> Un parti sans principe ?

Mardi 6 mai 2008

La proposition de nouvelle déclaration de principes a été accueillie par un concert de panégyriques. Est-ce le signe que les seuls disputes qui vaillent encore entre socialistes portent sur les questions de personnes ? Je souhaite néanmoins dire à quel point je me sens éloigné de cet unanimisme. D’abord, les socialistes entrent dans le temps présent avec une vision excessivement négative. Le ton emphatique est celui d’un rédacteur du XIXe siècle et révèle une certaine nostalgie. Alain Bergougnoux aurait dit un certain remords. Enfin, ce texte me rappelle le programme de Ségolène Royal où tout était dans le discours y compris son contraire. Finalement, la question qui m’importe est celle de savoir à quoi va servir ce texte. Et s’il nous est utile pour prendre position dans le débat public, alors il aura rempli sa fonction. Or que nous apporte ce texte sur les questions de la désyndicalisation, de la mondialisation, de la famille, du travail, de la dynamique de la recherche d’emploi, des logiques d’assistance, de l’euthanasie, de la justice, de la culpabilité, de la liberté, de la responsabilité, de la récidive… On peut toujours critiquer le blairisme, mais il avait procédé d’une nouvelle logique. Après des remises en cause, l’apparition d’une nouvelle génération d’intellectuels et de politiques faisait œuvre commune en renouvelant le corpus idéologique travailliste. Et nous ? Nous déblayons hâtivement l’environnement idéologique avant de laisser le terrain libre à tous ceux qui veulent se partager les postes au congrès de novembre. La clarté voudrait que l’on opère dans l’ordre inverse. Que ceux qui affirment une volonté et une compétence en matière de renouvellement idéologique fassent les premiers pas et ensuite ils seront récompensés.

Mes propositions : recapitulatif-amendements.


> Apartment Story

Mardi 6 mai 2008


> Give me cigarettes to smoke my tears away

Mardi 6 mai 2008

Essayez de boire la moitié d’une bouteille de vin en quelques petites minutes et dites-moi si l’alcool n’a aucune influence sur vous… notre chanteur ne semble pas indifférent aux effets de l’alcool. En faisant ses trois pas de danse, il est clair qu’il est particulièrement difficile de saisir ce qui se passe sur une scène. Et bien plus difficile de l’expliquer lorsque l’on n’a jamais été sous les projecteurs. Damien Rice n’est plus très net mais il a la voix d’un chanteur irlandais ivre. Ce n’est pas si mal. J’ai vu des bretons célèbres moins bien tenir la marée. Peut-être qu’ils buvaient plus aussi.


> Faites tomber les chaînes

Mardi 6 mai 2008

Le 10 mai 2008, le CRAN vous invite à défiler à Paris, de République à Bastille, contre toutes les discriminations, pour commémorer le 160eme anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France. Beaucoup de chemin reste à faire pour assurer l’égalité de tous les citoyens dans notre pays. RDV à 14h place de la République. Venez briser les chaînes !

http://www.lecran.org/


> Dany l’Européen

Vendredi 2 mai 2008

3 mai : occupation de la Sorbonne.

28 mai : retour en France de “Dany le Rouge”.

Daniel Cohn-Bendit est un des leaders du mouvement de mai 1968 avec Alain Geismar et Jacques Sauvageot. Leur décision d’occuper la Sorbonne le 3 mai marque le point de départ des événements. Le 21 mai, alors qu’il est en voyage à Berlin, Daniel Cohn-Bendit est interdit de séjour en France. Le 28 mai, il revient à la Sorbonne, cheveux teint et lunettes noires, pour un meeting où il est acclamé. Le slogan « Nous sommes tous des juifs allemands » résumera ce soutien des jeunes à celui que la presse nomme « Dany le rouge ». L’arrêté d’interdiction de séjour ne sera levé que dix ans plus tard à la suite d’une décision du Conseil d’Etat. C’est un changement de jurisprudence que consacre l’arrêt Cohn-Bendit du 22 décembre 1978 en décidant que les directives communautaires, “si elles n’ont pas d’effet direct et ne peuvent donc être invoquées directement à l’appui d’un recours pour excès de pouvoir dirigé contre une décision individuelle, même passé le délai laissé aux États-membres pour assurer leur transposition, il est possible d’exciper de l’incompatibilité du droit national ayant servi de fondement à la décision contestée au regard des objectifs fixés par la directive.”

http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju_la42.shtml


> Au Tibet, il se dit que…

Vendredi 2 mai 2008

Au Tibet, il se dit que le fait de vivre dans un pays où les droits de l’homme existent et de pouvoir en jouir entraînent forcément des devoirs et des responsabilités. Et c’est toujours le XIVe Dalaï-Lama qui défend mot à mot ce corpus de principes philosophiques.


> On a demandé au Dalaï-Lama…

Vendredi 2 mai 2008

On a demandé au Dalaï-Lama : « Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? » Il a répondu : « Les hommes. Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, et ensuite, ils perdent de l’argent pour recouvrer la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir. Et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu. »

http://www.dalailama.com/


> Manuel Valls ne dit pas que des conneries

Mercredi 30 avril 2008

Des fois, on connaît les gens un peu trop. Pour l’avoir subi comme président des clubs Forum, je conserve un souvenir mitigé de Manuel Valls. Avec Alain Bauer et Stéphane Fouks Valls, ils formaient une bande qui se partageait les rôles pour secouer la base arrière rocardienne mais très vite, ils se sont fondus dans de vieux habits et ont formé une vieille garde à leur tour. Depuis, je ne suis pas un grand admirateur de sa pensée sur la sécurité ou l’immigration. Mais à la lecture du Nouvel Obs, je dois concéder un intérêt pour ce qu’il ose dire dans un parti ou plus personne n’ose grand chose. Quand il dit que notre candidate à la dernière présidentielle était « un one-shot » et que Delanoë « nous ramène en arrière », je trouve cela juste. Au-delà du constat, il faudrait aller plus loin dans les propositions et voir ce qu’il est possible de délivrer comme message au nom de tous les socialistes. Mais sa franchise est de bon aloi. Son style direct tranche avec l’écriture ampoulée de l’œcuménique proposition de toilettage de notre déclaration de principes.

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Source : Valls : « Bien sûr que j’y pense aussi ».

Claude Askolovitch - Je te demande de défendre la gauche et tu en dis du mal.

Manuel Valls - Mais la gauche, c’est ça ! Précisément parce que nous l’aimons, nous commençons toujours à en dire du mal. Parce que nous sommes plus exigeants sur nous-mêmes. Etre de gauche, c’est difficile. Nous mettons la barre trop haut. Et quand nous échouons, ou quand nous renonçons, quand nous n’avons plus les clés, c’est terrible. Nous nous sentons d’autant plus coupables. Alors nous nous enfermons mentalement, nous faisons comme si nous étions toujours les meilleurs, les plus moraux, les plus purs. Nous nous racontons des histoires. En plus, nous finissons par y croire. Ou alors, nous devenons cyniques, indifférents, jouisseurs… On ne changera pas la vie des citoyens, on pensera juste à la nôtre, de vie; notre vie de politiques qui gagnons des élections comme une équipe de foot gagne des matchs, et seul le résultat est beau. Ensuite, quand on gouverne, si on gouverne, qu’importe ! Après le scrutin, le déluge ! Il n’y a rien de pire qu’une gauche cynique. ( …)

CA - Tu t’ennuies dans les instances du PS ?

MV - Comme les autres. Les jeux de rôles, de positionnements, de paroles contrôlées sont insupportables. Après la défaite présidentielle, il y avait autre chose. Une lassitude visible, palpable, poisseuse, déprimante. Tu avais plein de gens, enfermés dans des salles de réunion, et qui n’avaient juste plus envie de se voir, de recommencer les mêmes luttes, les mêmes histoires, les mêmes bagarres, les mêmes polémiques. Chacun soupirait en attendant que ça se passe, pour aller faire sa vie ailleurs, en dehors.

CA - Donc vous étiez morts…

MV - Individuellement, les dirigeants socialistes bougent encore. Les mêmes qui bâillaient rue de Solférino sont partis en guerre pour les municipales et les cantonales. En Corrèze, Hollande n’est pas le Flanby de la caricature ! Conquérir du pouvoir, guerroyer pour des fiefs, on sait faire, et ce n’est pas déshonorant. Mais, entre cette vie locale et le vide au sommet, il y a un gouffre terrifiant. Ce qui est mort, c’est ce Parti socialiste tel qu’il est organisé. Cette manière de ne pas vivre ensemble, de ne pas travailler, de se complaire dans l’ennui et la médiocrité.

CA - Et tu en sors comment ?

MV - En reprenant tout à la base. Récrire notre déclaration de principes, bouleverser notre organisation, nous ouvrir, largement. Y compris en confiant directement le choix de notre candidat aux électeurs à travers des primaires ! Changer le nom de notre parti, s’il le faut. Nous devons écrire un programme fondamental comme les sociaux-démocrates allemands. Qu’est-ce qu’on fait dans les cinq-dix ans qui viennent ? Qu’est-ce qu’on propose ? On doit entrer dans les détails. Sur le plan de la fiscalité, des prélèvements obligatoires, du financement des retraites, de la Sécurité sociale… Il n’y a pas un champ qui ne doit être labouré, il n’y a pas un mur qui ne doit être attaqué. On doit reprendre le travail intellectuel et politique de zéro. Il faut construire une nouvelle force politique, comme Blair l’a fait avec le New Labour. Tu vois, c’est d’une simplicité totale ! (…)

CA - Est-ce qu’il ne faut pas tout simplement séparer des gens qui ne veulent plus, ne peuvent plus travailler ensemble ?

MV - A force de ne pas traiter les sujets, tout s’envenime, et la vie en commun devient insupportable. Mais si on retravaille, on se redonne une chance. Sous Mitterrand et Jospin, tout le monde a participé au gouvernement, et pas de manière honteuse. Et si tu regardes bien, les différences entre socialistes étaient plus importantes il y a vingt ou trente ans. Entre un Jacques Delors et un Pierre Joxe, entre un Michel Rocard et un Jean-Pierre Chevènement, c’était bien plus profond qu’entre Emmanuelli et Moscovici ! (…) Pourtant, tous ces gens se retrouvaient, dans le mouvement. Il existait l’envie de gagner, de gouverner, de changer les choses ensemble, d’accepter les différences, malgré la violence verbale. Le cadre commun était accepté par tous. Chacun s’y épanouissait ou y trouvait son compte. C’est ça qui a disparu. (…) Combien de dirigeants du Parti socialiste, à tous les niveaux, se demandent à quoi ils servent ! Mais ils continuent, malgré tout, parce qu’ils sont des professionnels de la politique. Parce qu’on ne peut pas faire autrement. Parce qu’on ne sait pas faire autrement. Mais ils savent que l’objet, le parti lui-même, est épuisé. Ils savent que l’idée même pour laquelle ils se sont battus est aujourd’hui entamée … (…) Sans doute des dirigeants doivent partir. Au fond, les discussions qu’on peut avoir sur Mitterrand, Blair ou la campagne de Ségolène Royal, les «si» et les «pourtant», ne me passionnent plus. Ce sont des débats du passé, concernant des personnages du passé.

CA - Royal aussi ?

MV - Il n’y a que ça qui t’intéresse, si je suis «royaliste» ou si je ne le suis pas ? Comme ça, on pourra faire une belle infographie dans le journal ? Les réseaux de Ségo ou les réseaux de Bertrand ? Cette mise en demeure permanente est terrifiante ! Toi, le journaliste, tu fais partie de notre problème. Cette manière d’exiger une réponse, et une réponse unique, sur une personne, comme si cela réglait toute la crise de gauche… Les médias nous trouvent creux. Ils ont sans doute raison. Mais ils sont aussi futiles que nous, ils se repaissent de notre crise, ils entretiennent nos guerres pathétiques ! Et ensuite ils éditorialisent gravement en nous reprochant nos divisions, quand il n’y a que ça qui les intéresse ! (…) C’est très difficile de se saborder pour reconstruire. C’est très difficile de sortir du confort que procure une grande formation politique établie, historique. C’est très difficile de faire l’effort politique et intellectuel pour se réinventer. C’est ce que j’essaie de faire depuis quelques mois. J’en vois les avantages et les limites. Je peux être très vite marginalisé par les accusations de droitisation et les procès en sorcellerie… On moque mon ambition. Mais il faut prendre ce risque. Il faut détruire une maison devenue fantôme. Et il faut en finir avec des dirigeants politiques épuisés, perclus de rivalités et de vengeances, qui n’arriveront plus jamais à travailler ensemble… (…) [Ségolène Royal] n’est plus cette nouveauté absolue qui aurait pu, d’un coup, du passé faire table rase. C’était un one-shot. C’est raté. La campagne est passée par là, sa défaite, ses dysfonctionnements. Ségolène est comme nous désormais, même si l’opinion la différencie encore. (…) Tu veux le fond de ma pensée ? Ni Ségolène Royal, ni Bertrand Delanoë, ni François Hollande, ni Dominique Strauss-Kahn, ni Laurent Fabius, ni Martine Aubry ne devraient être candidats à l’élection présidentielle !

CA - Alors qui ? Ta Majesté ?

MV - Quelqu’un de la nouvelle génération. Montebourg, Peillon, Hamon, Moscovici, Dray, Filippetti… ou moi, bien sûr que j’y pense aussi. On verra ! Il faudrait avoir le courage de dire, comme les démocrates et les travaillistes dans les années 1980, qu’on accepte de donner sa chance à quelqu’un de neuf. Même moins capé, moins connu, moins expérimenté, moins adoubé par les médias… Mais un nouveau. On doit passer du cimetière des éléphants au combat des sept nains ! Mais le nain qui sortira de ce combat sera libre; il pourra en finir avec les tabous du PS… (…) Je suis convaincu que si on reprend l’un des anciens on n’y arrivera pas. On ne refondera pas ce parti. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question de lisibilité et de disponibilité. Il faut quelqu’un qui n’a pas été ministre, qui n’a pas été du pouvoir…

CA - Delanoë n’a pas été ministre.

MV - Il est maire de Paris ! Il est un mélange de modernité et de classicisme, très jospiniste en somme, peut-être trop. Lui aussi nous ramène en arrière, à sa façon. (…)

CA - Pourquoi veux-tu que le Parti socialiste dise à tous ces gens-là : « pas vous ?»

MV - Parce qu’ils nous empêchent de gagner. Parce que je pense qu’ils représentent le passé. Parce qu’avec eux on ne sera jamais dans le mouvement, mais dans une comédie perpétuelle. Hollande prendra-t-il sa revanche sur Royal ? Royal grillera-t-elle Delanoë ? DSK va-t-il revenir ? Et toi, tu as le courage de suivre encore quatre ans cette pantomime ? (…)

CA - Aujourd’hui, tu es un dissident de droite à l’intérieur du PS, mais à ce moment-là (1) tu étais un dissident quasi gaucho !

MV - Même en plaisantant, c’est stupide ! J’ai ma part de contradiction et d’aveuglement. Je suis prêt à en faire l’inventaire. Ma position sur le référendum européen, en 2005, était alambiquée et problématique. Mais, sur l’essentiel, j ai un fil conducteur : le rapport aux citoyens. Je leur dois à la fois la vérité et la présence. Je suis avec eux, mais je ne les mène jamais en bateau. Sur tous les sujets qui nous ont coupés de l’électorat populaire, j’essaie d’être constant. Cela vaut pour la sécurité, l’autorité - une valeur de gauche -, les délocalisations, l’équité, les retraites. Dire la vérité en matière économique ne signifie pas donner quitus à des patrons qui abusent de leur puissance, et encore moins abandonner à leur sort des salariés victimes de l’inévitable. Défendre les immigrés ne signifie pas renoncer à tout contrôle. Mais contrôler l’immigration ne signifie pas, inversement, autoriser la chasse à l’homme. Etre intransigeant sur la sécurité ne signifie pas soupçonner indifféremment tous les habitants des quartiers populaires. Mais respecter ces quartiers implique de désigner ceux qui les détruisent, de l’intérieur comme de l’extérieur. Vouloir la sécurité-flexibilité n’impliquait pas de mépriser les LU. Deux choses me sont également odieuses, deux formes de mépris en fait. Le mépris démagogue, qui consiste à suivre systématiquement l’opinion, à accompagner et à entretenir les faux espoirs… Et le mépris hautain de ceux qui détiennent les solutions et considèrent que le peuple est vraiment décevant de ne pas comprendre qu’il faut en baver…

(1) En 2001, lorsque Manuel Valls soutenait le mouvement des «petits LU», après l’annonce de la fermeture du site de Ris-Orangis, NDLR.


> Cafouillage autour du non-cumul des mandats

Mercredi 30 avril 2008

Un bon rappel de Benoît ce midi entre deux coups de fourchettes et une belle initiative de Jean-Jacques Urvoas. Que se passe-t-il dans la proposition de nouvelle déclaration de principes ? Rien. Dans le cadre de la préparation du prochain congrès ? Rien. Et dans la préparation de la campagne des sénatoriales en Haute-Garonne ? Rien non plus et c’est assez étouffant. Qui a dit lamentable ?

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Au PS, cafouillage autour du non-cumul des mandats

Le Monde - 30 avril 2008.

Le débat sur la réforme des institutions qui démarre au Parlement se poursuit au sein du Parti socialiste pourtant censé, depuis le 8 avril, avoir arrêté sa position. Dans un courrier adressé jeudi 24 avril à François Hollande, douze députés PS s’étonnent de “l’oubli” du “non-cumul des mandats pour les parlementaires” dans l’ultime version des propositions socialistes sur les institutions. “Nous en appelons solennellement à toi pour que cet oubli puisse être rapidement réparé, écrivent les députés à M. Hollande. De notre point de vue, il s’agit d’une question de cohérence politique; d’abord avec ce que nous avons dit dans le passé à nos électeurs, ensuite avec notre volonté de revaloriser les droits et pouvoirs du Parlement.” Parmi les douze signataires, figurent des proches de Ségolène Royal – qui s’était prononcée pour une limitation stricte du cumul pendant la campagne présidentielle – comme Aurélie Filippetti, députée de Moselle, Christophe Caresche (Paris) et Delphine Batho (Deux-Sèvres). Mais sont également signataires deux députés de Paris proches de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis et Sandrine Mazetier, ainsi que le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, à l’origine de la démarche. Ils rappellent que la plateforme pour les législatives de juin 2007 visait “le mandat unique pour les parlementaires”. “Aujourd’hui, soulignent-ils, nos succès aux élections cantonales et municipales ne doivent pas nous conduire à renoncer à cet engagement.” En remportant sept nouvelles présidences de conseils généraux, le PS a vu la pratique du cumul s’amplifier dans ses rangs. Parmi les parlementaires nouvellement élus à la tête d’un exécutif départemental figurent notamment François Hollande (Corrèze), Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire) et Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis) alors que Laurent Fabius préside désormais la communauté d’agglomération de Rouen (Seine-Maritime). Accusant réception du courrier qui lui a été adressé, François Hollande a réaffirmé, mardi 29 avril, l’engagement du PS en faveur du mandat unique. Le premier secrétaire a précisé qu’un amendement en faveur du non-cumul des mandats sera déposé par le groupe socialiste lors du débat consacré à la réforme des institutions.

Christine Garin


> A Skin, A Night

Mercredi 30 avril 2008

The national, c’est de la bonne musique et c’est tellement bien fichu qu’il existe un film sur leurs concerts. La bande-annonce en dit long. C’est Vincent Moon qui réalise “A Skin, A Night”. Le mec qui fait les Take Away shows de la blogothèque. Pour $18.00, le film sera disponible en DVD la semaine du 20 mai sur le site US de Beggars Banquet.

http://www.thenationalboxer.com/film/


> Association France Algérie Loire-Atlantique

Lundi 28 avril 2008

J’ai déjà parlé de l’Algérie d’Ahmed mais j’ai oublié de dire tout le bien que je pense de son action en faveur des échanges entre les deux rives de la Méditerranée. Malgré de nombreuses difficultés, mon ami ne s’est jamais laissé aller au découragement. Il a d’ailleurs depuis peu élargi son champ d’action à la toile internet. Cela me fait dire, mais j’en étais déjà pleinement convaincu, qu’il n’abandonnera jamais le camp de la modernité. Je vais essayer de voir de mon côté ce qu’il est possible de faire en partant du territoire toulousain. Mais pour tous les Nantais attachés au développement des relations amicales et au progrès de la coopération entre Français et Algériens, il y a un espace de travail et d’échange à consolider à l’association France Algérie Loire-Atlantique.

http://www.asso-france-algerie.fr/
http://assofrancealgerie.blogspot.com/

Association France Algérie Loire-Atlantique
26, rue des Alisiers 44300 Nantes.


> Vote for London, vote Ken on May 1

Vendredi 25 avril 2008

> Changement de paradigme au FMI

Jeudi 24 avril 2008

Tribune rédigée par Rodolphe Kauffmann, Délégué national du PS à la réforme des institutions financières internationales.

Cela fait six mois que Dominique Strauss-Kahn a pris les rênes du fonds monétaire international. Dans un contexte économique international marqué par la crise hypothécaire, les déséquilibres de taux de change, le renchérissement des matières premières agrico¬les et énergétiques, DSK a amorcé un programme de réforme du FMI conséquent.

En effet, alors que l’institution végétait depuis des années dans un rôle de gendarme macro économique qui prêtait de l’argent en contrepartie de règles d’ajustement structurel drastiques pour les pays concernés, le nouveau directeur général a posé les premiers jalons d’un changement de paradigme dans les programmes d’investissement et le gouvernement du fonds.

Depuis des années, DSK considère qu’il est possible de réguler la mondialisation. Lors de sa campagne devant promouvoir sa candidature, Dominique Strauss-Kahn a dégagé trois grands axes de réforme dans la droite ligne des propositions de notre Parti concernant une refonte des institutions financières internationales.

En premier lieu, Dominique Strauss-Kahn souhaitait s’attaquer à la réforme de la gouvernance du fonds en rééquilibrant la représentativité des pays membre par une ré-allocation des quotes-parts et par la création d’un double collège.

L’autre axe concernait le recentrage du fonds sur ses missions premières d’intervention sur les politiques monétaires et les mécanismes de contrôle des marchés financiers.

Enfin, Dominique Strauss-Kahn voulait ouvrir un nouveau chantier concernant les politiques de développement des pays du Sud. Partant du principe que les crises potentielles liées aux déséquilibres de développement impactaient sur l’ensemble de l’économie mondiale, DSK ne désirait pas cantonner le FMI dans son rôle de père fouettard des économies du Sud.

1. Construire une nouvelle gouvernance

Début avril 2008, le nouveau directeur général du FMI a pu annoncer une première réforme de la représentativité des pays membres. L’enjeu était de taille, sans cet effort le risque était de voir l’institution tomber dans l’obsolescence du fait d’une perte d’implication des grands pays émergents (Inde, Chine, Brésil, Mexique, Afrique du Sud), nouveau créditeur du fonds et pourtant toujours sous-représentés au niveau des quotes-parts.

Un transfert de droits de vote significatif a été opéré au bénéfice des pays du Sud. Cette réforme est la première phase d’un rééquilibrage plus important devant déplacer de 10 points à termes les quotes-parts des pays industrialisés vers les pays en développement.

C’est un premier pas vers une démocratisation des prises de décisions du fonds au profit des pays en développement, mais il reste du chemin à parcourir.

La question des quotes-parts ne pourra suffire à rendre la gouvernance du fond plus représentative. L’idée de « double majorité » avancée par Dominique Strauss-Kahn a été rejetée par une majorité de pays membres car elle favorisait certes certains grands pays émergents, mais aussi, paradoxalement les Etats-Unis.

L’autre objectif de DSK est de réduire le nombre des membres du Conseil d’administration pour mécaniquement contraindre l’influence des pays développés. Là encore, des réticences se sont exprimées.

Pour autant, DSK préfère mettre en avant l’aspect dynamique de ce premier compromis. Reste à savoir si le rythme de ces évolutions influera sur les politiques effectives du fonds. Dans ce contexte, seul un triplement des droits de base pour les pays les plus pauvres permettra le rétablissement d’un meilleur équilibre.

2. Réguler les marchés financiers mondiaux

Tous les observateurs ont pu constater une évolution notable du discours émanant du FMI ces dernières semaines.

Avait-on déjà entendu un directeur général du fonds constater la menace pour l’équilibre géostratégique mondiale des émeutes de la faim ou prôner, non pas les coupes sombres dans les budgets des pays en développement, mais, au contraire la promotion des politiques publiques en faveur de l’éducation, de l’environnement ou de la parité homme-femme ?

Avait-on déjà entendu un directeur du fonds affirmer le besoin d’une intervention publique forte dans la crise du crédit et la nécessité « de préparer des politiques de relance » dans les pays entrant en récession ?

Ce retournement idéologique n’est pas seulement dû au contexte de crise mondial, il est le signe avéré d’un tournant dans l’histoire du fonds monétaire.

Pour la première fois depuis le début de la « révolution néo-libérale », un directeur d’une institution financière internationale prône la régulation, le respect des objectifs du millénaire pour le développement, des politiques de contrôle des marchés, une intervention publique et une relance mondiale contra-cyclique.

3. Faire du FMI une banque du développement

Face à la colère des populations luttant contre la vie chère dans les pays du Sud, DSK a mis en avant la possibilité de subventionner les prix des denrées de première nécessité. Là encore, nous sommes à front renversé quant à la culture du FMI qui, au contraire, a toujours soutenu les cultures d’exportation sur le libre marché au détriment des productions de subsistance.

Aujourd’hui, la question des famines ne vient pas de la raréfaction des capacités productives, mais de l’utilisation des surfaces agricoles et des denrées produites dont la manne ne profite pas aux populations. L’inversion des logiques de subventions est au coeur du cycle de Doha de l’OMC. Il serait légitime que pendant un certain temps des économies en développement puissent préserver leurs industries naissantes pour permettre à tous de profiter à long terme de l’expansion des échanges.

Sachant que le soutien transitoire aux prix va entraîner un déséquilibre de la balance des paiements des pays pauvres, DSK vient de proposer de faire évoluer les critères de prêt du fonds pour soutenir les budgets publics des pays en proie à la crise alimentaire.

Par ailleurs, pour que cette inflexion, dans les termes de l’échange, portée par DSK prenne tout son sens, le FMI doit devenir une véritable banque de décaissement au service des multilatérales onusiennes oeuvrant au développement. Le fait d’abonder très rapidement le Programme alimentaire mondial et de créer un fonds de 500 millions de dollars est déjà le signe d’un début de synergie entre les différents organismes mondiaux et le G8.

Six mois et déjà un bilan ! Le fait n’est pas anodin.

Jamais un directeur général du FMI n’a pu avancer sur autant de fronts en si peu de temps. Ce constat est du en grand partie à la légitimité du mandat de DSK auprès des pays du Sud acquise lors de sa tournée mondiale précédant sa désignation. Mais elle est aussi le reflet des effets positifs du social-réformisme appliqué à la régulation de la mondialisation, surtout en période de grand vent.

Pour autant, puisque DSK croit plus à la somme des « petits matins », plutôt qu’au seul « grand soir », rappelons qu’il reste encore beaucoup de changements à accomplir.

Citons pelle mêle, la création d’un représentant unique de l’UE ou de la zone euros au conseil, un label FMI pour les prêts bilatéraux venant de pays émergents créditeurs, une intervention sonnante et trébuchante dans la crise alimentaire « dans les 100 prochains jours », la lutte contre les paradis fiscaux la recapitalisation publique des banques de prêt ou encore la création d’un Conseil de sécurité économique et social qui imposerait des normes sociales, environnementales et financières.

Tous ces idéaux internationalistes que notre Parti et le PSE doivent continuer à promouvoir dans le débat public français et européen.


> Faire baisser le prix des denrées alimentaires

Jeudi 24 avril 2008

Dominique Strauss-Kahn
Tribune publiée dans le Financial Times daté du 21 avril 2008.

Le haut niveau du prix des denrées alimentaires est un enjeu humanintaire grave. Il est également vecteur d’instabilité macroéconomique qui touche les budgets, les balances commerciales et bien sûr les revenus dans la plupart des régions du monde.

Le prix du rix a augmenté de plus de 50 % depuis le début de l’année et la plupart des prix des autres denrées augmentent fortement. Alors que l’on assiste à un ralentissement de l’économie, les prix augmentent, ce qui est le contraire de ce à quoi devrait s’attendre. Cela reflète en partie la forme demande en provenance des marchés émergents, mais la tourmente financière a aussi augmenté l’attractivité des denrées alimentaires comme classes d’actifs.

Les experts s’attendent à ce qu’à court terme, les prix (notamment ceux du pétrole de la nourriture) augmentent encore plus. Le résultat devrait avoir un effet dévastateur pour les plus pauvres qui consacrent souvent la moitié de leurs revenus à l’achat de nourriture.

Nous ne devons pas rester sans rien faire. Si nous n’agissons pas dès à présent, le monde sera entraîné dans une spirale infernale de restriction des échanges, d’augmentation des prix de produits de première nécessité et de famine. Le programme alimentaire mondial a un besoin urgent de fonds supplémentaires et le soutien à ses initiatives, bien menées, pour nourrir les pauvres et un devoir impératif moral et impératif.

Bien que l’aide soit un premier pas, nous devons être plus ambitieux dans le combat pour faire relever les défis de la disponibilité des ressources alimentaires sur le long terme.

Beaucoup de fermiers n’augmentent pas leur production parce qu’ils ne sont pas équipés pour ou parce que les logiques du marché ne les rendent pas gagnants quand les prix augmentent. Aussi, attendre que le marché se corrige de lui-même n’est pas une solution satisfaisante.

Nous ne devons pas perdre de vue les solutions sur le long terme. Cela signifie une démarche politique plus globale. Les politiques agricoles doivent changer. La hausse des prix des denrées alimentaires de ces dernières années est, en partie, le reflet de politiques bien intentionnées, mais mal conduites des économies avancées qui tentaient de stimuler les biocarburants fait à partir de produits alimentaires à l’aide de subventions et de mesures protectionnistes. Cette hausse des prix reflète également une politique de prix dans l’agriculture qui est imprudente dans certains pays en développement, et cela aussi a besoin d’être amélioré.

Personne ne devrait oublier que tous les pays dépendant du commerce ouvert pour nourrir leurs populations. Pourtant, nous cherchons toujours à agir au niveau national, par exemple en tenant de jouer sur les exportations, ce qui a un impact global désastreux. Si on achevait le cycle de Doha, cela serait d’une grande aide car cela réduirait les barrières douanières et les distorsions, surtout, cela encouragerait le commerce agricole.

LE FMI et la Banque mondiale participent à des discussions pour la stimulation économique aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. Les agences multilatérales développent des prêts destinés au secteur agricole des pays pauvres et de ceux à revenus moyens pour encourager et soutenir de bonnes politiques. Mais là, il faut en faire plus et la Nouvelle donne pour une politique alimentaire mondiale de la Banque mondiale est un pas en avant important.

Nous avons besoin, également, d’une nouvelle approche de réduction des risques et d’assurance au niveau aussi bien des agriculteurs que des États. D’importants progrès ont été réalisés dans ce sens par des donateurs au regard des risques catastrophiques ainsi que pour le développement de marchés à venir. Tout cela peut grandement aider à convaincre les agriculteurs que s’ils investissent, ils en recueilleront les bénéfices.

Nous devrions adopter une philosophie similaire pour appréhender les chocs, comme par exemples ceux causés par les prix de l’énergie ou de l’alimentation au niveau macroéconomique. Les Etats ont besoin d’être rassurés sur le fait que les garanties liées aux financements arrivent au moment où ils en a besoin. Le FMI jouera son rôle dans ce sens.

Pour les pays qui sont touchés par la crise du marché alimentaire, le FMI est prêt à fournir un soutien financier rapide pour répondre aux besoins de stabilisation des balances de paiements. Et nous aussi disponibles pour revoir nos facilités de prêt pour qu’elles soient appropriées à ce type de problème.

Nous avons une responsabilité morale à mettre de la nourriture entre les mains des pauvres. Le monde peut le garantir et la coopération internationale peut aboutir à fournir le cadre de travail macroéconomique et la motivation nécessaire pour construire des solutions durable au problème.

Source : A global approach is required to tackle high food prices.


> Lettre SD31

Mercredi 23 avril 2008

Éditorial

Il est toujours assez mal aisé de défendre ses propres couleurs et notre sensibilité n’est pas des plus aguerries pour ce type de combat. Néanmoins, la désignation des candidats aux sénatoriales n’est pas sans poser un problème majeur, nous demeurons une des seules sensibilités à n’avoir aucun parlementaire en son sein. Or nous ne sommes pas les moins méritants en matière de militantisme. Retour sur une désignation en cours.

La première des difficultés consistait à affirmer la dignité d’une candidature, celle de notre ami Jacques Tomasi. Élu municipal, ses principales qualités sont d’être issu du milieu de l’industrie, d’être syndicaliste et d’avoir animé le secteur entreprise de la fédération. Il est évident que l’électoralisme ne privilégie pas ce type de profil mais l’exigence politique doit néanmoins faire prévaloir ses priorités. Nous n’avons pas été écouté sur ce point alors même que l’article 19 de notre projet de déclaration de principes affirme que le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail.

La seconde revendication que nous portions consistait à faire entrer dans la réalité le mandat unique parlementaire. Nous n’avons pas été entendu là non plus. Rien ne se fera sans qu’une loi n’impose un saut qualitatif en la matière. Il n’y aura pas de comportement exemplaire ni d’anticipation sur un calendrier national. Il est urgent que le prochain congrès procède à des éclaircissements sur cette question.

Nous n’avons pas hésité à nous faire entendre sur ces deux sujets sans trouver encore d’interlocuteur convaincu.

Enfin, que pouvons-nous dire sur l’avenir ? Il nous appartient d’apporter de la clarification. L’objectif de Socialisme & démocratie a été de délaisser un rapport purement critique pour miser sur les apports positifs de l’économie de marché tout en étant attentif aux conditions de la création des richesses. C’est ce que nous avons défini comme le socialisme de la production. Cet objectif qui nous était propre, il nous appartenait de le faire partager. Depuis notre création, nous avons pu observer le ralliement de beaucoup de camarades à ces idées. Le prochain congrès sera donc l’occasion de vérifier ce pressentiment.

Pour télécharger notre lettre au format pdf : Lettre numéro 15.


> Le « Gorbatchev du syndicalisme »

Mercredi 23 avril 2008

Yannick Simbron est ici photographié par sa femme entre Frédéric et moi qui l’interviewons pour le journal du Mouvement des jeunes socialistes de Loire-Atlantique, “Ouvertures.” C’était en 1990, Lionel Jospin est ministre de l’Education nationale et la FEN travaille à réformer le système éducatif, priorité du gouvernement Rocard. Cela nous intéresse au plus haut point. Nous sommes à Préfailles, au bord de la mer et il fait beau. Un ancien jeune socialiste transmet sa passion pour la chose publique. La gauche au pouvoir est pleine d’énergie et nous sentons que le monde est en train de changer. La France aussi.

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Le carnet du Monde

Ancien secrétaire général de la Fédération de l’éducation nationale (FEN), Yannick Simbron est mort, le 15 avril, des suites d’un infarctus. Il s’était fait l’apôtre d’une « perestroïka » du syndicalisme, dont il jugeait les structures « obsolètes », au point d’être surnommé « le Gorbatchev du syndicalisme ». Sa disparition intervient au moment où le syndicalisme est en cours de recomposition.

Né le 21 juin 1938 à Nantes, Yannick Simbron n’a que son bac en poche quand il devient, à 20 ans, instituteur. Il apprend son métier sur le tas et se dévoue aux enfants en difficulté. En même temps, il s’engage au Syndicat national des instituteurs (SNI) et aux Jeunesses socialistes. C’est pendant les événements de Mai 68 qu’il devient permanent du SNI, d’abord comme « patron » de Loire-Atlantique, un département où il porte haut et fort ses convictions de gauche et se chamaille avec les différentes composantes de la famille. Les « staliniens » sont, déjà, sa bête noire.

Epris de voile et d’océan, Yannick Simbron est un marin qui a les pieds sur terre. Sous un mélange de timidité et de vantardise, et une apparente force tranquille, c’est un bon vivant qui s’emporte pour ses convictions solidement laïques - « La laïcité, c’est la liberté », proclame-t-il en 1978 - et farouchement réformistes. En 1970, il entre au bureau national du SNI. Il en est secrétaire national en 1974. Dix ans après, il entre à la direction de la FEN, cette fédération créée en 1948 pour rassembler les enseignants qui avaient quitté la CGT et choisi le syndicalisme autonome en rêvant de réunification. Animateur de la tendance socialiste majoritaire, Yannick Simbron est secrétaire national chargé de l’économie. Il négocie la revalorisation du métier d’enseignant avec Pierre Mauroy - avant de faire de même en 1989 avec Lionel Jospin - et siège au Conseil économique et social.

« Travailler autrement »

Le 22 septembre 1987, Yannick Simbron devient secrétaire général de la FEN. D’emblée, il imprime sa marque. Au congrès de La Rochelle, en février 1988, il lance le slogan « Travailler autrement ». A travers le projet Une école pour l’an 2000, il montre, se heurtant aussitôt à la tendance minoritaire communiste, qu’il veut « dépoussiérer » le syndicalisme et balayer l’image corporatiste de la fédération enseignante. Le 5 janvier 1990, dans Le Monde, il jette un pavé dans la mare en se prononçant pour la construction d’une « grande confédération syndicale ». Encouragé par le PS, le projet vise à regrouper dans une même organisation réformiste la FEN, la CFDT, FO et les autonomes, pour « attirer à elle les forces novatrices de la société ».

Yannick Simbron s’alarme de la « redoutable dérive à la paysanne » de la FEN, « une addition de corporatismes » sans « vision globale de la société ». Les communistes crient à la trahison et la FEN le soutient mollement. Au congrès de Clermont-Ferrand - qui devait être suivi, à la fin 1992, d’un congrès extraordinaire pour lancer la recomposition -, il est reconduit de justesse. Mais il persiste et franchit la ligne jaune en proposant au patronat de discuter des relations entre l’école et l’entreprise. Le 10 juin 1991, par un communiqué à l’encre très soviétique qui parle d’« incompréhensions », le « Gorbatchev du syndicalisme » est brutalement démis de ses fonctions. La recomposition se solde par une décomposition. La FEN, qui a perdu plus de 40 000 adhérents sous son règne, entame un cycle de scissions-exclusions. En 2000, elle se transforme en UNSA-Education. Et Yannick Simbron reprend la mer.

Source : Le Monde.


> Mitterrandophobie sans limite

Mardi 22 avril 2008

Il est rare de trouver votre propre pensée aussi parfaitement traduite par un autre. Et bien je dois dire qu’Hugues Serraf est celui qui arrive bien souvent à expliciter avec un talent certain ce que je ressens comme un point de vue personnel. Aussi, et comme ma Mitterrandophobie ne connaît aucune limite, je ne peux m’empêcher de le citer.

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Pour les gens comme moi, au final, et même si je dis « pour les gens comme moi » sans savoir s’il y a des gens vraiment comme moi, Mitterrand a quelque chose de Sartre : un type qui s’est régulièrement gouré. A la décharge de Sartre, il était parfois sincère. Au passif de Mitterrand, il ne croyait sans doute à rien de précis.

Il s’est gouré en rejoignant Vichy quand d’autres partaient pour Londres ; il s’est gouré sur l’indépendance de l’Algérie à l’heure de Frantz Fanon ; il s’est gouré en cherchant à construire le socialisme dans un seul pays jusqu’au fameux « tournant de la rigueur » ; il s’est gouré en berlusconisant la télé pour la libérer ; il s’est gouré en croyant qu’il était possible de mettre tout Paris sous écoutes sans que ça ne fasse de vague ; il s’est gouré en affirmant qu’il était de bonne guerre de stimuler la croissance du FN pour embarrasser la droite ; il s’est gouré en pensant qu’il était raisonnable de régler la question Greenpeace à coups d’explosifs sous-marins ; il s’est gouré en s’imaginant qu’il allait empêcher la réunification allemande ; il s’est gouré en s’imaginant qu’il allait empêcher l’éclatement de la Yougoslavie…

Le pire pourtant, c’est lorsqu’il ne s’est pas gouré. Je veux dire, lorsqu’il a fait des choix informés qu’il n’aurait pas lui-même qualifiés d’erreurs rétrospectivement. Les gerbes à Pétain, l’amitié avec Bousquet, il les a revendiquées jusqu’à la fin. Comme Pierre Péan, comme Serge Moati, on peut sans doute attribuer son intérêt pour le Maréchal & consorts à une erreur de jeunesse, à une étape dans le parcours complexe d’un fils de bourgeois s’apprêtant à jeter son héritage ultra-droitier aux orties. Les gerbes à Pétain, l’amitié avec Bousquet, aujourd’hui, c’est pourtant tout ce qui reste vraiment du bonhomme.

Hugues Serraf


> Bâtir une nouvelle identité au Ps

Lundi 21 avril 2008

Présentation du texte “ Bâtir une nouvelle identité au Ps ” et débat avec Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris et Secrétaire national du Parti socialiste, jeudi 15 mai 2008 à 20 h 30, à la fédération, 2 bis rue Lejeune, M° Compans Caffarelli.

Quelques renseignements :
Intervention de JC Cambadélis au Conseil national du 25/03/08,
texte 1 : Bâtir une nouvelle identité au Ps,
texte 2 : Pour un contrat de rénovation.

Organisation : Socialisme & démocratie Haute-Garonne.


> Un peu de step et ça repart

Lundi 21 avril 2008

Un peu de streching-step le lundi, abdos-fessiers le mardi, cardio le mercredi… Ça change un peu mes habitudes. Depuis l’élection de la nouvelle équipe municipale, je me dope au Comité d’animation de la Reynerie. Pour 42 €, je profite de séances avec entraîneur sans discontinuer. Je n’ai pas encore goûté à la salle de musculation, mais elle m’ouvre grand les bras.

Tout ça évidemment, je ne le fais pas seul. C’est Hadda, camarade toulousaine et nouvelle stagiaire au boulot, qui m’a entraîné avec Emmanuelle. Nous avons fini par convaincre Célia. Depuis, la petite équipe se « move the body » assez régulièrement. Farida, la sœur d’Hadda, nous accueille et nous entraîne. Une fois sur deux, c’est Marie qui prend le relais. Tout se passe dans une ambiance bien sympathique. La secrétaire du centre est vraiment encourageante. Elle est là depuis plus d’un an et nous affirme que la gymnastique est devenue sa passion. J’attends en ce qui me concerne pour opérer la bascule. Même si ma pratique sportive est conviviale, c’est encore une contrainte.

La plupart des haltères n’ont plus de secret pour moi. Je sais monter et démonter mon step en un clin d’œil. À ma grande surprise, je maîtrise et enchaîne la plupart des chorégraphies. Bref, je sais me tenir. Au début, la barre m’a aidé à me maintenir en équilibre, mais j’arrive à me concentrer sur un point fixe en observant l’immense miroir qui occupe un mur entier de la salle.

La musique d’ambiance n’est pas trop ringarde. Elle donne un certain coup de pouce. La voix du coach est également nécessaire. Elle assène les dizaines à faire pour chaque position. Elle triche légèrement pour obtenir toujours un peu plus que ce qui est initialement convenu. Sans ces ordres précis que me délivre une voix toujours charmante, je ne pourrais me faire violence et être aussi efficace.

Seul point faible, les pompes et les abdos ne sont pas encore mon fort, mais j’ai le rythme dans la peau et j’arrive à progresser pour les étirements. Tout cela ne se produit pas sans moult sueurs. Je transpire comme une éponge qu’on essore et je rougis comme quelqu’un qui suffoque. Sans ma bouteille d’eau, je crois que je me déshydraterais complètement en une seule séance.

C’est là que je me rends compte du temps qui passe. Il y a vingt ans, sur les conseils de mes entraîneurs de l’Asptt, je faisais les mêmes mouvements sans que ça ne me coûte le moindre effort. Aujourd’hui, c’est la croix et la bannière. Heureusement, l’Arnica Montana, que j’ai acheté en granules homéopathiques et que j’absorbe par série de trois, m’aide beaucoup.

Un peu comme au ski, c’est l’après-ski qui est délicieux et bien pour la gym, c’est la douche que je préfère. Je l’adore bouillante même. Je dois avouer que je peux prendre tout mon temps car nous ne sommes pas très bousculés. Il faut reconnaître que les femmes sont plus nombreuses que la gente masculine à venir se dépenser. Ainsi j’ai fait la connaissance de Joël, un sportif authentique, avec qui je partage les vestiaires. C’est notre privilège de pouvoir profiter d’un aussi grand espace. De l’autre côté de la cloison, il y a beaucoup plus de monde.

Désormais je sautille en montant les marches et je pense que si je continue à ce rythme, je devrais assurer comme un chef sur les pistes de ski. Avec les cuisses que je me sculpte, je serais dans l’obligation de pratiquer le hors-piste pour dépenser mon énergie. Bon, en ce moment, j’ai encore quelques courbatures qui me handicapent lorsqu’il s’agit de descendre l’escalier. Mais j’y crois et avec un peu de steps et ça partira.

+ d’infos : centre d’animation de la Reynerie.


> Cumul obligatoire

Mercredi 16 avril 2008

Les chiffres sont simples : il y avait 30 % de cumulards sous la IIIe République, 40 % sous la IVe et 90 % sous la Ve. Il faut être catégorique sur un point, le mandat unique parlementaire est le vrai levier pour redonner du poids au Parlement.

Le non-cumul entre les fonctions de parlementaire et les fonctions d’élu local est une généralité européenne. La France est une exception.

L’ironie de la proposition de loi Balkany est de vouloir rendre le cumul obligatoire sous prétexte de maintenir un lien entre le local et le national. Je pense exactement le contraire. Un élu qui cumule est un élu inaccessible. Ce n’est plus l’élu que l’on rencontre mais ses innombrables assistants. Un élu qui cumule ne connaît pas plus la réalité qu’un autre. Il ne connaît de son “terrain” tant convoité qu’une seule face, celle de ses services et de son administration. Il ne connaît ses administrés que du point de vue d’un exécutif face à ses obligés. C’est au contraire quand un élu n’exerce qu’un seul mandat qu’il peut vivre la vie réelle et rencontrer ses compatriotes sur un certain pied d’égalité. Élu pour une fonction, il ne vivra pas en permanence le conflit d’intérêt et exprimera là où il n’est pas élu sa vigilance de simple citoyen. Son regard ne sera pas en permanence tronqué par les contingences de son mandat.

Je ne parle pas du ressourcement nécessaire que constitue le fait de pouvoir penser librement et que le cumul des mandats dans le temps sape définitivement.

Que la droite “bling-bling” s’amuse à transformer la démocratie en féodalisme, c’est normal, elle a toujours été nostalgique de l’Ancien régime. Que les socialistes restent silencieux sur cette question pose plus de problème. Il leur appartient de promouvoir une conception civique et désintéressé du mandat d’élu. Il nous importe aussi d’encourager la diversité des profils de nos élus. Le cumul constitue un plafond de verre pour bon nombre de volontaires. Je ne peux pas croire le propos de Jack Lang comme quoi le Parti socialiste et ses dirigeants auraient renoncé au principe du mandat unique.

En attendant, on ne peut qu’être surpris qu’un élu de la majorité propose de légiférer pour obliger le cumul des mandats, ce qui revient à limiter la liberté des candidats et des électeurs dans leurs choix.

Source : proposition de loi Balkany,
Engagement : http://www.oeuvrer.org/.


> Ground Zero Significance Today ?

Mardi 15 avril 2008

Vinvin se lance dans un voyage là où les tours tombèrent, rencontre des gens du cru, et crée un blog pour l’occasion : Thegreatvillage.com.


> Mine de rien, DSK est en train de réussir

Mardi 15 avril 2008

Changement de doctrine du FMI, par la relance budgétaire plutôt que par la rigueur. Rééquilibrage du pouvoir dans le FMI au profit des pays émergeants sans provoquer la crise avec Washington. Réforme interne réussie du FMI, propositions pour stabiliser puis réduire la crise financière mondiale. Transparence imposée sur l’ampleur de la crise, saluée par le Prix Nobel Joseph Stiglitz. Appel au monde sur la famine. Etc…

Tout ceci démontre qu’une politique de régulation est possible dans la mondialisation. C’est un bon signe pour la France et une excellente nouvelle pour les socialistes français. Mine de rien, DSK est en train de réussir son pari.

Source : blog de Jean-Christophe Cambadélis.


> One Last Thing

Lundi 14 avril 2008

Dans la deuxième saison de ma série américaine préférée, les souvenirs de la première campagne de Jed Bartlet ne sont évoqués que par flashbacks. Ils représentent comme tous les premiers pas un intérêt majeur pour comprendre les caractères des principaux rôles. Dans cette saison, le président se rappelle de la façon dont il a battu à ses débuts un républicain type “Christian Coalition.” Un peu comme la mauvaise herbe repousse, il s’inquiète de son nouveau succès et dans l’interpellation ci-dessus retrouve les bons mots et la manière qu’il avait utilisée pour le battre. L’animatrice de radio en fait les frais puisqu’elle est décrite comme faisant partie du “ignorant tight-ass club.” Pour conclure, c’est sans fausse modestie que Jed Bartlet explique à Toby Ziegler : “That’s how I beat him.”

Un des plus grands moments de la série “The West Wing.”

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- Je suis désolé, vous êtes le docteur Jenna Jacobs, n’est-ce pas ?
- Oui, Monsieur.
- Bienvenue à cette soirée.
- Merci.
(…)
- Excusez-moi, Docteur Jacobs, vous êtes docteur en médecine ?
- J’ai un doctorat.
- Un doctorat.
- Oui, Monsieur.
- En psychologie ?
- Non, Monsieur.
- En théologie ?
- Non.
- En sciences sociales ?
- J’ai un doctorat en littérature anglaise.
- Je vous demande ça parce qu’à la radio on vous appelle pour avoir des conseils et, comme dans votre émission on vous appelle docteur Jacobs, j’étais en train de me demander si vos auditeurs s’y retrouvent et s’ils ne croient pas que vous avez fait des études supérieures en psychologie, en théologie ou en médecine.
- Je suis persuadé qu’ils s’y retrouvent, Monsieur.
- Bien. J’adore votre émission. Surtout quand vous dites que l’homosexualité est une abomination.
- Ce n’est pas moi qui dis que l’homosexualité est une abomination , Monsieur le président, c’est la Bible.
- C’est juste, dans le Lévitique.
- 18, 22.
- Chapitre et verset. Cela dit puisque vous êtes là j’aimerais vous poser quelques questions. Je souhaiterais vendre ma fille cadette en esclavage ainsi que j’y suis autorisé dans le chapitre 21, verset 7 de l’Exode . Elle est en deuxième année de fac, parle l’italien et débarrassait tous les jours la table quand c’était son tour. D’après vous combien pourrais-je en demander ? Et pendant qu’on y est, puis-je vous poser une autre question ? Mon secrétaire général, Léo Mac Gary, insiste pour travailler pendant le sabbat. Dans l’exode, chapitre 35, verset 2, il est dit qu’il doit être mis à mort . Alors, dites-moi, suis-je moralement obligé de le tuer moi-même ou puis-je le livrer à la police ? Encore une question vraiment importante, parce qu’il y a beaucoup de mordus de sport dans cette ville. Toucher la peau d’un porc mort rend impur . Chapitre 11, verset 7 du Lévitique. S’ils promettent de porter des gants, est-ce que les Red Skins peuvent continuer à jouer au football ? Et l’équipe de Notre-Dame ? Et celle de West Point ? Tous les habitants de cette ville doivent-ils d’un commun accord lapider mon frère John pour avoir semé différentes semences dans le même champ ? Dois-je brûler ma mère lors une réunion de famille car elle a osé porter des vêtements faits de deux espèces de tissus ? Réfléchissez bien à ces questions voulez-vous ? Encore une chose. Au cas où vous prendriez ce banquet pour la réunion mensuelle de votre club d’ignares coincés, sachez tout de même que dans cette maison, quand le président se tient debout, personne n’est assis.

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Lévitique, chapitre 18, verset 22 : Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme ; ce serait une abomination.

Exode, chapitre 21, verset 7 : Et quand un homme vendra sa fille comme servante, elle ne sortira pas comme sortent les serviteurs.

Exode, chapitre 35, verset 2 : Six jours, on fera son ouvrage mais, le septième jour, il y aura pour vous quelque chose de sacré, le sabbat, repos du Seigneur. Quiconque y fera de l’ouvrage sera mis à mort.

Lévitique, chapitre 11, versets 7 et 8 : Le porc, car il a le sabot fendu, mais ne rumine pas : pour vous, il est impur. Vous ne devez ni manger de leur chair, ni toucher leur cadavre ; pour vous, ils sont impurs.


> Prochain congrès

Vendredi 11 avril 2008

Il faut se préparer. Ce n’est pas encore l’heure du sprint final mais les starting-blocs sont déjà positionnés sur la piste. Certains y ont calé leurs plus belles chaussures. Le congrès de Toulouse risque d’être historique. C’est la première fois que 75% à 80% du parti se situe sur la même ligne politique social-réformiste et ce sera l’occasion de le vérifier. Les différents de personnes risquent de prendre le dessus mais il ne faut pas désespérer.

Voici le calendrier précis qui permet de s’y retrouver. Merci à Mehdi Ouraoui pour l’information.

Début juillet : les sensibilités du parti déposent des contributions générales. Elles sont peu nombreuses mais représentent la diversité du parti socialiste. Il y a également des contributions thématiques qui peuvent être rédigées par tout le monde à condition qu’elle comporte au moins un signataire membre du conseil national sortant. Ces différentes contributions font l’objet d’un publication sous forme de cahiers qui est adressée à chaque militant dans un supplément à l’hebdo des socialistes.

22 septembre : les motions définitives sont rédigées par les sensibilités qui ne sont pas arrivéles textes généraux qui proposent des orientations politiques différentes) sont envoyées aux militants.

23 octobre : les militants votent dans leur section et chaque département tient son congrès fédéral.

Du 7 au 9 novembre : les délégués désignés en fonction du résultat de chaque motion peuvent participer au congrès national pour fixer l’orientation du parti.

13 novembre : vote sur le 1er secrétaire puis, le 15 novembre, le nouveau conseil national composé à la proportionnelle des courants issus des moitions désigne le Secrétariat National et le Bureau National, c’est à dire l’executif du parti.


> Avez-vous déjà vu ?

Vendredi 11 avril 2008

Avez-vous déjà vu des poussins choristes ?

Avez-vous déjà vu un boys-band de poussins?