonne,
- 13h15 : inauguration du groupe PSE « socialistes européens de Haute-Garonne » par Hugues Bernard, Secrétaire fédéral Europe.
- 13h20 : conclusion de nos échanges par Sébastien Denard, Premier secrétaire fédéral,
- 13h30 : lâcher de pigeons,
- 13h40 : buffet campagnard.

Inscriptions indispensables.


> SNCF : 3 heures de retard sans excuse

Mardi 5 mai 2009

Coffret-repas SNCF

Lundi dernier, j’étais un des nombreux passagers qui, pour se déplacer de Marseille à Toulouse, ont du patienter aux nombreux arrêts que les lignes du Corail Téoz empruntent. C’est un peu comme si j’avais profité du petit train Nescafé qui se bringuebalait au son fabuleux de la Colegiala, le paysage en moins évidemment. Car cette ligne, comme toutes celles qui souffrent de l’affligeante présence du label Téoz, ne sont pas prioritaires pour la SNCF. Pour la compagnie ferroviaire, seules comptent les lignes TGV. En dehors de ce réseau béni, point de salut. Rétrospectivement, je me dis que c’est dans un grand moment de faiblesse coupable que j’ai cédé aux avances commerciales et pris la carte Escapades. Je suis habitué de la routine avec laquelle notre société nationale traite ses clients-usagers. Certes, cette carte de fidélité me donne des prix au rabais, mais elle explose les délais mentionnés sur le ticket et censés être respectés par les cheminots.

Le rythme d’un Corail Téoz est assez poussif. Bien souvent, il s’arrête en plein voie sans qu’aucun message ne signale la raison, le temps d’immobilisation ou l’horaire probable du retard. Les habitués ont souvent peur lorsque la vitesse descend en-dessous des 5 km/h. Ce n’est pas qu’il existe un risque pour que le train cale. Non, c’est que le conducteur se prépare en douceur à stopper les wagons en pleine voie. Quelquefois, les contrôleurs nous expliquent que notre arrêt est effectué “en raison de priorité de trafic”, “en raison d’un acte de malveillance” ou “en raison de difficultés de gestion” mais le plus souvent “en raison d’un problème technique indépendant de notre volonté.” On ne peut être pleinement satisfait des explications qui demeurent on ne peut plus improbables. Lundi dernier, sur les coups d’une heure de l’après-midi, c’est un suicide sur la voie ferrée qui nous a stoppé dans la gare de Lézignan-Corbières. Au bout d’une heure d’arrêt sans explication, nous avions dévalisé les réserves du groupe Servair-Wagons-Lits. Il ne restait plus à l’employé de cette mémorable entreprise que du Coca-cola et des tablettes Toblerone. Les passagers tournaient en rond mais pour une fois, nous avions le droit de descendre sur le ballast. Pour les wagons les plus proches de la gare, il était possible d’atteindre les quais. Une heure et demi plus tard, les deux contrôleurs nous avertissaient de la raison de notre arrêt prolongé, nous prévenaient que “ça allait durer plus que ça” et que la SNCF, dans sa grande générosité, nous distribuait des plateaux repas dans la gare. Une longue file d’attente se formait. Seuls quelques gamins et les nombreux cheveux blancs -une couleur qui va du bleu pétrole à la violine électrique en réalité- doublaient sans vergogne la masse des résignés. C’est là que je me suis posé la question de savoir si notre société n’offrait pas trop de privilège au troisième âge. Je me suis demandé ce qui aurait eu lieu si nous avions été véritablement affamés -ce qui était loin d’être notre sort. Drôle d’expérience humaine que de faire partie d’une foule victime qui marronne mais s’exécute. Le comble pour la SNCF était qu’il n’y avait pas assez de coffret-repas. Ils étaient les seuls à posséder avec exactitude le nombre que nous étions mais voilà, les tricheurs avaient gagné et ceux qui avaient l’information les premiers… Difficile de manger avec goût le taboulé, la salade de lentilles, le pâté de volaille et la compote. J’ai partagé avec ceux qui n’avaient rien. Notamment l’eau qui nous était maigrement distribué via le coffret SNCF. J’avais encore le goût du Coca-cola acheté à la société Servair-Wagons-Lits.

Arrêtés deux heures et demi en gare de Lézignan-Corbières, nous avons du patienter un peu plus d’une demi-heure avant la gare de Carcassonne pour des raisons qui demeurent inconnues des usagers. Cette deuxième fois, le message ne nous autorisait plus à sortir des wagons pour nous dégourdir les jambes. Le message courant était de rigueur : “Notre train est arrêté en pleine voie, pour votre sécurité, veuillez ne pas essayer d’ouvrir les portes.” Avec le Corail Téoz, la SNCF ose tout. C’est même à cela que l’on reconnaît une ligne Corail Téoz. Mettre Marseille à plus de 6 heures et demi de Toulouse, avec la SNCF, c’est possible !

Ce n’est que vers 16h35, pour nous annoncer notre approche de la gare de Toulouse-Matabiau et au détour d’une phrase trop longue, qu’une voix anonyme nous présenta les excuses de la compagnie pour un retard qu’elle s’interdit de préciser. Au même moment, cela faisait 3 heures que nous aurions dû arriver. 15 minutes plus tard je débarquais dans ma ville qui est celle d’où les trains partent le moins vite de France. Sur place, pas un agent pour nous transmettre la petite enveloppe avec laquelle, via une file d’attente au guichet, on nous offre un avoir correspondant à un pourcentage du montant du billet que nous avons acquitté. Il faut dire qu’il y avait du travail pour expliquer l’ensemble des correspondances qui avaient volé en mille éclats et affolaient les passagers qui n’avaient pas terminé leur trajet. Je me demande parfois si nous ne devrions pas faire comme pour le taxi, c’est-à-dire payer à l’arrivée.

Post-scriptum : je serais malhonnête de ne pas préciser qu’à l’aller, j’ai cru être en avance. Non pas que la locomotive inscrivait un record de vitesse. Non, j’étais à l’heure. C’était suffisamment exceptionnel pour que je m’en étonne. C’est la première fois que la ligne Corail Téoz m’assurait un direct entre métropoles régionales : Toulouse-Montpellier-Marseille. Voilà, c’est la seule fois où je n’ai pas entendu : “Le train Corail Téoz numéro tant à destination de Marseille-Saint-Charles, départ telle heure est annoncé voie tant. Ce train dessert Castelnaudary, Carcassonne, Narbonne, Béziers, Sète, Montpellier-Saint-Roch, Nîmes, Arles et Marseille-Saint-Charles. Prenez garde à la fermeture automatique des portes, attention au départ !”


> Intermittents du parlement ! (2)

Mardi 28 avril 2009

Hémicycle

Les députés n’aiment pas qu’on les critique. 84% d’entre eux étaient absents lors du rejet de la loi renforçant le contrôle du piratage sur internet et l’on aurait tort de les en blâmer. Une ou deux centaines d’entre eux sont invisibles à l’Assemblée et l’on aurait tort de s’en offusquer. Ils reçoivent des indemnités qui leur permettent de vivre avec plus d’une dizaine de milliers d’euros par mois et exiger leur présence lors des votes en plénière serait abuser. Seule une ou deux centaines s’activent vraiment à l’Assemblée et l’on aurait tort de ne pas s’en contenter. Dans leur défense corporatiste, certains d’entre eux ne négligent aucun argument. Ils auraient trop de textes à voter et pas le temps de les lire tous. Admettons ! Mais alors qu’ils refusent l’embouteillage législatif. Ils ne sauraient où donner de la tête avec les réunions de groupe et les séances en commission. Admettons ! Mais alors qu’ils organisent correctement le travail parlementaire du lundi après-midi au jeudi soir, ce serait largement suffisant pour tout faire. D’autres poussent la plaidoirie plus loin encore. Le quotidien régional Var matin a publié dans son édition dominicale une enquête auprès des élus varois. Tous se défendent de façon fort peu convaincante et souvent édifiante. Un député, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence déclare : “Si être présent dans l’hémicycle à dormir dans son coin et à lever la main quand on vous le demande, je ne vois pas bien l’intérêt.” Belle conception du vote de la loi. Tel autre : “On ne sait jamais quand notre présence sera vraiment indispensable.” Étonnante réduction du rôle de l’élu à l’intermittence. Ou encore : “Je ne prolonge mon séjour que lorsque les textes examinés concernent des domaines pour lesquels j’ai des compétences. Ce n’était pas le cas de la loi Hadopi.” Surprenante vision de la représentation politique nationale. Summum de l’autodéfense, on peut aussi lire la justification d’un honorable parlementaire pour lequel la capitale est trop éloignée de sa circonscription. Et pas les élus de la Nouvelle-Calédonie, de la Réunion ou de la Martinique. Non des élus métropolitains. Ainsi ce Toulonnais, qu’on ne nommera pas par indulgence, qui déclare dans Var matin : “Il faudrait peut être revoir ce système de la session unique. Monter toutes les semaines à Paris, c’est pénalisant pour les provinciaux.” (sic) L’avion Hyères-Paris met 1h20, le TGV Toulon-Paris 3h50 avec tout le confort pour y lire les projets de loi mais ce serait une tâche impossible. Ne croyez pas que l’autodéfense des intermittents du parlement ne soit le fait que de méridionaux fêtards ou cumulards. À la suite des critiques à l’encontre de l’absentéisme parlementaire, des élus savoyards ou bretons, enfin des élus de la nation aux responsabilités les plus imminentes, tel le président du groupe socialiste ou celui de l’Assemblée nationale elle-même, sont montés au créneau. On les a connu plus inspirés que dans l’assimilation qu’ils ont faite entre le critique de l’absentéisme et l’antiparlementarisme. Comme si les premiers responsables de la démagogie antiparlementaire n’étaient pas ceux qui la nourrissent de leur absence délétère.

Olivier Duhamel

NDLR : savoyard correspond bien évidemment à Bernard Accoyer mais je pense que breton convient moyennement à Jean-Marc Ayrault…


> Décès de Serge Ravanel, figure de la Résistance

Lundi 27 avril 2009

> Spam et arnaque ou vrai plan de relance ?

Lundi 27 avril 2009

Spam et arnaque ou vrai plan de relance ?
Vidéo envoyée par le Parti socialiste

Plan de relance sérieux ou cadeaux sans contrepartie ? Les socialistes européens proposent des mesures pour lutter contre la crise dès les 100 premiers jours du prochain mandat.

http://changerleurope.fr/


> Intervention de Poul Nyrup Rasmussen

Lundi 27 avril 2009

Meeting de Toulouse : Intervention de P.N Rasmussen
Vidéo envoyée par le Parti socialiste

Intervention de Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, lors du meeting de lancement de la campagne des socialistes européens à Toulouse le 24 avril.


> Intervention de Martin Schulz

Lundi 27 avril 2009

Toulouse : Intervention de M. Schulz
Vidéo envoyée par le Parti socialiste

Intervention de Martin Shulz, Président du groupe socialiste européen au Parlement européen, lors du meeting de lancement de la campagne des socialistes européens à Toulouse le 24 avril.


> Intervention de Pierre Cohen

Lundi 27 avril 2009

Meeting de Toulouse : Pierre Cohen
Vidéo envoyée par le Parti socialiste

Intervention de Pierre Cohen, maire PS de Toulouse lors du meeting de lancement de la campagne des socialistes européens à Toulouse le 24 avril.


> Intervention de Kader Arif

Lundi 27 avril 2009

Meeting de Toulouse : Kader Arif
Vidéo envoyée par le Parti socialiste

Intervention de Kader Arif, tête de liste des socialistes pour l’euro-région Sud-Ouest, lors du meeting de lancement de la campagne des socialistes européens à Toulouse le 24 avril.


> Intervention de Martine Aubry

Lundi 27 avril 2009

Meeting de Toulouse : Martine Aubry
Vidéo envoyée par le Parti socialiste

Intervention de Martine Aubry, Première secrétaire du PS, lors du meeting de lancement de la campagne des socialistes européens à Toulouse le 24 avril.